Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2011-2012)
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Re: La merveilleuse histoire des deux fils
Dans la parabole du fils prodigue je reste toujours les yeux fixés sur le fils fidèle resté à la maison.
Comme sa réaction nous semble naturelle…
Comme celle des ouvriers de la première heure.
Mais le Père ne promet rien de plus ni rien de moins que de partager son trésor inépuisable avec tous.
L'un l'avait déjà mais était jaloux de le partager, l'autre ne le méritait plus mais il lui a été fait Miséricorde.
Comme sa réaction nous semble naturelle…
Comme celle des ouvriers de la première heure.
Mais le Père ne promet rien de plus ni rien de moins que de partager son trésor inépuisable avec tous.
L'un l'avait déjà mais était jaloux de le partager, l'autre ne le méritait plus mais il lui a été fait Miséricorde.
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
"Deus meus et Omnia"
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St François d'Assise
Re: La merveilleuse histoire des deux fils
Des Fils fidèles, des fils infidèles ... un seul Père prodigue de son amour c'est bien là un résumé très fort du monde de l'Evangile. Ce père ne semble pas "équitable" au sens humain du terme. Justement (et heureusement) parce qu'il ressemble tellement à celui que nous appelons "Notre Père".PaxetBonum a écrit :Dans la parabole du fils prodigue je reste toujours les yeux fixés sur le fils fidèle resté à la maison.
Comme sa réaction nous semble naturelle…
Comme celle des ouvriers de la première heure.
Mais le Père ne promet rien de plus ni rien de moins que de partager son trésor inépuisable avec tous.
L'un l'avait déjà mais était jaloux de le partager, l'autre ne le méritait plus mais il lui a été fait Miséricorde.
Re: L'esprit mauvais rôde toujours
Je vous remercie de nous avoir fait part de votre expérience. Il est vrai que "le Mauvais" rôde toujours autour de nous. L'apôtre Pierre nous met en garde aussi (I,Pierre 5,6) le comparant de façon imagée à un lion rugissant ..."sic leo rugiens quarens quem devoret" .....cherchant qui il devorera.etienne lorant a écrit : Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,15-26.
Il rôde, le démon, il fait le tour, il cherche par où entrer. Donc, convertis et converties, prenez garde ! Adoptez une discipline, une règle de chaque jour, ayez l'humilité de vous souvenir d'où le Seigneur vous a sorti. L'idéal est de toujours avancer. C'est la raison pour laquelle j'ai tant apprécié, en son temps, le Journal de Julien Green. Il l'a tenu régulièrement ... au moins 70 années. C'était pour lui comme une manière de faire le point à période fixe. De mon côté, j'ai jusqu'à présent bénéficié de l'Eucharistie matinale, j'ai le partage quotidien, j'ai l'assistance que j'apporte à ma mère. Je sais qu'il faut toujours se relever aussitôt que l'on tombe, immédiatement, cela doit devenir un réflexe de soldat. J'ai mon carnet privé, avec ses signes compréhensibles de moi seul. Je termine en disant que le Net est une chance pour moi - bien que, comme tout le reste, il soit aussi occasion de pécher. Bon courage !
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etienne lorant
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La question des vocations
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 10,1-9.
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Je n'ai retenu que ce verset, car il m'a rappelé mes démarches infructueuses après ma conversion. Plus de vingt-cinq ans ont passé et je me demande encore: "Et si j'avais insisté un peu plus ?" Mais comment aurai-je insisté ? Jusqu'à quel point ? En passant par qui ? Pendant dix ans, l'idée m'a poursuivi à chaque anniversaire de ma Rencontre" avec Jésus crucifié... J'ai déjà raconté qu'à l'âge de quarante ans (je l'avais ainsi promis au Seigneur), je ferais mon ultime tentative... J'ai tenu parole, en me préparant "à fond" avec l'assistance de mon confesseur et de quelques curés qui arrivaient à la retraite. J'ai vraiment eu toute une équipe derrière moi. Toutes les questions possibles et imaginables ont été passées au crible: j'ai revu tout mon catéchisme, j'ai rassemblé mes copies de diplômes, j'ai également pu compter sur un "coach financier" pour mon entretien. Lorsqu'enfin, j'ai pris rendez-vous avec le directeur du petit séminaire, j'étais presque sur-entraîné, je me regardais dans le miroir et j'avais le sentiment d'être le boxeur Rocky Balboa ! La catastrophe fut rapide et j'ai eu le sentiment, sur le moment, d'avoir tenté un plongeon du plus haut tremplin et constaté, trop tard, avec horreur, qu'il n'y avait plus d'eau dans la piscine...
Ce fut la fin de mes tentatives. Ceux qui m'avaient préparé et soutenu m'ont dirigé d'abord vers le Cardinal Danneels, ensuite vers Monseigneur Léonard - qui était évêque de Namur à l'époque. J'ai demandé au Seigneur un signe et je l'ai obtenu: j'ai écrit à Monseigneur Léonard, qui m'a donné deux numéros de téléphone de son secrétariat, afin de prendre rendez-vous pour une rencontre. J'ai toujours cette lettre en ma possession mais la rencontre n'a jamais eu lieu. Un incroyable enchevêtrement de circonstances (congés, absences au secrétariat, notes égarées, maladies...) a fait que jamais je n'ai obtenu le rendez-vous. Après quoi, je n'ai plus rien tenté. C'était en 1996. Huit ans plus tard, j'ai pu "faire" ma théologie par correspondance - et cette fois, les signes furent nombreux au rendez-vous...
Il n'empêche que je veux dire à nouveau en cette occasion : si quelqu'un parmi vous est prêtre, ou diacre, qu'il n'hésite pas d'afficher à la porte de sa cure ou de la chapelle où il officie, une simple feuille où sont imprimés les mots : "Ici nous accueillons les convertis". Je ne saurais trop dire à quel point l'accueil des convertis est essentiel, ne serait-ce que pour "stabiliser" la personne qui a vécu une expérience de conversion.
J'en ai beaucoup parlé autour de moi mais je n'ai jamais vu d'affichette sur aucune des églises et des chapelles où j'ai communié depuis quinze ans ! Pourquoi cette peur, cette retenue ? Pourquoi considérer toujours que les vocations doivent venir des plus jeunes ? Je n'ai toujours pas compris... et j'ai en moi des cicatrices qui me font mal de temps à autres, comme si j'avait été blessé par ceux-là même que j'avais désiré servir.
Etrange lutte dans l'invisible contre un obstacle qui se dérobe à chaque fois...
.
Quelqu'un m'ayant demandé ce qu'il était advenu de mon engagement, j'ai re-raconté et je me cite donc:
Vous avez raison. Ce que j'ai rapporté se déroulait donc en 1996. Quatre ans plus tard, soeur Faustine Kowalska fut proclamée sainte et apôtre de la Miséricorde divine. J'avais toujours pour confesseur le prêtre qui m'avait préparé pour me présenter au Séminaire. Eh bien, des signes, il y en a eu, cette fois ! Lorsque je lui ai annoncé, en mars 2004 que je commençais ma théologie par correspondance avec la Pologne (via Montréal !), il a levé les yeux au ciel en disant : "Seigneur, il est devenu fou !"... Et moi, ces mots me sont tombés dans la bouche (je ne peux pas dire mieux) et j'ai dit: "Monsieur le Curé, prenez n'importe lequel de ces livres que vous avez derrière vous, dans votre bibliothèque : vous y trouverez la preuve de la véracité de mon engagement." Il a été tout surpris et il a obéi. Il prend un livre qui s'intitule: "Frère André de Montréal" (qui a été canonisé depuis).
Il me dit: "Eh bien, tu vois, ce n'est rien qu'une biographie", mais à ce moment, des feuillets s'échappent du livre: ce sont des vignettes datées de 1956, l'année de ma naissance, sur laquelle figurait une image de soeur Faustine d'un côté, et une prière pour la reconnaissance du message de la Miséricorde divine !
Autres signes : depuis Cracovie, je reçois comme règle d'écrire chaque jour mes "chutes" et mes "victoires". Je commence donc par mon plus grave problème: le tabac !!! Depuis dix ans, chaque année, je faisais une tentative pour cesser de fumer. Et j'ai donc noté mon nombre de cigarettes.
Dix jours à peine après avoir commencé, en date du 13 mai 2004, à 15 h, j'avais cessé d'être fumeur. La souffrance du manque fut épouvantable, mais la Joie, et quelle Joie !, était en même temps déversée dans mon coeur. Je savais que j'étais délivré, comme n'importe lequel des pauvres malades qui croisaient le chemin de Jésus. Je n'en ai parlé autour de moi qu'au bout d'une semaine. ... Comme je n'étais pas grand amateur de bière, je ne me suis pas rendu compte tout de suite, mais au bout de deux mois, j'ai été malade en acceptant un seul et unique verre de bière. J'avais été délivré de l'alcool en même temps que du tabac et je ne m'en étais pas rendu compte !
