Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2011-2012)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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La foi comme un grain de moutarde

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,14-20.
Quand Jésus, Pierre, Jacques et Jean rejoignirent la foule, après que Jésus eut été transfiguré sur la montagne, un homme s'approcha,
il lui dit : « Seigneur, prends pitié de mon fils. Il a des crises d'épilepsie, il est bien malade. Souvent il tombe dans le feu et souvent aussi dans l'eau. Je l'ai amené à tes disciples, mais ils n'ont pas pu le guérir. » Jésus leur dit : « Génération incroyante et dévoyée, combien de temps devrai-je rester avec vous ? Combien de temps devrai-je vous supporter ? Amenez-le-moi ici. » Jésus l'interpella vivement, le démon sortit de lui et à l'heure même l'enfant fut guéri.Alors les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent en particulier : « Pour quelle raison est-ce que nous, nous n'avons pas pu l'expulser ? » Jésus leur répond : « C'est parce que vous avez trop peu de foi. Amen, je vous le dis : si vous avez de la foi gros comme une graine de moutarde, vous direz à cette montagne : 'Transporte-toi d'ici jusque là-bas', et elle se transportera ; rien ne vous sera impossible.
»

Cy Aelf, Paris

Cette délivrance d'un démon, qui échoue juste après la transfiguration du Christ, manifeste combien la nature humaine est faible et évasive. D'un moment à l'autre, nous pouvons basculer d'une conviction intime et bienheureuse, qui suscitait notre joie, à une forme de scepticisme, au doute et à la faute. Car un rien nous distrait...

Mais c'est une question d'exercice. C'est ce que j'ai compris et retenu. Chaque matin, je me réveille et je me dis qu'aujourd'hui, non, je ne vais pas à l'Eucharistie. Mais à l'heure juste, et même en avance, j'y suis tout de même ! Je sais très bien que le "NIET" de mon réveil ne sort que de mon corps assoupi. J'ai appris récemment que les membres de l'Opus Dei pratiquent ce qu'ils appellent "la minute héroïque" qui consiste à se lever dès le réveil. Eh bien, j'avais cette "minute héroïque" sans lui avoir donné de nom. Une discipline bien acquise, car répétée mille et une fois, ne fait jamais défaut (je la considère d'ailleurs comme une grâce).

Mais que veut dire cette histoire de foi petite comme un grain de moutarde qui permet de déplacer la montagne ? C'est pratiquement ce que je viens d'écrire: pour retrouver la proximité de Dieu comme sur la montagne sainte, il suffit d'acquérir le réflexe de l'abandon dans la foi. Jésus imposa à sainte Faustine, à la fin de chaque prière, de dire et de redire :"Jésus, j'ai confiance en toi !" C'est parce qu'il nous connaît bien ! Il sait qu'il nous sera plus facile de dire: "j'ai foi en Dieu", que "Jésus, j'ai confiance en Toi !" La différence entre les deux formules, c'est que la première est adulte et repose sur la réflexion, tandis que la seconde est le cri de l'enfant qui s'abandonne !

Le reste, je le trouve chez saint Paul : "La détresse elle-même fait notre orgueil, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance; la persévérance produit la valeur éprouvée; la valeur éprouvée produit l'espérance; et l'espérance ne trompe pas, puisque l'amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l'Esprit Saint qui nous a été donné." (Romains, 5)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Confiance en Jésus

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,41-51.
Comme Jésus avait dit : « Moi, je suis le pain qui est descendu du ciel », les Juifs récriminaient contre lui :
« Cet homme-là n'est-il pas Jésus, fils de Joseph ? Nous connaissons bien son père et sa mère. Alors comment peut-il dire : 'Je suis descendu du ciel' ? » Jésus reprit la parole : « Ne récriminez pas entre vous. Personne ne peut venir à moi, si le Père qui m'a envoyé ne l'attire vers moi, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Il est écrit dans les prophètes : Ils seront tous instruits par Dieu lui-même. Tout homme qui écoute les enseignements du Père vient à moi. Certes, personne n'a jamais vu le Père, sinon celui qui vient de Dieu : celui-là seul a vu le Père. Amen, amen, je vous le dis : celui qui croit en moi a la vie éternelle. Moi, je suis le pain de la vie.
Au désert, vos pères ont mangé la manne, et ils sont morts ; mais ce pain-là, qui descend du ciel, celui qui en mange ne mourra pas.
Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel : si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement. Le pain que je donnerai, c'est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. »



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Ne récriminez pas... Cesserons un jour de récriminer entre nous ?

