C'est un impressionant ce que dire Pie XII :
- il ne reste plus que trois dogmes : lesquels ? Immaculé Conception ? Infaillibilité Pontificale ? Fils « vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé, consubstantiel au Père » ? « Saint-esprit consubstantiel au Père » ? Marie, Mère de Dieu ? « La double nature de Jésus »? .... (il y en a tant que Dieu nous a révélé)
- reniement du l'Ancien Testament (mis à l'Index selon lui) alors que le Christ lui-même a dit qu'in n'était pas venu abolir mais accomplir cet ancien testament
- mise à l'Index de la Bible.
Concile Vatican II, Dei Verbum, a écrit :Importance de l'Ancien Testament pour les chrétiens
15. L'économie de l'Ancien Testament était organisée par-dessus tout pour préparer la venue du Christ Rédempteur de tous et du Règne messianique, pour l'annoncer prophétiquement (54) et la présager par diverses figures (55). Les livres de l'Ancien Testament présentent à tous, selon la situation du genre humain avant le salut apporté par le Christ, une connaissance de Dieu et de l'homme et des méthodes dont Dieu, qui est juste et miséricordieux, agit avec les hommes.
Ces livres, bien qu'ils contiennent des choses imparfaites et provisoires, montrent pourtant la vraie pédagogie divine (56). Aussi ces mêmes livres, qui expriment un sens vivant de Dieu, dans lesquels sont dissimulés des enseignements élevés sur Dieu, une sagesse profitable sur la vie des hommes et de magnifiques trésors de prières, dans lesquels enfin est caché le mystère de notre salut, doivent être reçus avec piété par les chrétiens.
Concile de Trente a écrit :
a) Décret sur la réception des livres saints et des traditions.
1501
Le saint concile oecuménique et général de Trente, légitimement réuni dans l'Esprit Saint, ... garde toujours devant les yeux le propos, en supprimant les erreurs, de conserver dans l'Eglise la pureté même de l'Evangile, lequel, promis auparavant par les prophètes dans les saintes Ecritures, a été promulgué d'abord par la bouche même de notre Seigneur Jésus Christ, Fils de Dieu qui ordonna ensuite qu'il soit prêché à toute créature paf ses apôtres comme source de toute vérité salutaire et de toute règle morale Mt 16,15.
Il voit clairement aussi que cette vérité et cette règles sont contenues dans les livres écrits et dans les tradition non écrites qui, reçues par les apôtres de la bouche du Christ lui-même ou transmises comme de main en main par les apôtres sous la dictée de l'Esprit Saint, sont parvenues jusqu'à nous.
C'est pourquoi, suivant l'exemple des pères orthodoxes, le même saint concile reçoit et vénère avec le même sentiment de piété et le même respect tous les livres tant de l'Ancien Testament que du Nouveau Testament, puisque Dieu est l'auteur unique de l'un et de l'autre, ainsi que les traditions elles-mêmes concernant aussi bien la foi que les moeurs, comme ou bien venant de la bouche du Christ ou dictées par l'Esprit Saint et conservées dans l'Eglise catholique par une succession continue.
Il a jugé bon de joindre à ce décret une liste des livres saints, afin qu'aucun doute ne s'élève pour quiconque sur les livres qui sont reçus par le concile. Ces livres sont mentionnés ci-dessous.
1502
De l'Ancien Testament cinq livres de Moïse, c'est-à-dire la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Nombres, le Deutéronome ; les livres de Josué, des Juges, de Ruth, les quatre livres des Rois, les deux livres des Paralipomènes, le premier livre d'Esdras et le second, dit Néhémie, Tobie, Judith, Esther, Job, le psautier de David comprenant cent cinquante psaumes, les Proverbes, l'Ecclésiaste, le Cantique des Cantiques, la Sagesse, l'Ecclésiastique, Isaïe, Jérémie avec Baruch, Ezéchiel, Daniel, les douze petits prophètes, c'est-à-dire Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie, Malachie, les deux livres des Maccabées, le premier et le second.