Merci à vous de m'avoir rappelé "l'autre côté" des évènements
Il leur dit : « La moisson est abondante, mais les ouvriers sont peu nombreux. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Je n'ai retenu que ce verset, car il m'a rappelé mes démarches infructueuses après ma conversion. Plus de vingt-cinq ans ont passé et je me demande encore: "Et si j'avais insisté un peu plus ?" Mais comment aurai-je insisté ? Jusqu'à quel point ? En passant par qui ? Pendant dix ans, l'idée m'a poursuivi à chaque anniversaire de ma Rencontre" avec Jésus crucifié... J'ai déjà raconté qu'à l'âge de quarante ans (je l'avais ainsi promis au Seigneur), je ferais mon ultime tentative... J'ai tenu parole, en me préparant "à fond" avec l'assistance de mon confesseur et de quelques curés qui arrivaient à la retraite. J'ai vraiment eu toute une équipe derrière moi. Toutes les questions possibles et imaginables ont été passées au crible: j'ai revu tout mon catéchisme, j'ai rassemblé mes copies de diplômes, j'ai également pu compter sur un "coach financier" pour mon entretien. Lorsqu'enfin, j'ai pris rendez-vous avec le directeur du petit séminaire, j'étais presque sur-entraîné, je me regardais dans le miroir et j'avais le sentiment d'être le boxeur Rocky Balboa ! La catastrophe fut rapide et j'ai eu le sentiment, sur le moment, d'avoir tenté un plongeon du plus haut tremplin et constaté, trop tard, avec horreur, qu'il n'y avait plus d'eau dans la piscine...
Ce fut la fin de mes tentatives. Ceux qui m'avaient préparé et soutenu m'ont dirigé d'abord vers le Cardinal Danneels, ensuite vers Monseigneur Léonard - qui était évêque de Namur à l'époque. J'ai demandé au Seigneur un signe et je l'ai obtenu: j'ai écrit à Monseigneur Léonard, qui m'a donné deux numéros de téléphone de son secrétariat, afin de prendre rendez-vous pour une rencontre. J'ai toujours cette lettre en ma possession mais la rencontre n'a jamais eu lieu. Un incroyable enchevêtrement de circonstances (congés, absences au secrétariat, notes égarées, maladies...) a fait que jamais je n'ai obtenu le rendez-vous. Après quoi, je n'ai plus rien tenté. C'était en 1996. Huit ans plus tard, j'ai pu "faire" ma théologie par correspondance - et cette fois, les signes furent nombreux au rendez-vous...
Il n'empêche que je veux dire à nouveau en cette occasion : si quelqu'un parmi vous est prêtre, ou diacre, qu'il n'hésite pas d'afficher à la porte de sa cure ou de la chapelle où il officie, une simple feuille où sont imprimés les mots : "Ici nous accueillons les convertis". Je ne saurais trop dire à quel point l'accueil des convertis est essentiel, ne serait-ce que pour "stabiliser" la personne qui a vécu une expérience de conversion.
J'en ai beaucoup parlé autour de moi mais je n'ai jamais vu d'affichette sur aucune des églises et des chapelles où j'ai communié depuis quinze ans ! Pourquoi cette peur, cette retenue ? Pourquoi considérer toujours que les vocations doivent venir des plus jeunes ? Je n'ai toujours pas compris... et j'ai en moi des cicatrices qui me font mal de temps à autres, comme si j'avait été blessé par ceux-là même que j'avais désiré servir.
Etrange lutte dans l'invisible contre un obstacle qui se dérobe à chaque fois...
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Quelqu'un m'ayant demandé ce qu'il était advenu de mon engagement, j'ai re-raconté et je me cite donc:
Vous avez raison. Ce que j'ai rapporté se déroulait donc en 1996. Quatre ans plus tard, soeur Faustine Kowalska fut proclamée sainte et apôtre de la Miséricorde divine. J'avais toujours pour confesseur le prêtre qui m'avait préparé pour me présenter au Séminaire. Eh bien, des signes, il y en a eu, cette fois ! Lorsque je lui ai annoncé, en mars 2004 que je commençais ma théologie par correspondance avec la Pologne (via Montréal !), il a levé les yeux au ciel en disant : "Seigneur, il est devenu fou !"... Et moi, ces mots me sont tombés dans la bouche (je ne peux pas dire mieux) et j'ai dit: "Monsieur le Curé, prenez n'importe lequel de ces livres que vous avez derrière vous, dans votre bibliothèque : vous y trouverez la preuve de la véracité de mon engagement." Il a été tout surpris et il a obéi. Il prend un livre qui s'intitule: "Frère André de Montréal" (qui a été canonisé depuis).
Il me dit: "Eh bien, tu vois, ce n'est rien qu'une biographie", mais à ce moment, des feuillets s'échappent du livre: ce sont des vignettes datées de 1956, l'année de ma naissance, sur laquelle figurait une image de soeur Faustine d'un côté, et une prière pour la reconnaissance du message de la Miséricorde divine !
Autres signes : depuis Cracovie, je reçois comme règle d'écrire chaque jour mes "chutes" et mes "victoires". Je commence donc par mon plus grave problème: le tabac !!! Depuis dix ans, chaque année, je faisais une tentative pour cesser de fumer. Et j'ai donc noté mon nombre de cigarettes.
Dix jours à peine après avoir commencé, en date du 13 mai 2004, à 15 h, j'avais cessé d'être fumeur. La souffrance du manque fut épouvantable, mais la Joie, et quelle Joie !, était en même temps déversée dans mon coeur. Je savais que j'étais délivré, comme n'importe lequel des pauvres malades qui croisaient le chemin de Jésus. Je n'en ai parlé autour de moi qu'au bout d'une semaine. ... Comme je n'étais pas grand amateur de bière, je ne me suis pas rendu compte tout de suite, mais au bout de deux mois, j'ai été malade en acceptant un seul et unique verre de bière. J'avais été délivré de l'alcool en même temps que du tabac et je ne m'en étais pas rendu compte !
Merci à vous de m'avoir rappelé "l'autre côté" des évènements
Dernière modification par etienne lorant le jeu. 18 oct. 2012, 18:20, modifié 1 fois.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: La question des vocations
LE « PARCOURS ALPHA », OUTIL D'ANNONCE KÉRYGMATIQUE
J'ai la curieuse impression de retrouver ce que je viens de demander : que les églises locales ouvrent les portes aux convertis !
Le parcours Alpha est un outil d’annonce kérygmatique au service des paroisses et aumôneries créé il y a 30 ans et proposé dans 160 pays, en 110 langues. Près de 20 millions de personnes l’ont suivi, dont beaucoup y ont fait une rencontre vivifiante du Christ.
Quelles1eçons tirer de l’expérience pour la conversion pastorale?
Trois grands processus structurent l’évangélisation :
1) une évangélisation première vécue comme un temps de conversion initiale permettant une rencontre personnelle du Christ;
2) la formation de disciples favorisant l’apprentissage de la vie chrétienne;
3) le développement de leaders par la reconnaissance du potentiel missionnaire des laïcs et leur déploiement au sein de l’Église et de la société.
Peu de pasteurs savent effectivement, articuler ces trois processus qui sont précisés dans Evangelii Nuntiandi, au chap. 2 : cette transformation conduit de l’incroyance à la sympathie, de la sympathie à la conversion, de la conversion à la vie de disciple, et de la vie de disciple à la mission.
J'ai la curieuse impression de retrouver ce que je viens de demander : que les églises locales ouvrent les portes aux convertis !
Le parcours Alpha est un outil d’annonce kérygmatique au service des paroisses et aumôneries créé il y a 30 ans et proposé dans 160 pays, en 110 langues. Près de 20 millions de personnes l’ont suivi, dont beaucoup y ont fait une rencontre vivifiante du Christ.
Quelles1eçons tirer de l’expérience pour la conversion pastorale?
Trois grands processus structurent l’évangélisation :
1) une évangélisation première vécue comme un temps de conversion initiale permettant une rencontre personnelle du Christ;
2) la formation de disciples favorisant l’apprentissage de la vie chrétienne;
3) le développement de leaders par la reconnaissance du potentiel missionnaire des laïcs et leur déploiement au sein de l’Église et de la société.
