Je n'en peux plus des sophistes... :>6 octobre 2012 à 15 h 54 min
Non, mais justement, nous avons constaté que c’était le cas.
Que je m’y connaissais moins, sans doute, puisque je l’ai reconnu moi-même. Vous qualifiez “d’idées reçues” des idées banales (mais pas pour autant erronées) sous prétexte que des travaux très intéressants par ailleurs ont pu montrer à raison qu’il y avait eu de l’excès dans cette analyse classique. Je veux bien entendre que tout ne fut pas si noir après l’effondrement de la civilisation antique, que des pans entiers de celle-ci ont pu survivre jusqu’à nous, mais par exemple, il est un fait que la civilisation romaine était plutôt urbaine et que jusqu’à la révolution française, 80% des habitants de notre pays étaient des paysans. La connaissance de l’écriture par le citoyen de base dans le monde antique était indiscutablement beaucoup plus répandue que jusqu’au XIXème siècle.
Le coup de l’hygiène qui disparaît au Moyen-Âge pour ne réapparaître qu’au XIXe siècle en est tout de même caractéristique, c’est à peu près équivalent, en terme de crédibilité, à la ceinture de chasteté ou à la disparition totale des œuvres d’auteurs antiques.
Je n’ai pas parlé de la disparition totale de certaines oeuvres, mais quand on ne sauve que 7 comédies d’Euripide sur 22, ce n’est pas rien…
Je n’ai pas vraiment dit non plus que l’hygiène avait totalement disparu, mais qu’elle avait régressé.
définiriez-vous précisément ce recul civilisationnel” ?
L’illettrisme, la régression dans le domaine des sciences (en mathématique par exemple). Trouvez moi avant le XVème siècle des mathématiciens occidentaux qui ont inventé de nouvelles lois mathématiques fondamentales. Après Thalès, Pythagore, Archimède… on se retrouve avec des savants italiens du XVème siècle.
Voulez-vous dire que le travail de l’historien n’est pas d’approcher la connaissance des époques et des peuples passés, mais simplement de réécrire une Histoire imaginaire selon des idées posées a priori ?
Je veux dire que même si on doit s’efforcer de tendre vers l’objectivité, dans le domaine de l’histoire, qui n’est pas aussi scientifique que les mathématiques par exemple, il y a de fait une part d’interprétation assez importante. Et cette interprétation est aussi le fruit de son éducation, de son vécu et de son opinion. On pourrait croire que la méthode des historiens contemporains est nécessairement objective. Il n’en est rien.
Un Michel Rouche, par exemple, médiéviste réputé, écrit des âneries absolues dans son “Clovis” concernant les anciennes croyances germaniques. Par exemple, il ne sait pas que Tyr et Thor n’ont rien à voir et les confond. Pourtant même la consultation d’une page Wikipedia aurait pu lui faire prendre conscience de son erreur. Et les exemples chez de nombreux autres historiens sont légions sur des domaines variés. Il ne faut pourtant pas s’en offusquer et s’intéresser au coeur de l’analyse de chacun.
Vous demandez à un historien engagé, mais qui est avant tout un homme politique (de conviction), une perfection que des historiens reconnus ne connaissent pas eux-mêmes. Je n’ai jamais prétendu être “l’historien de l’année”, loin de là.
Il y a que sur le sujet de la christianisation, que j’ai étudiée parce que je connais très bien les paganismes indo-européens, que vous pouvez considérer que mon analyse est la plus fiable (j’ai d’autres domaines historiques clé: la Rus de Kiev, les vikings, la Lituanie, les byzantins, l’entre deux guerres…). Et c’est bien l’objet du débat. Quand Jean me sollicite sur des domaines où je suis moins à l’aise, il est normal que mon analyse soit moins efficace.
Enfin, notez bien l’argument d’intransigeants qui me prêtent des propos exactement contraires à ceux que j’ai tenus.
En clair, me reprocher des imprécisions, des exagérations, des simplifications, je l’admets volontiers. “Humain, trop humain”. Mais le coeur de mon propos n’est pas là et vous le savez bien.
Mais c'est incroyable, T.Ferrier a t-il seulement écrit un livre historique avant de se présenter comme un Historien ? S'il est un passionné d'Histoire, diplômé en Histoire Romaine, cela ne fait absolument pas de lui un Historien, et encore moins un Médiéviste. Qu'il laisse aussi le sujet de la théologie et de la philosophie aux spécialistes, et de grâce qu'il cesse de s’auto-persuader, aucune personne ayant une passion ou un cursus médiéviste ne pourra le rejoindre sur la plupart des points qu'il aborde sans apporter la nuance, le contexte, politique, civil, juridique, religieux etc. Tout ou presque est à reprendre et à corriger.
J'ai le Clovis de Michel Rouche, qu'il cite les pages et les passages concernés. Qu'il cite les sources (indiquées) de Rouche, et enfin les siennes.
Quelles sont vos sources sur le christianisme et la Chrétienté médiévale ?
Écrivez donc un livre de 300 pages sur la question :>




