Oui, ou sinon il suffit de regarder les comédies romantiques : les amis d'enfance et/ou les meilleurs amis deviennent toujours mari et femme.Un gentil athée a écrit :Ensuite, non, je suis désolé mais je ne perçois vraiment aucune différence de nature entre l'amitié (au moins l'amitié homme-femme) et l'amour. D'ailleurs c'est un fait très banal que l'un peut mener à l'autre, à tel point que c'est un sujet régulier de discussion : "l'amitié homme-femme existe-t-elle ?", "peut-on aimer d'amitié une personne du sexe opposé ?", etc.
Prendre un ami du sexe opposé dans ses bras
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Re: Prendre un ami du sexe opposé dans ses bras
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Re: Prendre un ami du sexe opposé dans ses bras
Je n'avais pas compris ceci comme cela, je comprenais que vous l'appliquiez à l'amitié.Un gentil athée a écrit :Je ne mélange rien. Je montre que le principe général "absence de don total => immoralité" est erroné, puisqu'on peut lui trouver un contre exemple avec l'amitié. Dès lors il est insuffisant d'arguer de l'absence de don total dans le polyamour pour en déduire que c'est immoral. C'est de la logique élémentaire.PaxetBonum a écrit :Mais non, vous n'apportez ici aucun argument vous mélangez deux choses distinctes pour vous défendre, c'est caduque.
Mais c'est tout de même faux.
Car cette notion de don total ne vaut que pour l'amour conjugal : on ne s'appartient plus mais à son conjoint.
Le polyamour reproduisant quand cela le chante, l'amour conjugal, mais ne passant pas par son fondement, il le singe et en devient immoral effectivement.
L'amitié ne singe pas l'amour conjugal et dés lors ne peut souffrir la comparaison
Dernière modification par PaxetBonum le mar. 23 avr. 2013, 13:49, modifié 1 fois.
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Re: Prendre un ami du sexe opposé dans ses bras
1) Non, l'amour conjugal conjugue l'amitié mais n'est pas sa forme suprême, elle le transcendeUn gentil athée a écrit : Donc, si je vous comprends bien (pas facile car vous avancez des choses comme si elles étaient des évidences alors qu'elles n'en sont pas pour moi), et en utilisant mes mots :
1) L'amour conjugal est la forme suprême de l'amitié (c'est une amitié totale)
2) Or, ce qui est total ne peut faire l'objet que d'un don total
3) L'amour conjugal ne peut donc faire l'objet que d'un don total
4) Le polyamour n'est pas un don total
5) Or l'amour impliqué dans le polyamour est de l'amour conjugal
6) Donc le polyamour est immoral
Est-ce bien ça votre idée ?
2) oui
3) oui
4) oui
5) Pas exclusivement, mais le polyamour singe l'amour conjugal sous bien des aspects
6) oui le polyamour est immoral se réclamant parfois de l'amour conjugal sans en accepter le don total
Le soucis c'est que la communion spirituelle, intellectuelle, admet la pluralité.Un gentil athée a écrit :
S'il suffisait que l'amour impliqué dans le polyamour soit total au premier sens pour qu'il soit exclusif, alors il devrait l'être dans tous ces aspects. Car si on peut avoir un amour intellectuel pour plus d'une personne, un amour émotionnel pour plus d'une personne et un amour corporel pour plus d'une personne, on ne voit pas pourquoi on ne pourrait pas avoir un amour qui conjugue ces 3 aspects pour plus d'une personne. Or, que je sache, ça ne vous choque pas que l'on puisse aimer intellectuellement plus d'une personne.
Mais la communion corporelle est exclusive : on se donne une fois pour toute sans pouvoir se reprendre.
Dés que votre notion de polyamour traverse cette contrée, il n'y a pas de sentier de retour…
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Re: Prendre un ami du sexe opposé dans ses bras
Quand on singe quelqu'un ou quelque chose, c'est qu'on le copie intentionnellement et de manière déformée dans le but de le tourner au ridicule. Donc votre phrase inclut de facto un jugement de valeur négatif qui nuit à la compréhension exacte et sereine du concept.PaxetBonum a écrit :1) Non, l'amour conjugal conjugue l'amitié mais n'est pas sa forme suprême, elle le transcendeUn gentil athée a écrit : Donc, si je vous comprends bien (pas facile car vous avancez des choses comme si elles étaient des évidences alors qu'elles n'en sont pas pour moi), et en utilisant mes mots :
1) L'amour conjugal est la forme suprême de l'amitié (c'est une amitié totale)
2) Or, ce qui est total ne peut faire l'objet que d'un don total
3) L'amour conjugal ne peut donc faire l'objet que d'un don total
4) Le polyamour n'est pas un don total
5) Or l'amour impliqué dans le polyamour est de l'amour conjugal
6) Donc le polyamour est immoral
Est-ce bien ça votre idée ?