Peu de pasteurs savent effectivement, articuler ces trois processus qui sont précisés dans Evangelii Nuntiandi, au chap. 2 : cette transformation conduit de l’incroyance à la sympathie, de la sympathie à la conversion, de la conversion à la vie de disciple, et de la vie de disciple à la mission.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Re: La question des vocations
Dommage que je n'ai plus 29 ans (comme au jour de ma conversion). J'aurais eu le web et je serais tombé sur ceci :
M. Manoj Sunny, fondateur du mouvement "Jesus Youth" a insisté notamment sur « l’urgence de former les jeunes gens à être missionnaires », étant donné qu’il y a « trois milliards de personnes de moins de 25 ans sur cette planète ».
Il a fait part à ce propos de l’expérience du mouvement "Jesus Youth", né dans le Kerala, qui procède selon sept étapes pour « façonner la jeunesse en tant que missionnaires » :
1. Les atteindre et les inviter à un groupe amical
2. Les orienter vers la rencontre avec le Seigneur
3. Les intégrer à une communauté et à une culture de la foi
4. Les aider à découvrir leur appel et leurs charismes
5. Leur fournir une catéchèse pour construire leur foi catholique
6. Les motiver et les envoyer en mission
7. Les aider à participer à la vie du mouvement et à sa culture de mission et d’engagement
M. Manoj Sunny, fondateur du mouvement "Jesus Youth" a insisté notamment sur « l’urgence de former les jeunes gens à être missionnaires », étant donné qu’il y a « trois milliards de personnes de moins de 25 ans sur cette planète ».
Il a fait part à ce propos de l’expérience du mouvement "Jesus Youth", né dans le Kerala, qui procède selon sept étapes pour « façonner la jeunesse en tant que missionnaires » :
1. Les atteindre et les inviter à un groupe amical
2. Les orienter vers la rencontre avec le Seigneur
3. Les intégrer à une communauté et à une culture de la foi
4. Les aider à découvrir leur appel et leurs charismes
5. Leur fournir une catéchèse pour construire leur foi catholique
6. Les motiver et les envoyer en mission
7. Les aider à participer à la vie du mouvement et à sa culture de mission et d’engagement
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Les messagers des Cieux
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 1,11-14.
Frères, dans le Christ, Dieu nous a d'avance destinés à devenir son peuple; car lui, qui réalise tout ce qu'il a décidé,
il a voulu que nous soyons ceux qui d'avance avaient espéré dans le Christ, à la louange de sa gloire. Dans le Christ, vous aussi, vous avez écouté la parole de vérité, la Bonne Nouvelle de votre salut ; en lui, devenus des croyants, vous avez reçu la marque de l'Esprit Saint. Et l'Esprit que Dieu avait promis, c'est la première avance qu'il nous a faite sur l'héritage dont nous prendrons possession au jour de la délivrance finale, à la louange de sa gloire.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,1-7.
Comme la foule s'était rassemblée par dizaines de milliers, au point qu'on s'écrasait, Jésus se mit à dire, en s'adressant d'abord à ses disciples : « Méfiez-vous bien à cause du levain des pharisiens, c'est-à-dire de leur hypocrisie. Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans l'ombre sera entendu au grand jour, ce que vous aurez dit à l'oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits. Je vous le dis, à vous mes amis : ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c'est celui-là que vous devez craindre. Est-ce qu'on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? et pas un seul n'est indifférent aux yeux de Dieu. Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus que tous les moineaux du monde.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Les textes de la liturgie du jour montre saint Paul s'adressant aux premiers chrétiens qui ne sont pas issus du judaïsme. Le rapport entre cette épître de l’Évangile se situe dans les recommandations données par Jésus à ceux qui partiront hors des frontières afin d'apporter la bonne nouvelle du Royaume dans des pays considérés jusqu'alors comme étrangers, païens et donc considérés par les Juifs et spécialement les pharisiens comme des ennemis qu'ils ont le droit de soumettre et d'exterminer - ni plus ni moins ! Et ces étrangers sont bel et bien présents, avant même que le Christ ait été crucifié. Saint Luc l'indique bien en parlant de cette foule, assemblée par "dizaine de milliers", tous se pressant pour accéder à la parole de Jésus.
Le levain des pharisiens, c'est bien l'hypocrisie et l'hypocrisie en action par le jugement et les intentions cachées: leurs coeurs fermés les conduiront à livrer, persécuter, faire mourir les apôtres au nom même de Dieu - mais aussi des idéologies. Les islamistes radicaux tuent au nom de Dieu, aussi bien que les Soviétiques envoyaient en Sibérie, il n'y a pas un siècle, les prêtres et moines orthodoxes russes. La mission des apôtres rencontrera donc beaucoup d'obstacles, car non seulement les juifs, mais aussi les peuples adorant d'autres dieux et vivant d'autres coutumes et cultures, seront leurs ennemis déclarés: tous les pouvoirs en place se défendent - même si aujourd'hui, c'est l'immoralité qui semble devenue une idéologie !
Le sang des martyrs coule donc depuis longtemps... Cependant, le sang n'est le symbole de la mort, mais de la vie ! Cet Évangile m'encourage à témoigner de ma foi très simplement. Depuis que j'ai découvert l'histoire de la juive convertie Etty Hillesum, qui s'est mise à pratiquer la charité à un moment où elle était déjà dans un camp de transit, en attente d'être déportée à Auschwitz, je ne peux plus être surpris. Ici, chez moi, là où je suis, je pratique la miséricorde; si la haine se pratique, sans que j'y puisse rien, sur le parking de la surface commerciale, qu'y puis-je ? Mais là où je suis, que soit la Miséricorde et donc ma joie. Tout le reste ne me concerne pas. Telle est la délivrance et la liberté que je vis chaque jour.
Les oiseaux du ciel, les oiseaux messagers des cieux, n'est-ce pas nous aussi ?
Frères, dans le Christ, Dieu nous a d'avance destinés à devenir son peuple; car lui, qui réalise tout ce qu'il a décidé,
il a voulu que nous soyons ceux qui d'avance avaient espéré dans le Christ, à la louange de sa gloire. Dans le Christ, vous aussi, vous avez écouté la parole de vérité, la Bonne Nouvelle de votre salut ; en lui, devenus des croyants, vous avez reçu la marque de l'Esprit Saint. Et l'Esprit que Dieu avait promis, c'est la première avance qu'il nous a faite sur l'héritage dont nous prendrons possession au jour de la délivrance finale, à la louange de sa gloire.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,1-7.
Comme la foule s'était rassemblée par dizaines de milliers, au point qu'on s'écrasait, Jésus se mit à dire, en s'adressant d'abord à ses disciples : « Méfiez-vous bien à cause du levain des pharisiens, c'est-à-dire de leur hypocrisie. Tout ce qui est voilé sera dévoilé, tout ce qui est caché sera connu. Aussi tout ce que vous aurez dit dans l'ombre sera entendu au grand jour, ce que vous aurez dit à l'oreille dans le fond de la maison sera proclamé sur les toits. Je vous le dis, à vous mes amis : ne craignez pas ceux qui tuent le corps, et après cela ne peuvent rien faire de plus. Je vais vous montrer qui vous devez craindre : craignez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir d'envoyer dans la géhenne. Oui, je vous le dis : c'est celui-là que vous devez craindre. Est-ce qu'on ne vend pas cinq moineaux pour deux sous ? et pas un seul n'est indifférent aux yeux de Dieu. Quant à vous, même vos cheveux sont tous comptés. Soyez sans crainte : vous valez plus que tous les moineaux du monde.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Les textes de la liturgie du jour montre saint Paul s'adressant aux premiers chrétiens qui ne sont pas issus du judaïsme. Le rapport entre cette épître de l’Évangile se situe dans les recommandations données par Jésus à ceux qui partiront hors des frontières afin d'apporter la bonne nouvelle du Royaume dans des pays considérés jusqu'alors comme étrangers, païens et donc considérés par les Juifs et spécialement les pharisiens comme des ennemis qu'ils ont le droit de soumettre et d'exterminer - ni plus ni moins ! Et ces étrangers sont bel et bien présents, avant même que le Christ ait été crucifié. Saint Luc l'indique bien en parlant de cette foule, assemblée par "dizaine de milliers", tous se pressant pour accéder à la parole de Jésus.
Le levain des pharisiens, c'est bien l'hypocrisie et l'hypocrisie en action par le jugement et les intentions cachées: leurs coeurs fermés les conduiront à livrer, persécuter, faire mourir les apôtres au nom même de Dieu - mais aussi des idéologies. Les islamistes radicaux tuent au nom de Dieu, aussi bien que les Soviétiques envoyaient en Sibérie, il n'y a pas un siècle, les prêtres et moines orthodoxes russes. La mission des apôtres rencontrera donc beaucoup d'obstacles, car non seulement les juifs, mais aussi les peuples adorant d'autres dieux et vivant d'autres coutumes et cultures, seront leurs ennemis déclarés: tous les pouvoirs en place se défendent - même si aujourd'hui, c'est l'immoralité qui semble devenue une idéologie !
