Je constate avec tristesse qu'il est de plus en plus difficile de rendre service à titre personnel, même au sein de sa propre famille.
Accepter de recevoir une aide quelconque est accepté, cependant, quand on fait partie d'une association d'aide humanitaire, par exemple.
A titre personnel, la disponibilité et l'entraide sont souvent incomprises et même considérées comme une forme d'humiliation, même si c'est fait "de bon coeur".
C'est probablement la conséquence logique d'une société individualiste.
Mais peut-être aussi est-ce une leçon de modestie?
Rendre service: mission impossible?
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Isabelle47
- Tribunus plebis

- Messages : 1896
- Inscription : mer. 22 juin 2011, 22:49
Rendre service: mission impossible?
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
(Thérèse d'Avila)
Re: Rendre service: mission impossible?
Bonjour Isabelle,
Ce n'est pas un caractéristique de notre société individualiste, bien au contraire. Marcel Mauss a bien décrit, dans diverses sociétés holistes, des formes de dons et contre dons à caractère nettement agonistique (ainsi les eskimos qui emploient l'expression "d'aplatir" un rival en le couvrant de cadeaux).
Ce qui caractérise les sociétés contemporaines, c'est ce transfert, que vous évoquez, de la solidarité depuis des relations personnelles vers des structures impersonnelles. Celles-ci atténuent le sentiment d'humiliation, mais annihilent en même temps la dimension spirituelle du don. Mauss dit bien qu'en donnant un objet, on donne quelque chose de soi, et cette dimension se trouve ainsi niée.
Cordialement
Gaudeamus
Ce n'est pas un caractéristique de notre société individualiste, bien au contraire. Marcel Mauss a bien décrit, dans diverses sociétés holistes, des formes de dons et contre dons à caractère nettement agonistique (ainsi les eskimos qui emploient l'expression "d'aplatir" un rival en le couvrant de cadeaux).
Ce qui caractérise les sociétés contemporaines, c'est ce transfert, que vous évoquez, de la solidarité depuis des relations personnelles vers des structures impersonnelles. Celles-ci atténuent le sentiment d'humiliation, mais annihilent en même temps la dimension spirituelle du don. Mauss dit bien qu'en donnant un objet, on donne quelque chose de soi, et cette dimension se trouve ainsi niée.
Cordialement
Gaudeamus
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Isabelle47
- Tribunus plebis

- Messages : 1896
- Inscription : mer. 22 juin 2011, 22:49
Re: Rendre service: mission impossible?
Merci Gaudeamus de votre réponse.
L'expression "aplatir" (son adversaire en le couvrant de cadeaux) est intéressante...
Il existe aussi dans notre société ce type de fonctionnement (vouloir "acheter" quelqu'un en le couvrant de cadeaux ou de bienfaits )
Nous avons de plus en plus de mal à accepter la gratuité d'un geste.
Vous avez bien analysé la fonction de médiation d'une association à but humanitaire: se mettre à distance de la possibilité de domination de la part du "donneur" et surtout d'humiliation de la part du récepteur, l'effet pervers étant de nier la gratuité du don.
Et c'est aussi pour cette raison que notre société survalorise toute association à but humanitaire (surtout si le bénéficiaire est éloigné géographiquement et culturellement et si tout est bien médiatisé) tandis que l'entraide entre proches est ressentie comme un poids intolérable.
C'est là le problème...
L'expression "aplatir" (son adversaire en le couvrant de cadeaux) est intéressante...
Il existe aussi dans notre société ce type de fonctionnement (vouloir "acheter" quelqu'un en le couvrant de cadeaux ou de bienfaits )
Nous avons de plus en plus de mal à accepter la gratuité d'un geste.
Vous avez bien analysé la fonction de médiation d'une association à but humanitaire: se mettre à distance de la possibilité de domination de la part du "donneur" et surtout d'humiliation de la part du récepteur, l'effet pervers étant de nier la gratuité du don.
Et c'est aussi pour cette raison que notre société survalorise toute association à but humanitaire (surtout si le bénéficiaire est éloigné géographiquement et culturellement et si tout est bien médiatisé) tandis que l'entraide entre proches est ressentie comme un poids intolérable.
C'est là le problème...
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
(Thérèse d'Avila)
Re: Rendre service: mission impossible?
