Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,1-11.
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, celui qu'il avait ressuscité d'entre les morts. On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était avec Jésus parmi les convives. Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie par l'odeur du parfum. Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la ! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement. Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. » Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait ressuscité d'entre les morts. Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient, et croyaient en Jésus.
Je lis bien qu'on donne un repas en l'honneur de Jésus... Marthe fait le service. Elle a bien compris que ses talents d'organisatrice sont utiles tout autant que la prière ou la contemplation. Marie est inspirée de sacrifier un parfum très pur et d'une très grande valeur qui remplit la maison et confère à cette réunion un caractère unique, dont Jésus donne le sens profond.
Mais derrière ce moment de grâce et de ferveur, l'ombre des plus sombres pensées et des plus noires intentions se font sentir également. Il y a Judas, dont le caractère ambigu se précise, et le conduira à sa perte. Il y a, parmi la foule ceux qui viennent et ne sont pas encore décidés: est-ce à cause de la présence du Seigneur, ou pour voir l'homme qu'Il a ressuscité des morts. Et le temps qu'une partie de ces derniers adhèrent de tout leur coeur à la Bonne Nouvelle, les chefs des prêtres décident aussi de faire périr Lazare, confirmant plus que nécessaire ce que Jésus avait dit dans une parabole: "Ils ont Moïse et les prophètes. S'ils n'écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu'un pourra bien ressusciter d'entre les morts : ils ne seront pas convaincus. »
On est ici entre la lumière et le lugubre, entre le jour et la nuit, ce repas m'apparaît comme se déroulant à une heure "entre chiens et loups". Aujourd'hui, je ressens profondément que c'est toute notre vie qui se passe, comme dans cet Evangile, en une occasion d'une heure, où nous avons le choix d'écouter Jésus, Moïse et les Prophètes, ou bien de pencher comme fait Judas, ou encore de préférer le miraculé à Celui qui l'a relevé d'entre les morts. Jusqu'à six jours avant Pâques, nous avons encore le choix.
Une vie: une heure pour un choix (Jn 12, 1-11)
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etienne lorant
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Une vie: une heure pour un choix (Jn 12, 1-11)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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A Béthanie - parfum et odeurs
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,1-11.
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, celui qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était avec Jésus parmi les convives.
Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie par l'odeur du parfum.
Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors :
« Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait.
Jésus lui dit : « Laisse-la ! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. »
Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare,
parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient, et croyaient en Jésus.
Aujourd'hui, c'est quelque peu avec l'odorat qu'il faut lire l'évangile... Le parfum versé par Marie sur les pieds de Jésus remplit toute la maison et y crée une atmosphère de douceur et de recueillement, de paix. A table, Lazare est avec les siens. On entendrait une mouche voler. Mais cette agréable ambiance est vite ternie par la la récrimination de Judas: "Trois cents pièces d'argent !" Ne dirait-on pas comme dans la chanson de Jacques Brel: "L' argent n'a pas d'odeur, chantait Jacques Brel, mais pas d'odeur nous monte au nez !"... Et puis ce discours que tant de politiciens ont tenu devant les foules : "Faîtes-moi confiance, votez pour moi et je prendrai soin des pauvres !" Cette parole de Judas confirme qu'il a beau être prêt à trahir, ce n'est pas un idiot, mais un homme qui a de l'ambition: il compte s'appuyer sur la popularité de Jésus autant que sur l'argent de tous ceux qui Le suivent, afin de devenir un personnage considérable. Jacques et Jean, sans être voleurs, n'avaient-ils pas manifesté une ambition semblable ?
Tout cette scène se déroule sous les yeux des Juifs qui viennent voir - aussi bien Jésus que Lazare. Cette curiosité montre bien que le raisonnement du traître est bien adapté aux circonstances. Tout le monde sait qu'il va se passer quelque chose lorsque le Christ va revenir à Jérusalem, et les chefs des prêtres, qui me paraissent ici comme les puissances occultes qui manipulent aussi bien l'argent que les politiciens et l'information, sont prêts aussi à agir au nom de la sacro-sainte "sécurité de l'Etat" !
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, celui qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était avec Jésus parmi les convives.
Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie par l'odeur du parfum.
Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors :
« Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait.
Jésus lui dit : « Laisse-la ! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. »
Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare,
parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient, et croyaient en Jésus.
Aujourd'hui, c'est quelque peu avec l'odorat qu'il faut lire l'évangile... Le parfum versé par Marie sur les pieds de Jésus remplit toute la maison et y crée une atmosphère de douceur et de recueillement, de paix. A table, Lazare est avec les siens. On entendrait une mouche voler. Mais cette agréable ambiance est vite ternie par la la récrimination de Judas: "Trois cents pièces d'argent !" Ne dirait-on pas comme dans la chanson de Jacques Brel: "L' argent n'a pas d'odeur, chantait Jacques Brel, mais pas d'odeur nous monte au nez !"... Et puis ce discours que tant de politiciens ont tenu devant les foules : "Faîtes-moi confiance, votez pour moi et je prendrai soin des pauvres !" Cette parole de Judas confirme qu'il a beau être prêt à trahir, ce n'est pas un idiot, mais un homme qui a de l'ambition: il compte s'appuyer sur la popularité de Jésus autant que sur l'argent de tous ceux qui Le suivent, afin de devenir un personnage considérable. Jacques et Jean, sans être voleurs, n'avaient-ils pas manifesté une ambition semblable ?
Tout cette scène se déroule sous les yeux des Juifs qui viennent voir - aussi bien Jésus que Lazare. Cette curiosité montre bien que le raisonnement du traître est bien adapté aux circonstances. Tout le monde sait qu'il va se passer quelque chose lorsque le Christ va revenir à Jérusalem, et les chefs des prêtres, qui me paraissent ici comme les puissances occultes qui manipulent aussi bien l'argent que les politiciens et l'information, sont prêts aussi à agir au nom de la sacro-sainte "sécurité de l'Etat" !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: A Béthanie - parfum et odeurs
Merci Etienne pour cette méditation "réaliste" du traitre.
Votre point de départ est tellement beau : les odeurs dégagées par ce parfum "d'un grand prix".
Marie Madeleine réalise ici ce que tout chrétien peut faire dans son coeur.
D'abord, accueillir Jésus au cours d'un festin où "Jésus est avec nous et nous avec Lui".
Aujourd'hui, Jésus nettoie les pieds de ses disciples. Avec de l'eau.
Lui, notre Dieu, voilà comment il agit. Et nous devons nous laisser faire, et "pas seulement les pieds, mais la tête et le reste".
Et puis, nous pouvons imiter le geste de Marie, et pratiquer sur Lui, une onction parfumée, lui notre Dieu qui est un si grand sauveur.
Comment allons-nous procéder ?
Quels parfums allons-nous verser sur ses pieds qui ont couru jusqu'à nous pour nous tirer de notre péché ?
Quel onction allons-nous verser sur cette tête chérie, qui s'est abaissée jusqu'à nous ?
Quelle prière ? Quelle sacrifice ? Quelle pauvre preuve de notre amour de "serviteur inutile" ?
Votre point de départ est tellement beau : les odeurs dégagées par ce parfum "d'un grand prix".
Marie Madeleine réalise ici ce que tout chrétien peut faire dans son coeur.
D'abord, accueillir Jésus au cours d'un festin où "Jésus est avec nous et nous avec Lui".
Aujourd'hui, Jésus nettoie les pieds de ses disciples. Avec de l'eau.
Lui, notre Dieu, voilà comment il agit. Et nous devons nous laisser faire, et "pas seulement les pieds, mais la tête et le reste".
Et puis, nous pouvons imiter le geste de Marie, et pratiquer sur Lui, une onction parfumée, lui notre Dieu qui est un si grand sauveur.
Comment allons-nous procéder ?
Quels parfums allons-nous verser sur ses pieds qui ont couru jusqu'à nous pour nous tirer de notre péché ?
Quel onction allons-nous verser sur cette tête chérie, qui s'est abaissée jusqu'à nous ?
Quelle prière ? Quelle sacrifice ? Quelle pauvre preuve de notre amour de "serviteur inutile" ?
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
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Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
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- stephlorant
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Le parfum de Béthanie
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,1-11.
