Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2012-2013)
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Vendredi de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 4,1-12.
Comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple dans le Temple, les prêtres intervinrent, avec le commandant de la garde du Temple et les sadducéens. Ils ne pouvaient souffrir de les voir enseigner leur doctrine au peuple et annoncer, dans la personne de Jésus, la résurrection. Ils les firent arrêter et mettre au cachot jusqu'au lendemain, car il était déjà tard.
Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; à ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille.
Le lendemain il y eut une réunion des chefs du peuple, des anciens et des scribes à Jérusalem. Il y avait là Anne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres.
Ils firent comparaître Pierre et Jean et se mirent à les interroger : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison ? »
Alors Pierre, rempli de l'Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens,
nous sommes interrogés aujourd'hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l'on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d'Israël : c'est grâce au nom de Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu, c'est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, guéri. Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d'angle. En dehors de lui, il n'y a pas de salut. Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver. »
Psaume 118(117),1-2.4.22-24.25-26.
La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d'angle :
c'est là l'œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu'il soit pour nous jour de fête et de joie !
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,1-14.
Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment. Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m'en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.
Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » Ils lui répondent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons ; la terre n'était qu'à une centaine de mètres.
En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré. Jésus dit alors : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson.
C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.
Cy Aelf, Paris
Dans ce passage des Actes des Apôtres, Pierre change de langage devant ceux qui furent directement responsables de la mort de son maître. Mais en fait, ce n'est pas lui qui parle, mais l'Esprit Saint qui est en lui. C'est ce qui arrivera de la même façon au diacre Etienne - et je me dis facilement qu'en présence des ennemis de la foi, ou bien lorsqu'il y a danger, aussitôt l'Esprit Saint intervient pour soutenir le disciple en butte à la contradiction. Et c'est de tous les temps, cela vaut encore à ce jour - je me souviens des réponses que fit Jeanne d'Arc devant ses juges, qui lui tendirent en vain toute sorte de pièges. (Et, plus tard, la petite Bernadette Soubirous que les autorités locales essayèrent de piéger en l'incidant se contredire ?) De fait, c'est un langage sans réplique que tient Pierre, ce n'est pas tant une réponse que l'énoncé de la foi renouvelée par le Christ. Du fait de la conversion de cinq mille juifs à la nouvelle doctrine, il est évident que le conseil des prêtres et des anciens prend peur - d'où ,d'office, l'arrestation et la mise au secret. C'est le début...
Tout à l'inverse, il y a la liberté, la douceur et la familiarité de la rencontre avec le Seigneur auprès du lac de Tibériade. Notre prêtre s'est lancé dans le décryptage des symboles : il fallait jeter le filet à droite de la barque, car la droite est "le lieu de la puissance du roi" * Quant au repas qu'ils font tous ensemble, il a vu dans le feu de braises sur la terre, l'un des quatre éléments... mais ces quatre éléments sont issus de philosophes grecs. Rien, par contre à propos du nombre de poissons - pourquoi Jean cite-t-il donc le chiffre de cent cinquante-trois ? Ce que j'ai remarqué surtout, c'est que les disciples "savent" que c'est le Seigneur, ils n'ont plus besoin de distinguer les traits de son visage, mais ils ont déjà de lui la "reconnaissance intérieure". Lorsque je suis sorti, j'ai prié de reconnaître le Christ dans chaque 'prochain' que je rencontrerai aujourd'hui - et cela m'a semblé "juste et bon".
------
* Psaume 109 :
Oracle du Seigneur à mon seigneur :
" Siège à ma droite,
et je ferai de tes ennemis
le marchepied de ton trône. "
Comme Pierre et Jean parlaient encore au peuple dans le Temple, les prêtres intervinrent, avec le commandant de la garde du Temple et les sadducéens. Ils ne pouvaient souffrir de les voir enseigner leur doctrine au peuple et annoncer, dans la personne de Jésus, la résurrection. Ils les firent arrêter et mettre au cachot jusqu'au lendemain, car il était déjà tard.
Or, beaucoup de ceux qui avaient entendu la Parole devinrent croyants ; à ne compter que les hommes, il y en avait environ cinq mille.
Le lendemain il y eut une réunion des chefs du peuple, des anciens et des scribes à Jérusalem. Il y avait là Anne le grand prêtre, Caïphe, Jean, Alexandre, et tous ceux qui appartenaient aux familles de grands prêtres.
Ils firent comparaître Pierre et Jean et se mirent à les interroger : « Par quelle puissance, par le nom de qui, avez-vous fait cette guérison ? »
Alors Pierre, rempli de l'Esprit Saint, leur déclara : « Chefs du peuple et anciens,
nous sommes interrogés aujourd'hui pour avoir fait du bien à un infirme, et l'on nous demande comment cet homme a été sauvé. Sachez-le donc, vous tous, ainsi que tout le peuple d'Israël : c'est grâce au nom de Jésus le Nazaréen, crucifié par vous, ressuscité par Dieu, c'est grâce à lui que cet homme se trouve là devant vous, guéri. Ce Jésus, il est la pierre que vous aviez rejetée, vous les bâtisseurs, et il est devenu la pierre d'angle. En dehors de lui, il n'y a pas de salut. Et son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver. »
Psaume 118(117),1-2.4.22-24.25-26.
La pierre qu'ont rejetée les bâtisseurs
est devenue la pierre d'angle :
c'est là l'œuvre du Seigneur,
la merveille devant nos yeux.
Voici le jour que fit le Seigneur,
qu'il soit pour nous jour de fête et de joie !
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,1-14.
Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment. Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples. Simon-Pierre leur dit : « Je m'en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.
Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » Ils lui répondent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons ; la terre n'était qu'à une centaine de mètres.
En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré. Jésus dit alors : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson.
C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.
Cy Aelf, Paris
Dans ce passage des Actes des Apôtres, Pierre change de langage devant ceux qui furent directement responsables de la mort de son maître. Mais en fait, ce n'est pas lui qui parle, mais l'Esprit Saint qui est en lui. C'est ce qui arrivera de la même façon au diacre Etienne - et je me dis facilement qu'en présence des ennemis de la foi, ou bien lorsqu'il y a danger, aussitôt l'Esprit Saint intervient pour soutenir le disciple en butte à la contradiction. Et c'est de tous les temps, cela vaut encore à ce jour - je me souviens des réponses que fit Jeanne d'Arc devant ses juges, qui lui tendirent en vain toute sorte de pièges. (Et, plus tard, la petite Bernadette Soubirous que les autorités locales essayèrent de piéger en l'incidant se contredire ?) De fait, c'est un langage sans réplique que tient Pierre, ce n'est pas tant une réponse que l'énoncé de la foi renouvelée par le Christ. Du fait de la conversion de cinq mille juifs à la nouvelle doctrine, il est évident que le conseil des prêtres et des anciens prend peur - d'où ,d'office, l'arrestation et la mise au secret. C'est le début...
Tout à l'inverse, il y a la liberté, la douceur et la familiarité de la rencontre avec le Seigneur auprès du lac de Tibériade. Notre prêtre s'est lancé dans le décryptage des symboles : il fallait jeter le filet à droite de la barque, car la droite est "le lieu de la puissance du roi" * Quant au repas qu'ils font tous ensemble, il a vu dans le feu de braises sur la terre, l'un des quatre éléments... mais ces quatre éléments sont issus de philosophes grecs. Rien, par contre à propos du nombre de poissons - pourquoi Jean cite-t-il donc le chiffre de cent cinquante-trois ? Ce que j'ai remarqué surtout, c'est que les disciples "savent" que c'est le Seigneur, ils n'ont plus besoin de distinguer les traits de son visage, mais ils ont déjà de lui la "reconnaissance intérieure". Lorsque je suis sorti, j'ai prié de reconnaître le Christ dans chaque 'prochain' que je rencontrerai aujourd'hui - et cela m'a semblé "juste et bon".
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* Psaume 109 :
Oracle du Seigneur à mon seigneur :
" Siège à ma droite,
et je ferai de tes ennemis
le marchepied de ton trône. "
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Samedi de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 4,13-21.
Les membres du grand conseil d'Israël étaient surpris en voyant l'assurance de Pierre et de Jean, et en constatant que c'étaient des hommes quelconques et sans instruction. Ils reconnaissaient en eux des compagnons de Jésus, ils regardaient debout près d'eux l'homme qui avait été guéri, et ils ne trouvaient rien à dire contre eux.
Après leur avoir ordonné de quitter la salle du conseil, ils se mirent à délibérer :
« Qu'allons-nous faire de ces gens-là ? Certes, un miracle notoire a été opéré par eux, c'est évident pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons pas le nier. Mais il faut en limiter les conséquences dans le peuple ; nous allons donc les menacer pour qu'ils ne prononcent plus ce nom devant personne. »
Ayant rappelé Pierre et Jean, ils leur interdirent formellement de proclamer ou d'enseigner le nom de Jésus. Ceux-ci leur répliquèrent : « Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d'écouter Dieu ? A vous de juger.
Quant à nous, il nous est impossible de ne pas dire ce que nous avons vu et entendu. » Après de nouvelles menaces, on les relâcha ; en effet, à cause du peuple, on ne voyait pas comment les punir, car tout le monde rendait gloire à Dieu pour ce qui était arrivé.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,9-15.
Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ils refusèrent de croire. Après cela, il se manifesta sous un aspect inhabituel à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table : il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité. Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.
Les deux textes de ce samedi nous parlent de notre rapport à Dieu et de nos difficultés de croire. Dans les Actes des Apôtres, le grand conseil d'Israël, se cabre encore devant l'extraordinaire nouveauté de l'Evangile et refuse l'évidence - comme ils le faisaient déjà en face de Jésus. N'avaient-ils pas songé à faire mourir Lazare que Jésus venait de ressusciter ! Mais à cause de la foule, la même dont ils s'étaient servi pour arracher à Pilate la mise en croix du messie, ils doivent se contenter de menaces. Leur pouvoir, dès ce moment, va commencer de s'effriter peu à peu.