Personnellement quand je vois quelqu'un qui a besoin qu'on lui rende service, je vais proposer mon aide mais j'ai vraiment un blocage avec ça, je veux pas aider sans qu'on me le demande, c'est très bizarre mais ça me fait peur, une peur qui bloque, pourtant je suis pas sujet à la paresse, et quand on me demande de l'aide je le fais volontiers, presque avec soulagement...
Car ça me tue de voir quelqu'un qui a besoin d'aide et qui rejette l'aide. En fait je crois que j'ai peur qu'on me dise "casse toi j'en veux pas de ta charité", ou "j'en veux pas de ta pitié j'ai pas besoin de ton aide", car beaucoup de gens ont déjà repoussé mon aide. Même quand c'est à petite échelle par exemple aider mes parents à éplucher les légumes pour faire une soupe, des petits trucs bêtes, je leur demande tu veux que je le fasse? ils me disent toujours non, et quand je ne le fais pas c'est toujours "Il m'a même pas aidé !!".
Donc c'est vrai qu'avec le don de soi je sais plus vraiment sur quel pied danser
Les rares fois ou j'ai pu aider des gens et que j'ai vu qu'ils étaient soulagés que je les aide, ça m'a fait tellement plaisir!
j'imagine que pour les autres gens c'est pareil, ils doivent en fait pas vraiment oser, avoir peur du rejet?
Je sais bien qu'il faut être courageux et se dire "tant pis si on me rejette, il faut quand même essayer", ne pas laisser quelqu'un dans la détresse, mais c'est pas facile tout le temps
Je crois que plus on aide les gens moins on a de difficultés à le faire.
Il y a aussi la peur d'en être incapable chez moi, je ne voudrais pas dire à quelqu'un que je vais l'aider et finalement me rendre compte que je ne peux pas, et lui avoir fait un faux espoir!
Car ça me tue de voir quelqu'un qui a besoin d'aide et qui rejette l'aide. En fait je crois que j'ai peur qu'on me dise "casse toi j'en veux pas de ta charité", ou "j'en veux pas de ta pitié j'ai pas besoin de ton aide", car beaucoup de gens ont déjà repoussé mon aide. Même quand c'est à petite échelle par exemple aider mes parents à éplucher les légumes pour faire une soupe, des petits trucs bêtes, je leur demande tu veux que je le fasse? ils me disent toujours non, et quand je ne le fais pas c'est toujours "Il m'a même pas aidé !!".
Donc c'est vrai qu'avec le don de soi je sais plus vraiment sur quel pied danser
Les rares fois ou j'ai pu aider des gens et que j'ai vu qu'ils étaient soulagés que je les aide, ça m'a fait tellement plaisir!
Je sais bien qu'il faut être courageux et se dire "tant pis si on me rejette, il faut quand même essayer", ne pas laisser quelqu'un dans la détresse, mais c'est pas facile tout le temps
Je crois que plus on aide les gens moins on a de difficultés à le faire.
Il y a aussi la peur d'en être incapable chez moi, je ne voudrais pas dire à quelqu'un que je vais l'aider et finalement me rendre compte que je ne peux pas, et lui avoir fait un faux espoir!
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire."
Re: Rendre service: mission impossible?
Vous devez être jeune Ami...
mais votre questionnement vous honore et sera le chemin de votre solution, celle que vous construirez pour contourner les obstacles que vous vous dressez sur la route de votre générosité.
Vous me rappelez mon fils récemment. Ayant trop acheté pour un repas, il lui parut évident de penser au groupe de SDF qui campait dans une rue de Lourdes, où nous séjournions.
Mais aussitôt il se reprit dans son élan "ces gens te rejettent d'emblée, ils sont tellement sensibles à l'humiliation, comment les amener à accepter?"
Et du coup il réfléchit: "ben je leur donne pas en apparence, je leur propose une bonne occase à leur choix".
Et donc on y va; ça c'est fini en bisous échangés à distance et en repas de fête.
Alors proposez, proposez, proposez, pas tant en craignant un résultat; juste parce que c'et votre rôle de chrétien. Pensez à être avant d'obtenir, et laissez tout le reste dans les mains de Dieu.