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, celui qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était avec Jésus parmi les convives.
Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie par l'odeur du parfum.
Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors :
« Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait.
Jésus lui dit : « Laisse-la ! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. »
Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare,
parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient, et croyaient en Jésus.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Ce parfum de grand prix versé sur les pieds de Jésus, me rappelle les présents apportés d'Orient par les mages à Bethléem. C'était un hommage, et en voici un second. Le premier venait des païens, le second d'une femme d'Israël. Celle-ci lui essuie les pieds avec ses cheveux, ce qui me rappelle qu'au moment de sa conversion, Marie-Madeleine fit de même avec ses larmes. Et cela me renvoie aussi au geste que fit Jésus lui-même au lors du dernier repas avec ses disciples. Si cela n'est pas un condensé d'Evangile, du moins il y a ici un raccourci, comme l'indication d'un chemin direct entre la grotte de Bethléem où fut enfouie, comme en terre profonde, le bon grain, et l'arbre qu'est la Croix, dans les branches duquel "tous les oiseaux du ciel pourront trouver un abri".
Un autre raccourci se trouve dans ce que répond Jésus à Judas : des pauvres vous en aurez toujours avec vous. N'est-ce pas notre chance ? Car à propos de la richesse, devant le jeune homme qui s'en est retourné tout triste car il avait de grands biens, il avait dit aussi qu'il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume. C'est donc parce que nous aurons toujours de pauvres gens parmi nous, des petits, des hommes sans éducation et sans grande culture - tout autant que sans argent, que nous aurons, par le don gratuit, la possibilité d'obtenir la miséricorde de Dieu.
Aujourd'hui, si je veux réellement, comme Marie, la soeur de Marthe, honorer la visite de mon Seigneur, je le pourrai très facilement en prêtant attention à l'un quelconque des multiples pauvres qui passent quotidiennement dans ma rue, ou bien l'un(e) de ses personnes âgées que je véhicule désormais - du fait du manque de personnel en période de congés, dans les couloirs de la maison de repos, et cela avant ou après ma propre mère. Que je m'en souvienne toujours : ce qui prolonge en moi la Joie de ma conversion, il y a vingt-six ans, c'est de servir, et non d'être servi (comme je l'avais cru du temps de ma jeunesse impie). Maintenant, c'est tellement évident !
Louez mon Seigneur et servez-Le en grande humilité ! (St. François)
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, celui qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était avec Jésus parmi les convives.
Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie par l'odeur du parfum.
Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors :
« Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait.
Jésus lui dit : « Laisse-la ! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. »
Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare,
parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient, et croyaient en Jésus.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Ce parfum de grand prix versé sur les pieds de Jésus, me rappelle les présents apportés d'Orient par les mages à Bethléem. C'était un hommage, et en voici un second. Le premier venait des païens, le second d'une femme d'Israël. Celle-ci lui essuie les pieds avec ses cheveux, ce qui me rappelle qu'au moment de sa conversion, Marie-Madeleine fit de même avec ses larmes. Et cela me renvoie aussi au geste que fit Jésus lui-même au lors du dernier repas avec ses disciples. Si cela n'est pas un condensé d'Evangile, du moins il y a ici un raccourci, comme l'indication d'un chemin direct entre la grotte de Bethléem où fut enfouie, comme en terre profonde, le bon grain, et l'arbre qu'est la Croix, dans les branches duquel "tous les oiseaux du ciel pourront trouver un abri".
Un autre raccourci se trouve dans ce que répond Jésus à Judas : des pauvres vous en aurez toujours avec vous. N'est-ce pas notre chance ? Car à propos de la richesse, devant le jeune homme qui s'en est retourné tout triste car il avait de grands biens, il avait dit aussi qu'il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le Royaume. C'est donc parce que nous aurons toujours de pauvres gens parmi nous, des petits, des hommes sans éducation et sans grande culture - tout autant que sans argent, que nous aurons, par le don gratuit, la possibilité d'obtenir la miséricorde de Dieu.