1503
Du nouveau Testament : les quatre évangiles, selon Matthieu, Marc, Luc et Jean ; les Actes des Apôtres écrits par l'évangéliste Luc ; les quatorze épîtres de l'apôtre Paul, aux Romains, deux aux Corinthiens, aux Galates, aux Ephésiens, aux Philippiens, aux Colossiens deux aux Thessaloniciens, deux à Timothée, à Tite, à Philémon, aux Hébreux, deux de l'apôtre Pierre, trois de l'apôtre Jean, une de l'apôtre Jacques, une de l'apôtre Jude et l'Apocalypse de l'apôtre Jean.
1504
Si quelqu'un ne reçoit pas ces livres pour sacrés et canoniques dans leur totalité, avec toutes leurs parties, tels qu'on a coutume de les lire dans l'Eglise catholique et qu'on les trouve dans la vieille édition de la Vulgate latine ; s'il méprise en connaissance de cause et de propos délibéré les traditions susdites : qu'il soit anathème.
Larmorencourt a écrit :
Merci pour votre réponse que je décortique en ce moment. Pas de crainte, avant que je vous plagiasse ou plagiât, encore faut-il que je vous comprisse.
Serait-se que le galimatiasse théologikimique ne soye point entendasse de vôs chastes oreillasses ?
Je decortique, je décortique, j'avoue une certaine difficulté à comprendre toutes ces notions. Mais puisque vous êtes versés en la matière, je me permets de vous poser une autre question: puisque la création n'est pas une nécessité, comme vous l'avez si bien démontré, pourquoi Dieu a-t-il créé? Est-ce par excès d'amour comme le prétend Saint-Thomas d'Aquin?
popeye a écrit :
- injurié l'Eglise, en affirmant qu'elle avait abandonnée tous ses dogmes sauf les derniers promulgués, ce qui revient à dire que l'Eglise a perdu la foi... [ Supprimé. ]
[align=center]L'Église catholique, contrairement à l'Islam évolue et se remet en question d'où la succession des conciles dont certains annulent ou atténuent la portée des précédents ! Ce n'est pas perdre la Foi, c'est évoluer !
[/align]
Chap. 4. La foi et la raison
Deux ordres de connaissances
[align=justify]L'Eglise catholique a toujours tenu et tient encore qu'il existe deux ordres de connaissance, distincts non seulement par leur principe, mais aussi par leur objet. Par leur principe, puisque dans l'un c'est par la raison naturelle et dans l'autre par la foi divine que nous connaissons. Par leur objet, parce que, outre les vérités que la raison naturelle peut atteindre, nous sont proposés à croire les mystères cachés en Dieu, qui ne peuvent être connus s'ils ne sont divinement révélés. C'est pourquoi l'Apôtre, qui témoigne que Dieu a été connu des gentils "par ses oeuvres" Rm 1,20 , lorsqu'il parle de la grâce et de la vérité qui nous viennent de Jésus Christ Jn 1,17 , déclare : "Nous prêchons la sagesse de Dieu dans le mystère, une sagesse cachée que Dieu a prédestinée avant tous les siècles pour notre gloire, qu'aucun des princes de ce siècle n'a connue... Dieu nous l'a révélée par son esprit, car l'esprit pénètre tout, même les profondeurs de Dieu" 1Co 2,7 s. Et le Fils unique lui-même rend grâces au Père d'avoir caché ces choses aux sages et aux prudents et de les avoir révélées aux petits Mt 11,25 .
Lorsque la raison; éclairée par la foi, cherche avec soin, piété et modération, elle arrive par le don de Dieu à une certaine intelligence très fructueuse des mystères, soit grâce à l'analogie avec les choses qu'elle connaît naturellement, soit grâce aux liens qui relient les mystères entre eux et avec la fin dernière de l'homme ; jamais toutefois elle n'est rendue capable de les pénétrer de la même manière que les vérités qui constituent son objet propre. Car les mystères divins, par leur nature même, dépassent tellement l'intelligence créée que, même transmis par la Révélation et reçus par la foi, ils demeurent encore recouverts du voile de la foi, et comme enveloppés dans une certaine obscurité, aussi longtemps que, dans cette vie mortelle, nous cheminons loin du Seigneur, car c'est dans la foi que nous marchons et non dans la vision 2Co 5,6 s.
