Benoît XVI 2012

« Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde. » (Mt 5.13-14)
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Xavi
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Re: Benoît XVI écrit

Message non lu par Xavi »

Twin a écrit : l'enfance de Jésus selon les textes évangéliques.
:incertain:
Dites donc, y' a pas beaucoup de matériel pour faire un bouquin!
Pas beaucoup ? Si vous commencez l'enfance de Jésus à sa conception virginale, en partant du mystère de l'incarnation (voire de l'immaculée conception) jusqu'au baptême de Jean, c'est un champ immense qui s'ouvre à la méditation !

L'annonce de la parution prochaine de ce troisième tome est une nouvelle enthousiasmante !

Et que dire de l'encyclique annoncée sur la foi catholique ! Quelle joie !

Ces ouvrages annoncés du "Mozart de la théologie" (comme on appelait notre Pape Benoît XVI lorsqu'il était encore théologien en Allemagne) sont attendus comme des apports majeurs pour consolider la foi de l'Eglise à notre époque.
jean_droit
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Benoît XVI : Encyclique sur la Foi

Message non lu par jean_droit »

Du Forum catholique :

Article de Vatican Insider en italien :

http://vaticaninsider.lastampa.it/homep ... xvi-18585/
Le pape aurait terminé l'encyclique sur la foi. Elle sera publiée en janvier 2013. Vatican Insider.
jean_droit
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Soutien de Benoît XVI à l'action de l'Eglise de France

Message non lu par jean_droit »

Puisse le propos du Saint Père :
La voix de l’Église doit se faire entendre sans relâche et avec détermination
annoncer pour l'Eglise de France une nouvelle ère où elle saura s'exprimer avec fermeté.

Puisse la période des faux fuyants, de la langue de bois et de l'enfouissement être du passé.

Du Salon Beige :
La voix de l’Église doit se faire entendre sans relâche et avec détermination

Le Saint-Père Benoit XVI a reçu ce matin le deuxième groupe des évêques de France, en visite Ad Limina Apostolorum. Le discours du Pape est ici. Extraits :

"Dans les débats importants de société, la voix de l’Église doit se faire entendre sans relâche et avec détermination. Elle le fait dans le respect de la tradition française en matière de distinction entre les sphères des compétences de l’Église et de celles de l’État.

Dans ce contexte, précisément, l’harmonie qui existe entre la foi et la raison vous donne une assurance particulière : le message du Christ et de son Église n’est pas seulement porteur d’une identité religieuse qui demanderait à être respectée comme telle ; il porte une sagesse qui permet d’envisager avec rectitude les réponses concrètes aux questions pressantes, et parfois angoissantes, des temps présents.

En continuant d’exercer, comme vous le faites, la dimension prophétique de votre ministère épiscopal, vous apportez dans ces débats une parole indispensable de vérité, qui libère et ouvre les cœurs à l’espérance. Cette parole, j’en suis convaincu, est attendue. Elle trouve toujours un accueil favorable lorsqu’elle est présentée avec charité, non comme le fruit de nos propres réflexions, mais d’abord comme la parole que Dieu veut adresser à tout homme. [...]

"Conscients de la force de l’exemple, vous saurez aussi trouver les mots et les gestes pour encourager les fidèles à incarner cette « unité de vie ». Ils doivent sentir que leur foi les engage, qu’elle est pour eux libération et non fardeau, que la cohérence est source de joie et de fécondité (cf. Exhort. apost. Christifideles laici, n. 17).

Cela vaut aussi bien pour leur attachement et leur fidélité à l’enseignement moral de l’Église que, par exemple, pour le courage à afficher leurs convictions chrétiennes, sans arrogance mais avec respect, dans les divers milieux où ils évoluent. Ceux d’entre eux qui sont engagés dans la vie publique ont dans ce domaine une responsabilité particulière.

