Refus d'un prêtre de baptiser un enfant
Règles du forum
Forum d'échange entre chrétiens sur la façon de vivre l'Évangile au quotidien, dans chacun des domaines de l'existence
Forum d'échange entre chrétiens sur la façon de vivre l'Évangile au quotidien, dans chacun des domaines de l'existence
Re: Refus d'un prêtre de baptiser un enfant
Merci à tous.
J'avoue ne pas avoir de réelle opinion à ce sujet.
D'un côté, je comprends le prêtre. A sa place, je n'aimerais pas qu'on utilise un sacrement comme un "folklore", une tradition, sans plus de sens profond.
D'un autre, je me demande si ce n'était pas rajouter une barrière entre nous et Dieu, entre nous et la religion? Bien évidemment, nos parents sont les premiers responsables mais au final, que pouvons-nous du choix, des opinions de nos parents?
Dans l'enfance, je me rappelle que je me sentais attirée par la religion, mais j'avoue que c'était du charabia pour moi, et que je commence à peine à comprendre certaines choses...
Vous me direz, rien n'empêche que nous rapprocher de Dieu et de Jésus à l'âge adulte mais j'ai l'impression que ça aurait été plus naturel, plus facile, si nous avions reçu une éducation religieuse (du moins, à l'école, éventuellement le catéchisme, et également avec notre grand-père).
J'avoue ne pas avoir de réelle opinion à ce sujet.
D'un côté, je comprends le prêtre. A sa place, je n'aimerais pas qu'on utilise un sacrement comme un "folklore", une tradition, sans plus de sens profond.
D'un autre, je me demande si ce n'était pas rajouter une barrière entre nous et Dieu, entre nous et la religion? Bien évidemment, nos parents sont les premiers responsables mais au final, que pouvons-nous du choix, des opinions de nos parents?
Dans l'enfance, je me rappelle que je me sentais attirée par la religion, mais j'avoue que c'était du charabia pour moi, et que je commence à peine à comprendre certaines choses...
Vous me direz, rien n'empêche que nous rapprocher de Dieu et de Jésus à l'âge adulte mais j'ai l'impression que ça aurait été plus naturel, plus facile, si nous avions reçu une éducation religieuse (du moins, à l'école, éventuellement le catéchisme, et également avec notre grand-père).
Il y a ceux qui ne savent plus dire pardon, il y a ceux qui pensent qu'un "je t'aime" s'achète, il y a ceux qui s'en vont s'en regarder derrière, ceux qu'ils ont blessés. Il y a ceux qui ne se contentent de rien, il a ceux qui sont captifs de leur fierté, quand on joue de l'orgueil pour se sentir moins seul, on se souvient qu'ils nous ont aimés
-
salésienne05
- Senator

- Messages : 679
- Inscription : lun. 06 juin 2011, 19:51
- Localisation : Alpes-Maritimes/Hautes-Alpes
Re: Refus d'un prêtre de baptiser un enfant
Officiellement, le prêtre à le droit. Cependant, sur le plan mystique, de nombreux prêtres consentent à baptiser tout enfant présenté par les parents, même pour de mauvaises raisons. En effet, nous croyons que le Sacrement est agissant, il n'est pas qu'un symbole. Ainsi, lorsque l'enfant est baptisé, même si ses parents sont athées, même s'ils ne l'instruisent pas (ce qui a été mon cas : mes parents étaient athées lorsque je suis née, mes parents m'ont faite baptiser pour faire plaisir à l'une de mes grands-mères), la grâce du baptême est agissante.
Quant au Salut des âmes non baptisées, la théologie actuelle pencherait plutôt vers un face à face final avec le Seigneur où l'homme, au dernier moment, serait encore libre d'accepter ou de refuser l'Amour de Dieu... Si la personne non baptisée a mené une vie droite et intègre, il semble difficile de croire qu'en face de l'Amour absolu, elle Le refuse...
Fraternellement.
Cécile
Quant au Salut des âmes non baptisées, la théologie actuelle pencherait plutôt vers un face à face final avec le Seigneur où l'homme, au dernier moment, serait encore libre d'accepter ou de refuser l'Amour de Dieu... Si la personne non baptisée a mené une vie droite et intègre, il semble difficile de croire qu'en face de l'Amour absolu, elle Le refuse...
Fraternellement.
Cécile
Re: Refus d'un prêtre de baptiser un enfant
Chère Nic Nac,
Il y a beaucoup de choses très justes dans ce que vous dites.