Mais bien que la foi soit au-dessus de la raison, il ne peut jamais y avoir de vrai désaccord entre la foi et la raison, étant donné que c'est le même Dieu qui révèle les mystères et communique la foi, et qui a fait descendre dans l'esprit humain la lumière de la raison : Dieu ne pourrait se nier lui-même, ni le vrai jamais contredire le vrai. Cette vaine apparence de contradiction vient surtout de ce que les dogmes de la foi n'ont pas été compris et exposés selon l'esprit de l'Eglise, ou bien lorsqu'on prend des opinions fausses pour des conclusions de la raison. "Nous définissons donc comme étant complètement fausse toute assertion contraire à la Vérité de la foi éclairée" (5è concile du Latran 1441).
De plus, l'Eglise, qui a reçu, en même temps que la charge apostolique d'enseigner, le commandement de garder le dépôt de la foi, a, de par Dieu, le droit et le devoir de proscrire la fausse "science" 1Tm 6,20 , afin que nul ne soit trompé par le vain leurre de la philosophie Col 2,8 3022. C'est pourquoi tous les chrétiens fermes dans leur foi non seulement n'ont pas le droit de défendre comme de légitimes conclusions de la science les opinions connues contraires à la foi, surtout si elles ont été réprouvées par l'Eglise, mais ils sont strictement tenus de les considérer plutôt comme des erreurs parées de quelque trompeuse apparence de vérité.
Non seulement, la foi et la raison ne peuvent jamais être en désaccord, mais encore elles s'aident mutuellement. La droite raison démontre les fondements de la foi, et, éclairée par la lumière de celle-ci, elle s'adonne à la science des choses divines. Quant à la foi, elle libère et protège la raison des erreurs et lui fournit de multiples connaissances. C'est pourquoi il n'est pas question que l'Eglise s'oppose à ce qu'on s'adonne aux sciences humaines et aux arts libéraux ; au contraire, elle les aide et les fait progresser de multiples façons. Elle n'ignore ni ne méprise les avantages qui en découlent pour la vie des hommes ; elle reconnaît même que, venues de Dieu, maître des sciences 1S 2,3 , elles peuvent conduire à Dieu, avec l'aide de sa grâce, si on s'en sert comme il faut. Elle n'interdit certes pas que ces sciences utilisent, chacune en son domaine, des principes et une méthode qui leur sont propres, mais en reconnaissant cette légitime liberté, elle est très attentive à ce qu'elles n'admettent pas des erreurs opposées à la doctrine divine, ou que, dépassant leurs frontières, elle n'envahissent ni ne troublent le domaine de la foi.
D'autre part, la doctrine de foi que Dieu a révélée n'a pas été proposée comme une découverte philosophique à faire progresser par la réflexion de l'homme, mais comme un dépôt divin confié à l'Epouse du Christ pour qu'elle le garde fidèlement et le présente infailliblement. En conséquence, le sens des dogmes sacrés qui doit être conservé à perpétuité est celui que notre Mère la sainte L'Eglise a présenté une fois pour toutes et jamais il n'est loisible de s'en écarter sous le prétexte ou au nom d'une compréhension plus poussée."Que croissent et progressent largement et intensément, pour chacun comme pour tous, pour un seul homme comme pour toute l'Eglise, selon le degré propre à chaque âge et à chaque temps, l'intelligence, la science, la sagesse, mais exclusivement dans leur ordre, dans la même croyance, dans le même sens et dans la même pensée". [/align]
Canons
[align=justify]canons du chapitre 1 :
Contre toutes les erreurs concernant l'existence de Dieu créateur.
1. Si quelqu'un refuse d'admettre qu'il y a un seul Dieu vrai, créateur et Seigneur des choses visibles et invisibles, qu'il soit anathème.
Contre le matérialisme
2. Si quelqu'un ne rougit pas d'affirmer qu'il n'existe rien en dehors de la matière, qu'il soit anathème.
Contre le Panthéisme et ses différentes formes
3. Si quelqu'un dit que la substance ou l'essence de Dieu et de tous les êtres est une et identique, qu'il soit anathème.
