En fait oui, et c'est un problème. Et c'est pour ça qu'il ne faut surtout pas réduire notre pensée à des slogans, fussent ils tirés du CEC ou même de déclarations du pape ou de ses gestes. Je connais des gens qui furent admiratifs du pape avec excès, si bien que le jour ou ce dernier fit une erreur, cela put mettre en danger leur foi. Donc il faut savoir penser par soi même, mais bien sûr dans le grand mouvement de l'enseignement ordinaire de l'Eglise. Le pape est infaillible, il l'est vraiment, mais en matière de foi et de moeurs.Isabelle47 a écrit :surtout si l'énoncé du catéchisme (celui de 1992 que vous citez) - censé tout de même simplifier et éclairer les choses et mettre ces débats et leurs synthèses à la portée de tout un chacun - prête, lui-même, à confusion.
Je crois par ailleurs que la réflexion théologique et accessible aux non spécialistes. De belles et bonnes choses peuvent être comprises et promues par de simples baptisés. On n'a pas besoin d'être "mandaté" pour faire un peu de théologie ; c'est juste une façon de rendre la foi de plus en plus conforme au réél, à la raison ; c'est rendre hommage à Celui qui a créé notre intelligence. Ce n'est pas le "libre examen"...
Mais bien sûr il faut faire de la vraie théologie, et être attentif à ne pas dire n'importe quoi. Et c'est en fait ça qui est difficile, surtout en ce qui concerne les questions les plus existentielles. Ce que demande l'Eglise c'est la soumission de l'intelligence et de la volonté à l'enseignement du magistère. Et c'est valable dans les deux sens : notre volonté doit nous amener à comprendre vraiment l'enseignement de l'Eglise, ce qui sous-entend bien être capable de prendre les distances nécessaires avec des formulations datées ou maladroites. Et aussi dans le même temps accepter de réformer sa propre pensée si elle ne correspond pas à l'enseignement de l'Eglise, sur les plans qui peuvent même dépasser le cadre strict de l'enseignement de la foi ou des mœurs, ce qui inclut le droit, la doctrine sociale, la discipline etc...