Avec les Évêques, ils auront à cœur d’être attentifs aux projets de lois civiles pouvant porter atteinte à la protection du mariage entre l’homme et la femme, à la sauvegarde de la vie de la conception jusqu’à la mort, et à la juste orientation de la bioéthique en fidélité aux documents du Magistère. Il est plus que jamais nécessaire que de nombreux chrétiens prennent le chemin de service du bien commun en approfondissant notamment la Doctrine sociale de l’Église.

Vous pouvez compter sur ma prière pour que vos efforts dans ce domaine portent des fruits abondants."
etienne lorant
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fin du monde?

Message non lu par etienne lorant »

Alors que des prophéties fantaisistes annoncent la fin du monde pour le 21 décembre 2012, Benoît XVI a rappelé lors de la prière de l’angélus au Vatican, dimanche 18 novembre, que les chrétiens ne s’arrêtaient pas « à la curiosité pour les dates, les prévisions ». Face au relativisme, aux catastrophes naturelles et aux guerres qui ne manquent pas, le pape a au contraire assuré que les chrétiens s’appuyaient sur le « roc solide » qu’est Dieu.

Depuis la fenêtre de ses appartements, place Saint-Pierre, Benoît XVI a commenté dimanche l’évangile du jour, dans lequel Jésus parle à ses disciples de son retour sur la terre, à la fin des temps. Sans citer explicitement les prévisions du calendrier maya qui, selon certains, se termine le 21 décembre prochain, le pape a assuré que le Christ, pour sa part, ne décrivait pas la fin du monde et ne se comportait pas comme un « voyant ».

Au contraire, a expliqué Benoît XVI, « il veut soustraire ses disciples de tous les temps à la curiosité pour les dates, les prévisions ». Il souhaite leur donner « une clé de lecture profonde, essentielle, et surtout montrer le juste chemin sur lequel il faut marcher, aujourd’hui et demain, pour entrer dans la vie éternelle ».

LE CHRIST DEMEURE LE POINT SOLIDE ET STABLE
« À notre époque aussi, les catastrophes naturelles ne manquent pas, pas plus que les guerres et les violences », a ensuite affirmé le pape avant d’assurer que les hommes avaient besoin aujourd’hui encore d’un fondement solide pour leur vie et leur espérance « plus encore à cause du relativisme » ambiant.

Le Christ, a encore soutenu Benoît XVI devant les centaines de fidèles réunis sous ses fenêtres, est le véritable événement qui, au milieu des bouleversements du monde, demeure le point solide et stable.

« En cherchant à voir autour de nous les signes de la présence de Dieu et à les accueillir, a encore dit le pape en français, nous découvrirons le roc solide où s’enracine notre existence au-delà des changements qui nous atteignent. »

Alors que des prophéties fantaisistes annoncent la fin du monde pour le 21 décembre 2012, Benoît XVI a rappelé lors de la prière de l’angélus au Vatican, dimanche 18 novembre, que les chrétiens ne s’arrêtaient pas « à la curiosité pour les dates, les prévisions ». Face au relativisme, aux catastrophes naturelles et aux guerres qui ne manquent pas, le pape a au contraire assuré que les chrétiens s’appuyaient sur le « roc solide » qu’est Dieu.

Depuis la fenêtre de ses appartements, place Saint-Pierre, Benoît XVI a commenté dimanche l’évangile du jour, dans lequel Jésus parle à ses disciples de son retour sur la terre, à la fin des temps. Sans citer explicitement les prévisions du calendrier maya qui, selon certains, se termine le 21 décembre prochain, le pape a assuré que le Christ, pour sa part, ne décrivait pas la fin du monde et ne se comportait pas comme un « voyant ».

Au contraire, a expliqué Benoît XVI, « il veut soustraire ses disciples de tous les temps à la curiosité pour les dates, les prévisions ». Il souhaite leur donner « une clé de lecture profonde, essentielle, et surtout montrer le juste chemin sur lequel il faut marcher, aujourd’hui et demain, pour entrer dans la vie éternelle ».