2) oui
3) oui
4) oui
5) Pas exclusivement, mais le polyamour singe l'amour conjugal sous bien des aspects
Que le polyamour puisse ressembler à l'amour conjugal sous bien des aspects, c'est une chose (qui en soi n'a aucune espèce d'importance d'un point de vue moral, sauf à apporter des précisions complémentaires que vous ne fournissez pas) ; que le polyamour singe l'amour conjugal sous bien des aspects, c'est autre chose, et je ne suis pas d'accord avec cette dernière proposition.
L'amitié ressemble à l'amour conjugal sous bien des aspects. Ça ne veut pas dire que l'amitié singe l'amour conjugal sous ces aspects.
Parfois, dites-vous vous-même ; donc pas systématiquement. Ça tombe bien, le polyamour que je défends ne se réclame pas de l'amour conjugal.PaxetBonum a écrit :6) oui le polyamour est immoral se réclamant parfois de l'amour conjugal sans en accepter le don total
Pourquoi la communion spirituelle, intellectuelle, admettrait-elle la pluralité ; mais pas la communion corporelle ? Pourquoi ne devrait-on pas se donner intellectuellement et spirituellement une fois pour toute sans pouvoir se reprendre ?PaxetBonum a écrit :Le soucis c'est que la communion spirituelle, intellectuelle, admet la pluralité.Un gentil athée a écrit :
S'il suffisait que l'amour impliqué dans le polyamour soit total au premier sens pour qu'il soit exclusif, alors il devrait l'être dans tous ces aspects. Car si on peut avoir un amour intellectuel pour plus d'une personne, un amour émotionnel pour plus d'une personne et un amour corporel pour plus d'une personne, on ne voit pas pourquoi on ne pourrait pas avoir un amour qui conjugue ces 3 aspects pour plus d'une personne. Or, que je sache, ça ne vous choque pas que l'on puisse aimer intellectuellement plus d'une personne.
Mais la communion corporelle est exclusive : on se donne une fois pour toute sans pouvoir se reprendre.
Dés que votre notion de polyamour traverse cette contrée, il n'y a pas de sentier de retour…
Qu'est-ce qui justifie ce dualisme ontologique radical ? qu'est-ce qui justifie ce traitement différentiel ?
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Re: Prendre un ami du sexe opposé dans ses bras
Quelle horreur !PaxetBonum a écrit :Je n'avais pas compris ceci comme cela, je comprenais que vous l'appliquiez à l'amitié.Un gentil athée a écrit : Je ne mélange rien. Je montre que le principe général "absence de don total => immoralité" est erroné, puisqu'on peut lui trouver un contre exemple avec l'amitié. Dès lors il est insuffisant d'arguer de l'absence de don total dans le polyamour pour en déduire que c'est immoral. C'est de la logique élémentaire.
Mais c'est tout de même faux.
Car cette notion de don total ne vaut que pour l'amour conjugal : on ne s'appartient plus mais à son conjoint.
Enfin ça n'explique pas pourquoi seul notre corps appartiendrait à notre conjoint, mais pas notre âme.
Voir mon commentaire précédent.PaxetBonum a écrit :Le polyamour reproduisant quand cela le chante, l'amour conjugal, mais ne passant pas par son fondement, il le singe et en devient immoral effectivement.
L'amitié ne singe pas l'amour conjugal et dés lors ne peut souffrir la comparaison
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Re: Prendre un ami du sexe opposé dans ses bras
Vous voulez dire, si mon épouse ne va pas "voir ailleurs", c'est ça ? Effectivement, qu'elle ait ou non d'autres amoureux en plus de moi, ça ne me fait ni chaud ni froid. Tout ce qui compte, pour moi, c'est qu'elle mène sa vie en conformité avec ses valeurs et ses aspirations et qu'elle s'en trouve épanouie. Mais visiblement, mon épouse n'a pas de semblable pensée à mon égard.Suliko a écrit :Bon, je me suis apparemment mal exprimée...Ce que je voulais dire, c'est que si votre épouse est fidèle à ses convictions profondes (càd la monogamie et la fidélité), vous n'en subirez aucun mal. Par contre, si vous faites de même, elle en sera blessée. Mon raisonnement n'allait pas plus loin que ce niveau...