Ceci dit, je ne suis pas plus maline. J'habite dans un quartier résidentiel, mais qui a une part de personne âgées. Au début je me proposais de porter les commissions, de raccompagner pour un bout de chemin, d'offrir mes légumes; j'ai fait peur à tout le monde. Leur habitude, leur sécurité, c'est l'indifférence. Jamais je n'ai pu percer cette muraille de peur (mon physique n'aide pas, je suis l'opposé d'une Galadriel lumineuse). Ca me laisse un sentiment très con d'éléphant dans un magasin de porcelaine.
Mais il ne faut jamais baisser les bras.
mais votre questionnement vous honore et sera le chemin de votre solution, celle que vous construirez pour contourner les obstacles que vous vous dressez sur la route de votre générosité.
Vous me rappelez mon fils récemment. Ayant trop acheté pour un repas, il lui parut évident de penser au groupe de SDF qui campait dans une rue de Lourdes, où nous séjournions.
Mais aussitôt il se reprit dans son élan "ces gens te rejettent d'emblée, ils sont tellement sensibles à l'humiliation, comment les amener à accepter?"
Et du coup il réfléchit: "ben je leur donne pas en apparence, je leur propose une bonne occase à leur choix".
Et donc on y va; ça c'est fini en bisous échangés à distance et en repas de fête.
Alors proposez, proposez, proposez, pas tant en craignant un résultat; juste parce que c'et votre rôle de chrétien. Pensez à être avant d'obtenir, et laissez tout le reste dans les mains de Dieu.
Ceci dit, je ne suis pas plus maline. J'habite dans un quartier résidentiel, mais qui a une part de personne âgées. Au début je me proposais de porter les commissions, de raccompagner pour un bout de chemin, d'offrir mes légumes; j'ai fait peur à tout le monde. Leur habitude, leur sécurité, c'est l'indifférence. Jamais je n'ai pu percer cette muraille de peur (mon physique n'aide pas, je suis l'opposé d'une Galadriel lumineuse). Ca me laisse un sentiment très con d'éléphant dans un magasin de porcelaine.
Mais il ne faut jamais baisser les bras.
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
Vis vraiment chaque instant. Fais-le meilleur. Aime-le. Chéris-le. Fais-le beau, bon pour toi-même et pour Ton DIEU. Ne néglige pas les petites choses. Fais-les avec Moi, doucement. Fais de ta maison un Carmel où Je puisse Me reposer. Jésus, Premier Cahier d'Amour
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
Vis vraiment chaque instant. Fais-le meilleur. Aime-le. Chéris-le. Fais-le beau, bon pour toi-même et pour Ton DIEU. Ne néglige pas les petites choses. Fais-les avec Moi, doucement. Fais de ta maison un Carmel où Je puisse Me reposer. Jésus, Premier Cahier d'Amour
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Isabelle47
- Tribunus plebis

- Messages : 1896
- Inscription : mer. 22 juin 2011, 22:49
Re: Rendre service: mission impossible?
@Ami,
Je comprends ce que vous voulez dire; Zélie vous a répondu avec beaucoup de générosité, je n'ai rien à ajouter.
@Zélie,
En effet, je me suis souvent heurtée à la méfiance.
J'ai vécu durant des années dans un milieu international (quartier résidentiel) les contacts de voisinage étaient plus faciles avec les anglo-saxons.
Maintenant je vis dans un village très campagnard où régnait encore voici quelques années une forme d'entraide mais ceci se dégrade rapidement. J'ai pu le constater lors de l'arrivée de nouveaux voisins, un jeune couple très réticent à tout contact!
Je comprends ce que vous voulez dire; Zélie vous a répondu avec beaucoup de générosité, je n'ai rien à ajouter.
@Zélie,
En effet, je me suis souvent heurtée à la méfiance.
J'ai vécu durant des années dans un milieu international (quartier résidentiel) les contacts de voisinage étaient plus faciles avec les anglo-saxons.
Maintenant je vis dans un village très campagnard où régnait encore voici quelques années une forme d'entraide mais ceci se dégrade rapidement. J'ai pu le constater lors de l'arrivée de nouveaux voisins, un jeune couple très réticent à tout contact!
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
(Thérèse d'Avila)
Re: Rendre service: mission impossible?
C'est humiliant, je confirme.Isabelle47 a écrit :A titre personnel, la disponibilité et l'entraide sont souvent incomprises et même considérées comme une forme d'humiliation, même si c'est fait "de bon coeur".
Mais peut-être aussi est-ce une leçon de modestie?
A une époque de ma vie, je ne comptais rien, j'étais tranquille, en sécurité.