Dans l'Evangile, saint Marc, toujours très concis -mais toujours aussi riche, semble nous montrer comment Jésus ressuscité, pour vaincre l'incrédulité des onze, est passé par des messagers: Marie-Madeleine, d'abord, puis les disciples d'Emmaüs. Mais n'aurait-il pas pu apparaître d'emblée au groupe réuni ? C'est ce qui nous paraît simple, logique et évident. Mais le Seigneur ne veut pas d'une foi qui se nourrirait seulement de signes extraordinaires. Il réconforte d'emblée l'âme de Marie Madeleine, toute déchirée d'amour et lui confie une mission d'abord pour la remettre debout; ensuite, il va passer par les deux disciples qui s'efforçaient de comprendre les évènements; et enfin seulement, il se montre, tout vivant, avec ses plaies - et se nourrit devant eux après avoir franchi les murs où ils se tenaient cloîtrés.
Que puis-je retirer de cet Evangile ? Qu'une foi bien établie naît d'abord de l'Amour qui a rejailli dans un coeur inconsolable (car cela traduit bien le moment de ma propre conversion); ensuite, il y a le temps de la compréhension - c'est celle de la recherche dans les Ecritures, de la lecture de la vie des saints, du retour aux sacrements; pour aboutir enfin à la mise en oeuvre : au témoignage par tout l'être et par la vie entière - c'est l'engagement dans le monde. Je crois d'ailleurs qu'un vrai disciple doit nourrir sa vie intérieure sur ses trois plans: le coeur, l'esprit, le geste.
Les membres du grand conseil d'Israël étaient surpris en voyant l'assurance de Pierre et de Jean, et en constatant que c'étaient des hommes quelconques et sans instruction. Ils reconnaissaient en eux des compagnons de Jésus, ils regardaient debout près d'eux l'homme qui avait été guéri, et ils ne trouvaient rien à dire contre eux.
Après leur avoir ordonné de quitter la salle du conseil, ils se mirent à délibérer :
« Qu'allons-nous faire de ces gens-là ? Certes, un miracle notoire a été opéré par eux, c'est évident pour tous les habitants de Jérusalem, et nous ne pouvons pas le nier. Mais il faut en limiter les conséquences dans le peuple ; nous allons donc les menacer pour qu'ils ne prononcent plus ce nom devant personne. »
Ayant rappelé Pierre et Jean, ils leur interdirent formellement de proclamer ou d'enseigner le nom de Jésus. Ceux-ci leur répliquèrent : « Est-il juste devant Dieu de vous écouter, plutôt que d'écouter Dieu ? A vous de juger.
Quant à nous, il nous est impossible de ne pas dire ce que nous avons vu et entendu. » Après de nouvelles menaces, on les relâcha ; en effet, à cause du peuple, on ne voyait pas comment les punir, car tout le monde rendait gloire à Dieu pour ce qui était arrivé.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 16,9-15.
Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons. Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient. Quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ils refusèrent de croire. Après cela, il se manifesta sous un aspect inhabituel à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne. Ceux-ci revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table : il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité. Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.
Les deux textes de ce samedi nous parlent de notre rapport à Dieu et de nos difficultés de croire. Dans les Actes des Apôtres, le grand conseil d'Israël, se cabre encore devant l'extraordinaire nouveauté de l'Evangile et refuse l'évidence - comme ils le faisaient déjà en face de Jésus. N'avaient-ils pas songé à faire mourir Lazare que Jésus venait de ressusciter ! Mais à cause de la foule, la même dont ils s'étaient servi pour arracher à Pilate la mise en croix du messie, ils doivent se contenter de menaces. Leur pouvoir, dès ce moment, va commencer de s'effriter peu à peu.
Dans l'Evangile, saint Marc, toujours très concis -mais toujours aussi riche, semble nous montrer comment Jésus ressuscité, pour vaincre l'incrédulité des onze, est passé par des messagers: Marie-Madeleine, d'abord, puis les disciples d'Emmaüs. Mais n'aurait-il pas pu apparaître d'emblée au groupe réuni ? C'est ce qui nous paraît simple, logique et évident. Mais le Seigneur ne veut pas d'une foi qui se nourrirait seulement de signes extraordinaires. Il réconforte d'emblée l'âme de Marie Madeleine, toute déchirée d'amour et lui confie une mission d'abord pour la remettre debout; ensuite, il va passer par les deux disciples qui s'efforçaient de comprendre les évènements; et enfin seulement, il se montre, tout vivant, avec ses plaies - et se nourrit devant eux après avoir franchi les murs où ils se tenaient cloîtrés.
Que puis-je retirer de cet Evangile ? Qu'une foi bien établie naît d'abord de l'Amour qui a rejailli dans un coeur inconsolable (car cela traduit bien le moment de ma propre conversion); ensuite, il y a le temps de la compréhension - c'est celle de la recherche dans les Ecritures, de la lecture de la vie des saints, du retour aux sacrements; pour aboutir enfin à la mise en oeuvre : au témoignage par tout l'être et par la vie entière - c'est l'engagement dans le monde. Je crois d'ailleurs qu'un vrai disciple doit nourrir sa vie intérieure sur ses trois plans: le coeur, l'esprit, le geste.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Dimanche - Fête de la miséricorde divine
Livre des Actes des Apôtres 5,12-16.
À Jérusalem, par les mains des Apôtres, beaucoup de signes et de prodiges se réalisaient dans le peuple. Tous les croyants, d’un seul cœur, se tenaient sous la colonnade de Salomon. Personne d'autre n'osait se joindre à eux ; cependant tout le peuple faisait leur éloge, et des hommes et des femmes de plus en plus nombreux adhéraient au Seigneur par la foi. On allait jusqu'à sortir les malades sur les places, en les mettant sur des lits et des brancards : ainsi, quand Pierre passerait, il toucherait l'un ou l'autre de son ombre. Et même, une foule venue des villages voisins de Jérusalem amenait des gens malades ou tourmentés par des esprits mauvais. Et tous, ils étaient guéris.
Livre de l'Apocalypse 1,9-11a.12-13.17-19.
Quand je le vis, je tombai comme mort à ses pieds, mais il posa sur moi sa main droite, en disant : « Sois sans crainte. Je suis le Premier et le Dernier, je suis le Vivant : j'étais mort, mais me voici vivant pour les siècles des siècles, et je détiens les clés de la mort et du séjour des morts.
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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,19-31.
C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »
Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »
Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.
"Confitemini Domino quoniam bonus, quoniam in saeculum misericordia eius", "Rendez grâce à Yahvé, car il est bon, car éternel est son amour!" (Ps 118, 1). C'est ce que chante l'Eglise en l'Octave de Pâques, recueillant presque des lèvres du Christ ces paroles du Psaume; des lèvres du Christ ressuscité, qui dans le Cénacle, apporte la grande annonce de la miséricorde divine et en confie le ministère aux apôtres: "Paix à vous! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie [...] Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus" (Jn 20, 21-23).
Avant de prononcer ces paroles, Jésus montre ses mains et son côté. C'est-à-dire qu'il montre les blessures de la Passion, en particulier la blessure du coeur, source d'où jaillit la grande vague de miséricorde qui se déverse sur l'humanité. De ce coeur, Soeur Faustyna Kowalska, la bienheureuse que dorénavant nous appellerons sainte, verra partir deux faisceaux de lumière qui illuminent le monde. "Les deux rayons, lui expliqua un jour Jésus lui-même, représentent le sang et l'eau" (Journal, Librairie éditrice vaticane, p. 132).
Sang et eau! La pensée s'envole vers le témoignage de l'évangéliste Jean, qui, lorsqu'un soldat sur le Calvaire frappa de sa lance le côté du Christ, en vit sortir "du sang et de l'eau" (cf. Jn 19, 34). Et si le sang évoque le sacrifice de la croix et le don eucharistique, l'eau, dans la symbolique de Jean, rappelle non seulement le Baptême, mais également le don de l'Esprit Saint (cf. Jn 3, 5; 4, 14; 7, 37-39).
A travers le coeur du Christ crucifié, la miséricorde divine atteint les hommes: "Ma Fille, dis que je suis l'Amour et la Miséricorde en personne", demandera Jésus à Soeur Faustyna (Journal, 374). Cette miséricorde, le Christ la diffuse sur l'humanité à travers l'envoi de l'Esprit qui, dans la Trinité, est la Personne-Amour. Et la miséricorde n'est-elle pas le "second nom" de l'amour (cf. Dives in misericordia, n. 7), saisi dans son aspect le plus profond et le plus tendre, dans son aptitude à se charger de chaque besoin, en particulier dans son immense capacité de pardon?
Aujourd'hui, ma joie est véritablement grande de proposer à toute l'Eglise, qui est presque un don de Dieu pour notre temps, la vie et le témoignage de Soeur Faustyna Kowalska. La Divine Providence a voulu que la vie de cette humble fille de la Pologne soit totalement liée à l'histoire du vingtième siècle, le siècle que nous venons de quitter. C'est, en effet, entre la Première et la Seconde Guerre mondiale que le Christ lui a confié son message de miséricorde. Ceux qui se souviennent, qui furent témoins et qui prirent part aux événements de ces années et des atroces souffrances qui en découlèrent pour des millions d'hommes, savent bien combien le message de la miséricorde était nécessaire.
Jésus dit à Soeur Faustyna: "L'humanité n'aura de paix que lorsqu'elle s'adressera avec confiance à la Divine Miséricorde" (Journal, p. 132). A travers l'oeuvre de la religieuse polonaise, ce message s'est lié à jamais au vingtième siècle, dernier du second millénaire et pont vers le troisième millénaire. Il ne s'agit pas d'un message nouveau, mais on peut le considérer comme un don d'illumination particulière, qui nous aide à revivre plus intensément l'Evangile de Pâques, pour l'offrir comme un rayon de lumière aux hommes et aux femmes de notre temps.