Du reste, présenté ainsi, ça ne change pas grand chose au fond de l'affaire : si je vis selon mes aspirations et valeurs, je blesserai ma femme ; mais si je ne vis pas selon mes aspirations et valeurs, c'est moi que je blesserai.
Ben si.Suliko a écrit :Je comprends. Cependant, ce qui me dérange, c'est que vous n'excluez pas les relations sexuelles de cette amitié particulière.
Je veux viens admettre que ça ne soit pas tout à fait conforme à une vision catholique romaine du monde. Mais le Christianisme ne se réduit pas à cela. On peut trouver à interpréter les Écritures (honnêtement j'entends, pas en jouant sur les mots) et même les propos de certains théologiens, d'une façon qui ne soit pas incompatible avec au moins certaines formes de polyamour. Tenez, voilà pour preuve : libchrist.comSuliko a écrit :Ne caricaturez pas ma pensée. Je ne demande pas des citations bibliques partout et le mot de Dieu répété cent fois...C'est plus un certain esprit qui doit imprégner tous les sujets. Et dans le cas de votre article, cet esprit, cette vision chrétienne du monde sont écartés.
Bon, bien sûr, vous pouvez bien ne pas être d'accord avec ce qu'ils disent, mais c'est pour vous montrer que l'on peut avoir des préoccupations d'ordre chrétien, être favorable au polyamour, et trouver que les deux sont en harmonie.
Eh bien, pourquoi ne pas les canaliser vers votre conjoint ?Suliko a écrit :Ne vous inquiétez pas, je ne vis pas dans un placard, loin de là...La question n'est pas de savoir si l'on peut être tenté et séduit par quelqu'un, mais de savoir que faire de ces émotions.
Voir libchrist.comSuliko a écrit :Cela me semble logique. Cependant, pous vous efforcer de suivre le Christ, vous auriez dû faire des efforts pour ne pas vivre ces aspirations.
Hum, où est-ce que j'ai écrit que le désir sexuel qui peut naître de cette tendresse était stupide à réprimer ?Suliko a écrit :En fait, le problème dans notre discussion, c'est que je ne perçois pas clairement ce que vous voulez. Tantôt vous déclarez que de la tendresse et des échanges intellectuels avec une autre que votre épouse vous suffit (cf votre précédent post), tantôt vous écrivez clairement que du désir peut naître de cette tendresse et qu'il est stupide de le réprimer. C'est cela qui me dérange: le fait que vous estimiez que l'on puisse passer de la tendresse et de simples contacts corporels amicaux à une relation tout autre, de nature différente (selon moi), puisqu'amoureuse.
J'ai peut-être voulu parler de désir de tendresse physique, ce qui est différent.
Cela dit, si le désir sexuel qui apparaît reste faible et insuffisant pour être hors de contrôle et mener à une relation sexuelle, il n'est pas nécessaire de le réprimer. On peut le tourner vers son conjoint, ou attendre qu'il diminue de lui-même. Le désir/plaisir sexuel peut parfaitement aller et venir sans dommage tant qu'on n'a pas atteint un niveau d'excitation trop important (point de non-retour). Et pour atteindre ce niveau, il faut déjà être motivé à l'atteindre. Ce ne sont pas quelques émois érotiques involontaires qui portent d'emblée l'excitation sexuelle à un tel niveau sans implication de la volonté, de la conscience.
Eh bien de même, si nous ne devons pas avoir d'échanges émotionnels et corporels avec d'autres que notre conjoint, il est clair que cela générera de la frustration et de la tristesse. Ce n'est pas non plus cela la fidélité.Suliko a écrit :P.S.: Pourquoi me parler de dolorisme et de mutilation lorsque je vous écris que nous devons être prêts à certains sacrifices? Je ne veux pas dire par là que nous ne devons pas avoir d'échanges intellectuels et de discussions amicales avec d'autres que notre conjoint. La fidélité n'est pas cela et il est clair qu'une telle relation générerait de la frustration et de la tristesse.