4. Si quelqu'un dit que les choses finies, soit corporelles soit spirituelles, ou au moins les spirituelles, sont émanées de la substance divine, ou que l'essence divine devient toute chose en se manifestant ou en évoluant, ou enfin que Dieu est l'être universel ou indéfini, qui, en se déterminant, constitue l'universalité des choses, distinctes en genres, espèces et individus, qu'il soit anathème.
Contre Panthéistes et matérialistes contre les Günthériens, et les Hermésiens.
5. Si quelqu'un ne confesse pas que le monde et toutes les réalités qu'il contient, spirituelles et matérielles, ont été produits de Dieu dans la totalité de leur substance,
ou s'il dit que Dieu n'a pas créé par une volonté libre de toute nécessité, mais aussi nécessairement qu'il s'aime lui-même, ou s'il nie que le monde ait été créé pour la gloire de Dieu, qu'il soit anathème.
canons du chapitre 2 :
Contre ceux qui nient la théologie naturelle
1. Si quelqu'un dit que le Dieu unique et véritable, notre Créateur et Seigneur, ne peut être connu avec certitude par ses oeuvres grâce à la lumière naturelle de la raison humaine, qu'il soit anathème.
Contre le déisme
2. Si quelqu'un dit qu'il est impossible ou inutile que l'homme soit instruit par la Révélation divine sur Dieu et sur le culte qu'il faut lui rendre, qu'il soit anathème.
Contre le rationalisme sans limites
3. Si quelqu'un dit que l'homme ne peut être élevé par Dieu à une connaissance et à une perfection qui dépassent celles qui lui sont naturelles, mais qu'il peut et doit par lui-même arriver finalement à la possession du vrai et du bien par un progrès continuel, qu'il soit anathème.
Contre la critique de la Bible par les rationalistes
4. Si quelqu'un ne reçoit pas les livres de la sainte Ecriture comme sacrés et canoniques, dans leur intégrité et avec toutes les parties, tels qu'ils sont énumérés par le saint concile de Trente 1501-1508, ou s'il nie qu'ils soient divinement inspirés, qu'il soit anathème.
canons du chapitre 3
Contre l'autonomie de la raison
1. Si quelqu'un dit que la raison humaine est si indépendante que Dieu ne puisse exiger d'elle la foi, qu'il soit anathème.
2. Si quelqu'un dit que la foi divine n'est pas distincte de la connaissance naturelle que l'on peut avoir de Dieu et des règles de la moralité, et que, par suite, il n'est pas requis pour la foi divine que l'on croie à la vérité révélée à cause de l'autorité de Dieu qui révèle, qu'il soit anathème.
Contre le fidéisme
3. Si quelqu'un dit que la Révélation divine ne peut être rendue croyable par des signes extérieurs et que, dès lors, les hommes doivent être poussés à la foi uniquement par leur expérience intérieure personnelle ou par une inspiration privée, qu'il soit anathème.
Contre l'agnosticisme et le mythologisme
4. Si quelqu'un dit qu'il ne peut pas y avoir de miracle et qu'en conséquence tous les récits qui les mentionnent, même ceux qui se trouvent dans la sainte Ecriture, doivent être rejetés comme des fables ou des mythes, ou que les miracles ne peuvent jamais être connus avec certitude ni servir à prouver efficacement l'origine de la religion chrétienne, qu'il soit anathème.
Contre les hermésiens
5. Si quelqu'un dit que l'assentiment de la foi chrétienne n'est pas libre, mais qu'il est produit nécessairement par les arguments de la raison humaine, ou que la grâce de Dieu est seulement nécessaire pour la foi vivante qui opère par la charité Ga 5,6 , qu'il soit anathème.