Aujourd'hui, si je veux réellement, comme Marie, la soeur de Marthe, honorer la visite de mon Seigneur, je le pourrai très facilement en prêtant attention à l'un quelconque des multiples pauvres qui passent quotidiennement dans ma rue, ou bien l'un(e) de ses personnes âgées que je véhicule désormais - du fait du manque de personnel en période de congés, dans les couloirs de la maison de repos, et cela avant ou après ma propre mère. Que je m'en souvienne toujours : ce qui prolonge en moi la Joie de ma conversion, il y a vingt-six ans, c'est de servir, et non d'être servi (comme je l'avais cru du temps de ma jeunesse impie). Maintenant, c'est tellement évident !
Louez mon Seigneur et servez-Le en grande humilité ! (St. François)
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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etienne lorant
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Le geste de Marie et le jugement
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 12,1-11.
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, celui qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était avec Jésus parmi les convives.
Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie par l'odeur du parfum.
Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors :
« Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait.
Jésus lui dit : « Laisse-la ! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. »
Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare,
parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient, et croyaient en Jésus.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
C'est de nouveau une très belle lecture, très riche. D'autant plus que ma vie personnelle, intérieure et extérieure, s'y retrouve mêlée cette année. (Mais peut-être est-ce toujours le cas ? Serait-ce qu'en prenant de l'âge, en apprenant à souffrir de l'isolement et des peines du corps dans la solitude, tous les fidèles se rapprochent du cœur de Jésus ?) Je crois que si j'avais dû marcher sur les genoux, je serais tout de même parvenu à l'église pour la messe de ce matin...
Ce qui m'a frappé, aujourd'hui dans ce passage, c'est d'abord le geste de Marie, Marie la silencieuse, Marie l'amoureuse du Seigneur (une des premières !), qui répand un parfum très précieux sur les pieds de Jésus. Elle pousse l'humilité jusqu'à lui laver les pieds avec ses cheveux... Il faut s'arrêter et contempler la scène : une femme qui a de beaux et long cheveux et qui s'en sert pour laver les pieds d'un homme. Ces pieds forcément sales et poussiéreux, calleux et peut-être blessés: il est évident qu'elle devra elle-même se laver ensuite.
Ensuite, la réaction de Judas Iscariote, qui apparaît toujours comme un personnage faible au milieu des autres apôtres.
Avec le temps, mon regard sur lui a changé. Un faible, Judas ? Plutôt un homme pratique, oui ! Je le crois désormais aussi malin que certains hommes politiques qui, au début, sont 'tout feu tout flamme pour la bonne cause', mais à la fin... très corrompus, n'est-ce pas ? Lorsque Judas proteste donc qu'avec un tel parfum, on aurait pu secourir tellement de 'SDF' ... comme sa protestation apparaît comme 'moderne' !
Judas est un voleur qui gère un budget. C'est un banquier, un ministre des finances, un chef de syndicat, un homme pratique qui va sauver le monde sans y perdre sa pension de retraite. C'est l'homme qui va organiser la caravane du 'Télévie !"ou recueillir des fonds pour les enfants du tiers-monde, etc. Judas le traître et le gardien de l'argent commun aura certainement rendu de bons services à des pauvres sur son chemin...
Bref, Judas se plaint. Mais Jésus, qui lit dans les cœurs, dévoile devant tous quelle était l'intention profonde de Marie. Elle avait pressenti que son maître serait jugé, condamné et exécuté. Or, on ne rend pas aux corps des condamnés à mort le même hommage, après l'exécution, que l'on réserve aux personnages publics ! Ou s'imagine-t-on Jésus le crucifié ayant sa tombe au Panthéon ? "Aux grands hommes la patrie reconnaissante" ? Marie s'est montrée ici bien plus proche du Seigneur que Jacques et Jean lorsqu'ils ont envoyé leur mère pour obtenir de Jésus - qui venait d'annoncer sa mort, les deux premières places dans le Royaume à venir !
Dans cet Évangile, il y a le cœur opposé à la raison - et plus précisément: aux jugements. Marie jugée par Judas, Jésus par les pharisiens, Lazare que l'on projette de faire mourir une seconde fois ! Quelle ambiance, comme c'est sombre ! Mais le geste de Marie éclaire cette scène de la lumière de l'Amour. L'amour de Dieu triomphe toujours. "Dieu n'est pas le maître de l'amour, mais Il est l'amour même", écrit Bernanos. Là où Dieu est présent, la Lumière demeure.
