Vatican II et les Orientaux

etienne lorant
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 13130
Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53

Vatican II et les Orientaux

Message non lu par etienne lorant »

Etant donné le sujet et la richesse de l'article sur Zenit, ce jour, je le rajoute ici:

"Le Concile Vatican II et les Orientaux"
Analyse du card. Sandri


Que la croix nous unisse tous ! » : tel est le vœu du Concile Vatican II pour les chrétiens de toutes confessions, y compris « dans leurs rapports avec les autres religions et avec tout homme et femme de bonne volonté », rappelle le cardinal Sandri.


Le cardinal Leonardo Sandri, préfet de la Congrégation pour les Eglises orientales, a inauguré un cycle de conférences pour l’Année de la foi organisé, le 18 avril, par le collège pontifical roumain de Rome sur le thème: "Le Concile Vatican II et les Orientaux".

Ces conférences, a précisé le cardinal, aborderont largement l’« œcuménisme », même si le terme est « implicite dans l’énoncé » du thème : le Concile Vatican II a en effet contribué à souligner la « mission œcuménique » des Eglises catholiques orientales.

A la lumière du Concile, le cardinal a souhaité que « la croix unisse » tous les chrétiens : c’est « le vœu pascal et pleinement conciliaire » exprimé « pour les chrétiens de toutes confessions », a-t-il expliqué. Et cette affirmation vaut aussi « dans les rapports avec les autres religions et avec tout homme et femme de bonne volonté ».

L’Orient chrétien au Concile

A propos de l’Orient chrétien au Concile, il a précisé que quelques 200 orientaux – et plus de 2.000 latins – y ont participé.

Il a cité la constitution dogmatique Lumen Gentium (23) qui souligne l’origine apostolique des Eglises orientales, le décret Orientalium Ecclesiarum, entièrement dédié aux Eglises orientales catholiques y compris dans leurs rapports avec les orthodoxes (24-29), le décret Unitatis Redintegratio, sur l’œcuménisme, qui se réfère aussi aux catholiques orientaux (17).

Il a aussi cité le décret Christus Dominus, sur les évêques, et qui évoque la sollicitude pastorale demandée aux évêques latins vis-à-vis des catholiques orientaux (23 et 38), et le décret Presbyterorum Ordinis, sur la vie des prêtres et qui évoque le célibat et les prêtres orientaux mariés (16).

Il a cité parmi les textes ratifiés par des scrutins « éclatants » Orientalium Ecclesiarum qui a obtenu 2110 voix sur 2149 votants et Unitatis redintengratio en a obtenu 2137 sur 2148 votants.

Il y eut aussi, a poursuivi le cardinal, la "journée melkite" au Concile, la vocation melkite étant vue comme un signe pour l’œcuménisme : il s’agit de garder l’orthodoxie orientale « dans le cœur », tout en étant « en union avec le catholicisme ».

La « perle conciliaire »

Mais surtout il a évoqué un « perle conciliaire » que constitue la reconnaissance de l’origine apostolique des Eglises catholiques orientales, notamment dans Lumen Gentium (23) qui attribue leur origine à la « Providence » en disant: « La divine Providence a voulu que les Églises diverses établies en divers lieux par les Apôtres et leurs successeurs se rassemblent au cours des temps en plusieurs groupes organiquement réunis, qui, sans préjudice pour l’unité de la foi et pour l’unique constitution divine de l’Église universelle, jouissent de leur propre discipline, de leur propre usage liturgique, de leur patrimoine théologique et spirituel. ».

Pour le cardinal Sandri, la particularité de cette « perle » consiste dans « la pleine communion avec l’Eglise apostolique de Rome », exprimée dans Orientalium Ecclesiarum: « Entre ces Églises existe une admirable communion, de sorte que la diversité dans l’Église, loin de nuire à son unité, la met en valeur » (n.2).

En outre, dans Orientalium Ecclesiarum, l’Église catholique exprime son « estime » pour les Églises orientales en raison même de leur origine apostolique : « A cause de l’ancienneté vénérable dont ces Églises s’honorent, resplendit en elles la tradition qui vient des Apôtres par les Pères et qui fait partie du patrimoine indivis de toute l’Église et révélé par Dieu. »

Ainsi, la sollicitude de l’Eglise universelle pour les Églises orientales exprimée par le Concile n’est pas « un simple voeu sentimental » mais « une délibération théologique et juridique », qui « relie le Saint-Siège aux Eglises orientales catholiques, et les Eglises orientales catholiques ad intra et ad extra », a insisté le cardinal Sandri.

