J'ai parcouru le sujet, c'est compliqué pour moi de répondre avec ma Foi toute neuve et du fait que je ne suis pas aussi érudite que vous.
Je me lance quand même, je verrai bien
Il me semble que Dieu nous aime tous et ne rejette aucun être humain sincère qui souhaite demeurer près de lui.
Simplement Il a, je crois, pour chacun d'entre nous, imaginé, conçu, le meilleur chemin, celui que nous devrions idéalement prendre. J'aimerais beaucoup développer ce point mais j'ai peur d'abuser et que finalement plus personne ne me lise.
Cependant Dieu nous a donné ce qui s'appelle "le libre arbitre".
Donc ce chemin, sur lequel Il aimerait que nous progressions, nous ne le voyons pas toujours ou bien nous n'en voulons pas et nous le quittons car nous le jugeons peu attrayant. Nous le reprenons aussi parfois pour continuer notre route.
J'en viens à ce que j'ai vécu et là ça va devenir très compliqué pour moi d'expliquer avec de simples mots.
Suite à un évènement particulier, dont je ne parlerai pas pour l'instant, j'ai reçu la Foi que je n'avais pas auparavant en dépit de l'éducation catholique dans laquelle j'ai grandi.
Tout à commencé alors que j'avais des inquiétudes concernant des êtres chers, inquiétudes qui ont laissé place, à ce moment-là, au découragement. Le présent était douloureux, le futur me paraissait sans espoir. Je n'ai donc rien trouvé de mieux que de me retourner sur ma vie car comme je le "chantais" à tout le monde j'aurais donné cher pour retrouver l'enfance, mon enfance, même imparfaite, tellement plus belle que ce que je vivais à ce moment-là.
Contrairement à la majorité des témoignages que j'ai pu lire je n'ai pas ressenti tout de suite cette grâce comme la graine déposée en moi qui au fil du temps va devenir un arbre immense. Il m'a fallu du temps et surtout passer par des étapes peu agréables dénuées de toute félicité.
Je passe volontairement sur l'évènement grâce auquel j'ai pu recevoir la Foi, mais :
Ma première réaction a été d'être en "état de choc". Du soir au lendemain je me suis retrouvée face à l'évidence : Dieu existe.
La deuxième réaction a été la peur et je vous explique pourquoi :
J'ai ressenti la nuit, le vide, la solitude et finalement la peur, la peur de ce que j'étais devenue car j'ai tout-à-coup été confrontée à moi-même comme si un miroir m'avait été présenté et que je puisse voir avec objectivité à quoi je ressemblais réellement.
Je n'aurais jamais imaginé que lorsqu'on mène une vie tranquille de mère de famille sans histoire il soit possible d'être devenue aussi différente de la petite fille que j'ai été. Il semblerait que les rancunes, l'incapacité de pardon et autres mesquineries puisse défigurer totalement un être humain.
Je peux me comparer un peu à un arbre qui, au milieu d'un verger, ne se voit pas dépérir, devenir moche, et surtout s'imagine qu'il va pouvoir produire de beaux fruits alors qu'il n'en est plus capable.
En réalité j'ai été effrayée par celle que j'étais devenue.
Mon époux n'est pas sur ce forum mais il pourrait témoigner de la force et de l'ampleur de ce ressenti car il a essayé de me rassurer sans pouvoir y arriver. J'essayais de lui expliquer la solitude, la nuit mais il ne comprenait pas, il ne ressentait pas ce que j'avais pu "vivre" dans ce moment-là. Ce fut difficile pour nous deux.
Il a bien fallu que je réfléchisse, de façon objective et sans complaisance à mon sujet et je me suis sentie responsable, coupable de m'être éloignée de notre Seigneur alors je l'ai supplié, imploré sa miséricorde, j'ai prié. Seul mon comportement a fait que je me suis retrouvée si loin de lui.
Car c'est près de notre Seigneur que veux être et nulle part ailleurs et je le lui ai dit, crié même car je pensais qu'il ne m'entendait pas.
Je passe aussi sur le deuxième évènement tout aussi important que le premier car le Seigneur a entendu mes prières et a mis sur ma route celui qui devait m'abreuver. Car en réalité j'étais déshydratée et je ne le voyais pas, je n'en avais pas conscience.
La Foi c'est un peu comme un diamant brut. Elle a besoin d'être travaillée pour revêtir son plus bel éclat.
Ces moments m'ont profondément marquée mais je suis enfin heureuse et c'est sur le chemin qu'Il a dessiné tout spécialement pour moi que je veux avancer, peu importe les difficultés, je les vivrai s'il le faut.
S'il y a quelque chose dont je suis absolument convaincue et qui m'a aussi frappée, c'est qu'en recevant la Foi il m'a été demandé de choisir. C'est quelque chose qui ne s'oublie pas et je n'ai aucun doute à ce sujet.
Mon Dieu, parfois je me dis que j'aimerais que vous me lisiez lorsque j'écris car comment vous remercier ?
Pour en revenir à la question : compte tenu de mon expérience et de mon histoire je n'arrive pas à souscrire à la théorie de la prédestination.
Dieu nous propose de choisir et nous laisse choisir, il ne nous abandonne pas, c'est bien nous qui nous éloignons de lui hélas parfois.
Compte tenu de la mauvaise construction de mes phrases, des passages éludés et de tout le reste, cette fois c'est bon, je vais passer pour la simplette du site