Aujourd'hui, le commentaire me sera simple: le site de l'Evangile au Quotidien ayant choisi pour illustrer celui de ce dimanche un texte de sainte Faustine, patronne de la congrégation à laquelle j'appartiens:


« Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement »

Jésus, délice de mon âme, pain des anges (Ps 77,25),
Tout mon être plonge en toi ;
Et je vis de ta vie divine, comme les élus au ciel,
Et la vérité de cette Vie ne cessera pas –- même si je repose dans la tombe.

Jésus-Eucharistie, Dieu immortel,
Qui demeure continuellement en mon cœur,
Lorsque je te possède ainsi, la mort elle-même ne peut pas me nuire.
Ainsi l'amour me dit que, au terme de la vie, je te verrai.

Imprégnée de ta vie divine,
Je regarde calmement le ciel ouvert pour moi,
Et la mort s'en ira, sans rien, honteuse,
Car ta vie divine est contenue en mon âme.

Et même si, par ta sainte volonté, Seigneur,
La mort touche mon corps,
Je désire ce dénouement le plus rapidement possible,
Car par lui j'entrerai dans la vie éternelle.

Jésus-Eucharistie, vie de mon âme, par ta Passion...
Tu m'as élevée jusqu'aux ciels éternels.

Petit Journal, 1393 (trad. Parole et Dialogue 2002, p. 465 rev.)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Liberté des enfants de Dieu

Message non lu par etienne lorant »

Livre d'Ézéchiel 1,2-5.24-28c.
Le cinquième jour du quatrième mois, dans la cinquième année qui suivit la déportation à Babylone du roi Jékonias,
la parole de Dieu fut adressée au prêtre Ézékiel, dans le pays des Chaldéens, au bord du fleuve Kebar, et la main du Seigneur se posa sur lui.
« J'ai eu cette vision : un vent de tempête, qui venait du nord, un gros nuage, irradié par une succession d'éclairs, et, au milieu, comme un scintillement de vermeil.
Au centre, on aurait dit quatre Vivants qui ressemblaient à des hommes.
J'entendis le bruit de leurs ailes, pareil, quand ils marchaient, au bruit de l'Océan, comme la voix du Tout-Puissant, comme la rumeur de toute une armée. Lorsqu'ils s'arrêtaient, ils laissaient retomber leurs ailes.
On entendit un bruit au-dessus de la voûte qui dominait leurs têtes.
Au-dessus de cette voûte, il y avait comme un trône, qui ressemblait à du saphir ; et, sur ce trône, quelqu'un qui avait l'aspect d'un homme.
Puis j'ai vu comme un scintillement de vermeil, quelque chose comme un feu tout autour. A partir de ses reins, au-dessus et au-dessous, j'ai vu quelque chose comme un feu qui irradiait tout autour.
Comme l'arc-en-ciel dans la nuée un jour de pluie, ainsi apparaissait ce rayonnement : c'était le reflet de la gloire du Seigneur. En voyant cela, je tombai la face contre terre. »


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 17,22-27.
Comme Jésus et les disciples étaient réunis en Galilée, il leur dit : « Le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes ;
ils le tueront et, le troisième jour, il ressuscitera. » Et ils furent profondément attristés.
Comme ils arrivaient à Capharnaüm, ceux qui perçoivent les deux drachmes pour le Temple vinrent trouver Pierre et lui dirent : « Votre maître paye bien les deux drachmes, n'est-ce pas ? »
Il répondit : « Oui. » Quand Pierre entra dans la maison, Jésus prit la parole le premier : « Simon, quel est ton avis ? Les rois de la terre, sur qui perçoivent-ils les taxes ou l'impôt ? Sur leurs fils, ou sur les autres personnes ? »
Pierre lui répondit : « Sur les autres. » Et Jésus reprit : « Donc, les fils sont libres. Mais il faut éviter d'être pour les gens une occasion de chute : va donc jusqu'au lac, jette l'hameçon, et saisis le premier poisson qui mordra ; ouvre-lui la bouche, et tu y trouveras une pièce de quatre drachmes. Prends-la, tu la donneras pour toi et pour moi.
»