Que nous apporteront les années qui s'ouvrent à nous? Quel sera l'avenir de l'homme sur la terre? Nous ne pouvons pas le savoir. Il est toutefois certain qu'à côté de nouveaux progrès ne manqueront pas, malheureusement, les expériences douloureuses. Mais la lumière de la miséricorde divine, que le Seigneur a presque voulu remettre au monde à travers le charisme de Soeur Faustyna, illuminera le chemin des hommes du troisième millénaire.
Comme les Apôtres autrefois, il est toutefois nécessaire que l'humanité d'aujourd'hui accueille elle aussi dans le cénacle de l'histoire le Christ ressuscité, qui montre les blessures de sa crucifixion et répète: Paix à vous! Il faut que l'humanité se laisse atteindre et imprégner par l'Esprit que le Christ ressuscité lui donne. C'est l'Esprit qui guérit les blessures du coeur, abat les barrières qui nous éloignent de Dieu et qui nous divisent entre nous, restitue la joie de l'amour du Père et celle de l'unité fraternelle.
Il est alors important que nous recevions entièrement le message qui provient de la Parole de Dieu en ce deuxième Dimanche de Pâques, qui dorénavant, dans toute l'Eglise, prendra le nom de "Dimanche de la Miséricorde divine". Dans les diverses lectures, la liturgie semble désigner le chemin de la miséricorde qui, tandis qu'elle reconstruit le rapport de chacun avec Dieu, suscite également parmi les hommes de nouveaux rapports de solidarité fraternelle. Le Christ nous a enseigné que "l'homme non seulement reçoit et expérimente la miséricorde de Dieu, mais aussi qu'il est appelé à "faire miséricorde" aux autres: "Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde" (Mt 5, 7)" (Dives in misericordia, n. 14). Il nous a ensuite indiqué les multiples voies de la miséricorde, qui ne pardonne pas seulement les péchés, mais répond également à toutes les nécessités de l'homme. Jésus s'incline sur toute forme de pauvreté humaine, matérielle et spirituelle.
Son message de miséricorde continue de nous atteindre à travers le geste de ses mains tendues vers l'homme qui souffre. C'est ainsi que l'a vu et l'a annoncé aux hommes de tous les continents Soeur Faustyna, qui, cachée dans son couvent de Lagiewniki, à Cracovie, a fait de son existence un chant à la miséricorde: Misericordias Domini in aeternum cantabo.
Le Saint-Père a ensuite poursuivi en polonais:
La canonisation de Soeur Faustyna revêt une éloquence particulière: à travers cet acte, j'entends transmettre aujourd'hui ce message au nouveau millénaire. Je le transmets à tous les hommes afin qu'ils apprennent à connaître toujours mieux le véritable visage de Dieu et le véritable visage de leurs frères.
L'amour de Dieu et l'amour des frères sont en effet indissociables, comme nous l'a rappelé la première Epître de Jean: "Nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu à ce que nous aimons Dieu et que nous pratiquons ses commandements" (5, 2). L'Apôtre nous rappelle ici à la vérité de l'amour, nous montrant dans l'observance des commandements la mesure et le critère.
Il n'est pas facile, en effet, d'aimer d'un amour profond, fait de don authentique de soi. Cet amour ne s'apprend qu'à l'école de Dieu, à la chaleur de sa charité. En fixant le regard sur Lui, en nous syntonisant sur son coeur de Père, nous devenons capables de regarder nos frères avec des yeux nouveaux, dans une attitude de gratuité et de partage, de générosité et de pardon. Tout cela est la miséricorde!
Dans la mesure où l'humanité saura apprendre le secret de ce regard miséricordieux, la description idéale de la première lecture se révèle être une perspective réalisable: "La multitude des croyants n'avait qu'un coeur et qu'une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun" (Ac 4, 32). Ici, la miséricorde du coeur est devenue également un style de rapports, un projet de communauté, un partage de biens. Ici ont fleuri les "oeuvres de miséricorde" spirituelles et corporelles. Ici, la miséricorde est devenue une façon concrète d'être le "prochain" des frères les plus indigents.
Soeur Faustyna Kowalska a écrit dans son journal: "J'éprouve une douleur atroce, lorsque j'observe les souffrances du prochain. Toutes les souffrances du prochain se répercutent dans mon coeur; je porte dans mon coeur leurs angoisses, de sorte qu'elles m'anéantissent également physiquement. Je voudrais que toutes les douleurs retombent sur moi, pour soulager mon prochain" (Journal, p. 365). Voilà à quel point de partage conduit l'amour lorsqu'il se mesure à l'amour de Dieu!
C'est de cet amour que l'humanité d'aujourd'hui doit s'inspirer pour affronter la crise de sens, les défis des besoins les plus divers, en particulier l'exigence de sauvegarder la dignité de chaque personne humaine. Le message de la divine miséricorde est ainsi, de façon implicite, également un message sur la valeur de chaque homme. Chaque personne est précieuse aux yeux de Dieu, le Christ a donné sa vie pour chacun, le Père fait don à tous de son Esprit et offre l'accès à son intimité.
Ce message réconfortant s'adresse en particulier à celui qui, touché par une épreuve particulièrement dure ou écrasé par le poids des péchés commis, a perdu toute confiance dans la vie et est tenter de céder au désespoir. C'est à lui que se présente le visage doux du Christ, c'est sur lui qu'arrivent ces rayons qui partent de son coeur et qui illuminent, réchauffent, indiquent le chemin et diffusent l'espérance. Combien d'âmes a déjà réconforté l'invocation: "Jésus, j'ai confiance en Toi", que la Providence a suggérée à Soeur Faustyna! Cet acte simple d'abandon à Jésus dissipe les nuages les plus épais et fait pénétrer un rayon de lumière dans la vie de chacun.
Misericordia Domini in aeternum cantabo (Ps 88 [89], 2). A la voix de la Très sainte Vierge Marie, la "Mère de la miséricorde", à la voix de cette nouvelle sainte, qui dans la Jérusalem céleste chante la miséricorde avec tous les amis de Dieu, nous unissons nous aussi, Eglise en pèlerinage, notre voix.
Et toi, Faustyna, don de Dieu à notre temps, don de la terre de Pologne à toute l'Eglise, obtiens-nous de percevoir la profondeur de la miséricorde divine, aide-nous à en faire l'expérience vivante et à en témoigner à nos frères. Que ton message de lumière et d'espérance se diffuse dans le monde entier, pousse les pécheurs à la conversion, dissipe les rivalités et les haines, incite les hommes et les nations à la pratique de la fraternité. Aujourd'hui, en tournant le regard avec toi vers le visage du Christ ressuscité, nous faisons nôtre ta prière d'abandon confiant et nous disons avec une ferme espérance: Jésus, j'ai confiance en Toi!
Homélie du Pape Jean-Paul II pour la canonisation de soeur Faustine, le 30 avril 2000.
Je n'ai personnellement commencé à connaître le message de la Miséricorde divine qu'à partir de l'année 2004. La formation théologique, me fit faire - par le biais de la transcriptions de conférences - une exploration nouvelle des textes bibliques considérés sous l'angle de la l'oeuvre de la miséricorde dans l'histoire humaine. Elle était accompagnée d'une règle de vie, à laquelle je veille toujours, car elle a été, pour moi, source de multiples grâces.
Inscrit au cours du mois d'avril, je fis le 13 mai de cette année-là l'objet d'une guérison complète de ma tabagie. D'un seul coup, je fus totalement débarrassé de ce poison. Ce jour-là, en une seule après-midi de souffrance de manque, j'ai été guéri de l'addiction au tabac. Mais c'est seulement après quelques semaines que je me suis rendu compte que je ne saurais plus jamais boire un verre de bière. J'avais donc été guéri deux fois et je me dis chaque jour que j'ignore encore jusqu'à quel endroit de mon être, la miséricorde de Jésus m'a pénétré: qui sait, qui peut le dire ?
J'ai également constaté ceci : que la toute petite oraison "Jésus, j'ai confiance en Toi !" par laquelle s'achève le chapelet de la miséricorde, est de celles que j'oubliais fréquemment. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que les hommes de notre temps ont plus en eux la crainte de Dieu, la crainte de la justice divine, plutôt que la confiance en son amour de miséricorde. Cette crainte ne serait-elle pas la trace du péché originel ?
Il existe de nos jours une multitude de petits prophètes auto-proclamés qui nous annoncent que le temps de la patience de Dieu s'achève et que vient "le temps de la justice" - j'ai même lu que le tiers des habitants de la planète périrait au cours d'un "avertissement" donné par Dieu à l'humanité pécheresse. Celles et ceux qui adoptent pour vraies ces prophéties de jugement et de destruction se rendent-ils bien compte qu'ils font le jeu de l'Adversaire ? Quiconque vient à Dieu par la peur ne fait que suivre un berger mercenaire - lequel n'a aucun soin des brebis:
"Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance.Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, qui n'est pas le berger, et à qui n'appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis, et prend la fuite; et le loup les ravit et les disperse. Le mercenaire s'enfuit, parce qu'il est mercenaire, et qu'il ne se met point en peine des brebis. Je suis le bon berger." (St Jean, 10)
Il est possible que nous ayons à revivre des temps très difficiles du fait de l'âpreté au gain d'un petit nombre d'hommes qui adorent Mammon - et du mépris des valeurs de la famille et de la vie que des politiciens dévoyés ont érigé en monument déologique pour notre temps. Mais prétendre que le "bras de Dieu" va frapper et balayer l'humanité, c'est adopter le langage du diable, lui qui est menteur et assassin dès le commencement du temps. Mais bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !