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Re: Prendre un ami du sexe opposé dans ses bras
J'utilisais le mot 'singer' au sens que cela le copie dans ses attitudes sans en accepter les fondements (comme un animal pourrait le faire de l'homme).Un gentil athée a écrit :
Quand on singe quelqu'un ou quelque chose, c'est qu'on le copie intentionnellement et de manière déformée dans le but de le tourner au ridicule. Donc votre phrase inclut de facto un jugement de valeur négatif qui nuit à la compréhension exacte et sereine du concept.
L'amitié ressemble à l'amour conjugal sous bien des aspects. Ça ne veut pas dire que l'amitié singe l'amour conjugal sous ces aspects.
C'est exactement le propos ici : pratiquer quand cela nous chante l'amour conjugal (sans le don de soit).
Parfois, dites-vous vous-même ; donc pas systématiquement. Ça tombe bien, le polyamour que je défends ne se réclame pas de l'amour conjugal.[/quote]PaxetBonum a écrit :6) oui le polyamour est immoral se réclamant parfois de l'amour conjugal sans en accepter le don total
Vous ne m'avez pas compris.
Quand je dis 'parfois' ce n'est pas selon telle ou telle conception car pour moi elles se rejoignent toutes sur ce point.
Le parfois indique les variations de comportement en fonction du temps ou des humeurs : aujourd'hui je suis ton ami, demain ton ami le plus cher, après-demain ton amant.
On passe selon les envies de l'amitié, de la complicité intellectuelle à l'amour conjugal.
C'est cela qui est immoral
On peut rester fidèle intellectuellement et spirituellement, certes.PaxetBonum a écrit :
Pourquoi la communion spirituelle, intellectuelle, admettrait-elle la pluralité ; mais pas la communion corporelle ? Pourquoi ne devrait-on pas se donner intellectuellement et spirituellement une fois pour toute sans pouvoir se reprendre ?
Qu'est-ce qui justifie ce dualisme ontologique radical ? qu'est-ce qui justifie ce traitement différentiel ?
Ce n'est pas là le propos.
Le propos est que seul l'engagement corporel ne peut se reprendre.
Je peux changer d'avis intellectuel et me retrouver en désaccord avec celui avec qui j'étais en union de pensée.
Mais l'union charnelle que j'aurais eu avec lui ne se reprendra jamais, ce don est un et total.
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Re: Prendre un ami du sexe opposé dans ses bras
Mais deux phénomènes qui se ressemblent peuvent fort bien avoir des fondements différents. Il n'y a rien d'étonnant ou de malsain à cela. Par exemple, on peut s'opposer à l'aéroport de Notre Dame des Landes pour des raisons écologiques (respect de la Nature) ou pour des raisons libérales (respect de la propriété privée des gens que l'Etat souhaite exproprier pour construire l'aéroport). Les deux fondements sont différents (le libéralisme et l'écologisme ne reposent pas sur les mêmes principes) et pourtant les deux phénomènes sont semblables (opposition au projet d'aéroport).PaxetBonum a écrit :J'utilisais le mot 'singer' au sens que cela le copie dans ses attitudes sans en accepter les fondements (comme un animal pourrait le faire de l'homme).
Ce n'est pas de l'amour conjugal dans ma conception puisque la communion corporelle ne va pas jusqu'aux relations sexuelles. Et ce n'est pas quand ça nous chante, c'est si on se sent porté vers l'autre. Est-on ami avec nos amis quand ça nous chante ?PaxetBonum a écrit :C'est exactement le propos ici : pratiquer quand cela nous chante l'amour conjugal (sans le don de soit).
Ce que vous décrivez ne correspond pas au concept que nous sommes en train de discuter. Il n'y a pas plus d'instabilité dans les relations polyamoureuses que dans les relations amicales au sens habituel du terme.PaxetBonum a écrit :Vous ne m'avez pas compris.
Quand je dis 'parfois' ce n'est pas selon telle ou telle conception car pour moi elles se rejoignent toutes sur ce point.
Le parfois indique les variations de comportement en fonction du temps ou des humeurs : aujourd'hui je suis ton ami, demain ton ami le plus cher, après-demain ton amant.
On passe selon les envies de l'amitié, de la complicité intellectuelle à l'amour conjugal.
Et ce n'est pas une question d'envie, c'est une question de connexion d'êtres, d'intimité, de partage.