Une mission oecuménique

Le véritable message conciliaire pour les chrétiens orientaux souligne « la mission œcuménique des Eglise catholiques orientales », a estimé le cardinal : « La fidélité religieuse aux anciennes traditions orientales », en communion avec le siège romain, contribue à « promouvoir l’unité de tous les chrétiens » (OE 24).

Le cardinal a évoqué les positions des papes à ce sujet. Jean XXIII proposait, en ouvrant le concile, la "médecine de la miséricorde" pour rapprocher les chrétiens. Jean-Paul II, dans sa lettre apostolique Orientale Lumen, comme dans son encyclique Ut Unum Sint, parlait des chrétiens d’Orient. Benoît XVI, lors de sa visite à la Congrégation pour les Eglises orientales, soulignait que « le choix œcuménique opéré par le Concile est irréversible » et que les traditions de l’Orient chrétien sont le « patrimoine de toute l’Eglise » et une « référence pour l’avenir ».

Le pape François enfin, lors du Chemin de croix du Colisée, le 29 mars dernier, a rendu hommage au « témoignage » donné par les chrétiens d’Orient : « Nous l’avons vu quand le pape Benoît est allé au Liban : nous avons vu la beauté et la force de la communion des chrétiens de cette Terre et de l’amitié de tant de nos frères musulmans et de beaucoup d’autres. Ce fut un signe pour le Moyen Orient et pour le monde entier : un signe d’espérance. »

Une même dignité

Parmi les conséquences du Concile, le cardinal Sandri cite le Code de droit canonique des Eglises orientales, promulgué le 18 octobre 1990 par Jean-Paul II, et qui est « une des principales et formelles expressions de la "diversité dans l’unité", voulue par Vatican II ».

Ce Code marque un tournant dans l’histoire : en effet, a-t-il expliqué, jusqu’à Vatican II l’Eglise s’inspirait du principe de la « praestantia ritus latini », qui postulait « la supériorité de l’Eglise latine sur les Eglises orientales », notamment du rite latin.

Le Concile a instauré une perspective nouvelle : il a affirmé que « les Eglises, d’Orient comme de l'Occident, jouissent d’une même dignité, de sorte qu’aucune ne prévaut sur les autres en raison de son rite ».

Orientalium Ecclesiarum dit, par exemple: « Le Concile déclare solennellement que les Églises d’Orient, tout comme celles d’Occident, ont le droit et le devoir de se gouverner selon leurs propres disciplines particulières. Celles-ci, en effet, se recommandent par leur vénérable ancienneté, s’accordent mieux avec les habitudes de leurs fidèles et semblent plus adaptées pour assurer le bien des âmes » (OE 5).

En d’autres termes, « l’Eglise latine n’est pas synonyme d’Eglise universelle, et ses lois ne sont pas uniques dans l’Eglise. Elles n’obligent pas les orientaux, comme le droit oriental n’oblige pas les Latins ».

La spécificité des Orientaux

Le Concile a également souhaité que « l’identité ecclésiale et rituelle accompagne les catholiques orientaux où qu’ils soient » : « Que tous les Orientaux sachent en toute certitude qu’ils peuvent et doivent toujours garder leurs rites liturgiques légitimes et leur discipline, et que des changements ne doivent y être apportés qu’en raison de leur progrès propre et organique » (OE 6).

Suite et fin :

http://www.zenit.org/fr/articles/le-con ... -orientaux
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Avatar de l’utilisateur
archi
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 1692
Inscription : jeu. 22 mai 2008, 14:57

Re: Vatican II : la résistance à l'Esprit-Saint

Message non lu par archi »

etienne lorant a écrit :Ce Code marque un tournant dans l’histoire : en effet, a-t-il expliqué, jusqu’à Vatican II l’Eglise s’inspirait du principe de la « praestantia ritus latini », qui postulait « la supériorité de l’Eglise latine sur les Eglises orientales », notamment du rite latin.

Le Concile a instauré une perspective nouvelle : il a affirmé que « les Eglises, d’Orient comme de l'Occident, jouissent d’une même dignité, de sorte qu’aucune ne prévaut sur les autres en raison de son rite ».
Le Cardinal ne pouvait-il donc pas aborder un tel sujet sans recourir une fois de plus à cette opposition caricaturale entre l'Eglise d'"avant" vs celle d'"après" Vatican II? :mal:

Notons que cette herméneutique de rupture se disqualifie d'elle-même, parce que si la supériorité de l'Eglise latine avait toujours été crue et enseignée, et que la perspective de Vatican II avait été une nouveauté complète s'opposant à ce qui était cru précédemment, de quelle légitimité pourrait-elle se prévaloir?