Dans ces deux lectures de ce jour, c'est la liberté des enfants de Dieu qui se manifeste. de tous ceux qui sont nés de Lui, Les quatre vivants font penser au quatre Évangélistes, qui sèmeront la Parole aux quatre vents, et au-dessus d'eux, sur le trône céleste: le Fils de l'homme. Pour les juifs retenus à Babylone, c'est une promesse de liberté, une promesse de retour à Jérusalem.

Cette même liberté dans la foi est manifestée dans l’Évangile lorsque les percepteurs réclament l'impôt à Pierre et Jésus. Le Seigneur dit clairement qu'ils en sont exempts, car ils sont bien du Royaume de Dieu. Mais pour n'être pas une occasion de chute pour les autres, ils vont payer cet impôt ... mais d'une façon toute particulière. Car Jésus, qui agit en Dieu, tient cette fois à manifester son pouvoir. On retrouve ainsi le chiffre quatre, qui est celui des quatre drachmes demandées, mais aussi des quatre Vivants, qui demeurent sous le trône du Fils de l'homme.

Quant à nous, sommes-nous soumis à payer toutes nos factures. Oui, jusqu'à ce que passe les règles de ce monde. Mais nous sommes libres déjà. En écoutant cette homélie, je me suis senti libre, libre quoi qu'il m'advienne, libre en jésus, pour peu que j'accomplisse sa volonté. Moi, je ne prends pas de poissons, mais j'expose des livres et cela suffit - cependant, c'est de l'Eucharistie que je vis, et j'en suis à peine sorti que je suis venu rapporter ce message de liberté. Béni sois-tu Seigneur, car tu me rends libre au milieu des doutes de ce temps !

.
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La brebis égarée

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,1-5.10.12-14.
Les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent : « Qui donc est le plus grand dans le Royaume des cieux ? »
Alors Jésus appela un petit enfant ; il le plaça au milieu d'eux,
et il déclara : « Amen, je vous le dis : si vous ne changez pas pour devenir comme les petits enfants, vous n'entrerez point dans le Royaume des cieux.
Mais celui qui se fera petit comme cet enfant, c'est celui-là qui est le plus grand dans le Royaume des cieux.
Et celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi qu'il accueille.
Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits, car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.
Que pensez-vous de ceci ? Si un homme possède cent brebis et que l'une d'entre elles s'égare, ne laissera-t-il pas les quatre-vingt-dix-neuf autres dans la montagne pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
Et, s'il parvient à la retrouver, amen, je vous le dis : il se réjouit pour elle plus que pour les quatre-vingt-dix-neuf qui ne se sont pas égarées.
Ainsi, votre Père qui est aux cieux ne veut pas qu'un seul de ces petits soit perdu.


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Le passage qui me touche le plus dans cet Evangile, c'est bien : "Celui qui accueillera un enfant comme celui-ci en mon nom, c'est moi qu'il accueille." Car Jésus ne prétend pas être accueilli comme le Grand Roi qu'il est pourtant, mais comme le petit enfant qu'il vient de désigner et sans doute, de prendre dans ses bras. Mais ce mot et cette attitude sont aussi bien pour n'importe lequel d'entre nous, qui est pécheur et qui souffre.

En prenant le contre-pieds de ces paroles, le plus éloigné de Jésus parmi les hommes, c'est l'orgueilleux, celui qui est persuadé de son salut à cause du calcul qu'il ferait de ses bonnes oeuvres. Dans cette histoire de brebis égarée, le calcul de l'orgueilleux est dénoncé d'une manière qui surprend même notre logique ! Allons donc, quel est l'homme qui, possédant cent brebis, accepterait de les laisser seules dans la montagne - à la merci des loups et des voleurs, pour récupérer la seule qu'il a perdue ? Cet homme, qui part à la recherche de sa brebis perdue, c'est le Seigneur. Ce qui est exprimé, c'est l'amour de Dieu qui souffre, oui, qui peine, qui a mal, du fait qu'un seul d'entre nous soit égaré et coure à sa perte.