Pourquoi ?PaxetBonum a écrit : On peut rester fidèle intellectuellement et spirituellement, certes.
Ce n'est pas là le propos.
Le propos est que seul l'engagement corporel ne peut se reprendre.
Ce n'était pas de ça dont je parlais en parlant de pluralité intellectuelle. Je parlais d'échanger intellectuellement avec plusieurs personnes. On peut être en union de pensée avec plusieurs personnes. On peut être en union de cœur avec plusieurs personnes. Et semblablement, selon la même logique, et eu égard à l'hylémorphisme, on peut être en union de corps avec plusieurs personnes.PaxetBonum a écrit :Je peux changer d'avis intellectuel et me retrouver en désaccord avec celui avec qui j'étais en union de pensée.
Je crois que le mot-clé qui coince c'est "reprendra". Il ne s'agit pas de reprendre quoi que ce soit mais de donner à plusieurs. Je ne suis pas en train de défendre le "monoamour en série" mais bien le "polyamour simultané". Bien sûr, que ce polyamour soit simultané n'implique pas que cette union de corps avec plusieurs personnes soit concrétisée en même temps, à la même minute, avec toutes ces personnes (même si je ne vois pas d'objection à la chose sinon que je peux être ami avec plusieurs personnes qui ne sont pas amies entre elles). De même que l'union intellectuelle avec plusieurs personnes ne m'oblige pas à échanger exactement au même moment avec toutes ces personnes (je peux discuter avec l'une le matin et avec l'autre l'après-midi).PaxetBonum a écrit :Mais l'union charnelle que j'aurais eu avec lui ne se reprendra jamais, ce don est un et total.
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Re: Prendre un ami du sexe opposé dans ses bras
Ah ? Mais ce n'est pas non plus ce que j'avais compris.Un gentil athée a écrit : Ce n'est pas de l'amour conjugal dans ma conception puisque la communion corporelle ne va pas jusqu'aux relations sexuelles. Et ce n'est pas quand ça nous chante, c'est si on se sent porté vers l'autre. Est-on ami avec nos amis quand ça nous chante ?
Et ceux qui militent pour le polyamour militent en fait pour la polygamie sans vouloir en dire le nom.
Vous excluez donc les relations sexuelles.
Bon alors, plouf!plouf!, on repart à zéro : qu'est-ce que c'est donc votre polyamour ? (aucun rapport avec le smilitant polyamour québécois par exemple…)
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Re: Prendre un ami du sexe opposé dans ses bras
Eh bien, il semblerait que "polyamour" soit une expression nouvelle pour désigner ce qui existe depuis des siècles, soit: avoir des amis et leur démontrer parfois notre amitié par des gestes affectueux (bises, bras accueillants, etc...) Quelle nouveauté, en effet ... pourquoi "se prendre la tête" à propos d'une chose aussi banale?
Toutes ces complications sont peut-être la conséquence d'un puritanisme anglo-saxon?
Car dans certains pays midétarranéens, par exemple, il est banal de donner le bras à une amie dans la rue et de voir des hommes s'embrasser sur les deux joues sans qu'il n'y ait pour autant d'intentions sexuelles ni de tromperie de son conjoint.
Toutes ces complications sont peut-être la conséquence d'un puritanisme anglo-saxon?
Car dans certains pays midétarranéens, par exemple, il est banal de donner le bras à une amie dans la rue et de voir des hommes s'embrasser sur les deux joues sans qu'il n'y ait pour autant d'intentions sexuelles ni de tromperie de son conjoint.
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
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Re: Prendre un ami du sexe opposé dans ses bras
@ Isabelle
Definition de Wikipedia pour "polyamour"
[quote]L'idéal du polyamour est une relation sentimentale honnête, franche et assumée avec plusieurs partenaires simultanément de la même manière que l'on peut entretenir plusieurs relations amicales. Cet idéal implique de chercher à être en accord avec soi-même sans tabous et de remettre en question le dogme de la monogamie traditionnelle. Les personnes impliquées dans ces relations se disent polyamoureuses, ou plus simplement poly. Le terme est importé des pays anglophones où la prise de conscience est plus vive, les francophones parlant plus volontiers d'amour libre ou non-exclusivité, termes qui représentent imparfaitement la philosophie polyamour qui se distingue du couple échangiste, libertin ou infidèle et qui ajoute des notions de responsabilité et de croissance personnelle et l'idée d'aimer plus, sans se limiter à n'aimer physiquement qu'une seule personne. Ainsi, le polyamour n'implique pas nécessairement une dimension sexuelle ; de plus la franchise sur l'existence d'autres partenaires est de règle.