LE CHRIST DEMEURE LE POINT SOLIDE ET STABLE
« À notre époque aussi, les catastrophes naturelles ne manquent pas, pas plus que les guerres et les violences », a ensuite affirmé le pape avant d’assurer que les hommes avaient besoin aujourd’hui encore d’un fondement solide pour leur vie et leur espérance « plus encore à cause du relativisme » ambiant.

Le Christ, a encore soutenu Benoît XVI devant les centaines de fidèles réunis sous ses fenêtres, est le véritable événement qui, au milieu des bouleversements du monde, demeure le point solide et stable.

« En cherchant à voir autour de nous les signes de la présence de Dieu et à les accueillir, a encore dit le pape en français, nous découvrirons le roc solide où s’enracine notre existence au-delà des changements qui nous atteignent. »
[+] Texte masqué
http://www.la-croix.com/Religion/Urbi-O ... -19-877628
Le texte intégral du message de Benoit XVI :

LA FIN DES TEMPS N'EST PAS LA DESCRIPTION DE LA FIN DU MONDE

Allocution de Benoît XVI, angélus du 18 novembre 2012

ROME, dimanche 18 novembre 2012 (ZENIT.org) – Tout passe, mais la Parole de Dieu ne change pas, et face à elle, chacun de nous est responsable de son propre comportement, et c’est sur cette base que nous serons jugés, rappelle en substance Benoît XVI.
C’est en ces termes que le pape s’est en effet adressé aux pèlerins et fidèles rassemblés place Saint-Pierre, pour la prière de l’angélus, ce dimanche, à midi.
Commentant le passage de l’évangile de Marc, où Jésus parle de la fin des temps, le pape a expliqué que ce texte n’est pas la description de la fin du monde mais des indications sur le chemin que tous les disciples de chaque époque doivent suivre pour entrer dans la vie éternelle.
Paroles de Benoît XVI en italien avant l’angélus :
Chers frères et sœurs,
En cet avant dernier dimanche de l’année liturgique, le texte de Marc proclame une partie du discours de Jésus sur la fin des temps qui, en terme technique, est dit « eschatologique » (cf. Mc 13,24-32). Ce discours, à quelques variantes près, est aussi présent chez Matthieu et chez Luc, et c’est probablement le plus difficile des textes de l’Evangile. Une difficulté qui vient du contenu mais aussi du langage : on parle en effet d’un avenir qui dépasse nos catégories, et Jésus utilise pour cela des images et des paroles reprises de l’Ancien Testament, mais il insère surtout un nouveau centre qui est Lui-même, le mystère de sa personne, de sa mort et de sa Résurrection.
Le passage d’aujourd’hui s’ouvre lui aussi par des images cosmiques de nature apocalyptique : « le soleil s'obscurcira et la lune perdra son éclat. Les étoiles tomberont du ciel, et les puissances célestes seront ébranlées » (v. 24-25); mais cet élément est relativisé par ce qui suit: « Alors on verra le Fils de l'homme venir sur les nuées avec grande puissance et grande gloire» (v. 26). Le « Fils de l’homme » est Jésus, qui relie le présent à l’avenir; les vieilles paroles des prophètes ont finalement trouvé un centre en la personne du Messie de Nazareth : c’est Lui l’événement, le vrai, celui qui, au milieu des bouleversements du monde, reste le point ferme et stable.
Une autre expression de l’Evangile du jour le confirme. Jésus affirme: « Le ciel et la terre passeront mes paroles ne passeront pas» (v. 31). En effet, nous savons que dans la Bible, la parole de Dieu est à l’origine de la création : toutes les créatures, à commencer par les éléments cosmiques – soleil, lune, firmament – obéissent à la parole de Dieu, elles existent parce qu’elles sont « appelées » par elle. Cette puissance créatrice de la Parole de Dieu s’est concentrée en Jésus-Christ, le verbe fait chair, mais elle passe aussi à travers ses paroles humaines, qui sont le vrai « firmament » qui oriente la pensée et les pas de l’homme sur terre. C’est pourquoi Jésus ne décrit pas la fin du monde, et quand il utilise des images apocalyptiques, il ne se comporte pas en « voyant ».
Au contraire, Il veut soustraire les disciples de chaque époque à la curiosité des dates, des prévisions, en lui donnant plutôt une clef de lecture profonde, essentielle, et surtout lui indiquer le chemin qu’il doit suivre sur terre, aujourd’hui et demain, pour entrer dans la vie éternelle. Tout passe – nous rappelle le Seigneur –, mais la Parole de Dieu ne change pas, et face à elle chacun de nous est responsable de son propre comportement. C’est sur cette base que nous serons jugés.