Bonne semaine sainte !
.
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, celui qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était avec Jésus parmi les convives.
Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie par l'odeur du parfum.
Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors :
« Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait.
Jésus lui dit : « Laisse-la ! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. »
Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare,
parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient, et croyaient en Jésus.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
C'est de nouveau une très belle lecture, très riche. D'autant plus que ma vie personnelle, intérieure et extérieure, s'y retrouve mêlée cette année. (Mais peut-être est-ce toujours le cas ? Serait-ce qu'en prenant de l'âge, en apprenant à souffrir de l'isolement et des peines du corps dans la solitude, tous les fidèles se rapprochent du cœur de Jésus ?) Je crois que si j'avais dû marcher sur les genoux, je serais tout de même parvenu à l'église pour la messe de ce matin...
Ce qui m'a frappé, aujourd'hui dans ce passage, c'est d'abord le geste de Marie, Marie la silencieuse, Marie l'amoureuse du Seigneur (une des premières !), qui répand un parfum très précieux sur les pieds de Jésus. Elle pousse l'humilité jusqu'à lui laver les pieds avec ses cheveux... Il faut s'arrêter et contempler la scène : une femme qui a de beaux et long cheveux et qui s'en sert pour laver les pieds d'un homme. Ces pieds forcément sales et poussiéreux, calleux et peut-être blessés: il est évident qu'elle devra elle-même se laver ensuite.
Ensuite, la réaction de Judas Iscariote, qui apparaît toujours comme un personnage faible au milieu des autres apôtres.
Avec le temps, mon regard sur lui a changé. Un faible, Judas ? Plutôt un homme pratique, oui ! Je le crois désormais aussi malin que certains hommes politiques qui, au début, sont 'tout feu tout flamme pour la bonne cause', mais à la fin... très corrompus, n'est-ce pas ? Lorsque Judas proteste donc qu'avec un tel parfum, on aurait pu secourir tellement de 'SDF' ... comme sa protestation apparaît comme 'moderne' !
Judas est un voleur qui gère un budget. C'est un banquier, un ministre des finances, un chef de syndicat, un homme pratique qui va sauver le monde sans y perdre sa pension de retraite. C'est l'homme qui va organiser la caravane du 'Télévie !"ou recueillir des fonds pour les enfants du tiers-monde, etc. Judas le traître et le gardien de l'argent commun aura certainement rendu de bons services à des pauvres sur son chemin...
Bref, Judas se plaint. Mais Jésus, qui lit dans les cœurs, dévoile devant tous quelle était l'intention profonde de Marie. Elle avait pressenti que son maître serait jugé, condamné et exécuté. Or, on ne rend pas aux corps des condamnés à mort le même hommage, après l'exécution, que l'on réserve aux personnages publics ! Ou s'imagine-t-on Jésus le crucifié ayant sa tombe au Panthéon ? "Aux grands hommes la patrie reconnaissante" ? Marie s'est montrée ici bien plus proche du Seigneur que Jacques et Jean lorsqu'ils ont envoyé leur mère pour obtenir de Jésus - qui venait d'annoncer sa mort, les deux premières places dans le Royaume à venir !
Dans cet Évangile, il y a le cœur opposé à la raison - et plus précisément: aux jugements. Marie jugée par Judas, Jésus par les pharisiens, Lazare que l'on projette de faire mourir une seconde fois ! Quelle ambiance, comme c'est sombre ! Mais le geste de Marie éclaire cette scène de la lumière de l'Amour. L'amour de Dieu triomphe toujours. "Dieu n'est pas le maître de l'amour, mais Il est l'amour même", écrit Bernanos. Là où Dieu est présent, la Lumière demeure.
Bonne semaine sainte !
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Quand les coeurs se dévoilent
Évangile de Jésus Christ selon saint Jean 12,1-11.
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, celui qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était avec Jésus parmi les convives.
Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie par l'odeur du parfum.
Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors :
« Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait.
Jésus lui dit : « Laisse-la ! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. »
Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare,
parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient, et croyaient en Jésus.