Que l'idée de "praestantia ritus latini", de supériorité du rite de l'Eglise "mère" de Rome ait effectivement existé est une chose (l'expression provient de la constitution "Etsi Pastoralis" de Benoît XIV, datée de 1742 - mais cette constitution vise par ailleurs à protéger le rite des Grecs installés en terre italienne, et rappelle la légitimité des usages différents). Que Vatican II ait favorisé une vision positive des Eglises d'Orient est certain, et il est légitime de parler de progrès à cet égard. Mais Léon XIII avait parlé dans le même sens, et l'Eglise a toujours visé à protéger les rites légitimes, malgré les abus parfois encouragés par l'autorité.

D'un autre côté, le Code des Eglises Orientales ici vanté est considéré comme une "latinisation" par bien des orientaux, la notion d'un "code de droit canon" ne faisant guère partie de leur notion du droit. A vrai dire, il ne fait pas partie non plus de la notion latine traditionnelle, c'est une innovation du XXe Siècle, aux parfums très napoléoniens... :s

Sinon, on peut mentionner par exemple le fait que les orientaux éprouvent toujours des obstacles pour ordonner des prêtres mariés pour leurs implantations sur le territoire américain... tout n'est pas encore rose non plus dans les rapports entre Rome et les Eglises orientales.

Il y a certainement eu un progrès au Concile et dans sa foulée du côté des rapports avec les Eglises d'Orient, dans les discours et dans les actes, mais ce progrès se fait dans la continuité (et les abus aussi!), il n'y a pas de révolution ou de rupture.

[Edit] La grande dignité des rites orientaux, leur lien avec les Pères, l'égale sollicitude de l'Eglise pour tous les rites légitimes, avait notamment été rappelée par:
- Léon XIII dans Orientalium Dignitas (1894)
- St Pie X en 1907 à l'occasion d'une célébration papale selon le rite byzantin ("que les Orientaux séparés de nous voient et comprennent dans quelle grande et profonde estime Nous tenons pareillement tous les rites") (traduit par moi de l'Anglais, je n'ai pas trouvé de traduction française)
- Benoît XV dans Dei Providentis, 1917
- Pie XI dans Ecclesiam Dei, 1923 et Rerum Orientalium, 1928
- Pie XII dans Orientalis ecclesiae, 1944
etc... (source http://www.catholicculture.org/culture/ ... ecnum=2741)

Comme quoi on est loin d'une nouveauté révolutionnaire à Vatican II!!!

In Xto,
archi.
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.

Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
Cinci
Tribunus plebis
Tribunus plebis
Messages : 11757
Inscription : lun. 06 juil. 2009, 21:35
Conviction : catholique perplexe

Re: Vatican II et les Orientaux

Message non lu par Cinci »

Ce dernier dimanche, j'ai participé d'une messe de rite catholique arménien. Il s'agissait d'une messe pour honorer la mémoire des victimes du génocide de 1915 (98 ans, aujourd'hui). J'y ai découvert une belle liturgie, des hymnes à saveur orientale. Les paroles chantées (psalmodiées ?) par le prêtre à l'autel, lors de la célébration, sonnaient à mes oreilles comme des airs vaguement hébraïques. Une curieuse expérience. J'ai beaucoup aimé.

Pour situer le genre un peu :

http://www.youtube.com/watch?v=zuIisC1ZzPA
Ô Mystère profond

http://www.youtube.com/watch?v=5u-k2ZKH7Lo
Musique sacrée XIIIe siècle - Arménie

http://www.youtube.com/watch?v=eGBpKSZuFRM
Vêtements traditionnels arméniens

http://www.youtube.com/watch?v=qAqn_4sXo18
L'Église arménienne catholique
Avatar de l’utilisateur
Raistlin
Prætor
Prætor
Messages : 8038
Inscription : jeu. 01 mars 2007, 19:26
Localisation : Paris

Re: Vatican II et les Orientaux

Message non lu par Raistlin »

Dans le genre, je vous conseille d'assister aux offices des Soeurs de Béthléem si vous pouvez. C'est d'une beauté exceptionnelle. Je me souviens d'avoir assisté à des Laudes où je n'ai rien compris (forcément, ne parlant ni l'hébreu ni l'araméen) mais où je me sentais comme "porté" par la prière des Soeurs tellement leurs chants et psalmodies étaient beaux.