(suite et fin sous le spoiler)
[+] Texte masqué
http://www.zenit.org/article-32582?l=french
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
elenos
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Re: Le village du Bugarach se prépare à la fin du monde

Message non lu par elenos »

A l’angélus dominical, le Saint-Père a commenté la lecture du jour rapportant les paroles de Jésus sur les derniers temps et que l’on considère comme un des textes les plus difficiles des Evangiles.
« Cette difficulté -a-t-il dit- vient autant de son contenu que du langage: il est en effet question d’un avenir qui dépasse nos catégories, et c’est pourquoi Jésus utilise des images et des paroles reprises de l’Ancien Testament, mais y insère surtout un nouveau centre qui est lui-même, le mystère de sa personne et de sa mort et résurrection… C’est Jésus qui relie le présent et l’avenir. Les anciennes paroles des prophètes ont finalement trouvé leur accomplissement en la personne du Messie nazaréen: c’est lui le véritable avènement qui, au milieu des bouleversements du monde reste le point ferme et stable ».
« Nous savons que dans la Bible, la Parole de Dieu est à l’origine de la création: toutes les créatures, à partir des éléments cosmiques…obéissent à la Parole de Dieu, et n’existent que parce qu’elles ont été appelées par elle. Cette puissance créatrice de la Parole divine s’est concentrée en Jésus-Christ, Verbe fait chair, et passe aussi à travers ses paroles humaines qui sont le vrai firmament qui oriente la pensée et le cheminement de l’homme sur la terre. C’est pourquoi Jésus ne décrit pas la fin du monde, et lorsqu’il utilise des images apocalyptiques, il ne se comporte pas comme un voyant. Au contraire, il veut soustraire ses disciples de toutes les époques à la curiosité des dates, des prévisions et veut au contraire leur donner une clef de lecture profonde, essentielle, et indiquer surtout la juste voie sur laquelle cheminer, aujourd’hui et demain, pour entrer dans la vie éternelle. Tout passe, nous rappelle le Seigneur, mais la Parole de Dieu ne passe pas et, face à elle, chacun de nous est responsable de son comportement. C’est sur cette base que nous serons jugés…
A notre époque aussi les catastrophes naturelles ne manquent pas, ni même, malheureusement, les guerres et les violences. Aujourd’hui aussi nous avons besoin d’un fondement stable pour notre vie et notre espérance, d’autant plus à cause du relativisme dans lequel nous sommes immergés. Que la Vierge Marie nous aide à accueillir ce centre dans la personne du Christ et dans sa Parole », conclu Benoît XVI.
elenos
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Re: Le village du Bugarach se prépare à la fin du monde

Message non lu par elenos »

Ensuite, dans ses saluts en différentes langues, le Pape a rappelé qu’hier à Pergamino (Argentine) María Creccencia Pérez (1897-1932), religieuse de la congrégation des Filles de María Santissima del Huerto, connue sous le nom de Sœur Douceur a été proclamée bienheureuse . « Elle fut un modèle de douceur évangélique animée par la foi. Rendons grâce à Dieu pour son témoignage », a ajouté le Pape.
Cité du Vatican, 18 novembre 2012
jean_droit
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Re: Le village du Bugarach se prépare à la fin du monde

Message non lu par jean_droit »

Ne nous affolons pas, nous ne sommes pas en 2012.
C'est Benoît XVI qui le dit.
Et moi qui avait si peur !