Prenons conscience de l'amour dont nous sommes aimés, afin de ne pas nous vanter d'aucune de nos petites oeuvres, aussi bonnes soient-elle !
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Le pardon : un absolu

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,21-35.19,1.
Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.
En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent).
Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout. '
Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant : 'Rembourse ta dette ! '
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai. '
Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé.
Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : 'Serviteur mauvais ! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ? '
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé.
C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur. »
Jésus acheva ainsi son discours, puis il s'éloigna de la Galilée et se rendit en Judée, au-delà du Jourdain.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Ce que me dit la Parabole, c'est que pour parvenir à pardonner un dommage qui s'avère pratiquement "irréparable", il faut passer par le Père. Notez comment Jésus répond à Pierre : il multiplie son "7", chiffre absolu par "77" - et aussitôt ensuite il place son discours sur le plan divin, avec une nouvelle parabole sur le Royaume des cieux.

Quiconque veut véritablement pardonner une offense est obligé de se changer lui-même. Est-il donc si difficile de pardonner ? Pour ma part, sans doute parce que je sens que j'ai vieilli, je constate que oui, c'est très difficile de pardonner vraiment. Quand je pense avoir pardonné à quelqu'un qui m'a vraiment fait du mal, je constate que, pardon ou pas, je garde en moi la trace de la souffrance qui m'a été causée. Autrement dit, je dois m'efforce de continuer à aimer en supportant un handicap, qui m'est comme une pointe dans le coeur, ou une épine dans le front : mon sentiment envers l'autre est altéré et ma compréhension elle-même est comme rendue impossible - ou très difficile. Et garder une relation normale est devenu pénible.

Alors, si c'est si difficile, comment pardonner vraiment ? C'est peut-être une réponse personnelle et vous me direz ce que vous en pensez. Mon idée c'est que, pour parvenir à vraiment pardonner, il faut devenir une autre personne. Il faut changer complètement. Car pour pardonner, il faut d'abord se convertir. Pour pardonner la faute d'un autre envers soi, même si cette faute est légère, il faut admettre que nous avons tort, nous aussi.

En réalité, il nous faut changer pour devenir miséricordieux comme Dieu est miséricordieux. Cet enseignement, Jésus l'illustrera de manière extraordinaire lorsqu'on lui demandera de juger la femme adultère. Sa réponse renvoie bien les accusateurs à eux-mêmes : "Que celui qui n'a jamais péché lui jette la première pierre !"... En parlant ainsi, le Seigneur ne nie pas qu'il y ait eu faute, mais quant à appliquer la sentence, en réalité, il est le seul à pouvoir le faire - et il ne le fait pas.

J'ai rédigé ce commentaire à partir de la blessure jamais vraiment cicatrisée qui est dans mon propre coeur, concernant des personnes que je n'ai plus revues, et qui ignorent combien les cicatrices peuvent faire souffrir encore, à certaines heures...

«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Le pardon : un absolu

Message non lu par Isabelle47 »

Bonjour,

Permettez-moi de vous répondre même si je ne suis pas spécialiste en pardon :) mais tout comme vous (et beaucoup d'autres, je pense) j'ai été confrontée à des situations de trahisons et blessures graves et, bien sûr, la question du pardon s'est posée.

Vous dites plusieurs choses dans les conditions que vous émettez quant au pardon:
- nous devrions accepter de reconnaitre que nous avons tort nous-mêmes dans une offense ou une blessure qui nous aurait été faite
- nous devrions "être miséridordieux comme Dieu est miséricordieux".

Dans un cas comme dans l'autre, il me semble que vous rendez ainsi l'idée même du pardon presque impossible.
En effet,
- il se peut que dans une offense qui nous a été faite, nous n'ayions aucune part de responsabilité (donc si vous pensiez le contraire, vous rajouteriez à la souffrance une autre souffrance qui serait une culpabilité inutile)
- Nous ne sommes pas Dieu et ne pouvons en aucun cas "être miséricordieux comme Lui".