Puis vint une autre époque, une époque de deux emplois simultanés et de ré-orientation de ma vie.
Aujourd'hui la plupart de mes meubles sont d'occasion ou d'Emmaus, la totalité de ma vaisselle aussi, ma voiture est issue de la compassion d'un ami et ma soeur, bénévole au secours Catholique, me trouve des vêtements... pas beaux, trop grands ou trop courts, pas neufs. (je suis pas non plus affamée, je suis juste... sans marge).
On pourrait en rester là et s'en aigrir. Mais cette condition qui me taraude et m'empêche d'inviter mes collègues de boulot chez moi est aussi une merveilleuse occasion d'expérience de vie; je vis plein de choses que je n'aurais pas vécu si ma vie avait continué dans le cocon hyper-intello-bourgeois qu'était le mien.
Ma vie est devenue un champ d'expériences où je sonde, teste les différentes dimensions de la douleur, de l'humiliation, de la pratique de l'humilité, de l'empathie, de la compassion. C'est un bonheur spirituel âpre voire amer, mais tellement fascinant!!
Pour rien au monde je n'aurais voulu que la douleur ne fasse pas partie de ma vie. Et pourtant la douleur me fait encore tellement peur que pour rien au monde je ne voudrais la revivre, parce que je ne sais pas si j'arriverais à la dépasser une seconde fois.
Alors oui le don humilie, quel qu'il soit, même si on sait qu'il est toujours bien intentionné.
Comme n'importe quelle solution toute faite qu'on vous sert par pitié, et qui tombe tellement à coté pour vous, tellement qu'elle retourne le couteau de la plaie en vous. C'est ahurissant les larmes que peuvent arracher un don quand le donneur, toujours inopportun, est enfin parti et vous laisse seul avec votre rage et votre impuissance, combien l'amertume du coeur remonte jusque dans la bouche.
Mais il faut y faire bonne figure; au donneur parce que son âme a une valeur telle que rien ne justifierait qu'on la choque et la pousse à pécher, ne serait-ce que par dépit. Au don parce que tout don vient de Dieu, qui sait ce qui est le mieux pour notre âme et nous présente toutes choses pour le meilleur de notre âme. Et en ces considérations se trouvera toute consolation, même si les mots n'en rendent aucunement la saveur.
Mon orgueil a encore de beaux jours devant lui... parce que je pense sincèrement qu'il existe des âmes que le don n'humilie pas, des âmes qui ont depuis longtemps dépassé les bêtises dans lesquelles mon esprit se débat... comme les hommes touchés par nos dons à Lourdes, émus et surpris aux larmes.
Quant aux donneurs qu'ils ne baissent jamais les bras; quel que soit le don, il est souvent objectivement plus que nécessaire aux nécessiteux, il faut en faire, car Dieu nous donne en plus pour nous exercer à notre tour à la charité. Et si cela fait grincer des dents les bénéficiaires, cela les mènera aussi sur un chemin qui appartient à Dieu, et qui sert au bien de leurs âmes, qui peut même être parfois le chaînon manquant dans la chronique annoncée de l'avènement de leur désespérance, qui sait? Même si c'est le genre de choses qui ne nous appartient pas de savoir ici-bas, la valeur d'un don, d'un sourire, d'un service, d'une oreille, d'un temps partagé, n'est jamais négligeable.
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
Vis vraiment chaque instant. Fais-le meilleur. Aime-le. Chéris-le. Fais-le beau, bon pour toi-même et pour Ton DIEU. Ne néglige pas les petites choses. Fais-les avec Moi, doucement. Fais de ta maison un Carmel où Je puisse Me reposer. Jésus, Premier Cahier d'Amour
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
Vis vraiment chaque instant. Fais-le meilleur. Aime-le. Chéris-le. Fais-le beau, bon pour toi-même et pour Ton DIEU. Ne néglige pas les petites choses. Fais-les avec Moi, doucement. Fais de ta maison un Carmel où Je puisse Me reposer. Jésus, Premier Cahier d'Amour
Re: Rendre service: mission impossible?
Je crois que les gens rejettent ce don car ça fait tellement longtemps qu'on ne leur a pas donné d'amour qu'ils le vivent comme une blessure... Comme être bébé, tout ce qu'on nous donne fait pleurer, ouvrir les yeux fait mal aux yeux, être lavé fait mal car ça change de température, changer de position, de assis à couché énerve...