Pour être plus sérieux que la date de la naissance du Christ n'a pas été très bien calculée ce n'est vraiment pas un scoop. Cela fait bien des années qu'on le sait.

Joseph Ratzinger - Benoît XVI, «L'Enfance de Jésus», Flammarion, 183 pages, 15 euros

http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... christ.php
Benoît XVI remet en cause la date de la naissance du Christ

Mots clés : Benoît XVI, Eglise Catholique, Joseph Ratzinger

Dans le troisième tome de sa vie de Jésus, publié mercredi chez Flammarion, le Pape s'intéresse à la naissance du Christ.

Nous ne sommes pas en 2012! Le moine Dionysius Exiguus, qui a estimé au VIe siècle le début de l'ère chrétienne, «s'est à l'évidence trompé de quelques années dans ses calculs», écrit Benoît XVI dans le troisième tome de sa trilogie sur le Christ consacré cette fois à L'Enfance de Jésus, titre de l'ouvrage publié mercredi en France chez Flammarion.

«La date historique de la naissance de Jésus est donc à fixer quelques années auparavant», conclut le Pape qui cosigne également cet ouvrage de théologie, très accessible, sous son nom, Joseph Ratzinger.

Le Pape ne date pas notre année mais l'erreur porte sur «six ou sept années», constate-t-il, selon un autre calcul lié à l'astronome Kepler. Voire de quatre années, selon les «tables chronologiques chinoises», quand il aborde la question de la fameuse étoile qui aurait guidé les mages vers la grotte de Bethléem.

Des mages qui seraient des savants perses, établis à Babylone, l'actuel Irak, à la fois philosophes et astronomes: «La grande conjonction de Jupiter et de Saturne dans le signe zodiacal des Poissons en 6-7 avant J.-C. semble être un fait vérifié. Elle pouvait orienter des astronomes du milieu culturel babylonien et perse vers le pays de Juda, vers un “roi des juifs”.»

Nous sommes donc plutôt selon ces considérations - déjà bien connues dans les milieux théologiques - plutôt en 2018 ou 2019…

Adieu donc à l'apocalypse maya promise pour décembre 2012!


Plus sérieusement, le propos de ce troisième ouvrage du Pape porte effectivement, non pas tellement sur l'enfance du Christ, sur laquelle les textes des Évangiles sont discrets, mais sur l'origine du Christ, sa conception et sa naissance. Bref sur Noël, pour ce qui s'annonce comme un troisième succès de librairie pour ce petit ouvrage de 180 pages facile à déposer sous les sapins… Mais là n'est pas non plus le propos du Pape qui lègue tous les bénéfices de ses ventes à des œuvres.

Liberté intellectuelle du Pape

Dans le premier tome, paru en mai 2007, il s'était intéressé à la première partie de la vie publique du Christ. Dans le deuxième, il avait traité de la semaine sainte, avec la passion du Christ et une remarquable mise au point historique où il jugeait définitivement incompatible, christianisme et antisémitisme.

Cette fois, «il ne s'agit pas d'un troisième volume mais d'une porte d'entrée à mes deux précédents ouvrages». La question fondamentale étant de savoir si l'arrivée du Christ sur terre, si la Vierge Marie, si saint Joseph ont quelque chose de «vrai». Des sujets délicats mais fondamentaux pour le christianisme que l'ancien professeur de théologie aborde en cherchant à établir une nouvelle synthèse entre les données scripturaires et les apports de vingt siècles de théologie.

