Aldous a écrit :jean_droit a écrit :Et Vatican II a arrêté l'hémorragie ?
Non parce qu'il n'a pas été assez loin...
Affirmation qui ne repose sur rien de concret (mais peut-être est-ce du 2e degré?).
Plus sérieusement il a transformé la façon d'être chrétien, on est maintenant davantage chrétien catholique par choix que par atavisme. Et de fait c'est normal d'être moins nombreux.
Ca c'est sûr, il faut être motivé aujourd'hui
Même plus que motivé, motivé ET assez chanceux pour qu'on nous ait donné l'occasion de connaître la foi. Et c'est bien là le problème.
Cette façon de dire "avant il y avait plein de mauvais chrétiens dans nos églises, bon débarras" (en substance c'est bien ce que ça veut dire) est d'un aveuglement sans borne.
D'abord, parce que je ne suis pas sûr que la proportion de chrétien "par choix" plutôt que par habitude, atavisme et identité ait tellement baissé, quand je vois certaines assemblées.
Ensuite parce que la Révélation divine, sa miséricorde, l'accès au sacré, est pour TOUS et pas juste pour les purs.
Ensuite, dans toutes les églises de quelque confession que ce soit, on doit effectivement trouver quelque chose comme 20% de pratiquants sérieux et motivés, ne se contentant pas de l'office du dimanche matin, et 80% de chrétiens "identitaires" ou "culturels".
Le problème, c'est que ces 80% transmettent leur identité à leurs enfants, et c'est parmi ces enfants qu'on trouve les 20% du futur.
Quand on détruit l'identité et qu'on démobilise les chrétiens "culturels", on ne transmet plus aux enfants. On n'a plus non plus les "motivés". C'est évident aujourd'hui.
Dans la révolution des années 60, la plus grosse perte d'identité, qui aura chassé le plus de monde, aura certainement été la dénaturation de la liturgie. Mais c'est un tout.
In Xto,
archi.