L'extraordinaire accueil réservé par Marie à Jésus, au cours duquel elle répand sur ses pieds un parfum inimitable, qu'elle essuie ensuite de ses cheveux, voici qui révèle tout l'amour qu'elle lui voue et qu'elle le dévoile ainsi parce qu'elle n'aurait pu trouver mieux encore.
Mais cette lumière répandue - en cette bonne odeur, dévoile aussitôt ce que Judas cache en lui-même: le calcul de la valeur monétaire des choses - et l'on verra bientôt que le Christ lui-même a son prix !
Et le dévoilement des coeurs continuent: à l'extérieur de la maison de Lazare se tiennent ceux qui sont venus voir Jésus et Lazare, car l'évènement de la résurrection de Lazare par Jésus a bouleversé leurs raisonnements, les écailles leur sont tombés de leurs yeux et ils ont reconnus que Jésus est bien le Messie annoncé par les prophètes.
De ce fait, les envoyés de Caïphe montrent eux aussi ce qu'ils portent dans leurs coeurs: une envie de meurtre, et le meurtre qu'ils projettent serait affreux, car ils se proposent d'assassiner un homme qui était mort de maladie... ce que l'esprit des hommes peut cacher de noirceur !
J'ai gardé le meilleur pour la fin: le coeur du Seigneur est lui aussi tout dévoilé à notre regard et ce que l'on y voit, c'est l'amour porté aux pauvres, à tous les pauvres, de tous les temps - et aussi à toutes les formes de pauvreté.
Merci, mon Seigneur et mon Dieu, de permettre que je commence moi aussi à manifester l'étincelle de Miséricorde que Tu as fait briller dans mon coeur !
Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, celui qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
On donna un repas en l'honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était avec Jésus parmi les convives.
Or, Marie avait pris une livre d'un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu'elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie par l'odeur du parfum.
Judas Iscariote, l'un des disciples, celui qui allait le livrer, dit alors :
« Pourquoi n'a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d'argent, que l'on aurait données à des pauvres ? »
Il parla ainsi, non parce qu'il se préoccupait des pauvres, mais parce que c'était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait pour lui ce que l'on y mettait.
Jésus lui dit : « Laisse-la ! Il fallait qu'elle garde ce parfum pour le jour de mon ensevelissement.
Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m'aurez pas toujours. »
Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu'il avait ressuscité d'entre les morts.
Les chefs des prêtres décidèrent alors de faire mourir aussi Lazare,
parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s'en allaient, et croyaient en Jésus.
L'extraordinaire accueil réservé par Marie à Jésus, au cours duquel elle répand sur ses pieds un parfum inimitable, qu'elle essuie ensuite de ses cheveux, voici qui révèle tout l'amour qu'elle lui voue et qu'elle le dévoile ainsi parce qu'elle n'aurait pu trouver mieux encore.
Mais cette lumière répandue - en cette bonne odeur, dévoile aussitôt ce que Judas cache en lui-même: le calcul de la valeur monétaire des choses - et l'on verra bientôt que le Christ lui-même a son prix !
Et le dévoilement des coeurs continuent: à l'extérieur de la maison de Lazare se tiennent ceux qui sont venus voir Jésus et Lazare, car l'évènement de la résurrection de Lazare par Jésus a bouleversé leurs raisonnements, les écailles leur sont tombés de leurs yeux et ils ont reconnus que Jésus est bien le Messie annoncé par les prophètes.
De ce fait, les envoyés de Caïphe montrent eux aussi ce qu'ils portent dans leurs coeurs: une envie de meurtre, et le meurtre qu'ils projettent serait affreux, car ils se proposent d'assassiner un homme qui était mort de maladie... ce que l'esprit des hommes peut cacher de noirceur !
J'ai gardé le meilleur pour la fin: le coeur du Seigneur est lui aussi tout dévoilé à notre regard et ce que l'on y voit, c'est l'amour porté aux pauvres, à tous les pauvres, de tous les temps - et aussi à toutes les formes de pauvreté.
Merci, mon Seigneur et mon Dieu, de permettre que je commence moi aussi à manifester l'étincelle de Miséricorde que Tu as fait briller dans mon coeur !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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