Le sang des martyrs coule donc depuis longtemps... Cependant, le sang n'est le symbole de la mort, mais de la vie ! Cet Évangile m'encourage à témoigner de ma foi très simplement. Depuis que j'ai découvert l'histoire de la juive convertie Etty Hillesum, qui s'est mise à pratiquer la charité à un moment où elle était déjà dans un camp de transit, en attente d'être déportée à Auschwitz, je ne peux plus être surpris. Ici, chez moi, là où je suis, je pratique la miséricorde; si la haine se pratique, sans que j'y puisse rien, sur le parking de la surface commerciale, qu'y puis-je ? Mais là où je suis, que soit la Miséricorde et donc ma joie. Tout le reste ne me concerne pas. Telle est la délivrance et la liberté que je vis chaque jour.
Les oiseaux du ciel, les oiseaux messagers des cieux, n'est-ce pas nous aussi ?
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Du pouvoir de l'Esprit Saint
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,8-12.
Jésus disait à ses disciples : " Je vous le déclare : Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m'aura renié en face des hommes sera renié en face des anges de Dieu.
Et celui qui dira une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné.
Quand on vous traduira devant les synagogues, les puissances et les autorités, ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l'Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu'il faudra dire. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il m'est difficile de concevoir que l'on puisse blasphémer contre l'Esprit Saint, lequel est, jour après jour, réellement devenu l'hôte de mon propre esprit, le vrai consolateur de mes peines, qui me souffle ce que je dois dire, qui manifeste sa douce et brûlante effervescence après chaque Eucharistie.
Ah, oui, c'est ici que les hommes du monde diront: "Il croit à l'Esprit Saint, son esprit ne suffit pas !"
Ce sont des choses qui s'entendent chez les rationalistes. Mais même chez eux, de temps à autre, l'Esprit descend et bouleverse l'ordre des choses. Ainsi : André Frossard, l'auteur de "Dieu existe, je l'ai rencontré". Ici (*), je cite le journal Libération, fondé par Jean-Paul Sartre, que l'on ne peut soupçonner de sympathie pour les catholiques : "Le 8 juillet 1935. Frossard avait vingt ans. Entré «athée d'extrême gauche» dans une chapelle parisienne en quête d'un ami, il en ressortit cinq minutes plus tard «catholique, apostolique et romain», foudroyé par l'Esprit saint." (L'auteur de l'article, 'spécialiste des religions', en a fait "l'émule endiablé" de Claudel !)
Sauf que l'Esprit Saint n'a jamais foudroyé personne. Les noms qui lui sont donnés sont: le Paraclet (celui-qui-est-appelé-auprès), le Défenseur et l'apôtre Paul : l’Esprit de la promesse (Ga 3, 14 ; Ep 1, 13), l’Esprit d’adoption (Rm 8, 15 ; Ga 4, 6), l’Esprit du Christ (Rm 8, 11), l’Esprit du Seigneur (2 Co 3, 17), l’Esprit de Dieu (Rm 8, 9. 14 ; 15, 19 ; 1 Co 6, 11 ; 7, 40), et chez S. Pierre, l’Esprit de gloire (1 P 4, 14). (**) Pour moi-même, c'est l'Esprit qui agit dans mon coeur à chaque Eucharistie et y provoque une sorte d'effervescence dont le premier symptôme, si j'ose dire ainsi, est l'adoucissement du coeur: toutes les ombres de la nuit sont dissoutes. Ensuite, au moment où je me mets à rédiger un partage, il se passe que je ne sais absolument pas quoi écrire, mais mon cerveau et mon coeur se mettent à bouillonner et les doigts à glisser d'eux-mêmes sur le clavier. Lorsque j'ai fini, la Joie rejaillit.
Du reste, au cours de cette semaine, comme j'étais quasiment cerné dans mon passage par une vingtaine de jeunes fumeurs de cannabis, et qui avaient apporté avec eux une grosse sono sur batterie. Je me suis mis à prier et durant toute la journée une paix extraordinaire m'a fait bouger à pas lents, réfléchir sans me laisser émouvoir et, chose complètement inattendue, l'après-midi s'est terminé par la vente d'un dictionnaire de poche à l'un de mes 'persécuteurs' ! Ce détail n'est-il pas comme une signature ?
Si parmi vous, quelqu'un possède le récit du procès de Jeanne d'Arc, on y voit combien l'Evangile d'aujourd'hui s'est confirmé pour elle. Jésus dit :"ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l'Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu'il faudra dire." Quelle illustration de cette Parole au cours de son procès:
"Ces phrases étincelantes qui font ressembler « la figure historique de la Pucelle … à un vitrail de l’Annonciation infiniment doux et pur » (Léon Bloy), les minutes du procès en regorgent : « Toute lumière ne vient pas que pour vous », rétorque-t-elle à ses savants juges qui l’interrogent sur ses visions. Accusée d’avoir voulu mettre fin à ses jours en se jetant d’une tour où elle était prisonnière, elle proteste avec une tournure admirable : « Je le faisais non pas en espérance de me désespérer, mais en espérance de sauver mon corps et d’aller secourir plusieurs bonnes gens qui étaient en nécessité. » Lorsqu’on lui demande si saint Michel, dans ses visions, était nu : « Croyez-vous que Dieu n’ait pas de quoi le vêtir ? » Et, quand on cherche à la piéger sur la doctrine, ces réponses si nettes qu’elles valent à cette fille sans éducation d’être citée quatre fois dans le catéchisme catholique : « De Jésus-Christ et de l’Église, il m’est avis que c’est tout un, et qu’il n’en faut pas faire difficulté » ; et tandis qu’on lui demande si elle se croit en état de grâce : « Si je n’y suis, Dieu m’y mette ; si j’y suis, Dieu m’y garde » ; ajoutant cette confession touchante : « Je serais la plus dolente du monde si je savais n’être pas en la grâce de Dieu. (***) …
Jésus disait à ses disciples : " Je vous le déclare : Celui qui se sera prononcé pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme se prononcera aussi pour lui devant les anges de Dieu. Mais celui qui m'aura renié en face des hommes sera renié en face des anges de Dieu.
Et celui qui dira une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera pardonné ; mais si quelqu'un blasphème contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné.
Quand on vous traduira devant les synagogues, les puissances et les autorités, ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l'Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu'il faudra dire. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il m'est difficile de concevoir que l'on puisse blasphémer contre l'Esprit Saint, lequel est, jour après jour, réellement devenu l'hôte de mon propre esprit, le vrai consolateur de mes peines, qui me souffle ce que je dois dire, qui manifeste sa douce et brûlante effervescence après chaque Eucharistie.
Ah, oui, c'est ici que les hommes du monde diront: "Il croit à l'Esprit Saint, son esprit ne suffit pas !"
Ce sont des choses qui s'entendent chez les rationalistes. Mais même chez eux, de temps à autre, l'Esprit descend et bouleverse l'ordre des choses. Ainsi : André Frossard, l'auteur de "Dieu existe, je l'ai rencontré". Ici (*), je cite le journal Libération, fondé par Jean-Paul Sartre, que l'on ne peut soupçonner de sympathie pour les catholiques : "Le 8 juillet 1935. Frossard avait vingt ans. Entré «athée d'extrême gauche» dans une chapelle parisienne en quête d'un ami, il en ressortit cinq minutes plus tard «catholique, apostolique et romain», foudroyé par l'Esprit saint." (L'auteur de l'article, 'spécialiste des religions', en a fait "l'émule endiablé" de Claudel !)
Sauf que l'Esprit Saint n'a jamais foudroyé personne. Les noms qui lui sont donnés sont: le Paraclet (celui-qui-est-appelé-auprès), le Défenseur et l'apôtre Paul : l’Esprit de la promesse (Ga 3, 14 ; Ep 1, 13), l’Esprit d’adoption (Rm 8, 15 ; Ga 4, 6), l’Esprit du Christ (Rm 8, 11), l’Esprit du Seigneur (2 Co 3, 17), l’Esprit de Dieu (Rm 8, 9. 14 ; 15, 19 ; 1 Co 6, 11 ; 7, 40), et chez S. Pierre, l’Esprit de gloire (1 P 4, 14). (**) Pour moi-même, c'est l'Esprit qui agit dans mon coeur à chaque Eucharistie et y provoque une sorte d'effervescence dont le premier symptôme, si j'ose dire ainsi, est l'adoucissement du coeur: toutes les ombres de la nuit sont dissoutes. Ensuite, au moment où je me mets à rédiger un partage, il se passe que je ne sais absolument pas quoi écrire, mais mon cerveau et mon coeur se mettent à bouillonner et les doigts à glisser d'eux-mêmes sur le clavier. Lorsque j'ai fini, la Joie rejaillit.