Selon le philosophe Vincent Cespedes, les polyamoureux essayent de penser en termes d'inclusion : un partenaire ne chasse pas l'autre mais il vient s'ajouter à l'autre. L'auteur forge ainsi la notion d'« inclusivisme » amoureux, et oppose cette conception à l'« exclusivisme », l'obligation de ne s'aimer qu'à deux. Les « encouplés » des relations traditionnelles laissent donc la place aux « intimes », dont les liens sexuels n'ont plus à être précisés ou officialisés. Le polyamour cesse ainsi d'être exclusif ou fusionnel pour laisser la place à la diversité.[quote]
Definition de Wikipedia pour "polyamour"
[quote]L'idéal du polyamour est une relation sentimentale honnête, franche et assumée avec plusieurs partenaires simultanément de la même manière que l'on peut entretenir plusieurs relations amicales. Cet idéal implique de chercher à être en accord avec soi-même sans tabous et de remettre en question le dogme de la monogamie traditionnelle. Les personnes impliquées dans ces relations se disent polyamoureuses, ou plus simplement poly. Le terme est importé des pays anglophones où la prise de conscience est plus vive, les francophones parlant plus volontiers d'amour libre ou non-exclusivité, termes qui représentent imparfaitement la philosophie polyamour qui se distingue du couple échangiste, libertin ou infidèle et qui ajoute des notions de responsabilité et de croissance personnelle et l'idée d'aimer plus, sans se limiter à n'aimer physiquement qu'une seule personne. Ainsi, le polyamour n'implique pas nécessairement une dimension sexuelle ; de plus la franchise sur l'existence d'autres partenaires est de règle.
Selon le philosophe Vincent Cespedes, les polyamoureux essayent de penser en termes d'inclusion : un partenaire ne chasse pas l'autre mais il vient s'ajouter à l'autre. L'auteur forge ainsi la notion d'« inclusivisme » amoureux, et oppose cette conception à l'« exclusivisme », l'obligation de ne s'aimer qu'à deux. Les « encouplés » des relations traditionnelles laissent donc la place aux « intimes », dont les liens sexuels n'ont plus à être précisés ou officialisés. Le polyamour cesse ainsi d'être exclusif ou fusionnel pour laisser la place à la diversité.[quote]
" A celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera retiré" (Mc 4,25)
" A celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il croit avoir " (Lc 8,18)
" A celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il croit avoir " (Lc 8,18)
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Re: Prendre un ami du sexe opposé dans ses bras
Merci pour la définition wikipedia. Si j'ai bien compris être poly, c'est "inclure" différents parternaires, avec ou sans relations sexuelles, dans la plus grande "transparence" des uns par rapport aux autres, sans être ni libertin ni échangiste.
Cela semble être, d'une part, particulièrement compliqué et, d'autre part, sans charme ni mystère. La "libération sexuelle" candide et quasi infantile des années soixante et, venu pour la contrebalancer, l'inévitable puritanisme, la perte du sens des réalités actuelles, venant s'y ajouter... et voilà pourquoi le polyamour...
Cela semble être, d'une part, particulièrement compliqué et, d'autre part, sans charme ni mystère. La "libération sexuelle" candide et quasi infantile des années soixante et, venu pour la contrebalancer, l'inévitable puritanisme, la perte du sens des réalités actuelles, venant s'y ajouter... et voilà pourquoi le polyamour...
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- Inscription : jeu. 22 sept. 2011, 20:10
Re: Prendre un ami du sexe opposé dans ses bras
je dirais meme plus

" A celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera retiré" (Mc 4,25)
" A celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il croit avoir " (Lc 8,18)
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Re: Prendre un ami du sexe opposé dans ses bras
Non, ce n'est pas ce que je voulais dire. Je vais donc répéter:Vous voulez dire, si mon épouse ne va pas "voir ailleurs", c'est ça ? Effectivement, qu'elle ait ou non d'autres amoureux en plus de moi, ça ne me fait ni chaud ni froid. Tout ce qui compte, pour moi, c'est qu'elle mène sa vie en conformité avec ses valeurs et ses aspirations et qu'elle s'en trouve épanouie. Mais visiblement, mon épouse n'a pas de semblable pensée à mon égard.
