Bonjour à toutes et à tous,
C'est avec regret que je vois que ce sujet a été déjà tellement discuté parce que j'aurai bien voulu intervenir dès le début, quand il n'y avait que quelques réponses. Je trouve que c'est un sujet passionnant mais maintenant qu'il y a plus de 4 pages de commentaires, j'avoue que je n'ai pas le temps de tout lire. Alors excusez moi si certains aspects ont déjà été soulevé.
J'ai lu certains des commentaires de JustineF et je tiens d'abord à la féliciter pour sa combativité. Après, vous précisez que vous êtes une jeune fille de 2012 et que les propos du prêtre insultent votre foi et votre intelligence. Je voudrais vous dire que je vous comprends mais ne suis pas d'accord avec vous quand vous parlez de progressisme. Vos propos font très juvéniles (ce n'est pas un mal d'ailleurs il y a quelques années, j'aurai peut être eu les mêmes), mais justement, avec l'âge vous allez rapidement vous rendre compte que les choses ne sont pas toutes blanches ou toutes noires, mais que les nuances de gris sont infinies. J'ai une connaissance qui a cessé d'aller à l'Eglise à cause de certains textes de Saint Paul. Le prêtre a voulu lui expliquer, mais elle a refuser. Quelle erreur!!!! Au lieu de méditer et d'essayer de comprendre.... Tout de suite des réactions épidermiques.
Je suis une jeune femme, probablement moins jeune que vous, JustineF

Je suis indépendante, vie seule depuis des années, j'ai un travail que j'aime énormément et qui malgré les difficultés me permets de m'épanouir, j'ai une vie personnelle enrichissante, des activités et une personne dans ma vie, que je souhaiterai voir devenir mon mari. Et pourtant les propos du prêtre ne me choquent pas.
Je pense que je ne vais pas me faire d'amiES en disant ça (surtout que certaines paraissent très remontées), mais moi je trouve cette homélie très bien et je suis assez d'accord avec les propos de Raistlin. Je vais maintenant expliquer pourquoi.
Tout d'abord, que la destruction de la famille se fait par l'exacerbation de l'égo et de l'individualisme. C'est dans le dernier paragraphe. Il ne dit pas que la femme doit renoncer à tout. Il parle de réalisation personnelle de chacun, ce qui est évidemment impossible. Une vie de couple exige des compromis des deux cotés, l'idéal étant de se réaliser ensemble.
Il est également question de la vocation de la femme. Le sujet n'étant pas la vocation de l'homme, qui s'exprime d'une autre manière probablement. Je ne trouve rien de choquant la dedans. Il précise bien d'ailleurs qu'il ne s'agit pas d'entretenir la maison ou d'être soumise etc. Mais d'aimer et de montrer ce qu'est l'amour à ses enfants. On peut bien sur sortir des cas extrèmes de violence....mais est-ce la norme des familles????? Le prêtre parle de quelles femmes? De toute les femmes du monde, ou des femmes dans les familles chrétiennes? Je trouve que c'est plus facilement réalisable dans une famille, avec des valeurs chrétiennes, ou c'est la Foi le pilier.
Je suis bien d'accord, pour travailler exclusivement auprès des femmes, qu'elles sont plus fragiles. On "peut" être les joyaux du Seigneur... Il y a dans la femme une douceur et un appel à l'amour. Et aussi beaucoup de fragilité qui s'exprime par divers chemins. Une fragilité psychologique par exemple les femmes battues, ou celles qui se retrouvent en totale dépendance affectives envers des hommes violents ou manipulateurs. On est physiquement plus faible face aux hommes. La société actuelle nous donne un semblant de sécurité (par exemple financière et l'accès au travail), mais les violences de toutes sortes sont malgré tout une réalité. La sécurité du mari a été remplacée par la sécurité sociale....A une certaine époque, "entretenir" sa femme et ses enfants était une question d'honneur et de respectabilité pour les hommes (mais ça, ça n'existe plus aujourd'hui). Et c'est sur ce point, qu'il y a une faiblesse dans le discours de ce prêtre. Je ne suis pas d'accord quand il sous entend dans le 4ème paragraphe que les divorces seraient exclusivement de la faute de la femme. Et les hommes qui quittent femme et enfants pour une petite minette post pubère ou qui font leur coming out? Ou juste parce qu'ils en ont marre d'entendre bébé pleuré?
En disant que les femmes sont fragiles je ne sous entends pas non plus que les femmes ne sont pas porteuse d'une force intérieure. Mais il y a des discours pseudo féministe effrayants. Je prendrais pour exemple, la contre manifestation Femen lors de la manifestation Civitas contre la mariage homo: elles sont venues presque nue, peinte de slogan insultant et antireligieux et se sont fait frapper... Et bien moi je dis très bien! C'est une vraie leçon de parité, elles ont endossé une tenue de manifestants et se sont fait taper dessus comme des manifestants... Pas parce qu'elles sont des femmes! Elle devraient porter leurs blessures avec fierté, mais non! Et partout on crie au scandale, "en
France, on ne frappe pas les femmes"... C'est des blagues? Donc, parce qu'on est des femmes, on peut tout se permettre en toute impunité? Quand ça se passe mal, il y a victimisation systématique. ça, c'est plus insultant comme déclaration de fragilité que les propos de ce prêtre.
Ensuite j'ai lu que certaines disait que c'était justement parce qu'elles croient en l'amour, que les femmes acceptent de se faire battre? Vraiment? Vous en connaissez beaucoup des femmes battues? Moi j'ai pu en cotoyer un certains nombre et ce n'est pas parce qu'elles croient en l'amour qu'elles acceptent de se faire battre. C'est bien souvent par peur de devoir s'assumer seules et elles se disent que ça va passer, qu'il va changer!!!!! Ou parce qu'elles ont déjà été battues pendant leur enfance et qu'elles n'arrivent pas à comprendre que l'amour ne passe pas par la violence. Ce n'est pas de l'amour, c'est de la dépendance.
Je crois que la femme a une vocation à l'Amour et ce n'est pas pour ce critère que certaines restent avec leurs enfants avec un mari violent. C'est par fragilité, justement.
Je crois que ce prêtre est juste dans ces propos et qu'il doit en entendre de belles en confession.
Je crois aussi que la vocation à l'amour de la femme devrait s'exprimer depuis l'origine de la relation. Trouver le compagnon de vie idéal demande reflexion et maturité, pas uniquement attirance physique, gros portefeuille ou performance sexuelle. Trouver son mari devrait être un vrai choix, qui prend du temps. Après beaucoup de recherches, j'ai enfin trouvé un homme qui ressemble à mon idée du mari idéal: pas le plus bel homme du monde (sauf pour moi), mais doux, attentionné, croyant et qui veut fondé une famille.... La réussite ne sera pas forcément au bout, mais avec lui, je me sens capable d'assumer cette vocation à l'amour.
Désolée si certains de mes propos ont pu choquer.
Je vous souhaite à toutes et tous une excellente journée.
God bless you!