À Jérusalem, par les mains des Apôtres, beaucoup de signes et de prodiges se réalisaient dans le peuple. Tous les croyants, d’un seul cœur, se tenaient sous la colonnade de Salomon. Personne d'autre n'osait se joindre à eux ; cependant tout le peuple faisait leur éloge, et des hommes et des femmes de plus en plus nombreux adhéraient au Seigneur par la foi. On allait jusqu'à sortir les malades sur les places, en les mettant sur des lits et des brancards : ainsi, quand Pierre passerait, il toucherait l'un ou l'autre de son ombre. Et même, une foule venue des villages voisins de Jérusalem amenait des gens malades ou tourmentés par des esprits mauvais. Et tous, ils étaient guéris.
Livre de l'Apocalypse 1,9-11a.12-13.17-19.
Quand je le vis, je tombai comme mort à ses pieds, mais il posa sur moi sa main droite, en disant : « Sois sans crainte. Je suis le Premier et le Dernier, je suis le Vivant : j'étais mort, mais me voici vivant pour les siècles des siècles, et je détiens les clés de la mort et du séjour des morts.
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Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 20,19-31.
C'était après la mort de Jésus, le soir du premier jour de la semaine. Les disciples avaient verrouillé les portes du lieu où ils étaient, car ils avaient peur des Juifs. Jésus vint, et il était là au milieu d'eux. Il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Après cette parole, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur. Jésus leur dit de nouveau : « La paix soit avec vous ! De même que le Père m'a envoyé, moi aussi, je vous envoie. »
Ayant ainsi parlé, il répandit sur eux son souffle et il leur dit : « Recevez l'Esprit Saint. Tout homme à qui vous remettrez ses péchés, ils lui seront remis ; tout homme à qui vous maintiendrez ses péchés, ils lui seront maintenus. »
Or, l'un des Douze, Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) n'était pas avec eux quand Jésus était venu. Les autres disciples lui disaient : « Nous avons vu le Seigneur ! » Mais il leur déclara : « Si je ne vois pas dans ses mains la marque des clous, si je ne mets pas mon doigt à l'endroit des clous, si je ne mets pas la main dans son côté, non, je ne croirai pas ! »
Huit jours plus tard, les disciples se trouvaient de nouveau dans la maison, et Thomas était avec eux. Jésus vient, alors que les portes étaient verrouillées, et il était là au milieu d'eux. Il dit : « La paix soit avec vous ! »
Puis il dit à Thomas : « Avance ton doigt ici, et vois mes mains ; avance ta main, et mets-la dans mon côté : cesse d'être incrédule, sois croyant. »
Thomas lui dit alors : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus lui dit : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. »
Il y a encore beaucoup d'autres signes que Jésus a faits en présence des disciples et qui ne sont pas mis par écrit dans ce livre. Mais ceux-là y ont été mis afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom.
"Confitemini Domino quoniam bonus, quoniam in saeculum misericordia eius", "Rendez grâce à Yahvé, car il est bon, car éternel est son amour!" (Ps 118, 1). C'est ce que chante l'Eglise en l'Octave de Pâques, recueillant presque des lèvres du Christ ces paroles du Psaume; des lèvres du Christ ressuscité, qui dans le Cénacle, apporte la grande annonce de la miséricorde divine et en confie le ministère aux apôtres: "Paix à vous! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie [...] Recevez l'Esprit Saint. Ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis; ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus" (Jn 20, 21-23).
Avant de prononcer ces paroles, Jésus montre ses mains et son côté. C'est-à-dire qu'il montre les blessures de la Passion, en particulier la blessure du coeur, source d'où jaillit la grande vague de miséricorde qui se déverse sur l'humanité. De ce coeur, Soeur Faustyna Kowalska, la bienheureuse que dorénavant nous appellerons sainte, verra partir deux faisceaux de lumière qui illuminent le monde. "Les deux rayons, lui expliqua un jour Jésus lui-même, représentent le sang et l'eau" (Journal, Librairie éditrice vaticane, p. 132).
Sang et eau! La pensée s'envole vers le témoignage de l'évangéliste Jean, qui, lorsqu'un soldat sur le Calvaire frappa de sa lance le côté du Christ, en vit sortir "du sang et de l'eau" (cf. Jn 19, 34). Et si le sang évoque le sacrifice de la croix et le don eucharistique, l'eau, dans la symbolique de Jean, rappelle non seulement le Baptême, mais également le don de l'Esprit Saint (cf. Jn 3, 5; 4, 14; 7, 37-39).
A travers le coeur du Christ crucifié, la miséricorde divine atteint les hommes: "Ma Fille, dis que je suis l'Amour et la Miséricorde en personne", demandera Jésus à Soeur Faustyna (Journal, 374). Cette miséricorde, le Christ la diffuse sur l'humanité à travers l'envoi de l'Esprit qui, dans la Trinité, est la Personne-Amour. Et la miséricorde n'est-elle pas le "second nom" de l'amour (cf. Dives in misericordia, n. 7), saisi dans son aspect le plus profond et le plus tendre, dans son aptitude à se charger de chaque besoin, en particulier dans son immense capacité de pardon?
Aujourd'hui, ma joie est véritablement grande de proposer à toute l'Eglise, qui est presque un don de Dieu pour notre temps, la vie et le témoignage de Soeur Faustyna Kowalska. La Divine Providence a voulu que la vie de cette humble fille de la Pologne soit totalement liée à l'histoire du vingtième siècle, le siècle que nous venons de quitter. C'est, en effet, entre la Première et la Seconde Guerre mondiale que le Christ lui a confié son message de miséricorde. Ceux qui se souviennent, qui furent témoins et qui prirent part aux événements de ces années et des atroces souffrances qui en découlèrent pour des millions d'hommes, savent bien combien le message de la miséricorde était nécessaire.
Jésus dit à Soeur Faustyna: "L'humanité n'aura de paix que lorsqu'elle s'adressera avec confiance à la Divine Miséricorde" (Journal, p. 132). A travers l'oeuvre de la religieuse polonaise, ce message s'est lié à jamais au vingtième siècle, dernier du second millénaire et pont vers le troisième millénaire. Il ne s'agit pas d'un message nouveau, mais on peut le considérer comme un don d'illumination particulière, qui nous aide à revivre plus intensément l'Evangile de Pâques, pour l'offrir comme un rayon de lumière aux hommes et aux femmes de notre temps.
Que nous apporteront les années qui s'ouvrent à nous? Quel sera l'avenir de l'homme sur la terre? Nous ne pouvons pas le savoir. Il est toutefois certain qu'à côté de nouveaux progrès ne manqueront pas, malheureusement, les expériences douloureuses. Mais la lumière de la miséricorde divine, que le Seigneur a presque voulu remettre au monde à travers le charisme de Soeur Faustyna, illuminera le chemin des hommes du troisième millénaire.
Comme les Apôtres autrefois, il est toutefois nécessaire que l'humanité d'aujourd'hui accueille elle aussi dans le cénacle de l'histoire le Christ ressuscité, qui montre les blessures de sa crucifixion et répète: Paix à vous! Il faut que l'humanité se laisse atteindre et imprégner par l'Esprit que le Christ ressuscité lui donne. C'est l'Esprit qui guérit les blessures du coeur, abat les barrières qui nous éloignent de Dieu et qui nous divisent entre nous, restitue la joie de l'amour du Père et celle de l'unité fraternelle.
Il est alors important que nous recevions entièrement le message qui provient de la Parole de Dieu en ce deuxième Dimanche de Pâques, qui dorénavant, dans toute l'Eglise, prendra le nom de "Dimanche de la Miséricorde divine". Dans les diverses lectures, la liturgie semble désigner le chemin de la miséricorde qui, tandis qu'elle reconstruit le rapport de chacun avec Dieu, suscite également parmi les hommes de nouveaux rapports de solidarité fraternelle. Le Christ nous a enseigné que "l'homme non seulement reçoit et expérimente la miséricorde de Dieu, mais aussi qu'il est appelé à "faire miséricorde" aux autres: "Bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde" (Mt 5, 7)" (Dives in misericordia, n. 14). Il nous a ensuite indiqué les multiples voies de la miséricorde, qui ne pardonne pas seulement les péchés, mais répond également à toutes les nécessités de l'homme. Jésus s'incline sur toute forme de pauvreté humaine, matérielle et spirituelle.
Son message de miséricorde continue de nous atteindre à travers le geste de ses mains tendues vers l'homme qui souffre. C'est ainsi que l'a vu et l'a annoncé aux hommes de tous les continents Soeur Faustyna, qui, cachée dans son couvent de Lagiewniki, à Cracovie, a fait de son existence un chant à la miséricorde: Misericordias Domini in aeternum cantabo.
Le Saint-Père a ensuite poursuivi en polonais:
La canonisation de Soeur Faustyna revêt une éloquence particulière: à travers cet acte, j'entends transmettre aujourd'hui ce message au nouveau millénaire. Je le transmets à tous les hommes afin qu'ils apprennent à connaître toujours mieux le véritable visage de Dieu et le véritable visage de leurs frères.
L'amour de Dieu et l'amour des frères sont en effet indissociables, comme nous l'a rappelé la première Epître de Jean: "Nous reconnaissons que nous aimons les enfants de Dieu à ce que nous aimons Dieu et que nous pratiquons ses commandements" (5, 2). L'Apôtre nous rappelle ici à la vérité de l'amour, nous montrant dans l'observance des commandements la mesure et le critère.
Il n'est pas facile, en effet, d'aimer d'un amour profond, fait de don authentique de soi. Cet amour ne s'apprend qu'à l'école de Dieu, à la chaleur de sa charité. En fixant le regard sur Lui, en nous syntonisant sur son coeur de Père, nous devenons capables de regarder nos frères avec des yeux nouveaux, dans une attitude de gratuité et de partage, de générosité et de pardon. Tout cela est la miséricorde!