Du reste, au cours de cette semaine, comme j'étais quasiment cerné dans mon passage par une vingtaine de jeunes fumeurs de cannabis, et qui avaient apporté avec eux une grosse sono sur batterie. Je me suis mis à prier et durant toute la journée une paix extraordinaire m'a fait bouger à pas lents, réfléchir sans me laisser émouvoir et, chose complètement inattendue, l'après-midi s'est terminé par la vente d'un dictionnaire de poche à l'un de mes 'persécuteurs' ! Ce détail n'est-il pas comme une signature ?
Si parmi vous, quelqu'un possède le récit du procès de Jeanne d'Arc, on y voit combien l'Evangile d'aujourd'hui s'est confirmé pour elle. Jésus dit :"ne vous tourmentez pas pour savoir comment vous défendre ou comment parler. Car l'Esprit Saint vous enseignera à cette heure même ce qu'il faudra dire." Quelle illustration de cette Parole au cours de son procès:
"Ces phrases étincelantes qui font ressembler « la figure historique de la Pucelle … à un vitrail de l’Annonciation infiniment doux et pur » (Léon Bloy), les minutes du procès en regorgent : « Toute lumière ne vient pas que pour vous », rétorque-t-elle à ses savants juges qui l’interrogent sur ses visions. Accusée d’avoir voulu mettre fin à ses jours en se jetant d’une tour où elle était prisonnière, elle proteste avec une tournure admirable : « Je le faisais non pas en espérance de me désespérer, mais en espérance de sauver mon corps et d’aller secourir plusieurs bonnes gens qui étaient en nécessité. » Lorsqu’on lui demande si saint Michel, dans ses visions, était nu : « Croyez-vous que Dieu n’ait pas de quoi le vêtir ? » Et, quand on cherche à la piéger sur la doctrine, ces réponses si nettes qu’elles valent à cette fille sans éducation d’être citée quatre fois dans le catéchisme catholique : « De Jésus-Christ et de l’Église, il m’est avis que c’est tout un, et qu’il n’en faut pas faire difficulté » ; et tandis qu’on lui demande si elle se croit en état de grâce : « Si je n’y suis, Dieu m’y mette ; si j’y suis, Dieu m’y garde » ; ajoutant cette confession touchante : « Je serais la plus dolente du monde si je savais n’être pas en la grâce de Dieu. (***) …
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Dimanche : la gloire de Dieu, c'est le relèvement de l'homme
Lettre aux Hébreux 4,14-16.
Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a pénétré au-delà des cieux; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, le grand prêtre que nous avons n'est pas incapable, lui, de partager nos faiblesses ; en toutes choses, il a connu l'épreuve comme nous, et il n'a pas péché. Avançons-nous donc avec pleine assurance vers le Dieu tout-puissant qui fait grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,35-45.
Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s'approchent de Jésus et lui disent : « Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande. » Il leur dit : « Que voudriez-vous que je fasse pour vous ? »
Ils lui répondirent : « Accorde-nous de siéger, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ta gloire. »
Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé ? » Ils lui disaient : « Nous le pouvons. » Il répond : « La coupe que je vais boire, vous y boirez ; et le baptême dans lequel je vais être plongé, vous le recevrez.
Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder, il y a ceux pour qui ces places sont préparées. »
Les dix autres avaient entendu, et ils s'indignaient contre Jacques et Jean.
Jésus les appelle et leur dit : « Vous le savez : ceux que l'on regarde comme chefs des nations païennes commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur.
Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous :
car le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »
Au moment où Jacques et Jean firent cette demande à Jésus, celui-ci leur avait déjà parlé de sa mort et de sa résurrection. Les disciples comprenaient mal ou pas du tout ce que disait leur maître. Si, de nos jours encore, on pose la question à un juif, il ne saura pas parler de la résurrection sans soulever d'autres questions. Mais il évoquera la prophétie d’Ézéchiel dans laquelle Dieu le fait ordonner aux restes d'une multitude de se recomposer en corps... et il parlera du jour de la résurrection, du "dernier jour".
Dans l’Évangile, quand Jésus fait sortir Lazare hors de sa tombe, c'est ce que dit Marthe à Jésus. Elle ne sait pas ce que le Seigneur va faire, mais elle lui réaffirme sa foi... Mais tout de même, cette grande foi achoppera sur un détail de logique humaine, tout simple. Quelques instants plus tard, Jésus ordonne de rouler la pierre du tombeau de son frère, elle se récrie: "Mais, Seigneur, il doit sentir déjà ; voilà quatre jours qu'il est là. " Alors Jésus fait à Marthe cette fabuleuse réponse : " Ne te l'ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. " Car la gloire de Dieu, c'est la vie pour l'homme.
L'ambition des deux frères peut surprendre, mais elle montre qu'ils brûlent au-dedans de manifester à leur maître qu'il ne les a pas appelés pour rien les "fils du tonnerre". Ce que je retiens de ces lectures, c'est tout simplement que, oui je le crois, l'histoire humaine est déjà accomplie. Tout ce que je peux entendre de bruits en ce monde ne sont pour moi que les derniers soubresauts du séisme que la résurrection du Christ a entraîné. On s'émeut beaucoup, il y a beaucoup de guerres et de bruits de guerre, il y a de la peur et de la violence, mais le Royaume est déjà présent. Pour peu que l'on mette en pratique la Parole, notre esprit a accès au Royaume, nos coeurs s'y réchauffent et nos corps s'y reposent. Je trouve très étonnant et c'est bien dommage que les hommes aient si peu d'ambition à servir leur prochain ! Car dès leur vivant, ils goûteraient à la gloire promise...
Frères, en Jésus, le Fils de Dieu, nous avons le grand prêtre par excellence, celui qui a pénétré au-delà des cieux; tenons donc ferme l’affirmation de notre foi. En effet, le grand prêtre que nous avons n'est pas incapable, lui, de partager nos faiblesses ; en toutes choses, il a connu l'épreuve comme nous, et il n'a pas péché. Avançons-nous donc avec pleine assurance vers le Dieu tout-puissant qui fait grâce, pour obtenir miséricorde et recevoir, en temps voulu, la grâce de son secours.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 10,35-45.
Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s'approchent de Jésus et lui disent : « Maître, nous voudrions que tu exauces notre demande. » Il leur dit : « Que voudriez-vous que je fasse pour vous ? »
Ils lui répondirent : « Accorde-nous de siéger, l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, dans ta gloire. »
Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire, recevoir le baptême dans lequel je vais être plongé ? » Ils lui disaient : « Nous le pouvons. » Il répond : « La coupe que je vais boire, vous y boirez ; et le baptême dans lequel je vais être plongé, vous le recevrez.
Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder, il y a ceux pour qui ces places sont préparées. »
Les dix autres avaient entendu, et ils s'indignaient contre Jacques et Jean.
Jésus les appelle et leur dit : « Vous le savez : ceux que l'on regarde comme chefs des nations païennes commandent en maîtres ; les grands leur font sentir leur pouvoir.
Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand sera votre serviteur.
Celui qui veut être le premier sera l'esclave de tous :
car le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude. »
Au moment où Jacques et Jean firent cette demande à Jésus, celui-ci leur avait déjà parlé de sa mort et de sa résurrection. Les disciples comprenaient mal ou pas du tout ce que disait leur maître. Si, de nos jours encore, on pose la question à un juif, il ne saura pas parler de la résurrection sans soulever d'autres questions. Mais il évoquera la prophétie d’Ézéchiel dans laquelle Dieu le fait ordonner aux restes d'une multitude de se recomposer en corps... et il parlera du jour de la résurrection, du "dernier jour".
Dans l’Évangile, quand Jésus fait sortir Lazare hors de sa tombe, c'est ce que dit Marthe à Jésus. Elle ne sait pas ce que le Seigneur va faire, mais elle lui réaffirme sa foi... Mais tout de même, cette grande foi achoppera sur un détail de logique humaine, tout simple. Quelques instants plus tard, Jésus ordonne de rouler la pierre du tombeau de son frère, elle se récrie: "Mais, Seigneur, il doit sentir déjà ; voilà quatre jours qu'il est là. " Alors Jésus fait à Marthe cette fabuleuse réponse : " Ne te l'ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. " Car la gloire de Dieu, c'est la vie pour l'homme.