Il ne faut pas oublier aussi l'importance du temps dans le pardon (du pardon et non de l'oubli).

Ne pas oublier une offense ne signifie pas ne pas la pardonner.
Il se peut que la souffrance procurée par une offense perdure mais s'il n'y pas esprit de vengeance ni de revanche, ne pourrait-on dire que l'offense est pardonnée?


Pardonner ne signifie pas se réconcilier avec la personne qui vous a trahi ou blessé.
En revanche continuer de vivre sans aigreur, esprit de revanche, perte de l'amour et de la foi est peut-être (certainement) une forme de pardon.
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
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Re: Le pardon : un absolu

Message non lu par etienne lorant »

Isabelle47 a écrit :Pardonner ne signifie pas se réconcilier avec la personne qui vous a trahi ou blessé.
Je n'ai plus guère le temps de répondre ce soir (19h15, la galerie ferme ses portes), mais le verbe "réconcilier", me fait songer au sacrement de réconciliation. Et donc, pardonner, dans la logique de ce que j'ai écrit, inclut, du moins dans la volonté, de chercher une réconciliation. Est-ce que l'on a vraiment pardonné si l'on garde le souvenir des offenses ? Evidemment, cela paraît surhumain, mais "rien n'est impossible à Dieu"...
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La question du mariage

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 19,3-12.
Des pharisiens s'approchèrent de lui pour le mettre à l'épreuve ; ils lui demandèrent : « Est-il permis de renvoyer sa femme pour n'importe quel motif ? » Il répondit : « N'avez-vous pas lu l'Écriture ? Au commencement, le Créateur les fit homme et femme,
et il leur dit : 'Voilà pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, il s'attachera à sa femme, et tous deux ne feront plus qu'un. '
A cause de cela, ils ne sont plus deux, mais un seul. Donc, ce que Dieu a uni, que l'homme ne le sépare pas ! »
Les pharisiens lui répliquent : « Pourquoi donc Moïse a-t-il prescrit la remise d'un acte de divorce avant la séparation ? »
Jésus leur répond : « C'est en raison de votre endurcissement que Moïse vous a concédé de renvoyer vos femmes. Mais au commencement, il n'en était pas ainsi. Or je vous le dis : si quelqu'un renvoie sa femme - sauf en cas d'union illégitime - pour en épouser une autre, il est adultère. » Ses disciples lui disent : « Si telle est la situation de l'homme par rapport à sa femme, il n'y a pas intérêt à se marier. »
Il leur répondit : « Ce n'est pas tout le monde qui peut comprendre cette parole, mais ceux à qui Dieu l'a révélée.
Il y a des gens qui ne se marient pas car, de naissance, ils en sont incapables ; il y en a qui ne peuvent pas se marier car ils ont été mutilés par les hommes ; il y en a qui ont choisi de ne pas se marier à cause du Royaume des cieux. Celui qui peut comprendre, qu'il comprenne ! »


Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

De nouveau, des pharisiens s'approchent de Jésus pour le mettre à l'épreuve. J'ai lu ces mots tant de fois dans l’Évangile. Qu'est-ce donc qui les dérange à ce point ? Ils savent bien que Moïse leur a concédé un acte de divorce et que ce dernier entre en opposition avec le dessein de Dieu depuis le commencement. Ils le provoquent en choisissant le motif du divorce, non le divorce en lui-même, car dans leurs coeurs, ils sont de ceux qui disent : "Bats ta femme, si toi tu ne sais pas pourquoi, elle le sait !"... Peut-être s'imaginent-ils que Jésus en tant qu'homme, masculin, Jésus pose sur les femmes le même regard qu'eux ? Pourquoi les femmes - qui pourtant donnent la vie, sont-elles considérées comme inférieures par les hommes, déjà du temps des patriarches ?