6. Si quelqu'un dit que les fidèles sont dans la même condition que ceux qui ne sont pas encore parvenus à l'unique foi véritable, en sorte que les catholiques pourraient avoir un juste motif, en suspendant leur assentiment, de révoquer en doute la foi qu'ils ont reçue sous le magistère de l'Eglise jusqu'à ce qu'ils aient terminé la démonstration scientifique de la crédibilité et de la vérité de leur foi, qu'il soit anathème.
canons du chapitre 4
1. Si quelqu'un dit que la Révélation divine ne contient aucun mystère véritable et proprement dit, mais que tous les dogmes de la foi peuvent être compris et démontrés par la raison, convenablement cultivée, à partir des principes naturels, qu'il soit anathème.
2. Si quelqu'un dit qu'on doit traiter les disciplines humaines avec une liberté telle que, même si leurs affirmations s'opposent à la doctrine révélée, elles peuvent être reconnues comme vraies et ne peuvent être interdites par l'Eglise, qu'il soit anathème.
3. Si quelqu'un dit qu'il est possible que les dogmes proposés par l'Eglise se voient donner parfois, par suite du progrès de la science, un sens différent de celui que l'Eglise a compris et comprend encore, qu'il soit anathème[/align]
Pie XII a écrit :L'Église catholique, contrairement à l'Islam évolue et se remet en question d'où la succession des conciles dont certains annulent ou atténuent la portée des précédents ! Ce n'est pas perdre la Foi, c'est évoluer !
Très bien, expliquez-nous comment l'Eglise atténue les dogmes suivants :
- immaculé conception
- incarnation du christ sans l'intervention d'un homme
- virginité de Marie
- double nature du christ
- consubstancialité du Père et du Fils
- idem pour l'Esprit
- la résurection des morts
...
Si Marie est l'Immaculée Conception de manière atténuée, cela veut dire quoi ? Que finalement, le péché originel l'aurait touché mais pas complètement ?
Si le Christ a les 2 natures ivine et humaine mais de façon atténuée, alors il n'est pas véritablement ni Dieu ni un homme, il est quoi ? Un être non humain ni divin avec la moitié du corps de l'un et l'autre moitié du corps de l'autre ?
Petit rappel de quelques dogmes :
Sa Sainteté le Pape Libère,Denzinger 140 a écrit :
1. Mais ceux qui disent que le Fils vient du néant, ou d'une autre hypostase, et non de Dieu, qu'il fut un temps ou une durée où il n'était pas, la sainte Eglise catholique les tient pour étrangers à elle.
2. A nouveau nous disons, si quelqu'un dit que le Père et le Fils sont deux dieux, qu'il soit anathème.
3. Et si quelqu'un dit que le Christ, comme Fils de Dieu, est Dieu avant tous les temps, mais ne confesse pas qu'il a aidé Dieu dans la création de toutes choses, qu'il soit anathème.
4. Si quelqu'un ose dire que le non-engendré ou une partie de lui est né de Marie, qu'il soit anathème.
5. Si quelqu'un dit que le Fils est avant Marie selon la prescience, et non qu'engendré du Père avant les siècles il est auprès de Dieu, et que par lui toutes choses ont été faites, qu'il soit anathème.
6. Si quelqu'un dit que la substance de Dieu se dilate ou se contracte, qu'il soit anathème.
7. Si quelqu'un dit que la substance de Dieu dilatée fait le Fils, ou appelle Fils la dilatation de sa substance, qu'il soit anathème.
8. Si quelqu'un appelle le Fils de Dieu Verbe intérieur ou proféré, qu'il soit anathème.
9. Si quelqu'un dit que le fils de Marie est seulement un homme, qu'il soit anathème.
10. Si quelqu'un, nommant celui qui est de Marie Dieu et homme, entend par là le Dieu non engendré, qu'il soit anathème.
11. Si la parole " Je suis Dieu, le premier, et je suis après tout cela, et en dehors de moi il n'est pas de Dieu " qui a été dite pour l'anéantissement des idoles et de ceux qui ne sont pas des dieux, quelqu'un la conçoit à la manière des juifs en excluant l'unique engendré de Dieu avant les siècles, qu'il soit anathème.
12. Si quelqu'un entend " le Verbe est devenu chair " et pense que le Verbe a été changé en chair, ou dit qu'il a pris chair en se soumettant à un changement, qu'il soit anathème.