Dans la mesure où l'humanité saura apprendre le secret de ce regard miséricordieux, la description idéale de la première lecture se révèle être une perspective réalisable: "La multitude des croyants n'avait qu'un coeur et qu'une âme. Nul ne disait sien ce qui lui appartenait, mais entre eux tout était commun" (Ac 4, 32). Ici, la miséricorde du coeur est devenue également un style de rapports, un projet de communauté, un partage de biens. Ici ont fleuri les "oeuvres de miséricorde" spirituelles et corporelles. Ici, la miséricorde est devenue une façon concrète d'être le "prochain" des frères les plus indigents.
Soeur Faustyna Kowalska a écrit dans son journal: "J'éprouve une douleur atroce, lorsque j'observe les souffrances du prochain. Toutes les souffrances du prochain se répercutent dans mon coeur; je porte dans mon coeur leurs angoisses, de sorte qu'elles m'anéantissent également physiquement. Je voudrais que toutes les douleurs retombent sur moi, pour soulager mon prochain" (Journal, p. 365). Voilà à quel point de partage conduit l'amour lorsqu'il se mesure à l'amour de Dieu!
C'est de cet amour que l'humanité d'aujourd'hui doit s'inspirer pour affronter la crise de sens, les défis des besoins les plus divers, en particulier l'exigence de sauvegarder la dignité de chaque personne humaine. Le message de la divine miséricorde est ainsi, de façon implicite, également un message sur la valeur de chaque homme. Chaque personne est précieuse aux yeux de Dieu, le Christ a donné sa vie pour chacun, le Père fait don à tous de son Esprit et offre l'accès à son intimité.
Ce message réconfortant s'adresse en particulier à celui qui, touché par une épreuve particulièrement dure ou écrasé par le poids des péchés commis, a perdu toute confiance dans la vie et est tenter de céder au désespoir. C'est à lui que se présente le visage doux du Christ, c'est sur lui qu'arrivent ces rayons qui partent de son coeur et qui illuminent, réchauffent, indiquent le chemin et diffusent l'espérance. Combien d'âmes a déjà réconforté l'invocation: "Jésus, j'ai confiance en Toi", que la Providence a suggérée à Soeur Faustyna! Cet acte simple d'abandon à Jésus dissipe les nuages les plus épais et fait pénétrer un rayon de lumière dans la vie de chacun.
Misericordia Domini in aeternum cantabo (Ps 88 [89], 2). A la voix de la Très sainte Vierge Marie, la "Mère de la miséricorde", à la voix de cette nouvelle sainte, qui dans la Jérusalem céleste chante la miséricorde avec tous les amis de Dieu, nous unissons nous aussi, Eglise en pèlerinage, notre voix.
Et toi, Faustyna, don de Dieu à notre temps, don de la terre de Pologne à toute l'Eglise, obtiens-nous de percevoir la profondeur de la miséricorde divine, aide-nous à en faire l'expérience vivante et à en témoigner à nos frères. Que ton message de lumière et d'espérance se diffuse dans le monde entier, pousse les pécheurs à la conversion, dissipe les rivalités et les haines, incite les hommes et les nations à la pratique de la fraternité. Aujourd'hui, en tournant le regard avec toi vers le visage du Christ ressuscité, nous faisons nôtre ta prière d'abandon confiant et nous disons avec une ferme espérance: Jésus, j'ai confiance en Toi!
Homélie du Pape Jean-Paul II pour la canonisation de soeur Faustine, le 30 avril 2000.
Je n'ai personnellement commencé à connaître le message de la Miséricorde divine qu'à partir de l'année 2004. La formation théologique, me fit faire - par le biais de la transcriptions de conférences - une exploration nouvelle des textes bibliques considérés sous l'angle de la l'oeuvre de la miséricorde dans l'histoire humaine. Elle était accompagnée d'une règle de vie, à laquelle je veille toujours, car elle a été, pour moi, source de multiples grâces.
Inscrit au cours du mois d'avril, je fis le 13 mai de cette année-là l'objet d'une guérison complète de ma tabagie. D'un seul coup, je fus totalement débarrassé de ce poison. Ce jour-là, en une seule après-midi de souffrance de manque, j'ai été guéri de l'addiction au tabac. Mais c'est seulement après quelques semaines que je me suis rendu compte que je ne saurais plus jamais boire un verre de bière. J'avais donc été guéri deux fois et je me dis chaque jour que j'ignore encore jusqu'à quel endroit de mon être, la miséricorde de Jésus m'a pénétré: qui sait, qui peut le dire ?
J'ai également constaté ceci : que la toute petite oraison "Jésus, j'ai confiance en Toi !" par laquelle s'achève le chapelet de la miséricorde, est de celles que j'oubliais fréquemment. Pourquoi donc ? Tout simplement parce que les hommes de notre temps ont plus en eux la crainte de Dieu, la crainte de la justice divine, plutôt que la confiance en son amour de miséricorde. Cette crainte ne serait-elle pas la trace du péché originel ?
Il existe de nos jours une multitude de petits prophètes auto-proclamés qui nous annoncent que le temps de la patience de Dieu s'achève et que vient "le temps de la justice" - j'ai même lu que le tiers des habitants de la planète périrait au cours d'un "avertissement" donné par Dieu à l'humanité pécheresse. Celles et ceux qui adoptent pour vraies ces prophéties de jugement et de destruction se rendent-ils bien compte qu'ils font le jeu de l'Adversaire ? Quiconque vient à Dieu par la peur ne fait que suivre un berger mercenaire - lequel n'a aucun soin des brebis:
"Je suis la porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé; il entrera et il sortira, et il trouvera des pâturages. Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire; moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance.Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis. Mais le mercenaire, qui n'est pas le berger, et à qui n'appartiennent pas les brebis, voit venir le loup, abandonne les brebis, et prend la fuite; et le loup les ravit et les disperse. Le mercenaire s'enfuit, parce qu'il est mercenaire, et qu'il ne se met point en peine des brebis. Je suis le bon berger." (St Jean, 10)
Il est possible que nous ayons à revivre des temps très difficiles du fait de l'âpreté au gain d'un petit nombre d'hommes qui adorent Mammon - et du mépris des valeurs de la famille et de la vie que des politiciens dévoyés ont érigé en monument déologique pour notre temps. Mais prétendre que le "bras de Dieu" va frapper et balayer l'humanité, c'est adopter le langage du diable, lui qui est menteur et assassin dès le commencement du temps. Mais bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Mac
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Re: Dimanche - Fête de la miséricorde divine
Merci Etienne pour l'homélie très belle du Pape Jean Paul II et pour votre commentaire aussi.
Il y a un terme que je n'ai pas compris : en nous syntonisant . Sauriez-vous ce que cela veut dire svp? Merci.
Fraternellement.

Il y a un terme que je n'ai pas compris : en nous syntonisant . Sauriez-vous ce que cela veut dire svp? Merci.
Fraternellement.
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Aldous
- Barbarus

Re: Dimanche - Fête de la miséricorde divine
Attention de ne pas tomber dans l'excès inverse qu'il n'y aurait rien à craindre. C'est peut-être ce qui arrive à notre monde...etienne lorant a écrit :les hommes de notre temps ont plus en eux la crainte de Dieu, la crainte de la justice divine, plutôt que la confiance en son amour de miséricorde. Cette crainte ne serait-elle pas la trace du péché originel ?
...
Il est possible que nous ayons à revivre des temps très difficiles du fait de l'âpreté au gain d'un petit nombre d'hommes qui adorent Mammon - et du mépris des valeurs de la famille et de la vie que des politiciens dévoyés ont érigé en monument déologique pour notre temps. Mais prétendre que le "bras de Dieu" va frapper et balayer l'humanité, c'est adopter le langage du diable, lui qui est menteur et assassin dès le commencement du temps. Mais bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde !
Nous devons être miséricordieux mais aussi le sel de la Terre capable de dire halte là quand ça va trop loin...
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etienne lorant
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Re: Dimanche - Fête de la miséricorde divine
Syntoniser : mettre une personne en état de syntonie, en totale harmonie avec ses sentiments.Mac a écrit :Merci Etienne pour l'homélie très belle du Pape Jean Paul II et pour votre commentaire aussi.
Il y a un terme que je n'ai pas compris : en nous syntonisant . Sauriez-vous ce que cela veut dire svp? Merci.
Fraternellement.![]()
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: Dimanche - Fête de la miséricorde divine
Rome, 5 avril 2013 (Zenit.org) Anne Kurian
Le pape François inaugurera une place nouvellement dédiée à Jean-Paul II, au Latran, dimanche prochain, 7 avril 2013, dimanche « de la Miséricorde ».
Le pape prendra en effet "possession" ce jour-là de sa cathédrale, la basilique du Latran, à 17h30 (cf. Zenit du 27 mars 2013).
Une note de la préfecture de la Maison pontificale précise qu’avant la messe, aux environs de 17h, le pape François inaugurera une plaque qui dédiera à Jean-Paul II la place située en face du palais du vicariat : la place, qui s’appelait jusqu’à présent “Place Saint-Jean-du-Latran” deviendra désormais “Place bienheureux Jean-Paul II”.
Des personnalités civiles et ecclésiastiques assisteront à la cérémonie, parmi lesquelles le maire de Rome, Gianni Alemanno, deux adjoints et le cardinal vicaire, Mgr Agostino Vallini.
Ce geste symbolique aura lieu le « dimanche de la Miséricorde », dans l’octave de Pâques, fête instituée par Jean-Paul II lui-même en 2000 et il est décédé après les premières vêpres de ce dimanche, le 2 avril 2005.
( 5 avril 2013) © Innovative Media Inc.