A la parole que Jésus nous donne aujourd'hui au sujet de ceux - et celles qui ne se marient pas, chacun peut répondre selon l'état de son coeur.
Je réponds moi-même qu'aussitôt que j'ai découvert le Christ - j'étais alors célibataire, j'ai compris que je ne marierais pas, que je n'aurais pas d'enfants, que je ne fonderais pas une famille. Qu'il me faudrait être fécond de manière différente. Je n'ai pas regretté ce choix. (Mais il faut dire qu'au moment où je l'ai fait, j'avais déjà bien vécu !) Je me souviens qu'à une question que je lui avais posée, mon directeur spirituel m'avait dit cette chose étonnante : "Vous ne comprenez pas: une femme a besoin de pouvoir s'accrocher à un homme, mais vous, vous êtes trop lisse, vous n'avez même pas les cheveux pour tirer dessus !" J'avais été très étonné - mais si je lui avais posé la question, c'est pour avoir deviné que la vie de couple me poserait des problèmes. Demeuré célibataire, je n'en ai pas moins aimé et soutenu la famille dont je suis issu. Mais aussi, durant toute une période, d'avoir servi les couples d'amis que j'avais rencontrés.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: La question du mariage

Message non lu par zelie »

etienne lorant a écrit : De nouveau, des pharisiens s'approchent de Jésus pour le mettre à l'épreuve. J'ai lu ces mots tant de fois dans l’Évangile. Qu'est-ce donc qui les dérange à ce point ? Ils savent bien que Moïse leur a concédé un acte de divorce et que ce dernier entre en opposition avec le dessein de Dieu depuis le commencement.
C'est très justement une provocation; pour pouvoir déchirer ses vêtements et établir publiquement un anathème mortel, il faut bien commencer par établir un manquement à la loi public: si Jésus donne raison à Moïse, il contredit Dieu, s'il donne raison à Dieu, il contredit la loi de Moïse.
Mais ces essais successifs des pharisiens, déjoués d'une main de maître par Jésus jusqu'à l'heure fixée, témoigne étonnamment bien de leur état d'esprit. Pour eux, Jésus est un charpentier qui se la joue Rabbi alors qu'il est inconnu du Temple, non issu de leurs rangs, pauvre jusque dans sa mise. Il n'est pas des leurs et pourtant il est très fort, très aimé, très suivi. Il marche sur leurs plates-bandes. C'est insupportable pour des gens de pouvoir.
Ils ne peuvent pas voir en Jésus mieux qu'un prophète un peu allumé parce qu'ils sont aveuglés par leur conception de la situation; ils sont en position délicate, ça les fait bouillir de colère, et leur coeur est fermé.
Dans leur esprit, Jésus n'étant pas Dieu ni vraiment son véritable prophète, encore moins son messie libérateur du joug romain, ce Jésus est forcément un gêneur à abattre. Leur aveuglement fait la force de leurs convictions et l'absolutisme de leurs actes.
C'est terrible de ne pouvoir reconnaître Dieu qui s'envient; ça peut pousser aux pires décisions...

Peut-être s'imaginent-ils que Jésus en tant qu'homme, masculin, Jésus pose sur les femmes le même regard qu'eux ?
Justement oui. Quand vous voyez tous les arbres verts, si quelqu'un arrive et vous dit qu'ils sont roses, vous lui retournez un regard furieux et accusateur. Parce qu'on ne peut imaginer un seul instant ne pas être dans le vrai quand on est investi de culture et de la position sociale qu'elle procure.
Le regard de Jésus étant nouveau et inconnu, il est tout simplement inconcevable à un esprit fermé, inimaginable. A partir de là, comment demander à quelqu'un qui ne veut pas écouter de concevoir autre chose que sa petite lucarne?

Pourquoi les femmes - qui pourtant donnent la vie, sont-elles considérées comme inférieures par les hommes, déjà du temps des patriarches ?
La femme n'enfantant au maximum qu'un jour par an, et biologiquement d'une façon très animale, il y a des considérations qui ont du longtemps passer au-dessus des hommes de ce temps, la considération étant une construction de l'humanité, pas une qualité innée...
En plus, les 364 autres jours de l'année, la femme peut être pénible, coléreuse, paresseuse, se mêlant de tout, etc... Autant d'occasions pour se défouler dessus pour ne pas faire mentir l'adage :-D ...

que je ne fonderais pas une famille. Qu'il me faudrait être fécond de manière différente.

c'est tellement vrai!
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
Vis vraiment chaque instant. Fais-le meilleur. Aime-le. Chéris-le. Fais-le beau, bon pour toi-même et pour Ton DIEU. Ne néglige pas les petites choses. Fais-les avec Moi, doucement. Fais de ta maison un Carmel où Je puisse Me reposer. Jésus, Premier Cahier d'Amour
etienne lorant
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Re: La question du mariage

Message non lu par etienne lorant »

Ah Zélie !