L'ambition des deux frères peut surprendre, mais elle montre qu'ils brûlent au-dedans de manifester à leur maître qu'il ne les a pas appelés pour rien les "fils du tonnerre". Ce que je retiens de ces lectures, c'est tout simplement que, oui je le crois, l'histoire humaine est déjà accomplie. Tout ce que je peux entendre de bruits en ce monde ne sont pour moi que les derniers soubresauts du séisme que la résurrection du Christ a entraîné. On s'émeut beaucoup, il y a beaucoup de guerres et de bruits de guerre, il y a de la peur et de la violence, mais le Royaume est déjà présent. Pour peu que l'on mette en pratique la Parole, notre esprit a accès au Royaume, nos coeurs s'y réchauffent et nos corps s'y reposent. Je trouve très étonnant et c'est bien dommage que les hommes aient si peu d'ambition à servir leur prochain ! Car dès leur vivant, ils goûteraient à la gloire promise...
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Libérés du cours de ce monde
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,1-10.
Frères, autrefois vous étiez des morts, à cause des fautes et des péchés
dans lesquels vous viviez, soumis au cours de ce monde, soumis au prince du mal qui s'interpose entre le ciel et nous, et qui continue d'inspirer activement ceux qui désobéissent à Dieu.
Et nous aussi, nous étions tous de ceux-là, quand nous vivions suivant les tendances égoïstes de notre chair, cédant aux caprices de notre chair et de nos raisonnements ; et nous étions, de nous-mêmes, voués à la colère comme tous les autres.
Mais Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre avec le Christ : c'est bien par grâce que vous êtes sauvés.
Avec lui, il nous a ressuscités ; avec lui, il nous a fait régner aux cieux, dans le Christ Jésus. Par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus,
il voulait montrer, au long des âges futurs, la richesse infinie de sa grâce.
C'est bien par la grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi. Cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu.
Cela ne vient pas de vos actes, il n'y a pas à en tirer orgueil. C'est Dieu qui nous a faits,
il nous a créés en Jésus Christ, pour que nos actes soient vraiment bons, conformes à la voie que Dieu a tracée pour nous et que nous devons suivre.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,13-21.
Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. »
Jésus lui répondit : « Qui m'a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages ? » Puis, s'adressant à la foule : « Gardez-vous bien de toute âpreté au gain ; car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses. » Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté. Il se demandait : 'Que vais-je faire ? Je ne sais pas où mettre ma récolte. '
Puis il se dit : 'Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j'en construirai de plus grands et j'y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède. Alors je me dirai à moi-même : Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence. 'Mais Dieu lui dit : 'Tu es fou : cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l'aura ? '
Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d'être riche en vue de Dieu. »
"Soumis au cours de ce monde et au prince du mal qui s'interpose entre le ciel et nous", c'est bien ce que nous sommes lorsqu'il s'agit des questions d'argent - surtout quand les montants sont importants, comme lors des héritages et successions ! De même, les réflexions et les ruminations de l'homme riche - qui a semble-t-il gagné honnêtement ses biens, nous pouvons les faire nôtres.
Eh bien, nous dit le Seigneur: en toutes ces cogitations, nous nous tenons loin de Dieu. Voici qui m'interpelle beaucoup en temps que commerçant, mais pas seulement: la question de la maison, qui est toujours en indivision, depuis quatre ans, que j'occupe et entretiens mais sans jamais avoir eu de loyer à payer... voilà qui me tient parfois hors de la prière, je dois bien l'avouer - car j'obtiens des avis contradictoires.
Mais à côté de cela, les lectures de ce jour - surtout l’Épître, me confirme que j'étais bien inspiré lorsque j'écrivais hier: "On s'émeut beaucoup, il y a beaucoup de guerres et de bruits de guerre, il y a de la peur et de la violence, mais le Royaume est déjà présent. Pour peu que l'on mette en pratique la Parole, notre esprit a accès au Royaume, nos coeurs s'y réchauffent et nos corps s'y reposent." Je n'étais pas certain de pouvoir écrire ces lignes, mais Paul me le confirme, puisqu'il dit lui-même: "Avec lui, il nous a ressuscités ; avec lui, il nous a fait régner aux cieux, dans le Christ Jésus." N'est-ce pas curieux que je me sente, aujourd'hui, le contemporain de saint Paul dans ce qu'il écrivait ?!? Et moi qui doutais !
Frères, autrefois vous étiez des morts, à cause des fautes et des péchés
dans lesquels vous viviez, soumis au cours de ce monde, soumis au prince du mal qui s'interpose entre le ciel et nous, et qui continue d'inspirer activement ceux qui désobéissent à Dieu.
Et nous aussi, nous étions tous de ceux-là, quand nous vivions suivant les tendances égoïstes de notre chair, cédant aux caprices de notre chair et de nos raisonnements ; et nous étions, de nous-mêmes, voués à la colère comme tous les autres.
Mais Dieu est riche en miséricorde ; à cause du grand amour dont il nous a aimés, nous qui étions des morts par suite de nos fautes, il nous a fait revivre avec le Christ : c'est bien par grâce que vous êtes sauvés.
Avec lui, il nous a ressuscités ; avec lui, il nous a fait régner aux cieux, dans le Christ Jésus. Par sa bonté pour nous dans le Christ Jésus,
il voulait montrer, au long des âges futurs, la richesse infinie de sa grâce.
C'est bien par la grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi. Cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu.
Cela ne vient pas de vos actes, il n'y a pas à en tirer orgueil. C'est Dieu qui nous a faits,
il nous a créés en Jésus Christ, pour que nos actes soient vraiment bons, conformes à la voie que Dieu a tracée pour nous et que nous devons suivre.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,13-21.
Du milieu de la foule, un homme demanda à Jésus : « Maître, dis à mon frère de partager avec moi notre héritage. »
Jésus lui répondit : « Qui m'a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages ? » Puis, s'adressant à la foule : « Gardez-vous bien de toute âpreté au gain ; car la vie d'un homme, fût-il dans l'abondance, ne dépend pas de ses richesses. » Et il leur dit cette parabole : « Il y avait un homme riche, dont les terres avaient beaucoup rapporté. Il se demandait : 'Que vais-je faire ? Je ne sais pas où mettre ma récolte. '
Puis il se dit : 'Voici ce que je vais faire : je vais démolir mes greniers, j'en construirai de plus grands et j'y entasserai tout mon blé et tout ce que je possède. Alors je me dirai à moi-même : Te voilà avec des réserves en abondance pour de nombreuses années. Repose-toi, mange, bois, jouis de l'existence. 'Mais Dieu lui dit : 'Tu es fou : cette nuit même, on te redemande ta vie. Et ce que tu auras mis de côté, qui l'aura ? '
Voilà ce qui arrive à celui qui amasse pour lui-même, au lieu d'être riche en vue de Dieu. »
"Soumis au cours de ce monde et au prince du mal qui s'interpose entre le ciel et nous", c'est bien ce que nous sommes lorsqu'il s'agit des questions d'argent - surtout quand les montants sont importants, comme lors des héritages et successions ! De même, les réflexions et les ruminations de l'homme riche - qui a semble-t-il gagné honnêtement ses biens, nous pouvons les faire nôtres.
Eh bien, nous dit le Seigneur: en toutes ces cogitations, nous nous tenons loin de Dieu. Voici qui m'interpelle beaucoup en temps que commerçant, mais pas seulement: la question de la maison, qui est toujours en indivision, depuis quatre ans, que j'occupe et entretiens mais sans jamais avoir eu de loyer à payer... voilà qui me tient parfois hors de la prière, je dois bien l'avouer - car j'obtiens des avis contradictoires.
Mais à côté de cela, les lectures de ce jour - surtout l’Épître, me confirme que j'étais bien inspiré lorsque j'écrivais hier: "On s'émeut beaucoup, il y a beaucoup de guerres et de bruits de guerre, il y a de la peur et de la violence, mais le Royaume est déjà présent. Pour peu que l'on mette en pratique la Parole, notre esprit a accès au Royaume, nos coeurs s'y réchauffent et nos corps s'y reposent." Je n'étais pas certain de pouvoir écrire ces lignes, mais Paul me le confirme, puisqu'il dit lui-même: "Avec lui, il nous a ressuscités ; avec lui, il nous a fait régner aux cieux, dans le Christ Jésus." N'est-ce pas curieux que je me sente, aujourd'hui, le contemporain de saint Paul dans ce qu'il écrivait ?!? Et moi qui doutais !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Montée vers la Toussaint
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 2,12-22.
Frères, souvenez-vous qu'au temps où vous étiez païens, vous n'aviez pas de Messie à attendre, vous n'aviez pas droit de cité dans le peuple de Dieu, vous étiez étrangers aux alliances et à la promesse, vous n'aviez pas d'espérance, et, dans le monde, vous étiez sans Dieu.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,35-38.
