Bonjour seba15,
Votre question est belle est profonde ; comment savoir que l'on a reçu l'Esprit ? Je me la suis posée à une époque ; croyant, baptisé quand j'étais bébé, j'avais pris conscience de plusieurs faits :
- Dieu n'était pas au centre de ma vie. Il ne l'avait jamais été.
- Je n'étais pour ainsi dire presque pas en communion avec lui... Dieu m'était une espèce d'étranger, quelqu'un dont je savais qu'il existait, mais sans avoir de vrai rapport, constant et aimant, avec lui - en gros, ma vie spirituelle se résumait à une prière de temps à autres, à aller au culte, et à une connaissance "intellectuelle" de la Bible et du christianisme.
Et puis, j'ai demandé à Dieu de m'envoyer l'Esprit (ce qui est nécessaire pour l'avoir), et je l'ai reçu... je n'en ai pas été certain tout de suite, mais j'aime autant vous dire qu'on s'en rend compte assez vite. En effet, par contraste,
- Dieu s'est mis à la place centrale dans mon cœur et dans ma vie. J'ai commencé à le connaître en tant que personne, à discerner sa présence dans ma vie, à prendre conscience de combien Il a été bon avec moi. Ce que je savais auparavant intellectuellement, je le ressentais désormais
dans mon cœur.
Je l'affirme ; je n'avais pas plus l'Esprit Saint qu'un musulman ou un sikh, avant de le demander et de le recevoir.
Ainsi que Paul le dit, quand l'Esprit entre en nous pour la première fois, quand nous reconnaissons Jésus comme Sauveur et Seigneur, c'est une nouvelle naissance. Nous renaissons véritablement, nous sommes, et ce sont ses mots, de nouvelles créatures, opposées à l'"Ancien Homme" que nous étions avant, perclus par le péché, éloigné de Dieu.
Si un tel changement a déjà eu lieu dans votre vie, si vous ressentez la différence, et si vous considérez votre vie comme remplie par Dieu et centrée sur Lui, alors vous pouvez affirmer que Dieu vous a envoyé son Esprit. Son Esprit ne nous laisse pas indifférent ;
on le sent. On sent cette force en nous, indescriptible et spéciale...
Après, évidemment, toute force en nous n'est pas forcément l'Esprit de Dieu.
Mais si vous n'en ressentez aucune et n'en avez jamais ressenti, posez-vous des questions... soit alors l'Esprit est "assoupi", soit qu'il n'est jamais réellement descendu sur vous, faute d'avoir trouvé un cœur l'acceptant du fond de l'âme, et voulant être transformée par Lui.
Après... concernant la question de l'Esprit et du péché... je crois que, quand on a véritablement l'Esprit Saint, on l'a ancré solidement en nous. Et il faudrait de nombreuses et puissantes influences de Satan pour l'en détacher - d'où la nécessité impérative de veiller, d'entretenir la flamme, en vivant sa vie
avec Dieu, en l'invitant à en remplir chaque interstice, en le mettant
au centre ; en ayant un rapport personnel avec lui, et en entretenant ce rapport (par la prière, la méditation, la contemplation, la louange... de nombreuses choses peuvent vous y aider !).
Évidemment, la vie chrétienne n'est pas une béatitude perpétuelle de communion avec Dieu. C'est même un parcours en dents de scie

D'où la nécessité de veiller à descendre le moins possible, et à remonter la "pente". Cette remontée ne peut se faire qu'avec une nouvelle "effusion" de l'Esprit, qui nécessite que l'on se recentre sur Dieu.
On peut recevoir l'Esprit quand on est chrétien "ordinaire". Mieux ; on ne peut pas être chrétien si l'on a pas reçu l'Esprit (voir 1 Co XII, 3).
Comment se manifeste le Saint-Esprit ? Ainsi que je l'ai dit plus haut, il "se sent" au fond de nous. De même, Paul parle, en Galates V, 22-25, des "fruits de l'Esprit", qui sont produits par la présence de l'Esprit en quelqu'un. Enfin, l'Esprit se manifeste chez certaines personnes par des dons dits "spirituels", accordés par Dieu : le parler en langue, le don d'exorcisme, de prophétie, d'interprétation des langues et des prophéties, de guérison, et autres facultés miraculeuses, exercées par celui qui les a
au nom de Dieu et à son appel. Mais ne vous inquiétez pas, si vous ne manifestez pas de tels dons, ce n'est en rien inquiétant. C'est juste une grâce particulière, ne pas l'avoir reçue ne fait pas de vous un "mauvais chrétien".
Le péché ne chasse pas l'Esprit, car il est marqué que rien ne nous éloignera de Dieu un fois que nous l'avons reconnu (or, si l'Esprit Saint "se barre", c'est un peu comme si Dieu partait très très loin de nous

). Cela dit, il est clair que, lorsque nous pêchons, nous sommes "coupés" de l'Esprit qui est en nous, nous refusons de l'écouter. Il est toujours là, il nous parle, mais nous faisons la sourde oreille.