Il en résulte une étonnante liberté intellectuelle. Le Pape laisse de côté plusieurs questions encore ouvertes, se dit ici «peu convaincu», là exprime son «doute». Cette rigueur rationnelle dans l'analyse conduit ce disciple de saint Augustin au respect du «mystère» pour des questions dont la réponse est encore «en attente».

Souffrance de la croix

À côté de cette méthode où il cite plusieurs théologiens français - dont l'ancien collaborateur du Figaro l'abbé René Laurentin - deux constantes s'imposent. Si la date précise de naissance du Christ est incertaine, sa naissance, elle, ne l'est pas pour le Pape: «Jésus n'est pas né ni apparu en public dans l'imprécis “jadis” du mythe. Il appartient à une époque exactement datable et à un milieu géographique exactement indiqué.»

L'autre évidence pour lui est la cohérence entre la naissance du Christ, sa mission et sa mort sur la croix: «Dieu est amour. Mais l'amour peut être haï quand il exige que l'on sorte de soi-même pour aller au-delà de soi. L'amour n'est pas une sensation romantique de bien-être. La rédemption n'est pas wellness, un bain d'auto-complaisance, mais une libération de l'être compressé dans son propre moi. Cette libération a pour prix la souffrance de la Croix.»

Joseph Ratzinger - Benoît XVI, «L'Enfance de Jésus», Flammarion, 183 pages, 15 euros
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AdoramusTe
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«L'enfance de Jésus» par Benoit XVI

Message non lu par AdoramusTe »

Bonjour,

Le nouveau livre de Benoit XVI «L'enfance de Jésus» a été présenté à la presse. Il s'agit d'un préambule aux deux autres ouvrages sur Jésus parus précédemment.
Il est édité en français aux éditions Flammarion.

Image

Plus de détails sur l'ouvrage ici : http://www.zenit.org/f-32608
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Un film sur la vie et l'oeuvre de Joseph Ratzinger

Message non lu par etienne lorant »

D'après une biographie de Peter Seewald

ROME, vendredi 30 novembre 2012 (Zenit.org) – Un film sur la vie et l’oeuvre de Benoît XVI va s’inspirer d’une nouvelle biographie due au journaliste allemand Peter Seewald avec le pape. Il devrait sortir sur les écrans en 2014, annonce, à Munich, « Odeon Film ».
[+] Texte masqué
http://www.zenit.org/article-32697?l=french
A propos de Peter Seewald, ce lien :
[+] Texte masqué
http://www.temoignagechretien.fr/ARTICL ... 2397.xhtml
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Benoît XVI et l'enseignement catholique en France

Message non lu par jean_droit »

Le Saint Père insiste encore sur l'importance de l'école catholique pour la formation spirituelle des jeunes.

Il est désolant que le CEF ne puisse pas s'entendre sur le sujet .... et crée un nième conseil avec distribution des places. Conseil où évidemment monseigneur Cattenoz ne semble pas participer.

Combien faudra-t-il de temps pour que l'Eglise de France veuille vraiment s'occuper du sujet ?

Et Dieu sait si cela urge !

http://www.riposte-catholique.fr/perepi ... LsRjduF8ec
Le Pape recadre les évêques sur l’école catholique
1 DÉCEMBRE 2012 par MAXIMILIEN BERNARD

Le 3e et dernier groupe d’évêques français a été reçu vendredi par le pape Benoît XVI.

Dans son discours, le Saint-Père leur a parlé longuement de la nouvelle évangélisation, et il a abordé le problème délicat des écoles catholiques.

Lors de la dernière assemblée plénière, la CEF a créé un Conseil pour l’enseignement catholique dont les membres sont le Cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux, Mgr Eric Aumonier, évêque de Versailles et Mgr Alain Planet, évêque de Carcassonne et Narbonne.

Le texte sur l’école catholique n’a pas pu être finalisé et les nombreuses divergences sur le sujet font craindre à certains un nouveau retard.