Le passage du CEC que vous mettez en gras me paraît s'adresser aux parents qui ne font pas baptiser leur enfant pour x raisons. Le refus du prêtre est un cas plus rare. Mais peut-être celui-ci a-t-il voulu mettre vos parents devant leurs propres valeurs : pourquoi demander quelque chose à laquelle on ne croit pas ?
Je me souviens d'un prêtre dans ma paroisse qui refusait certains mariages en disant aux futurs époux : "l'église n'est pas un studio de cinéma, payez M. Bean et rejouez-vous "4 mariages et un enterrement" !"
Il ne faut pas perdre de vue non plus que le baptême se reçoit à tout âge. Votre frère, s'il le désire peut faire cette démarche.
In Christo
Teano-Claire
Il y a beaucoup de choses très justes dans ce que vous dites.
Le passage du CEC que vous mettez en gras me paraît s'adresser aux parents qui ne font pas baptiser leur enfant pour x raisons. Le refus du prêtre est un cas plus rare. Mais peut-être celui-ci a-t-il voulu mettre vos parents devant leurs propres valeurs : pourquoi demander quelque chose à laquelle on ne croit pas ?
Je me souviens d'un prêtre dans ma paroisse qui refusait certains mariages en disant aux futurs époux : "l'église n'est pas un studio de cinéma, payez M. Bean et rejouez-vous "4 mariages et un enterrement" !"
Il ne faut pas perdre de vue non plus que le baptême se reçoit à tout âge. Votre frère, s'il le désire peut faire cette démarche.
In Christo
Teano-Claire
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
Messages dans cette couleur (ou à peu près...) : modération du forum
Messages dans cette couleur (ou à peu près...) : modération du forum
Re: Refus d'un prêtre de baptiser un enfant
Où avez-vous lu cela? Je trouve que c'est le genre d'affirmation qui rend la foi catholique complètement inutile. J'aimerais bien évidemment que ce que vous écrivez soit juste, mais si c'est le cas, comment interpréter tant de textes anciens allant dans un sens bien différent?Quant au Salut des âmes non baptisées, la théologie actuelle pencherait plutôt vers un face à face final avec le Seigneur où l'homme, au dernier moment, serait encore libre d'accepter ou de refuser l'Amour de Dieu... Si la personne non baptisée a mené une vie droite et intègre, il semble difficile de croire qu'en face de l'Amour absolu, elle Le refuse...
C'est pourquoi elle seule, prédestinée avant les générations et annoncée par les prophètes, la Mère du Créateur de tout l'univers, non seulement n'a participé en rien à la tache originelle, mais elle est toujours demeurée pure comme le ciel et toute belle. (extrait du règlement pour le monastère de Biélokrinitsa (1841)
-
salésienne05
- Senator

- Messages : 679
- Inscription : lun. 06 juin 2011, 19:51
- Localisation : Alpes-Maritimes/Hautes-Alpes
Re: Refus d'un prêtre de baptiser un enfant
Chère Suliko,
Avant de m'attaquer, je vous suggère de relire le Catéchisme de l'Eglise Catholique sur le Baptême, le Salut et la Descente aux Enfers de Notre Seigneur Jésus-Christ, mais aussi Gaudium et Spes, n°22. Je rajouterai Sauvés dans l'Espérance de notre Saint Père Benoît XVI (qu'on ne peut guère taxer de "progressisme").
D'ailleurs, depuis le Concile Vatican I, les théologiens sont amenés à plancher sérieusement sur la théologie du Salut 1) pour les non-chrétiens et non-baptisés et donc 2) pour les enfants morts avant le baptême. La solution des limbes, difficilement soutenable, si ce n'est pour défendre une parcelle de l'enseignement augustinien, ne convient pas à Benoît XVI, et n'était pas réelelment du goût du Bienheureux Jean-Paul II. C'est pourquoi Benoît XVI a invité les théologiens à rendre une réponse claire sur la question (les théologiens sont au travail depuis 2005 "officiellement" mais bien des pistes avaient été creusées avant, et notamment avant le Concile Vatican II).
Je développerai les différentes pistes théologiques actuelles un peu plus tard car mon devoir de mère de famille m'appelle et que la réponse nécessite un temps certain.
"La foi catholique inutile" à cause d'un Salut qui serait proposé à tous ? Dites-donc... Cela me laisse sans voix. C'est la crainte de l'Enfer qui vous meut ? Quand le Seigneur a donné sa Vie librement par amour pour nous tous... Relisez les Pères de l'Eglise, et notamment les Pères orientaux
Je vais vous retrouver les textes, chère Suliko (un peu de patience cependant car je reprends le chemin de l'école dans une dizaine de jours, en même temps que mon travail à mi-temps, et que j'ai toujours mes trois enfants
), et je les posterai ici, à moins que je n'ouvre un fil spécial sur le Salut.