Le pape François inaugurera une place nouvellement dédiée à Jean-Paul II, au Latran, dimanche prochain, 7 avril 2013, dimanche « de la Miséricorde ».
Le pape prendra en effet "possession" ce jour-là de sa cathédrale, la basilique du Latran, à 17h30 (cf. Zenit du 27 mars 2013).
Une note de la préfecture de la Maison pontificale précise qu’avant la messe, aux environs de 17h, le pape François inaugurera une plaque qui dédiera à Jean-Paul II la place située en face du palais du vicariat : la place, qui s’appelait jusqu’à présent “Place Saint-Jean-du-Latran” deviendra désormais “Place bienheureux Jean-Paul II”.
Des personnalités civiles et ecclésiastiques assisteront à la cérémonie, parmi lesquelles le maire de Rome, Gianni Alemanno, deux adjoints et le cardinal vicaire, Mgr Agostino Vallini.
Ce geste symbolique aura lieu le « dimanche de la Miséricorde », dans l’octave de Pâques, fête instituée par Jean-Paul II lui-même en 2000 et il est décédé après les premières vêpres de ce dimanche, le 2 avril 2005.
( 5 avril 2013) © Innovative Media Inc.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Dimanche - Fête de la miséricorde divine
Merci Etienne je comprends mieux ce qu'à voulu dire le Pape Jean Paul II.etienne lorant a écrit : Syntoniser : mettre une personne en état de syntonie, en totale harmonie avec ses sentiments.
Bon dimanche de la divine miséricorde
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Ange&
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Re: Dimanche - Fête de la miséricorde divine
etienne lorant a écrit :Livre des Actes des Apôtres 5,12-16.
...les hommes de notre temps ont plus en eux la crainte de Dieu, la crainte de la justice divine, plutôt que la confiance en son amour de miséricorde. Cette crainte ne serait-elle pas la trace du péché originel ?
Il existe de nos jours une multitude de petits prophètes auto-proclamés qui nous annoncent que le temps de la patience de Dieu s'achève et que vient "le temps de la justice" - j'ai même lu que le tiers des habitants de la planète périrait au cours d'un "avertissement" donné par Dieu à l'humanité pécheresse. Celles et ceux qui adoptent pour vraies ces prophéties de jugement et de destruction se rendent-ils bien compte qu'ils font le jeu de l'Adversaire ? Quiconque vient à Dieu par la peur ne fait que suivre un berger mercenaire - lequel n'a aucun soin des brebis:
Il est possible que nous ayons à revivre des temps très difficiles du fait de l'âpreté au gain d'un petit nombre d'hommes qui adorent Mammon - et du mépris des valeurs de la famille et de la vie que des politiciens dévoyés ont érigé en monument déologique pour notre temps. Mais prétendre que le "bras de Dieu" va frapper et balayer l'humanité, c'est adopter le langage du diable, lui qui est menteur et assassin dès le commencement du temps. Mais bienheureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde ![/color]
Je ne suis pas tout-à-fait d'accord avec vos affirmations.
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etienne lorant
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Re: Dimanche - Fête de la miséricorde divine
Ce qui est tout à fait normal. Si nous étions tout à fait d'accord entre nous, il ne serait même pas utile de discuter ! Si je songe pas à la destruction que pourrait faire Dieu de sa création et des êtres humains, c'est queje me rappelle aussi qu'après le déluge, Dieu a dit :Ange& a écrit :Je ne suis pas tout-à-fait d'accord avec vos affirmations.
Quand j'assemblerai des nuées au-dessus de la terre, l'arc apparaîtra dans la nue,
et je me souviendrai de mon alliance entre moi et vous et tout être vivant, de toute chair, et les eaux ne deviendront plus un déluge détruisant toute chair. L'arc sera dans la nue et, en le regardant, je me souviendrai de l'alliance éternelle qui existe entre Dieu et tous les êtres vivants, de toute chair, qui sont sur la terre. "
Genèse, chapitre 9
Ce sont les hommes qui tuent et qui détruisent, mais Dieu est amour. A quoi eût été bon le sacrifice de son Fils, si c'est pour de nouveau exterminer les deux tiers des hommes comme si la Croix n'avait servi à rien ?
Bref -
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: Dimanche - Fête de la miséricorde divine
"Nous devons avoir ce courage d’aller et d’annoncer le Christ ressuscité car Il est notre paix. Il a fait la paix par son amour, par son pardon, par son sang et par sa miséricorde."
En ce dimanche qui conclut l’Octave de Pâques, je renouvelle à tous mes vœux pascals avec les paroles mêmes de Jésus ressuscité : « La paix soit avec vous !» (Jn 20,19.21.26). Ce n’est pas un salut, ni un simple vœu : c’est un don, le don précieux que le Christ offre à ses disciples après être passé par la mort et les enfers.
Il donne la paix, comme il l’avait promis : « C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne ; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. » (Jn 14,27). Cette paix est le fruit de la victoire de l’amour de Dieu sur le mal, c’est le fruit du pardon. Et il en va ainsi : la vraie paix, la paix profonde, vient de l’expérience de la miséricorde de Dieu.
Aujourd’hui est le dimanche de la divine Miséricorde, par volonté du bienheureux Jean-Paul II (applaudissements), qui a d’ailleurs quitté ce monde en la veille de cette fête.
L’Evangile de Jean nous rapporte que Jésus apparaît deux fois aux Apôtres enfermés au Cénacle: la première, le soir même de la résurrection, alors que Thomas n’était pas là, lui qui a dit : Si je ne vois et si je ne touche pas, je ne croirai pas.
La seconde fois, huit jours plus tard, Thomas aussi était là. Et Jésus s’adressa à lui, l’invita à regarder les blessures, à les toucher ; et Thomas s’exclama : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20,28). Jésus lui dit alors : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (v. 29).
Et quels étaient ceux qui avaient cru sans voir ? D’autres disciples, d’autres hommes et femmes de Jérusalem qui, même sans avoir rencontré Jésus ressuscité, crurent sur le témoignage des Apôtres et des femmes.
C’est une parole très importante sur la foi, nous pouvons l’appeler la béatitude de la foi. Heureux ceux qui croient sans avoir vu, c’est la béatitude de la foi ! En tout temps et en tout lieu, Heureux ceux qui, à travers la Parole de Dieu, proclamée dans l’Eglise et témoignée par les chrétiens, croient que Jésus-Christ est l’amour de Dieu incarné, la Miséricorde incarnée. Et ceci vaut pour chacun de nous !
Avec la paix, Jésus donne aussi l’Esprit-Saint aux Apôtres, afin qu’ils puissent répandre dans le monde le pardon des péchés, ce pardon que seul Dieu peut donner, et qui a coûté le Sang du Fils (cf. Jn 20,21-23).
L’Eglise est envoyée par le Christ ressuscité pour transmettre aux hommes la rémission des péchés, et ainsi faire grandir le Règne de l’amour, semer la paix dans les coeurs, afin qu’elle s’affirme aussi dans les relations, dans les sociétés, dans les institutions.
Et l’Esprit du Christ ressuscité chasse la peur du cœur des Apôtres et les pousse à sortir du Cénacle pour porter l’Evangile. Ayons nous aussi plus de courage pour témoigner la foi dans le Christ ressuscité ! Nous ne devons pas avoir peur d’être chrétiens et de vivre en chrétiens !
Nous devons avoir ce courage d’aller et d’annoncer le Christ ressuscité car Il est notre paix. Il a fait la paix par son amour, par son pardon, par son sang et par sa miséricorde.
Chers amis, cet après-midi je célèbrerai l’Eucharistie dans la basilique de Saint-Jean-du-Latran, qui est la cathédrale de l’évêque de Rome. Prions ensemble la Vierge Marie, pour qu’elle nous aide, Evêque et Peuple, à cheminer dans la foi et dans la charité, en nous confiant toujours dans la miséricorde du Seigneur qui toujours nous attend, nous aime, qui nous a pardonné par son sang et nous pardonne chaque fois que nous allons à Lui demander le pardon. Ayons confiance dans sa miséricorde.
Traduction de Zenit, Anne Kurian
( 7 avril 2013) © Innovative Media Inc.
En ce dimanche qui conclut l’Octave de Pâques, je renouvelle à tous mes vœux pascals avec les paroles mêmes de Jésus ressuscité : « La paix soit avec vous !» (Jn 20,19.21.26). Ce n’est pas un salut, ni un simple vœu : c’est un don, le don précieux que le Christ offre à ses disciples après être passé par la mort et les enfers.
Il donne la paix, comme il l’avait promis : « C'est la paix que je vous laisse, c'est ma paix que je vous donne ; ce n'est pas à la manière du monde que je vous la donne. » (Jn 14,27). Cette paix est le fruit de la victoire de l’amour de Dieu sur le mal, c’est le fruit du pardon. Et il en va ainsi : la vraie paix, la paix profonde, vient de l’expérience de la miséricorde de Dieu.
Aujourd’hui est le dimanche de la divine Miséricorde, par volonté du bienheureux Jean-Paul II (applaudissements), qui a d’ailleurs quitté ce monde en la veille de cette fête.
L’Evangile de Jean nous rapporte que Jésus apparaît deux fois aux Apôtres enfermés au Cénacle: la première, le soir même de la résurrection, alors que Thomas n’était pas là, lui qui a dit : Si je ne vois et si je ne touche pas, je ne croirai pas.
La seconde fois, huit jours plus tard, Thomas aussi était là. Et Jésus s’adressa à lui, l’invita à regarder les blessures, à les toucher ; et Thomas s’exclama : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » (Jn 20,28). Jésus lui dit alors : « Parce que tu m'as vu, tu crois. Heureux ceux qui croient sans avoir vu. » (v. 29).