Dans certains diocèses, l’évêque tente de reprendre la main sur un système qui a été mutualisé et confisqué par le niveau national. Mgr Cattenoz, archevêque d’Avignon, en avait fait les frais il y a quelques années.

Déjà, à la mi-novembre, le cardinal Zenon Grocholewski, préfet de la Congrégation pour l’éducation catholique, avait rappelé aux évêques français l’impératif de défense de l’enseignement catholique. Une affirmation qui n’a pas plu à certains évêques français.

Cette fois, c’est le pape qui n’y va pas de main morte :

« La jeunesse étant l’espoir et l’avenir de l’Église et du monde, je ne veux pas omettre de mentionner l’importance de l’éducation catholique. Elle accomplit une tâche admirable, souvent difficile, rendue possible par le dévouement inlassable de formateurs : prêtres, personnes consacrées ou laïcs.

Au-delà du savoir transmis, le témoignage de vie des formateurs doit permettre aux jeunes d’assimiler les valeurs humaines et chrétiennes afin de tendre à la recherche et à l’amour du vrai et du beau (cf. Gaudium et spes, n. 15).

Continuez de les encourager et de leur ouvrir de nouvelles perspectives pour qu’ils bénéficient aussi de l’évangélisation. »

Ainsi, le pape demande clairement aux évêques de recruter dans les écoles catholiques des enseignants et des cadres qui puissent donner l’exemple d’une vie chrétienne assumée, ce qui est bien loin d’être le cas aujourd’hui.

Et le pape insiste sur la responsabilité de l’école catholique aujourd’hui, alors qu’elle accueille 20% des élèves de France :

« Quant aux écoles catholiques qui ont façonné la vie chrétienne et culturelle de votre pays, elles ont aujourd’hui une responsabilité historique. Lieux de transmission du savoir et de formation de la personne, d’accueil inconditionnel et d’apprentissage de la vie en commun, elles bénéficient souvent d’un prestige mérité.

Trouver les chemins pour que la transmission de la foi demeure au centre de leur projet éducatif, est nécessaire. La nouvelle évangélisation passe par ces écoles et par l’œuvre multiforme de l’éducation catholique qui sous-tend de nombreuses initiatives et mouvements dont l’Église est reconnaissante. L’éducation aux valeurs chrétiennes donne les clés de la culture de votre pays.

En ouvrant à l’espérance et à la liberté authentique, elle continuera de lui apporter dynamisme et créativité. L’ardeur apportée à la nouvelle évangélisation sera notre meilleure contribution à l’épanouissement de la société humaine et la meilleure réponse aux défis de toute sorte qui se posent à tous en ce début du troisième millénaire. »

Aux évêques qui se posent la question des moyens de la nouvelle évangélisation en France, la solution est donc toute trouvée : remettre la transmission de la foi au coeur du projet éducatif des écoles catholiques. Et si les ouvriers manquent, que nos évêques n’hésitent pas à mettre la main à la pâte !
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Mariage Gay : Benoit XVI cite le grand Rabbin Bernheim

Message non lu par etienne lorant »

Les Papes ont déjà rendu hommage à des Grand Rabbins. Mais aucun comme Benoît XVI n'a puisé dans leurs travaux pour argumenter ses propos de responsable de l'Église catholique. Dans le second tome de son livre sur «Jésus de Nazareth» il avait utilisé les travaux théologiques de son ami le Rabbin Jacob Neusner. Mais dans son discours annuel à la Curie romaine -considéré comme le plus important de l'année sur le plan interne- prononcé, vendredi, il a longuement cité l'essai du Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim publié le 18 octobre dernier. Le Pape y puise largement une argumentation, qu'il fait sienne, pour dire une nouvelle fois «non» au mariage homosexuel et à l'adoption d'enfants par ces couples.