Quel beau cadeau tu me fais aujourd'hui :clap:

Et quelle verve ! :clap:
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Teano
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Re: La question du mariage

Message non lu par Teano »

zelie a écrit :En plus, les 364 autres jours de l'année, la femme peut être pénible, coléreuse, paresseuse, se mêlant de tout, etc... Autant d'occasions pour se défouler dessus pour ne pas faire mentir l'adage :-D ...

Zélie, tu as oublié : dépensière.
:rire:
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"


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Isabelle47
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Re: La question du mariage

Message non lu par Isabelle47 »

:?: "une femme doit s'accrocher à un homme"... :-@
J'apprécie beaucoup cette vision du couple où l'un d'eux, la femme s'"accroche" à l'autre (l'homme, forcément).
Cette délicate image renvoyant aux sangsues, aux moules, aux tiques est vraiment de toute beauté :p
Heureusement pour vous, cher Etienne, vous n'aviez pas la chevelure nécessaire ;) ni suffisante pour que ce produise un tel acte de vampirisme susceptible de détruire votre âme.
"Aussi, croyez-moi, vous pratiquerez beaucoup mieux la vertu en considérant les perfections divines, qu'en tenant le regard fixé sur votre propre limon"
(Thérèse d'Avila)
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Re: La question du mariage

Message non lu par zelie »

Teano a écrit :
zelie a écrit :En plus, les 364 autres jours de l'année, la femme peut être pénible, coléreuse, paresseuse, se mêlant de tout, etc... Autant d'occasions pour se défouler dessus pour ne pas faire mentir l'adage :-D ...

Zélie, tu as oublié : dépensière.
:rire:
et vénale en plus! :hypocrite:

Tiens ça me rappelle une histoire:
Une fois, j'emmenais mes élèves en sortie en bus, et une femme n'arrêtait pas d'allumer le chauffeur, un peu amusé au début, un peu lassé à la fin.
Surement pour lui faire comprendre que le jeu suffisait, ce pauvre homme se tourne vers moi et me propose un hôtel sympa "où je n'aurais pas froid". Je lui ai demandé de d'abord me montrer la couleur de sa carte bleue.
Le pauvre, il était complètement éberlué, mais il n'a pas pu s'empêcher de nous regarder, l'accompagnatrice et moi, et de jeter doucement : "et vénales avec ça..."
Ben oui, et on n'est pas gentilles en plus. :diable:
L’intégrisme est un refuge pour la misère parce qu’il offre un sursaut d’espérance à ceux qui n’ont rien.
Que leur mal disparaisse, et l’intégrisme perdra ses troupes. L'Abbé Pierre
Vis vraiment chaque instant. Fais-le meilleur. Aime-le. Chéris-le. Fais-le beau, bon pour toi-même et pour Ton DIEU. Ne néglige pas les petites choses. Fais-les avec Moi, doucement. Fais de ta maison un Carmel où Je puisse Me reposer. Jésus, Premier Cahier d'Amour
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Re: La question du mariage

Message non lu par Teano »

[+] Texte masqué
une collègue, d'une génération plus avancée que moi et avec une vie sentimentale bien remplie, m'a dit un jour : "si tu remarques qu'un homme plie ses billets en 4, fuis ! c'est un gros radin !"

:mdr: :mdr: :mdr:
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etienne lorant
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Re: La question du mariage

Message non lu par etienne lorant »

Teano a écrit :Zélie, tu as oublié : dépensière. :rire:

Ah çà, les disciples l'avaient compris ! D'ailleurs, ils le disent :


« Si telle est la situation de l'homme par rapport à sa femme, il n'y a pas intérêt à se marier. » (C'est pas parce qu'on travaille sur le lac qu'on n'a pas les pieds sur terre !)


:p
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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