Fraternellement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
Avatar de l’utilisateur
AdoramusTe
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 3276
Inscription : sam. 23 févr. 2008, 17:40
Conviction : Catholique romain

Re: Vatican II et les Orientaux

Message non lu par AdoramusTe »

Raistlin a écrit :Dans le genre, je vous conseille d'assister aux offices des Soeurs de Béthléem si vous pouvez. C'est d'une beauté exceptionnelle. Je me souviens d'avoir assisté à des Laudes où je n'ai rien compris (forcément, ne parlant ni l'hébreu ni l'araméen) mais où je me sentais comme "porté" par la prière des Soeurs tellement leurs chants et psalmodies étaient beaux.
Que sont les soeur de Bethléem ? Est-ce qu'il y a un rapport avec le monastère de Bethléem ?

Si c'est bien ce que je crois être, je n'ai rien contre cela mais je trouve triste qu'on aille emprunter des traditions extérieures à la culture occidentale alors que la tradition occidentale est si riche.
On n'a jamais vu autant d'orientalismes (cf Fraternité Monastiques de Jérusalem) alors qu'en même temps la tradition occidentale est totalement méprisée. Faut-il avoir honte de notre patrimoine ?!

Désolé de cette minute d'humeur :/
Ignoratio enim Scripturarum ignoratio Christi est
Avatar de l’utilisateur
Raistlin
Prætor
Prætor
Messages : 8038
Inscription : jeu. 01 mars 2007, 19:26
Localisation : Paris

Re: Vatican II et les Orientaux

Message non lu par Raistlin »

AdoramusTe a écrit :Que sont les soeur de Bethléem ? Est-ce qu'il y a un rapport avec le monastère de Bethléem ?
Si vous voulez en savoir plus : http://www.bethleem.org/

AdoramusTe a écrit :Si c'est bien ce que je crois être, je n'ai rien contre cela mais je trouve triste qu'on aille emprunter des traditions extérieures à la culture occidentale alors que la tradition occidentale est si riche.
On n'a jamais vu autant d'orientalismes (cf Fraternité Monastiques de Jérusalem) alors qu'en même temps la tradition occidentale est totalement méprisée. Faut-il avoir honte de notre patrimoine ?!
Mais vous avez des communautés dans l'Église qui s'attachent au latin et au grégorien. Ca fait partie de la richesse de l'Église.

Fraternellement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
Avatar de l’utilisateur
AdoramusTe
Pater civitatis
Pater civitatis
Messages : 3276
Inscription : sam. 23 févr. 2008, 17:40
Conviction : Catholique romain

Re: Vatican II et les Orientaux

Message non lu par AdoramusTe »

Raistlin a écrit : Mais vous avez des communautés dans l'Église qui s'attachent au latin et au grégorien. Ca fait partie de la richesse de l'Église.
La richesse existe déjà dans l'Eglise. Il suffit de regarder du côté des rites orientaux. Mais ce sont des liturgies multiséculaires.

Ici, on a affaire à une liturgie Frankenstein. Le bricolage liturgique était très en vogue à cette époque, mais ça n'a ni queue ni tête.
Enfin, les gens font ce qu'ils veulent.

Je déplore simplement que l'on fasse passer cela pour la liturgie de l'Eglise sur une chaîne de télévision catholique.
On doit n'avoir plus que ça à montrer ! :(
Ignoratio enim Scripturarum ignoratio Christi est
Avatar de l’utilisateur
Raistlin
Prætor
Prætor
Messages : 8038
Inscription : jeu. 01 mars 2007, 19:26
Localisation : Paris

Re: Vatican II et les Orientaux

Message non lu par Raistlin »

AdoramusTe a écrit :La richesse existe déjà dans l'Eglise. Il suffit de regarder du côté des rites orientaux. Mais ce sont des liturgies multiséculaires.

Ici, on a affaire à une liturgie Frankenstein. Le bricolage liturgique était très en vogue à cette époque, mais ça n'a ni queue ni tête.
Enfin, les gens font ce qu'ils veulent.

Je déplore simplement que l'on fasse passer cela pour la liturgie de l'Eglise sur une chaîne de télévision catholique.
On doit n'avoir plus que ça à montrer ! :(
Je ne comprends pas bien de quoi vous voulez parler.

Et pour répondre à votre propos, oui la richesse existait déjà dans l'Église avant les communautés nouvelles. Mais ces communautés font aussi partie de la richesse de l'Église. Il n'y a aucune raison théologique de refuser que l'Église change, et il n'y a pas de peur à avoir si ce ne sont les abus liturgiques contre lesquels il faut effectivement lutter.

Fraternellement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
Répondre

Qui est en ligne ?

Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 1 invité