1) aspirations et convictions de votre épouse: monogamie et fidélité
2) aspirations et convictions de gentil athée: polyamour
Conséquences négatives de 1) sur gentil athée: rien (En effet, si votre femme vous est fidèle, vous n'en serez jamais triste.)
Conséquences négatives de 2) sur votre épouse: sentiment d'être trompée (ce qui serait le cas si vous aviez des relations sexuelles avec une autre femme), tristesse, danger pour la survie de votre couple.
Voilà, j'espère que c'est plus clair.
Je ne vous suis plus...Le polyamour n'est pas ce qu'a décrit Isabelle47 dans un de ses messages (càd monogamie et fidélité avec relations amicales et intellectuelles avec d'autres personnes que son conjoint). Ce qu'elle décrit, c'est simplement la situation habituelle vécue par les couples! Si le polyamour n'était que cela, on n'en ferait pas tout un foin, puisque ce serait si normal et pas du tout nouveau.Ben si.
Votre site ne prouve rien. La monogamie et la fidélité ne sont pas que conformes à une vision catholique (je ne sais même pas pourquoi vous ajoutez "romaine"...), c'est l'enseignement de toutes les églises chrétiennes traditionnelles et cet enseignement se retrouve dans les paroles du Christ, chez les Pères de l'Eglise, etc...Par ailleurs, si je suis catholique, c'est bien que je me réfère aux enseignements traditionnels de mon Eglise et pas à tel groupe chrétien ultra-minoritaire...Je crois que la monogamie et la fidélité dans le couple sont voulues par le Christ et que les chrétiens qui cherchent à trouver des accommodements avec cet enseignement sont dans l'erreur. Leur avis m'importe donc peu. Je peux bien sûr les lire, mais cela ne me sera que d'un intérêt limité...Je veux viens admettre que ça ne soit pas tout à fait conforme à une vision catholique romaine du monde. Mais le Christianisme ne se réduit pas à cela. On peut trouver à interpréter les Écritures (honnêtement j'entends, pas en jouant sur les mots) et même les propos de certains théologiens, d'une façon qui ne soit pas incompatible avec au moins certaines formes de polyamour. Tenez, voilà pour preuve : libchrist.com
Ce n'est pas ce que je dis! Tout ce que j'affirme, c'est qu'il est mal de tromper son conjoint. Ne jouez pas sur les mots!Eh bien de même, si nous ne devons pas avoir d'échanges émotionnels et corporels avec d'autres que notre conjoint, il est clair que cela générera de la frustration et de la tristesse. Ce n'est pas non plus cela la fidélité.
Suliko
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
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Re: Prendre un ami du sexe opposé dans ses bras
Mon cher Paxetbonum, il serait sans doute plus sage que vous vous informiez du polyamour à la source, plutôt que par le biais des "mass media".PaxetBonum a écrit :Ah ? Mais ce n'est pas non plus ce que j'avais compris.Un gentil athée a écrit : Ce n'est pas de l'amour conjugal dans ma conception puisque la communion corporelle ne va pas jusqu'aux relations sexuelles. Et ce n'est pas quand ça nous chante, c'est si on se sent porté vers l'autre. Est-on ami avec nos amis quand ça nous chante ?
Et ceux qui militent pour le polyamour militent en fait pour la polygamie sans vouloir en dire le nom.
Il y a plusieurs "chapelles" chez les polyamoureux, c'est comme chez les chrétiens !
- Personnellement, je suis un peu sceptique par rapport au mariage polyamoureux (qu'on peut, à bon droit, qualifier de polygamie, je suis d'accord, à partir du moment où l'on voit bien qu'il s'agit d'une relation "égalitaire" et non-contrainte). Mes objections sont plus pragmatiques que de principe, même s'il y a aussi des avantages par rapport au mariage monogame. Je ne pense pas que ça me convienne mais ça peut convenir à d'autres.