Fraternellement.
En Jésus et par Marie.
Cécile
Avant de m'attaquer, je vous suggère de relire le Catéchisme de l'Eglise Catholique sur le Baptême, le Salut et la Descente aux Enfers de Notre Seigneur Jésus-Christ, mais aussi Gaudium et Spes, n°22. Je rajouterai Sauvés dans l'Espérance de notre Saint Père Benoît XVI (qu'on ne peut guère taxer de "progressisme").
D'ailleurs, depuis le Concile Vatican I, les théologiens sont amenés à plancher sérieusement sur la théologie du Salut 1) pour les non-chrétiens et non-baptisés et donc 2) pour les enfants morts avant le baptême. La solution des limbes, difficilement soutenable, si ce n'est pour défendre une parcelle de l'enseignement augustinien, ne convient pas à Benoît XVI, et n'était pas réelelment du goût du Bienheureux Jean-Paul II. C'est pourquoi Benoît XVI a invité les théologiens à rendre une réponse claire sur la question (les théologiens sont au travail depuis 2005 "officiellement" mais bien des pistes avaient été creusées avant, et notamment avant le Concile Vatican II).
Je développerai les différentes pistes théologiques actuelles un peu plus tard car mon devoir de mère de famille m'appelle et que la réponse nécessite un temps certain.
"La foi catholique inutile" à cause d'un Salut qui serait proposé à tous ? Dites-donc... Cela me laisse sans voix. C'est la crainte de l'Enfer qui vous meut ? Quand le Seigneur a donné sa Vie librement par amour pour nous tous... Relisez les Pères de l'Eglise, et notamment les Pères orientaux
Je vais vous retrouver les textes, chère Suliko (un peu de patience cependant car je reprends le chemin de l'école dans une dizaine de jours, en même temps que mon travail à mi-temps, et que j'ai toujours mes trois enfants
Fraternellement.
En Jésus et par Marie.
Cécile
-
jeanbaptiste
- Pater civitatis

- Messages : 3085
- Inscription : mer. 30 avr. 2008, 2:40
Re: Refus d'un prêtre de baptiser un enfant
Gaudium et Spes 22 :
en latin :Et cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ, mais bien pour tous les hommes de bonne volonté, dans le coeur desquels, invisiblement, agit la grâce(31). En effet, puisque le Christ est mort pour tous (32) et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit-Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé au mystère pascal.
En ce qui concerne le Catéchisme, le passage le plus explicite est au paragraphe 1257 :Quod non tantum pro christifidelibus valet, sed et pro omnibus hominibus bonae voluntatis in quorum corde gratia invisibili modo operatur. Cum enim pro omnibus mortuus sit Christus cumque vocatio hominis ultima revera una sit, scilicet divina, tenere debemus Spiritum Sanctum cunctis possibilitatem offerre ut, modo Deo cognito, huic paschali mysterio consocientur.
« L'Église ne connaît pas d'autres moyens que le Baptême pour assurer l'entrée dans la béatitude éternelle (...) Dieu a lié le Salut au sacrement du Baptême, mais Il n'est pas Lui-même lié à ses sacrements »
Par contre, je viens de survoler Spe Salvi, et je ne trouve pas trace de ce sujet. Pourriez-vous donner les références exactes salésienne ?Ecclesia aliud medium non cognoscit ad ingressum in beatitudinem aeternam in tuto ponendum nisi Baptismum (..) Deus salutem sacramento alligavit Baptismi, sed Ipse non est Suis sacramentis alligatus
Re: Refus d'un prêtre de baptiser un enfant
D'accord avec Salésienne, il faut donner une chance à l'enfant d'être touché par l'esprit saint même et surtout si ses parents n'assurent pas...
Ce qui est mon cas et je suis bien contente d'avoir trouvé un prêtre ouvert d'esprit, car avec le recul, quand nous nous sommes présentés devant lui mon ami et moi, pour faire baptiser notre fils pour des raisons floues (nous étions baptisés mais pas trop croyants à l'époque), il aurait pu refuser mais il nous a dit quelque chose comme "c'est dommage, que vous ne soyez pas dans une vraie démarche spirituelle, mais ce qui compte le plus, c'est que vous permettez ainsi à votre fils d'entrer au paradis."