«Le Grand Rabbin de France, Gilles Bernheim, écrit Benoît XVI, dans un traité soigneusement documenté et profondément touchant, a montré que l'atteinte à l'authentique forme de la famille, constituée d'un père, d'une mère et d'un enfant -une atteinte à laquelle nous nous trouvons exposés aujourd'hui- parvient à une dimension encore plus profonde». Il ajoute: «Il devient clair maintenant qu'ici est en jeu la vision de l'être même, de ce que signifie en réalité le fait d'être une personne humaine.»

«Contester sa propre nature»
En citant Gilles Berheim, le Pape démontre ensuite «la profonde fausseté» de la théorie du genre. Cette théorie déplace la différence sexuelle inscrite dans la biologie même du corps humain vers un simple choix de culture, donc relatif. Résultat selon lui: l'homme finit par «contester sa propre nature» et «l'être humain désormais existe seulement dans l'abstrait, qui ensuite, de façon autonome, choisit pour soi quelque chose comme sa nature.»

Dernier axe de la démonstration: les conséquences pour l'enfant si le droit d'adopter était voté pour des couples homosexuels. «Bernheim, souligne le Pape, montre comment, de sujet juridique indépendant en soi, il [l'enfant] devient maintenant nécessairement un objet, auquel on a droit et que, comme objet d'un droit, on peut se procurer».

Conclusion de Benoît XVI, dont l'idée est de démontrer que derrière le débat sur le mariage gay, c'est la vision même de l'homme qui est en cause: «Dans la lutte pour la famille, l'être humain lui-même est en jeu. Et il devient évident que là où Dieu est nié, la dignité de l'être humain se dissout aussi. Celui qui défend Dieu, défend l'être humain!»
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http://www.lefigaro.fr/actualite-france ... rnheim.php
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Le pardon accordé pour Noël

Message non lu par etienne lorant »

Gabriele avait été le 2 octobre condamné à 18 mois de prison par le tribunal du Vatican pour "vol aggravé" de documents confidentiels.
Le pape Benoît XVI a gracié samedi son ancien majordome Paolo Gabriele, condamné en octobre à plus d'un an de prison pour avoir subtilisé des documents secrets du Vatican, a annnoncé le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi.

"Le Saint-Père, dans un acte très paternel, s'est rendu samedi matin en personne auprès de Paolo Gabriele", a déclaré le père Lombardi à la presse. La rencontre qui s'est déroulée dans une salle annexe à la cellule où se trouvait Gabriele, a duré un quart d'heure environ, selon le Vatican.

Paolo Gabriele a recouvré immédiatement la liberté et a regagné son domicile au Vatican, auprès de sa femme et de ses trois enfants. Toutefois, dans son communiqué officiel, le Vatican a indiqué qu'il ne "pourra ni reprendre son travail précédent ni continuer à résider au Vatican". Le Saint Siège l'aidera néanmoins "à reprendre une vie sereine avec sa famille".
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Et.H
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Re: Le pardon accordé pour Noël

Message non lu par Et.H »

Je ne sais pas si vous aviez suivi cette affaire mais je pense que le Pape aurait pu le gracier depuis longtemps...Entre octobre (condamnation) et décembre, il s'en ait passé des mois...Est-il resté en prison durant ce temps ? Personnellement je n'aurai pas attendu Noel pour le faire...
J'avais également entendu dire que ces conditions d'emprisonnement étaient très mauvaises...tout ceci m'avait choqué!
Isabelle47
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Re: Le pardon accordé pour Noël

Message non lu par Isabelle47 »

@Et.H
Choqué que ce personnage ait été jugé pour les actes qu'il a commis? Qu'il soit resté quelques semaines en prison, suite à ce jugement? Que le Pape ne l'ait pas gracié plus tôt?
C'est le monde à l'envers! :sonne:
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Mac
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Re: Le pardon accordé pour Noël

Message non lu par Mac »

On a un Pape gentil quand même!
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