Jésus disait à ses disciples : " Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte.
Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Je crois qu'en effet, voici le temps venu de rester en tenue de service et de garder nos lampes allumées. Tout comme le Seigneur viendra à la fin des temps, Il vient aussi, de tous les temps, frapper à la porte de nos coeurs. La trouvera-t-il ouverte ? Cette veille, cette attitude d'attente active (car garder sa tenue de service et sa lampe allumée, c'est le service du Seigneur dans le prochain) a profondément marqué saint Luc qui dit encore au chapitre 21 : "Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans la débauche, l’ivrognerie et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste. Comme un filet, il s’abattra sur tous les hommes de la terre. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous serez jugés dignes d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de paraître debout devant le Fils de l’homme. »
La seconde citation est précieuse, car elle nous indique ce qui est contraire à la veille : les excès de la chair, mais aussi les soucis de la vie. Si certains s'imaginent que le propre d'un croyant est de porter des soucis, eh bien non, les soucis temporels éloignent de Dieu tout autant que les excès du plaisir. Mais il faut trouver l'équilibre de celui qui se tient debout, c'est-à-dire actif et prêt à paraître devant le Fils de l'Homme.
Mais pourquoi le Seigneur tarde-t-il tant ? Ne sommes-nous pas déjà bien au-delà de minuit ? Evidemment, tous les chrétiens de tous les temps se sont posés cette question: ceux qui étaient persécutés par Rome, comme ceux qui ont vécu la dernière guerre mondiale. Mais ce n'est pas ce qui nous est demandé. C'est la qualité de la veille qui compte, non le calcul de la durée ! Les saints l'avaient compris, eux qui étaient toujours à l'oeuvre, soit de manière extérieure, soit dans la prière. Je me souviens de textes de l'Abbé Pierre, dans lequel il disait attendre la mort, non comme l'épreuve la plus rude, mais comme "la suprême consolation" !
Nous sommes bien en route vers la Toussaint et je prie que cette fête trouve chacun de nous avec un véritable esprit de fête !
Frères, souvenez-vous qu'au temps où vous étiez païens, vous n'aviez pas de Messie à attendre, vous n'aviez pas droit de cité dans le peuple de Dieu, vous étiez étrangers aux alliances et à la promesse, vous n'aviez pas d'espérance, et, dans le monde, vous étiez sans Dieu.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,35-38.
Jésus disait à ses disciples : " Restez en tenue de service, et gardez vos lampes allumées.
Soyez comme des gens qui attendent leur maître à son retour des noces, pour lui ouvrir dès qu'il arrivera et frappera à la porte.
Heureux les serviteurs que le maître, à son arrivée, trouvera en train de veiller. Amen, je vous le dis : il prendra la tenue de service, les fera passer à table et les servira chacun à son tour. S'il revient vers minuit ou plus tard encore et qu'il les trouve ainsi, heureux sont-ils !
Je crois qu'en effet, voici le temps venu de rester en tenue de service et de garder nos lampes allumées. Tout comme le Seigneur viendra à la fin des temps, Il vient aussi, de tous les temps, frapper à la porte de nos coeurs. La trouvera-t-il ouverte ? Cette veille, cette attitude d'attente active (car garder sa tenue de service et sa lampe allumée, c'est le service du Seigneur dans le prochain) a profondément marqué saint Luc qui dit encore au chapitre 21 : "Tenez-vous sur vos gardes, de crainte que votre cœur ne s’alourdisse dans la débauche, l’ivrognerie et les soucis de la vie, et que ce jour-là ne tombe sur vous à l’improviste. Comme un filet, il s’abattra sur tous les hommes de la terre. Restez éveillés et priez en tout temps : ainsi vous serez jugés dignes d’échapper à tout ce qui doit arriver, et de paraître debout devant le Fils de l’homme. »
La seconde citation est précieuse, car elle nous indique ce qui est contraire à la veille : les excès de la chair, mais aussi les soucis de la vie. Si certains s'imaginent que le propre d'un croyant est de porter des soucis, eh bien non, les soucis temporels éloignent de Dieu tout autant que les excès du plaisir. Mais il faut trouver l'équilibre de celui qui se tient debout, c'est-à-dire actif et prêt à paraître devant le Fils de l'Homme.
Mais pourquoi le Seigneur tarde-t-il tant ? Ne sommes-nous pas déjà bien au-delà de minuit ? Evidemment, tous les chrétiens de tous les temps se sont posés cette question: ceux qui étaient persécutés par Rome, comme ceux qui ont vécu la dernière guerre mondiale. Mais ce n'est pas ce qui nous est demandé. C'est la qualité de la veille qui compte, non le calcul de la durée ! Les saints l'avaient compris, eux qui étaient toujours à l'oeuvre, soit de manière extérieure, soit dans la prière. Je me souviens de textes de l'Abbé Pierre, dans lequel il disait attendre la mort, non comme l'épreuve la plus rude, mais comme "la suprême consolation" !
Nous sommes bien en route vers la Toussaint et je prie que cette fête trouve chacun de nous avec un véritable esprit de fête !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Géraldine
- Tribunus plebis

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- Inscription : lun. 21 nov. 2011, 15:08
- Localisation : Province du Hainaut Occidental Belgique.
Re: La question des vocations
Etienne, ton parcours est émouvant et c' edt vrai que les convertis( j'ai une amie convertie à,25 ans qui est à Deus Caritas comme sympthisante) ont une ardeur, une foi, un zèle.....
Tu as eu de la chance d' être bien conseillé pour ta vocation......
Il y a de plus en plus de convertis, je pense et le Seigneur t' a indiqué par des signes incroyables, ton chemin, ta délivrance du tabac, alcool......
Et que dire des " miracles" ordinaires?
N' oublions jamais de rendre grâces à Dieu pour ce cadeau qu' Il nous donne: le pouvoir de l' aimer.......
Tu as eu de la chance d' être bien conseillé pour ta vocation......
Il y a de plus en plus de convertis, je pense et le Seigneur t' a indiqué par des signes incroyables, ton chemin, ta délivrance du tabac, alcool......
Et que dire des " miracles" ordinaires?
N' oublions jamais de rendre grâces à Dieu pour ce cadeau qu' Il nous donne: le pouvoir de l' aimer.......
Dirigátur, Domine, orátio mea sicut incénsum in conspéctu tuo.
- Géraldine
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Re: L'esprit mauvais rôde toujours
Oui, le démon est en quête d' une faiblesse, une brèche par où il peut s' infiltrer quand:
On est en oraison et que l' on se sent dans " l' aridité, la tiédeur" du désert( et ça peut durer...)
Quand on perd patience, quand on dit - même - un mot maladroit qui blesse, quand on reporte à plus tard, et les exemples, vous le savez, sont légion.....
La grande ruse du démon: faire croire qu' il n' existe pas!"
On est en oraison et que l' on se sent dans " l' aridité, la tiédeur" du désert( et ça peut durer...)
Quand on perd patience, quand on dit - même - un mot maladroit qui blesse, quand on reporte à plus tard, et les exemples, vous le savez, sont légion.....
La grande ruse du démon: faire croire qu' il n' existe pas!"
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etienne lorant
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Notre zèle, où en est-il ?
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,39-48.
Jésus disait à ses disciples : " Vous le savez bien : si le maître de maison connaissait l'heure où le voleur doit venir, il ne laisserait pas percer le mur de sa maison.
Vous aussi, tenez-vous prêts : c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra. »
Pierre dit alors : « Seigneur, cette parabole s'adresse-t-elle à nous, ou à tout le monde ? »
Le Seigneur répond : « Quel est donc l'intendant fidèle et sensé à qui le maître confiera la charge de ses domestiques pour leur donner, en temps voulu, leur part de blé ?
Heureux serviteur, que son maître, en arrivant, trouvera à son travail.
Vraiment, je vous le déclare : il lui confiera la charge de tous ses biens.
Mais si le même serviteur se dit : 'Mon maître tarde à venir', et s'il se met à frapper serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer,
son maître viendra le jour où il ne l'attend pas et à l'heure qu'il n'a pas prévue ; il se séparera de lui et le mettra parmi les infidèles.
Le serviteur qui, connaissant la volonté de son maître, n'a pourtant rien préparé, ni accompli cette volonté, recevra un grand nombre de coups.
Mais celui qui ne la connaissait pas, et qui a mérité des coups pour sa conduite, n'en recevra qu'un petit nombre. A qui l'on a beaucoup donné, on demandera beaucoup ; à qui l'on a beaucoup confié, on réclamera davantage.