J'en ai encore les larmes aux yeux, et ce fut un baptême fabuleux, qui a touché tout le monde et dont tout le monde se souvient.
Je remercie encore ce prêtre, qui a été d'ailleurs invité à la fête...
Ce qui est mon cas et je suis bien contente d'avoir trouvé un prêtre ouvert d'esprit, car avec le recul, quand nous nous sommes présentés devant lui mon ami et moi, pour faire baptiser notre fils pour des raisons floues (nous étions baptisés mais pas trop croyants à l'époque), il aurait pu refuser mais il nous a dit quelque chose comme "c'est dommage, que vous ne soyez pas dans une vraie démarche spirituelle, mais ce qui compte le plus, c'est que vous permettez ainsi à votre fils d'entrer au paradis."
J'en ai encore les larmes aux yeux, et ce fut un baptême fabuleux, qui a touché tout le monde et dont tout le monde se souvient.
Je remercie encore ce prêtre, qui a été d'ailleurs invité à la fête...
Notre Dieu est au ciel, il fait tout ce qu'il veut.
Psaume 115-3
Psaume 115-3
Re: Refus d'un prêtre de baptiser un enfant
Tout d'abord, je suis désolée que vous ayez eu l'impression d'être attaquée. Ce n'était pas du tout mon intention..."La foi catholique inutile" à cause d'un Salut qui serait proposé à tous ? Dites-donc... Cela me laisse sans voix. C'est la crainte de l'Enfer qui vous meut ? Quand le Seigneur a donné sa Vie librement par amour pour nous tous... Relisez les Pères de l'Eglise, et notamment les Pères orientaux![]()
Par ailleurs, si vous m'aviez lu plus attentivement, vous auriez compris que j'aimerais que ce que vous avez écrit soit vrai et que le plus de personnes possibles soient sauvées. Franchement, vous pensez qu'un être humain peut se réjouir de la possibilité de la damnation éternelle de son prochain? C'est juste que je ne pense pas qu'être trop confiant dans ce domaine soit la bonne solution. Combien de catholiques pensent aujourd'hui que la conversion des non croyants n'est plus vraiment nécessaire? Il y a une vraie perte de l'esprit missionnaire. C'est cela qui m'inquiète, et évidemment pas la perspective d'un salut pour les non croyants sincères. N'ayez donc pas une si piètre opinion de moi.
Par ailleurs, tout cela est entre les mains de Dieu. A lui de juger les coeurs...
-
Cinci
- Tribunus plebis

- Messages : 11757
- Inscription : lun. 06 juil. 2009, 21:35
- Conviction : catholique perplexe
Re: Refus d'un prêtre de baptiser un enfant
nic nac,
La dimension communautaire facilite l'expression de la foi. Il est plus aisé d'assimiler les choses et de s'exprimer - spirituellement parlant - lorsque la famille, le amis, les voisins, l'école, le gouvernement vont vous encourager dans le même sens. Dans un pareil contexte, le baptême de enfants avaient du sens et même si les parents immédiats n'étaient pas des modèles extraordinnaires de foi, de vertu et tout. Il se trouve que dans le cadre classique : les parents pouvaient demander à l'Église que leur enfant puisse recevoir la foi de l'Église et il était certain aussi que ces derniers n'y mettaient pas d'obstacle. Tout à fait logique, et dès lors l'enfant pouvait commencer d'être instruit des choses de la foi dès son plus jeune âge. La situation normale était celle de l'affirmation de la foi, non pas celle de l'expression de l'incroyance, du scepticisme incurable ou d'une nécéssité de devoir changer au moins dix fois de religion dans sa vie.
Je vous crois.Vous me direz, rien n'empêche que nous rapprocher de Dieu et de Jésus à l'âge adulte mais j'ai l'impression que ça aurait été plus naturel, plus facile, si nous avions reçu une éducation religieuse (du moins, à l'école, éventuellement le catéchisme, et également avec notre grand-père).
La dimension communautaire facilite l'expression de la foi. Il est plus aisé d'assimiler les choses et de s'exprimer - spirituellement parlant - lorsque la famille, le amis, les voisins, l'école, le gouvernement vont vous encourager dans le même sens. Dans un pareil contexte, le baptême de enfants avaient du sens et même si les parents immédiats n'étaient pas des modèles extraordinnaires de foi, de vertu et tout. Il se trouve que dans le cadre classique : les parents pouvaient demander à l'Église que leur enfant puisse recevoir la foi de l'Église et il était certain aussi que ces derniers n'y mettaient pas d'obstacle. Tout à fait logique, et dès lors l'enfant pouvait commencer d'être instruit des choses de la foi dès son plus jeune âge. La situation normale était celle de l'affirmation de la foi, non pas celle de l'expression de l'incroyance, du scepticisme incurable ou d'une nécéssité de devoir changer au moins dix fois de religion dans sa vie.