Cette souffrance d'écorché vif quand quelqu'un vous fait un don je crois que c'est la douleur qui est remuée, mais qui sort enfin, ça fait pas du bien au début... Courage!!
Et sinon quand au don en lui même, plus qu'un devoir de chrétien (que je ne suis pas
), je crois que ça va même au delà, c'est le devoir de tout les êtres pourvus d'un coeur... Même un chien errant qui voit un homme mourir va aller lui porter secours, alors qu'un chien ça n'a que son corps et son coeur, alors nous humains, on pourrait bien se donner cette peine...
Merci Zelie pour la réponse, c'est très courageux =) Moi même j'habite dans un petit village et la moyenne d'âge est élevée, au début comme toi, j'essayais de proposer mon aide à qui en avais besoin, car les rues du village grimpent beaucoup, et faire ses courses seul à 90 ans parfois ça doit être moyen, donc je demandes, j'ai souvent un sourire qui veut dire "merci d'y avoir pensé" et pourtant on me dit toujours "non, non, ne vous dérangez pas...". Je crois que ces gens on leur a fait croire qu'ils étaient un poids, inutiles, ils ont même peur de gêner, alors même qu'on leur propose... Je crois que ces refus viennent des blessures de chacun. C'est compliqué de composer avec tous... Au dela du don en lui même, c'est d'avoir un ami que les gens ont besoin en fait
(*pense à son propre pseudo*
)
Ton fils est courageux! Je vais tâcher d'en faire autant, même si je doute d'y arriver toujours!
Merci aussi Isabelle47 ^^ Pour moi c'est à peu près le même scénario
Cette souffrance d'écorché vif quand quelqu'un vous fait un don je crois que c'est la douleur qui est remuée, mais qui sort enfin, ça fait pas du bien au début... Courage!!
Et sinon quand au don en lui même, plus qu'un devoir de chrétien (que je ne suis pas
Merci Zelie pour la réponse, c'est très courageux =) Moi même j'habite dans un petit village et la moyenne d'âge est élevée, au début comme toi, j'essayais de proposer mon aide à qui en avais besoin, car les rues du village grimpent beaucoup, et faire ses courses seul à 90 ans parfois ça doit être moyen, donc je demandes, j'ai souvent un sourire qui veut dire "merci d'y avoir pensé" et pourtant on me dit toujours "non, non, ne vous dérangez pas...". Je crois que ces gens on leur a fait croire qu'ils étaient un poids, inutiles, ils ont même peur de gêner, alors même qu'on leur propose... Je crois que ces refus viennent des blessures de chacun. C'est compliqué de composer avec tous... Au dela du don en lui même, c'est d'avoir un ami que les gens ont besoin en fait
(*pense à son propre pseudo*
Ton fils est courageux! Je vais tâcher d'en faire autant, même si je doute d'y arriver toujours!
Merci aussi Isabelle47 ^^ Pour moi c'est à peu près le même scénario
"Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire."
Re: Rendre service: mission impossible?
Bonsoir à toutes et à tous,
C'est tellement vrai ce que vous dites, les uns et les autres !
Moi je n'ose même plus proposer mon aide, avec le sentiment souvent de "louper" une belle occasion d'incarner l'Evangile en faisant quelque chose de bien, gratuitement, par pure bienveillance et sans rien attendre en retour, de passer à l'action quoi ! Mais je sais aussi que je suis très maladroite dans les relations sociales.
Je sais aussi que mécaniquement, je refuse systématiquement toute forme d'aide ou de don d'où qu'elle vienne.
Je me dis que quand on ne sait pas recevoir, on a aussi du mal à donner...
In Christo
Teano-Claire
C'est tellement vrai ce que vous dites, les uns et les autres !
Moi je n'ose même plus proposer mon aide, avec le sentiment souvent de "louper" une belle occasion d'incarner l'Evangile en faisant quelque chose de bien, gratuitement, par pure bienveillance et sans rien attendre en retour, de passer à l'action quoi ! Mais je sais aussi que je suis très maladroite dans les relations sociales.
Je sais aussi que mécaniquement, je refuse systématiquement toute forme d'aide ou de don d'où qu'elle vienne.
Je me dis que quand on ne sait pas recevoir, on a aussi du mal à donner...
In Christo
Teano-Claire
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
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