Sauf que vous vous trompez de combat. Le croyant ne prétend pas faire de la science en parlant de miracle. Seulement la raison ne se limite pas aux sciences, et c'est là votre problème.Un gentil athée a écrit :je refuse que l'on donne au miracle le même poids de plausibilité qu'une hypothèse s'appuyant sur des données scientifiques... enfin si on prétend faire de la science bien entendu.
Ajoutons qu'entre un miracle observé par des milliers de témoins tous concordants (ex : danse du soleil à Fatima), et une théorie scientifique certes jolie mais non prouvée (ex : théorie de l'apparition de la vie par le "hasard"), je n'hésite pas longtemps sur lequel a le plus haut degré de plausabilité. Et c'est purement rationnel.
La psychologie avant la science historique ? C'est une hiérarchisation bien arbitraire que vous nous faites là. Personnellement, je procède à une classification en deux groupes : les sciences dites "dures" (mathématiques, physique, chimie, biologie) et les autres.Un gentil athée a écrit :Mon 2ème préjugé est davantage contestable : c'est effectivement celui d'une hiérarchisation des sciences, avec à la base, les sciences qui donnent le "La" à l'ensemble : c'est-à-dire les sciences physiques, puis la chimie, puis la biologie et la géologie, puis la psychologie, puis la sociologie et autres sciences de la complexité, et enfin les sciences historiques.
Par contre, ce que vous semblez nier (ou du moins sérieusement remettre en question), c'est la légitimité et le sérieux des méthodes scientifiques hors sciences dures. C'est donc dire que les sciences non dures sont moins capables que les autres de connaître la vérité (ce qui me semble faux). C'est en effet contestable car :
- Les sciences non dures ont prouvé leur exactitude dans certains cas.
- Les science dures ont prouvé leur inexactitude dans certains cas.
Prenons un exemple : sur quoi vous basez-vous pour prétendre que le principe d'incertitude d'Eisenberg rend mieux compte de la réalité qu'une biographie de Napoléon ? Ca me paraît difficile à justifier.
Bref, plutôt que de tenter de définir des sciences plus ou moins "fiables", il me semble opportun de se concentrer sur la méthode scientifique, car elle seule compte dans cette histoire. Or, par la méthode scientifique propre à la science historique, quel degré de certitude (ou d'incertitude) est-il possible d'atteindre au sujet de la Résurrection du Christ ? Voilà la question qu'un esprit scientifique doit se poser.
Cordialement,