-
Emmanuel Lyasse
- Quæstor

- Messages : 241
- Inscription : lun. 05 sept. 2011, 10:05
Re: Refus d'un prêtre de baptiser un enfant
Chère Nic Nac,
Il est difficile de répondre sur des choses qui se sont passées il y a des années. Comme quelqu'un l'a dit, dans un cas comme celui-ci, la bonne chose à faire est de s'adresser à l'évêque. Mais il est bien sûr beaucoup trop tard.
Sur ce que vous dites, je ne comprends pas pourquoi ce curé a refusé le baptême. Autant que je sache, le seul critère est qu'il y ait possibilité sérieuse d'une éducation catholique (sans laquelle le baptême n'a aucun sens). Dans les quelques cas dont on a fait des scandales récemment, le curé a refusé parce qu'il y avait un frère ou une sœur plus âgé, qui n'allait pas au catéchisme.
Apparemment, dans le cas de votre frère, vos parents avaient l'intention de lui faire donner une instruction catholique (c'est plus facile en Belgique), et c'est le refus de baptême qui l'en a privé. Effectivement, c'est très dommage.
Un prêtre peut aussi commettre des erreurs… et il n'est malheureusement pas évident pour un fidèle laïc, et moins encore pour des parents qui ne sont pas croyants de savoir quoi faire.
Je souhaite que ce souvenir ne vous détourne pas de l'Église.
Il est difficile de répondre sur des choses qui se sont passées il y a des années. Comme quelqu'un l'a dit, dans un cas comme celui-ci, la bonne chose à faire est de s'adresser à l'évêque. Mais il est bien sûr beaucoup trop tard.
Sur ce que vous dites, je ne comprends pas pourquoi ce curé a refusé le baptême. Autant que je sache, le seul critère est qu'il y ait possibilité sérieuse d'une éducation catholique (sans laquelle le baptême n'a aucun sens). Dans les quelques cas dont on a fait des scandales récemment, le curé a refusé parce qu'il y avait un frère ou une sœur plus âgé, qui n'allait pas au catéchisme.
Apparemment, dans le cas de votre frère, vos parents avaient l'intention de lui faire donner une instruction catholique (c'est plus facile en Belgique), et c'est le refus de baptême qui l'en a privé. Effectivement, c'est très dommage.
Un prêtre peut aussi commettre des erreurs… et il n'est malheureusement pas évident pour un fidèle laïc, et moins encore pour des parents qui ne sont pas croyants de savoir quoi faire.
Je souhaite que ce souvenir ne vous détourne pas de l'Église.
-
jeanbaptiste
- Pater civitatis

- Messages : 3085
- Inscription : mer. 30 avr. 2008, 2:40
Re: Refus d'un prêtre de baptiser un enfant
Le baptême a du "sens", il a même fondamentalement un effet, avec ou sans éducation chrétienne à la clé. C'est un sacrement et pas uniquement la simple porte d'entrée dans l'Église.Autant que je sache, le seul critère est qu'il y ait possibilité sérieuse d'une éducation catholique (sans laquelle le baptême n'a aucun sens)
Effets du Baptême :
Nécessité du Baptême :Par le Baptême, tous les péchés sont remis, le péché originel et tous les péchés personnels ainsi que toutes les peines du péché (cf. DS 1316). En effet, en ceux qui ont été régénérés il ne demeure rien qui les empêcherait d'entrer dans le Royaume de Dieu, ni le péché d'Adam, ni le péché personnel, ni les suites du péché, dont la plus grave est la séparation de Dieu. (Catéchisme Eglise Cath. 1263)
Pour résumer :1257 Le Seigneur lui-même affirme que le Baptême est nécessaire pour le salut (cf. Jn 3,5). Aussi a-t-il commandé à ses disciples d'annoncer l'Evangile et de baptiser toutes les nations (cf. Mt 28,20) (cf. DS 1618 LG 14 AGd 5). Le Baptême est nécessaire au salut pour ceux auxquels l'Evangile a été annoncé et qui ont eu la possibilité de demander ce sacrement (cf. Mc 16,16). L'Eglise ne connaît pas d'autre moyen que le baptême pour assurer l'entrée dans la béatitude éternelle; c'est pourquoi elle se garde de négliger la mission qu'elle a reçu du Seigneur de faire "renaître de l'eau et de l'Esprit" tous ceux qui peuvent être baptisés. Dieu a lié le salut au sacrement du Baptême, mais il n'est pas lui-même lié à ses sacrements.