- Certains polyamoureux ont des relations sexuelles avec leurs amoureux, mais n'envisagent pas de fonder une famille avec eux ou de vivre avec eux sous un même toit. Par conséquent, ils utilisent des moyens de contraception. Ça ne me choque pas plus que ça car on peut alors comparer cet usage de la sexualité à l'usage d'une drogue. Or, utiliser de la drogue n'est pas nécessairement immoral, si cela reste avec modération. Ainsi, boire de temps en temps de l'alcool (l'alcool est une drogue dure) jusqu'à l'ivresse n'est pas pire ni mieux que d'avoir du sexe (de temps en temps) en usant d'un moyen de contraception, avec ses amoureux. Toutefois, je pense que cette sexualité avec contraceptif dépasse le cadre général du polyamour, et renvoie plutôt à la question de la moralité de l'usage de la contraception, qui est, à mon sens, un cas particulier de la question de la moralité de l'usage des drogues. Et cette question de la contraception, comme vous le savez, concerne aussi les stricts monogames.
- La version du polyamour que j'essaye de défendre ici est une version sobre de la précédente. Si j'en discute, c'est parce que : le sexe pour le sexe, en fait, je peux m'en passer sans trop de problème (je pense même être nettement moins "intoxiqué" que ma femme par rapport à ça), donc faire une concession là-dessus ne me gênerait pas vraiment. En revanche, je ressens un besoin viscéral de toucher mes amies, de les serrer tout fort dans mes bras, de m'y blottir, etc. lorsque je ressens une bonne connexion d'âmes. Ensuite, cette version minimaliste me semble tout à fait admissible pour la pensée catholique. Si l'athéisme peut apporter quelque chose de positif au catholicisme en le purifiant des fausses représentations de Dieu, je pense que, de même, le polyamour peut apporter quelque chose de positif au catholicisme en le purifiant d'un certain puritanisme pudibond.
Je ne dis pas qu'il n'y a aucun rapport. Les polyamoureux, quelque soit ce qu'ils défendent, tombent d'accord sur la version minimaliste que je défends, et qui consiste simplement à renoncer aux barrières psychosociales qui répriment l'expression de la tendresse physique et de l'affectivité, ainsi qu'à communiquer de manière plus sincère et juste avec son/ses partenaire/s (j'encourage la lecture de cet article : http://www.slate.fr/lien/54863/polyamou ... -monogames ). Je ne sais pas si je vous ai dit que la jeune femme que j'ai pris dans mes bras est justement une polyamoureuse (de la 2nde catégorie, dirais-je). Je ne crois pas que j'aurais pu me lâcher ainsi affectivement et corporellement avec quelqu'un d'autre de parfaitement monogame, car il y a toujours une barrière psychologique et culturelle qui se dresse : la peur du qu'en dira-t-on, la peur de choquer la personne, qu'elle se fasse des idées, qu'elle se sente mal à l'aise, etc. Heureusement, les polyamoureux sont souvent plus souples par rapport à ces conventions sociales et ne s’embarrassent pas de ce genre de craintes. Il n'y a pas deux cases chez eux : l'amitié d'un côté, l'amour de l'autre, mais tout un continuum entre les deux. Par conséquent, chaque geste de tendresse n'a pas forcément à être extrapolé et interprété comme le signe d'arrières-pensées, d'un désir de quelque chose plus. Non, il peut être une fin en soi. Je peux faire un massage intégral et dénudé à une amie juste parce que c'est agréable de faire et recevoir ce massage et parce que ça me permet de lui exprimer corporellement l'intimité spirituelle que nous partageons, sans que ça soit une "étape" pour coucher avec.PaxetBonum a écrit :Vous excluez donc les relations sexuelles.
Bon alors, plouf!plouf!, on repart à zéro : qu'est-ce que c'est donc votre polyamour ? (aucun rapport avec le smilitant polyamour québécois par exemple…)
Voilà.Isabelle47 a écrit :Eh bien, il semblerait que "polyamour" soit une expression nouvelle pour désigner ce qui existe depuis des siècles, soit: avoir des amis et leur démontrer parfois notre amitié par des gestes affectueux (bises, bras accueillants, etc...) Quelle nouveauté, en effet ... pourquoi "se prendre la tête" à propos d'une chose aussi banale?
Toutes ces complications sont peut-être la conséquence d'un puritanisme anglo-saxon?
Car dans certains pays midétarranéens, par exemple, il est banal de donner le bras à une amie dans la rue et de voir des hommes s'embrasser sur les deux joues sans qu'il n'y ait pour autant d'intentions sexuelles ni de tromperie de son conjoint.
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