13. Si quelqu'un entend que le Fils unique de Dieu a été crucifié et dit que la divinité a subi une corruption, ou une souffrance, ou un changement, ou une diminution, ou un anéantissement, qu'il soit anathème.
14. Si quelqu'un dit que la parole " Faisons l'homme " (n'a pas été dite par le Père au Fils, mais que Dieu a parlé lui-même à lui- même, qu'il soit anathème.
15. Si quelqu'un dit que ce n'est pas le Fils qui a été vu par Abraham mais le Dieu non engendré ou une partie de celui-ci, qu'il soit anathème.
16. Si quelqu'un dit que ce n'est pas le Fils qui a lutté avec Jacob comme un homme 31, mais le Dieu non engendré ou une partie de celui-ci, qu'il soit anathème.
17. Si quelqu'un ne comprend pas la parole " Le Seigneur fit pleuvoir du feu du Seigneur " du Père et du Fils, mais dit que lui-même a fait pleuvoir de lui-même, qu'il soit anathème.
18. Si quelqu'un entend que le Père est Seigneur et que le Fils est Seigneur et que le Père et le Fils sont Seigneur, et, parce que le Seigneur fit (pleuvoir) du Seigneur, parle de deux dieux, qu'il soit anathème. Car nous ne plaçons pas le Fils au même rang que le Père, mais disons qu'il est subordonné au Père. Car le Fils n'est pas desçendu sur Sodome sans la volonté du Père, et il n'a pas fait pleuvoir de lui-même, mais du Seigneur, c'est-à- dire sous l'instigation du Père ; et il n'est pas assis à la droite de lui même, mais il entend le Père qui dit : 'Assieds-toi à ma droite'
19. Si quelqu'un dit que le Père et le Fils et le Saint-Esprit sont une seule personne, qu'il soit anathème.
20. Si quelqu'un qui appelle l'Esprit Saint Paraclet dit qu'il est le Dieu non engendré, qu'il soit anathème.
21. Si quelqu'un ne dit pas, comme le Seigneur nous l'a enseigné, que le Paraclet est un autre que le Fils, car il dit : " Et le Père vous enverra un autre Paraclet que je demanderai " qu'il soit anathème.
22. Si quelqu'un dit que l'Esprit Saint est une partie du Père et du Fils, qu'il soit anathème.
23. Si quelqu'un appelle le Père et le Fils et le Saint-Esprit trois dieux, qu'il soit anathème.
24. Si quelqu'un dit que le Fils de Dieu a été fait selon la volonté de Dieu comme l'une des créatures, qu'il soit anathème.
25. Si quelqu'un dit que le Fils a été engendré contre la volonté du Père, qu'il soit anathème. Car ce n'est pas forcé, par une nécessité de la nature, sans le vouloir, que le Père a engendré le Fils ; mais aussitôt qu'il l'a voulu, il l'a montré engendré de lui-même, en dehors des temps et impassible.
26. Si quelqu'un appelle le Fils non engendré et sans commencement, en parlant ainsi de deux êtres non engendrés, et en faisant deux dieux, qu'il soit anathème. Car la tête, qui est le principe de tout, est le Fils ; et la tête qui est le principe du Christ, est Dieu ; de cette manière nous ramenons tout avec piété par le Fils à l'unique principe de tout qui est sans commencement.
27. Et à nouveau nous exprimons ensemble avec soin le sens de la doctrine chrétienne, et nous disons : si quelqu'un ne dit pas que le Christ Dieu, Fils de Dieu, était avant tous les temps, coopérateur du Père pour la création de toutes choses, mais qu'il dit que c'est au moment où il est né de Marie qu'il a été appelé Christ et Fils et qu'il a reçu commencement de l'être divin, qu'il soit anathème.
Pie XII a écrit :L'Église catholique, contrairement à l'Islam évolue et se remet en question d'où la succession des conciles dont certains annulent ou atténuent la portée des précédents ! Ce n'est pas perdre la Foi, c'est évoluer !