1258 Depuis toujours, l'Eglise garde la ferme conviction que ceux qui subissent la mort en raison de la foi, sans avoir reçu le Baptême, sont baptisés par leur mort pour et avec le Christ. Ce Baptême du sang, comme le désir du Baptême, porte les fruits du Baptême, sans être sacrement.
1259 Pour les catéchumènes qui meurent avant leur Baptême, leur désir explicite de le recevoir uni à la repentance de leurs péchés et à la charité, leur assure le salut qu'ils n'ont pas pu recevoir par le sacrement.
1260 "Puisque le Christ est mort pour tous, et que la vocation dernière de l'homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l'Esprit-Saint offre à tous, d'une façon que Dieu connaît, la possibilité d'être associé(s) au mystère pascal" (GS 22 cf. LG 16 AGd 7). Tout homme qui, ignorant l'Evangile du Christ et son Eglise, cherche la vérité et fait la volonté de Dieu selon qu'il la connait, peut être sauvé. On peut supposer que de telles personnes auraient désiré explicitement le Baptême si elles en avaient connu la nécessité.
1261 Quant aux enfants morts sans Baptême, l'Eglise ne peut que les confier à la miséricorde de Dieu, comme elle le fait dans le rite des funérailles pour eux. En effet, la grande miséricorde de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés (cf. 1Tm 2,4), et la tendresse de Jésus envers les enfants, qui lui a fait dire: "Laissez les enfants venir à moi, ne les empêchez pas" (Mc 10,14), nous permettent d'espérer qu'il y ait un chemin de salut pour les enfants morts sans baptême. D'autant plus pressant est aussi l'appel de l'Eglise à ne pas empêcher les petits enfants de venir au Christ par le don du saint Baptême. (Catéchisme Eglise Cath.)
Le Baptême est nécessaire au Salut selon ce que Dieu a accordé comme moyens à l'Église. Certes Dieu n'est pas lié à ses sacrements, c'est la raison pour laquelle nous pouvons espérer que des personnes mortes sans avoir reçues le Baptême pourront peut-être être sauvées. Mais le jugement de Dieu dépasse l'Église, aussi, si l'on ne retient que les moyens dont sont pourvus l'Église, le Baptême est nécessaire au Salut.
En ce qui concerne la législation sur la Baptême des enfants, voici ce que nous dit le CIC :
Que nous dit Nic Nac :Pour qu'un enfant soit baptisé licitement, il faut:
1). que les parents y consentent, ou au moins l'un d'eux, ou ceux qui tiennent légitimement leur place;
2). qu'il y ait un espoir fondé que l'enfant sera éduqué dans la religion catholique; si cet espoir fait totalement défaut, le baptême sera différé, selon les dispositions du droit particulier, et les parents informés du motif.
2 En cas de danger de mort, l'enfant de parents catholiques, et même de non-catholiques, est licitement baptisé, même contre le gré de ses parents. (1983 Codex Iuris Canonici 868)
Je crois que nous pouvons sans dire qu'il y avait là un espoir fondé que l'enfant sera éduqué dans la religion catholique. Dès lors le prêtre aurait du accepter de baptiser cet enfant.lui expliquant qu'eux ne croyaient pas et qu'ils se voyaient donc mal parler de Dieu avec leurs enfants, mais que nous serions inscrits au cours de religion à l'école (en Belgique, dans les écoles officielles, nous avons le choix entre un cours de morale laïque ou un cours de religion au choix : catho, protestante, islam, etc.) et que nous irions, si nous le souhaitons, à la messe avec notre grand-père
Re: Refus d'un prêtre de baptiser un enfant
Bonjour tout le monde et un grand merci pour vos réponses
Il y a ceux qui ne savent plus dire pardon, il y a ceux qui pensent qu'un "je t'aime" s'achète, il y a ceux qui s'en vont s'en regarder derrière, ceux qu'ils ont blessés. Il y a ceux qui ne se contentent de rien, il a ceux qui sont captifs de leur fierté, quand on joue de l'orgueil pour se sentir moins seul, on se souvient qu'ils nous ont aimés
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 16 invités