Et quels étaient ceux qui avaient cru sans voir ? D’autres disciples, d’autres hommes et femmes de Jérusalem qui, même sans avoir rencontré Jésus ressuscité, crurent sur le témoignage des Apôtres et des femmes.
C’est une parole très importante sur la foi, nous pouvons l’appeler la béatitude de la foi. Heureux ceux qui croient sans avoir vu, c’est la béatitude de la foi ! En tout temps et en tout lieu, Heureux ceux qui, à travers la Parole de Dieu, proclamée dans l’Eglise et témoignée par les chrétiens, croient que Jésus-Christ est l’amour de Dieu incarné, la Miséricorde incarnée. Et ceci vaut pour chacun de nous !
Avec la paix, Jésus donne aussi l’Esprit-Saint aux Apôtres, afin qu’ils puissent répandre dans le monde le pardon des péchés, ce pardon que seul Dieu peut donner, et qui a coûté le Sang du Fils (cf. Jn 20,21-23).
L’Eglise est envoyée par le Christ ressuscité pour transmettre aux hommes la rémission des péchés, et ainsi faire grandir le Règne de l’amour, semer la paix dans les coeurs, afin qu’elle s’affirme aussi dans les relations, dans les sociétés, dans les institutions.
Et l’Esprit du Christ ressuscité chasse la peur du cœur des Apôtres et les pousse à sortir du Cénacle pour porter l’Evangile. Ayons nous aussi plus de courage pour témoigner la foi dans le Christ ressuscité ! Nous ne devons pas avoir peur d’être chrétiens et de vivre en chrétiens !
Nous devons avoir ce courage d’aller et d’annoncer le Christ ressuscité car Il est notre paix. Il a fait la paix par son amour, par son pardon, par son sang et par sa miséricorde.
Chers amis, cet après-midi je célèbrerai l’Eucharistie dans la basilique de Saint-Jean-du-Latran, qui est la cathédrale de l’évêque de Rome. Prions ensemble la Vierge Marie, pour qu’elle nous aide, Evêque et Peuple, à cheminer dans la foi et dans la charité, en nous confiant toujours dans la miséricorde du Seigneur qui toujours nous attend, nous aime, qui nous a pardonné par son sang et nous pardonne chaque fois que nous allons à Lui demander le pardon. Ayons confiance dans sa miséricorde.
Traduction de Zenit, Anne Kurian
( 7 avril 2013) © Innovative Media Inc.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Aldous
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Re: Dimanche - Fête de la miséricorde divine
Pourquoi pratiquement immobile et non pas immobile? Car si il est pratiquement immobile, c'est qu'il est encore mobile avec un passé un présent et un futur... (en fait Dieu est hors du temps ou est de tout temps et plutôt qu'immobile, il est constant, invariable, permanent)etienne lorant a écrit :Ainsi, lorsqu'un lecteur attentif contemple les textes de la Bible toute entière, il constate assez vite que son analyse le fait passer d'un temps (d'un temps terrestre qui comprend un passé, un présent et un futur) à un temps pratiquement immobile : celui de Dieu.
Si notre temps est sans fin (comme celui du satellite) c'est qu'il est comme celui de Dieu qui est sans fin (éternel)... Aussi est-ce la bonne comparaison? Notre temps n'est pas cyclique, il est linéaire mais avec un début un maintenant et une fin (le temps de Dieu étant sans début et sans fin)...etienne lorant a écrit :De façon figurée, l'on pourrait dire que notre temps est comme un satellite qui tourne sans fin en orbite autour du temps de Dieu, immobile car Il échappe au temps.
Sur le plan divin le temps ne remonte pas à la prophétie d'Isaie (autant qu'au Psaume de David), il ne remonte nulle par puisqu'il n'a pas de début... Et quant à l'ère chrétienne elle débute bien avec l'Annonciation, sinon on aurait été chrétien dès Isaie ou David...etienne lorant a écrit :Pour dire les choses encore plus simplement: dans les livres d'histoire, l'ère chrétienne débute avec cette Annonciation, mais sur le plan divin, il remonte à cette prophétie d'Isaïe autant qu'au Psaume de David. Pour Dieu, le temps ne s'écoule pas selon la conception humaine, mais Il est le "Je Suis", toujours dans le présent, et toujours présent dans l'instant qui passe...
(mais c'est tout-à-fait vrai que le temps de Dieu, c'est le présent, qui n'est pas notre temps favori -psychologiquement toujours à ressasser le passé ou se projeter dans l'avenir-, mais on peut y être tant que faire se peut en étant nous aussi dans un présent qui passe, c'est la contemplation.)
à moins que ce ne soit vous qui entriez un peu dans l'éternité et la joie parfaite...etienne lorant a écrit :Au moment où j'ai commencé d'écrire, je ne savais pas - comme d'habitude, où cette écrit me conduirait. Mais je viens de communier et c'est vrai qu'un peu d'éternité et de joie parfaite entre en moi à ce moment.
(je ne vois pas trop le rapport entre le commencement d'écrire et la communion...)
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etienne lorant
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Le samedi de la 2e semaine de Pâques
Livre des Actes des Apôtres 6,1-7.
En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque : ils trouvaient que, dans les secours distribués quotidiennement, les veuves de leur groupe étaient désavantagées. Les Douze convoquèrent alors l'assemblée des disciples et ils leur dirent : « Il n'est pas normal que nous délaissions la parole de Dieu pour le service des repas. Cherchez plutôt, frères, sept d'entre vous, qui soient des hommes estimés de tous, remplis d'Esprit Saint et de sagesse, et nous leur confierons cette tâche. Pour notre part, nous resterons fidèles à la prière et au service de la Parole. » La proposition plut à tout le monde, et l'on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d'Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un païen originaire d'Antioche converti au judaïsme. On les présenta aux Apôtres, et ceux-ci, après avoir prié, leur imposèrent les mains. La parole du Seigneur était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs accueillaient la foi.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,16-21.
C'était après la multiplication des pains. Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent au bord du lac. Ils s'embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l'autre rive. Déjà il faisait nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints.
Un grand vent se mit à souffler, et le lac devint houleux. Les disciples avaient ramé pendant cinq mille mètres environ, lorsqu'ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de crainte.
Mais il leur dit : « C'est moi. Soyez sans crainte. » Les disciples voulaient le prendre dans la barque, mais aussitôt, la barque atteignit le rivage à l'endroit où ils se rendaient.
Cy Aelf
Les lectures de ce samedi nous montre comment les membres de l'Eglise sont appelés à vivre leur foi non de manière "éthérée" - ainsi que des anges, ce qu'ils ne sont pas. De fait, dans l'extrait des Actes comme dans l'Evangile, la question de la nourriture et des besoins des veuves font l'objet d'une attention tout aussi importante que la prédication. Les disciples vont donc commencer de confier des tâches de gestion courante aux premiers fidèles. Ce qu'il convient de noter, c'est qu'au yeux des apôtres comme du Seigneur, aucun service au sein des l'Eglise n'est considéré comme étant de moindre importance qu'un autre. Parmi les fidèles, figure Etienne, qui deviendra le premier martyr. Au sein de l'Eglise, la valeur des membres n'est donc pas dépendante - comme dans le monde, du statut et du grade. Je songe à deux saints qui furent de simples portiers: au Canada, frère André de Montréal et, en Belgique, frère Mutien-Marie. Tous deux ont eu une existence complètement enfouie et cachée au monde et au temps, mais ils brillent désormais comme des étoiles au firmament de Dieu.
Plus précisément encore, l'Evangile nous montre comment le Seigneur lui-même ne se contente pas de se retirer dans la montagne pour prier le Père. Mais au milieu de la nuit, comme il voit ses disciples peiner sur le lac de Galilée -parcourir cinq kilomètres à la rame sur des eaux agitées par la houle, quel exercice de force ! Il vient donc à leur secours en marchant sur les eaux. Un détail au passage: Jésus eût pu tout simplement apparaître dans la barque, mais il a limité au maximum l'usage de sa domination sur les éléments. Il a marché vers eux et il met fin à leur épreuve.
"C'est moi, soyez sans crainte." En ces simples mots, je puise aujourd'hui du courage: le Seigneur est proche. J'ai écouté la radio ce matin et j'ai été quelque peu effrayé par les nouvelles de France car il me semble bien que la démocratie est désormais mise à mal par les politiques. Mais le Seigneur, dans le tumulte se se fera d'autant plus proche de ceux qui l'aiment.
En ces jours-là, comme le nombre des disciples augmentait, les frères de langue grecque récriminèrent contre ceux de langue hébraïque : ils trouvaient que, dans les secours distribués quotidiennement, les veuves de leur groupe étaient désavantagées. Les Douze convoquèrent alors l'assemblée des disciples et ils leur dirent : « Il n'est pas normal que nous délaissions la parole de Dieu pour le service des repas. Cherchez plutôt, frères, sept d'entre vous, qui soient des hommes estimés de tous, remplis d'Esprit Saint et de sagesse, et nous leur confierons cette tâche. Pour notre part, nous resterons fidèles à la prière et au service de la Parole. » La proposition plut à tout le monde, et l'on choisit : Étienne, homme rempli de foi et d'Esprit Saint, Philippe, Procore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un païen originaire d'Antioche converti au judaïsme. On les présenta aux Apôtres, et ceux-ci, après avoir prié, leur imposèrent les mains. La parole du Seigneur était féconde, le nombre des disciples se multipliait fortement à Jérusalem, et une grande foule de prêtres juifs accueillaient la foi.
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 6,16-21.
C'était après la multiplication des pains. Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent au bord du lac. Ils s'embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l'autre rive. Déjà il faisait nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints.
Un grand vent se mit à souffler, et le lac devint houleux. Les disciples avaient ramé pendant cinq mille mètres environ, lorsqu'ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de crainte.