Très bien, expliquez-nous comment l'Eglise atténue les dogmes suivants :
- immaculé conception
- incarnation du Christ sans l'intervention d'un homme
- virginité de Marie
- double nature du Christ
- consubstancialité du Père et du Fils
- idem pour l'Esprit
- la résurection des morts
Si vous aviez lu avec attention, vous auriez remarqué les mots "certains", "annulent" et "atténuent"; mots qui sont là pour relativiser mes propos alors que vous savez fort bien que "certains conciles" " atténuent la portée de certains autres" (ou les modifient en tout ou en partie) ! A titre d'exemple, utilise-t-on encore le Credo de Nicée ou le Credo des Apôtres durant les messes ? Quant au Filioque précisemment, SS le Pape Benoît XVI est en train de chercher un terrain d'entente à ce sujet pour tenter de réunir catholicisme et orthodoxie (du moins sur ce point précis, point qui "fâche" tant).
Pie XII a écrit :
Si vous aviez lu avec attention, vous auriez remarqué les mots "certains", "annulent" et "atténuent"; mots qui sont là pour relativiser mes propos
Vos propos sont très clairs : ils sont acatholiques, et vous vouent à l'anathème.
Et ils n'atténuent rien : vous êtes fidéiste, marcioniste, et vous injuriez l'Eglise.
Quant au Filioque précisemment, SS le Pape Benoît XVI est en train de chercher un terrain d'entente à ce sujet pour tenter de réunir catholicisme et orthodoxie (du moins sur ce point précis, point qui "fâche" tant).
Il ne s'agit pas de nier le dogme du Filioque, mais de chercher l'explication théologique qui respecte la Monarchie du Père. Ce qui peut être dépassé, c'est le schème psychologique d'Augustin, certainement pas le dogme du "a Patre Filioque procedit"
[align=center]Depuis quand le Sieur popeye s'arroge-t-il le droit de me vouer à l'anathème ? Se prendrait-il pour le Pape Benoît XVI en personne ?[/align]
Pie XII a écrit :
[align=center]Si vous vous donniez la peine de me lire posément, vous auriez lu que l'Église frappe d'anathème ceux qui nient les trois dogmes existants encore à l'heure actuelle.
Par contre, je crains que vous confondiez anathème et excommunication qui sont deux concepts différents. Et en ce qui concerne la franc-maçonnerie, c'est Jean-Paul II qui a levé l'excommunication de ses membres pour autant qu'ils ne dénigrent pas l'Église en public.[/align]
Par la Déclaration de la Sacrée Congrégation pour la Doctrine de la Foi sur les Associations maçonniques du 26 novembre 1983
signée par Jean-Paul II
le Cardianl Ratzinger a rappellé que :
...
Les catholiques qui font partie de la franc-maçonnerie sont en état de péché grave et ne peuvent s'approcher de la Sainte Communion.
Les autorités écclésiastiques locales n'ont pas la faculté d'émettre sur la nature des associations de la franc-maçonnerie, un jugement qui entraînerait une dérogation à ce qui est mentionné ci-dessus, conformément à l'esprit de la Déclaration du 17 février 1981 de cette même Sacrée Congrégation (cf AAS 73, 1981, pp. 240-241).
Pie XII a écrit :Depuis quand le Sieur popeye s'arroge-t-il le droit de me vouer à l'anathème ? Se prendrait-il pour le Pape Benoît XVI en personne ?
Je ne voue pas à l'anathème : c'est l'Eglise qui s'en charge. Moi, je ne fais que constater que vous encourez l'anathème prononcé par l'Eglise, et ce par deux fois. Car c'est l'Eglise, et non Popeye, qui a posé les anathèmes doctrinaux suivants, que vous violez en pleine connaissance de cause... :
"Si quelqu'un dit que le Dieu unique et véritable, notre Créateur et Seigneur, ne peut être connu avec certitude par ses oeuvres grâce à la lumière naturelle de la raison humaine, qu'il soit anathème."
"Si quelqu'un dit qu'il est possible que les dogmes proposés par l'Eglise se voient donner parfois, par suite du progrès de la science, un sens différent de celui que l'Eglise a compris et comprend encore, qu'il soit anathème."[/align]