Il faut se tenir prêt en tout temps et cela vaut pour tous les fidèles et plus encore pour les prêtres et tous ceux et toutes celles à qui ont été confiées l'une ou l'autre charges. Lorsque Jésus dit que "c'est à l'heure où vous n'y penserez pas que le Fils de l'homme viendra", il faut bien comprendre que, la plupart du temps, nous pensons servir par nous-mêmes, selon nos propres capacités, et que nos mérites sont déjà choses acquises. D'où la stupéfaction qui pourrait bien être la nôtre, lorsque nous nous verrons PAR le regard du Seigneur !...
Un peu comme ceux qui ont été filmés à leur insu et qui font rire dans les émissions de 'caméras cachées'... Mais alors, quelle déconvenue de devoir constater nos moments de distractions, nos hésitations, nos rebuffades, nos fausses gênes, nos détours de la tête, nos oreilles soudainement fermées à l'appel du prochain, etc.
Bien sûr, le Seigneur sait très bien qu'il a appelés non des justes, mais des pécheurs pour Le servir ! Mais raison de plus pour avoir du zèle, pour ne pas nous surestimer, pour travailler au Royaume dans le souvenir de notre condition d'autrefois. Personnellement, je rends grâce au Seigneur des règles que j'ai reçues de ma congrégation, qui m'obligent à revenir régulièrement sur mes manquements, ainsi qu'à effectuer de temps à autres un 'récapitulatif' de mes journées. Suis-je encore le zélé serviteur de la Miséricorde divine ? Aujourd'hui, je dois bien reconnaître que je me suis quelque peu installé dans mes habitudes - c'est bien, cet Evangile me réveille et j'en rends grâce au Seigneur !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Comme une autre Vie dans notre vie
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 3,14-21.
Frères, je tombe à genoux devant le Père, qui est la source de toute paternité au ciel et sur la terre.
Lui qui est si riche en gloire, qu'il vous donne la puissance par son Esprit, pour rendre fort l'homme intérieur.
Que le Christ habite en vos cœurs par la foi ; restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour.
Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur...
Vous connaîtrez l'amour du Christ qui surpasse tout ce qu'on peut connaître. Alors vous serez comblés jusqu'à entrer dans la plénitude de Dieu.
Gloire à celui qui a le pouvoir de réaliser en nous par sa puissance infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même imaginer,
gloire à lui dans l'Église et dans le Christ Jésus pour toutes les générations dans les siècles des siècles. Amen.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,49-53.
Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division.
Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »
Le lien que tissent les Paroles de Jésus avec l'enseignement de Paul, c'est que la division, partout dans le monde et jusque dans les familles, apparaîtra à partir du moment où des coeurs commenceront d'être établis et enracinés dans l'Amour. Il ne s'agit plus d'idéologies, de constructions fondées sur la logique humaine, mais d'une vie complètement immergée dans le Christ. L'amour de Dieu dépasse toutes les affections humaines - en sorte que le nouveau ne peut que chasser l'ancien. Comme le dit encore Jésus, en saint Marc: "Personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement la fermentation fait éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. A vin nouveau, outres neuves."
Tel que je suis désormais, je le constate : la foi en Jésus, ma rencontre quotidienne avec lui, n'a pu qu'entraîner un changement de vie radical. Par exemple, du jour au lendemain, il ne fut plus question de la sortie du samedi soir ni d'ivresse entre vagues connaissances; plus tard, ce furent les plantureux banquets, que je quittais très satisfait sur le moment, ... mais que ma conscience me reprochait ensuite. Après chaque sortie 'bourgeoise', me revenait sans cesse en mémoire le mot de Bernanos: "On ne va pas dîner en ville au nez de gens qui meurent de faim." Ainsi, quitter le cercle de mes relations catholiques ... un rien trop "établies dans le monde", fut un nouveau pas auquel je n'avais pas songé. Non pas que les idées échangées au cours de ces rencontres étaient mauvaises, mais dans la pratique, tout en échangeant de très louables, nous nous enfoncions dans l'auto-satisfaction. Et à partir de là, je compris qu'il en allait de même avec mes lectures, mes loisirs, mes dépenses, etc.
En sorte qu'aujourd'hui, je passe la plus grande partie de mon temps libre à la prière et au service des personnes âgées. Je ne renouvelle que rarement mes vêtements: il y a ceux d'hiver et il y a ceux d'été, cela suffit. En 2004, j'ai supprimé la télévision car j'avais conscience du risque de ne devenir que cela: un consommateur d'images. Par contre, j'ai désormais toujours un chapelet dans la poche. Ces changements se poursuivront car, ce qui se passe dans l'âme, c'est qu'elle a soif de Dieu et que cette soif l'entraîne vers où Dieu voudra bien la conduire. Quand on considère les choses sous cet angle-là, on n'est plus trop effrayé par la solitude, ni même de la maladie, car c'est une solitude "habitée". Mais il faut apprendre à dire, de tout son coeur: "Non comme je veux, Seigneur, mais comme Toi, tu veux !"
Frères, je tombe à genoux devant le Père, qui est la source de toute paternité au ciel et sur la terre.
Lui qui est si riche en gloire, qu'il vous donne la puissance par son Esprit, pour rendre fort l'homme intérieur.
Que le Christ habite en vos cœurs par la foi ; restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour.
Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur...
Vous connaîtrez l'amour du Christ qui surpasse tout ce qu'on peut connaître. Alors vous serez comblés jusqu'à entrer dans la plénitude de Dieu.
Gloire à celui qui a le pouvoir de réaliser en nous par sa puissance infiniment plus que nous ne pouvons demander ou même imaginer,
gloire à lui dans l'Église et dans le Christ Jésus pour toutes les générations dans les siècles des siècles. Amen.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 12,49-53.
Jésus disait à ses disciples : « Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu'il soit déjà allumé !
Je dois recevoir un baptême, et comme il m'en coûte d'attendre qu'il soit accompli !
Pensez-vous que je sois venu mettre la paix dans le monde ? Non, je vous le dis, mais plutôt la division.
Car désormais cinq personnes de la même famille seront divisées : trois contre deux et deux contre trois ;
ils se diviseront : le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère. »
Le lien que tissent les Paroles de Jésus avec l'enseignement de Paul, c'est que la division, partout dans le monde et jusque dans les familles, apparaîtra à partir du moment où des coeurs commenceront d'être établis et enracinés dans l'Amour. Il ne s'agit plus d'idéologies, de constructions fondées sur la logique humaine, mais d'une vie complètement immergée dans le Christ. L'amour de Dieu dépasse toutes les affections humaines - en sorte que le nouveau ne peut que chasser l'ancien. Comme le dit encore Jésus, en saint Marc: "Personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres ; autrement la fermentation fait éclater les outres, et l’on perd à la fois le vin et les outres. A vin nouveau, outres neuves."
Tel que je suis désormais, je le constate : la foi en Jésus, ma rencontre quotidienne avec lui, n'a pu qu'entraîner un changement de vie radical. Par exemple, du jour au lendemain, il ne fut plus question de la sortie du samedi soir ni d'ivresse entre vagues connaissances; plus tard, ce furent les plantureux banquets, que je quittais très satisfait sur le moment, ... mais que ma conscience me reprochait ensuite. Après chaque sortie 'bourgeoise', me revenait sans cesse en mémoire le mot de Bernanos: "On ne va pas dîner en ville au nez de gens qui meurent de faim." Ainsi, quitter le cercle de mes relations catholiques ... un rien trop "établies dans le monde", fut un nouveau pas auquel je n'avais pas songé. Non pas que les idées échangées au cours de ces rencontres étaient mauvaises, mais dans la pratique, tout en échangeant de très louables, nous nous enfoncions dans l'auto-satisfaction. Et à partir de là, je compris qu'il en allait de même avec mes lectures, mes loisirs, mes dépenses, etc.
En sorte qu'aujourd'hui, je passe la plus grande partie de mon temps libre à la prière et au service des personnes âgées. Je ne renouvelle que rarement mes vêtements: il y a ceux d'hiver et il y a ceux d'été, cela suffit. En 2004, j'ai supprimé la télévision car j'avais conscience du risque de ne devenir que cela: un consommateur d'images. Par contre, j'ai désormais toujours un chapelet dans la poche. Ces changements se poursuivront car, ce qui se passe dans l'âme, c'est qu'elle a soif de Dieu et que cette soif l'entraîne vers où Dieu voudra bien la conduire. Quand on considère les choses sous cet angle-là, on n'est plus trop effrayé par la solitude, ni même de la maladie, car c'est une solitude "habitée". Mais il faut apprendre à dire, de tout son coeur: "Non comme je veux, Seigneur, mais comme Toi, tu veux !"
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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