Mais il leur dit : « C'est moi. Soyez sans crainte. » Les disciples voulaient le prendre dans la barque, mais aussitôt, la barque atteignit le rivage à l'endroit où ils se rendaient.
Cy Aelf
Les lectures de ce samedi nous montre comment les membres de l'Eglise sont appelés à vivre leur foi non de manière "éthérée" - ainsi que des anges, ce qu'ils ne sont pas. De fait, dans l'extrait des Actes comme dans l'Evangile, la question de la nourriture et des besoins des veuves font l'objet d'une attention tout aussi importante que la prédication. Les disciples vont donc commencer de confier des tâches de gestion courante aux premiers fidèles. Ce qu'il convient de noter, c'est qu'au yeux des apôtres comme du Seigneur, aucun service au sein des l'Eglise n'est considéré comme étant de moindre importance qu'un autre. Parmi les fidèles, figure Etienne, qui deviendra le premier martyr. Au sein de l'Eglise, la valeur des membres n'est donc pas dépendante - comme dans le monde, du statut et du grade. Je songe à deux saints qui furent de simples portiers: au Canada, frère André de Montréal et, en Belgique, frère Mutien-Marie. Tous deux ont eu une existence complètement enfouie et cachée au monde et au temps, mais ils brillent désormais comme des étoiles au firmament de Dieu.
Plus précisément encore, l'Evangile nous montre comment le Seigneur lui-même ne se contente pas de se retirer dans la montagne pour prier le Père. Mais au milieu de la nuit, comme il voit ses disciples peiner sur le lac de Galilée -parcourir cinq kilomètres à la rame sur des eaux agitées par la houle, quel exercice de force ! Il vient donc à leur secours en marchant sur les eaux. Un détail au passage: Jésus eût pu tout simplement apparaître dans la barque, mais il a limité au maximum l'usage de sa domination sur les éléments. Il a marché vers eux et il met fin à leur épreuve.
"C'est moi, soyez sans crainte." En ces simples mots, je puise aujourd'hui du courage: le Seigneur est proche. J'ai écouté la radio ce matin et j'ai été quelque peu effrayé par les nouvelles de France car il me semble bien que la démocratie est désormais mise à mal par les politiques. Mais le Seigneur, dans le tumulte se se fera d'autant plus proche de ceux qui l'aiment.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Troisième dimanche de Pâques
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 21,1-19.
Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples.
Simon-Pierre leur dit : « Je m'en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre. Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » Ils lui répondent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons ; la terre n'était qu'à une centaine de mètres. En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre. » Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré. Jésus dit alors : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson. C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.
C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples. Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m'aimes ? » Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait : « Est-ce que tu m'aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t'aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.
Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi.»
Cy Aelf, Paris
Les trois demandes de Jésus à Pierre: "M'aimes-tu plus que ceux-ci ? M'aimes-tu ? Est-ce que tu m'aimes ?" correspondent bien sûr aux trois reniements de Pierre. Mais ce n'est pas tout: au premier Oui de Pierre, Jésus lui confie la mission d'être le berger de ses agneaux; au second Oui, il devient le pasteur de ses brebis; quant au troisième Oui, outre qu'il est semblable au premier - mais avec cette insistance : "Tu sais tout, tu sais bien que je t'aime !", il implique d'aller jusqu'à l'abandon total dans la foi. Et j'ai commencé de creuser la question ainsi sur ces bases.
Le berger est celui qui garde les brebis, tandis que le pasteur est celui qui les fait paître, celui qui en prend soin. Il y a donc là deux regards sur le même rôle - on pourrait dire que le terme de berger désigne la profession, tandis que le mot de pasteur implique une relation entre le berger et ses brebis.
La première réponse de Pierre fait donc de lui le gardien des jeunes convertis qui se présenteront à lui; la seconde réponse l'élève au rang de pasteur de l'ensemble du troupeau; quant à la troisième, elle désigne - du fait de l'insistance, un engagement de plus en plus complet et déterminé.
Or, il se trouve que l'Ancien Testament, lui aussi, reconnaît trois degrés du commandement de l'amour de Dieu: "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toutes tes forces".
Quelle découverte ! La première demande de Jésus suscite donc Pierre dans son coeur, la seconde éveille son esprit - car il faut une plus haute vue pour conduire un troupeau que pour élever des agneaux. quant à la troisième, elle implique d'investir "toutes ses forces". Pierre, lui aussi, se devra d'aller jusqu'au bout à la suite de Jésus. Pierre sera aussi comme son maître, il sera le pasteur sacrifié, il sera emmené où il ne voudrait pas aller.
Je reprends ensuite le commentaire de saint François de Sales:
(1). En effet « le coeur qui a pris de la complaisance en Dieu ne se peut empêcher de vouloir réciproquement donner à Dieu une autre complaisance. Nul ne nous plaît à qui nous ne désirions plaire....
(2) Le véritable amour n'est jamais ingrat il tâche de complaire à ceux en qui il se complaît et de là vient la conformité des amants qui nous fait être tels que ce que nous aimons. » et
(3) Enfin « la Volonté qui est morte à soi-même pour vivre en celle de Dieu est sans aucun vouloir particulier, demeurant non seulement conforme et sujette, mais tout anéantie en elle-même et convertie en cellule de Dieu.... C'est certes la souveraine perfection de notre volonté que d'être ainsi unie à celle de notre Souverain Bien. »
Je prie humblement le Seigneur de me donner de connaître des prêtres qui m'enseignent et m'aident à vivre les trois degrés de cet amour...
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Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples.
Simon-Pierre leur dit : « Je m'en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre. Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appelle : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » Ils lui répondent : « Non. » Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson. Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau. Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons ; la terre n'était qu'à une centaine de mètres. En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain. Jésus leur dit : « Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre. » Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré. Jésus dit alors : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur. Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson. C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.
C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples. Quand ils eurent déjeuné, Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m'aimes-tu ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur, je t'aime, tu le sais. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, est-ce que tu m'aimes ? » Pierre fut peiné parce que, pour la troisième fois, il lui demandait : « Est-ce que tu m'aimes ? » et il répondit : « Seigneur, tu sais tout : tu sais bien que je t'aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis.
Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c'est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t'emmener là où tu ne voudrais pas aller. » Jésus disait cela pour signifier par quel genre de mort Pierre rendrait gloire à Dieu. Puis il lui dit encore : « Suis-moi.»
Cy Aelf, Paris
Les trois demandes de Jésus à Pierre: "M'aimes-tu plus que ceux-ci ? M'aimes-tu ? Est-ce que tu m'aimes ?" correspondent bien sûr aux trois reniements de Pierre. Mais ce n'est pas tout: au premier Oui de Pierre, Jésus lui confie la mission d'être le berger de ses agneaux; au second Oui, il devient le pasteur de ses brebis; quant au troisième Oui, outre qu'il est semblable au premier - mais avec cette insistance : "Tu sais tout, tu sais bien que je t'aime !", il implique d'aller jusqu'à l'abandon total dans la foi. Et j'ai commencé de creuser la question ainsi sur ces bases.
Le berger est celui qui garde les brebis, tandis que le pasteur est celui qui les fait paître, celui qui en prend soin. Il y a donc là deux regards sur le même rôle - on pourrait dire que le terme de berger désigne la profession, tandis que le mot de pasteur implique une relation entre le berger et ses brebis.
La première réponse de Pierre fait donc de lui le gardien des jeunes convertis qui se présenteront à lui; la seconde réponse l'élève au rang de pasteur de l'ensemble du troupeau; quant à la troisième, elle désigne - du fait de l'insistance, un engagement de plus en plus complet et déterminé.
Or, il se trouve que l'Ancien Testament, lui aussi, reconnaît trois degrés du commandement de l'amour de Dieu: "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toutes tes forces".
Quelle découverte ! La première demande de Jésus suscite donc Pierre dans son coeur, la seconde éveille son esprit - car il faut une plus haute vue pour conduire un troupeau que pour élever des agneaux. quant à la troisième, elle implique d'investir "toutes ses forces". Pierre, lui aussi, se devra d'aller jusqu'au bout à la suite de Jésus. Pierre sera aussi comme son maître, il sera le pasteur sacrifié, il sera emmené où il ne voudrait pas aller.
Je reprends ensuite le commentaire de saint François de Sales:
(1). En effet « le coeur qui a pris de la complaisance en Dieu ne se peut empêcher de vouloir réciproquement donner à Dieu une autre complaisance. Nul ne nous plaît à qui nous ne désirions plaire....
(2) Le véritable amour n'est jamais ingrat il tâche de complaire à ceux en qui il se complaît et de là vient la conformité des amants qui nous fait être tels que ce que nous aimons. » et
(3) Enfin « la Volonté qui est morte à soi-même pour vivre en celle de Dieu est sans aucun vouloir particulier, demeurant non seulement conforme et sujette, mais tout anéantie en elle-même et convertie en cellule de Dieu.... C'est certes la souveraine perfection de notre volonté que d'être ainsi unie à celle de notre Souverain Bien. »
Je prie humblement le Seigneur de me donner de connaître des prêtres qui m'enseignent et m'aident à vivre les trois degrés de cet amour...
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Mac
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Re: Troisième dimanche de Pâques
Belle découverte pour moi aussi Etienne grâce à vous. Merci.Or, il se trouve que l'Ancien Testament, lui aussi, reconnaît trois degrés du commandement de l'amour de Dieu: "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toutes tes forces".
Quelle découverte ! La première demande de Jésus suscite donc Pierre dans son coeur, la seconde éveille son esprit - car il faut une plus haute vue pour conduire un troupeau que pour élever des agneaux. quant à la troisième, elle implique d'investir "toutes ses forces". Pierre, lui aussi, se devra d'aller jusqu'au bout à la suite de Jésus. Pierre sera aussi comme son maître, il sera le pasteur sacrifié, il sera emmené où il ne voudrait pas aller.
Fraternellement.
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