La falsification des Ecritures selon l'islam

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Raistlin
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Re: La falsification des Ecritures selon l'islam

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Bonjour Cinci,

Oui, le Coran ne parle jamais de "portions" d'Écriture correctes et d'autres falsifiées. Mais de toute façon, comme il ne fait jamais référence à des Écritures falsifiées tout court... Bref, passons.

En revanche, je suis d'accord avec vous, le Coran dit bien que certains groupes (de juifs ou de chrétiens) dissimulent la vérité pour ne pas avoir à admettre que le Coran confirme les textes antérieurs. Mais justement, nous vivons une époque formidable où il est devenu impossible de cacher le sens de la Bible, au sens où on dissimulerait des passages compromettants. Les TJs essaient bien de falsifier le sens de la Bible : tout le monde évente leur mystification. Les musulmans n'ont donc plus qu'une solution : affirmer que le texte même de la Bible a été falsifié... ce qui est incohérent compte tenu des propres affirmations du Coran et bien sûr de l'histoire.

Nous avons donc cette constation qui pétarde contre la prétendue origine divine du Coran : celui-ci reproche aux "gens du Livre" de dissimuler une vérité (celle censée confirmer Mahomet et le Coran) qui n'existe en réalité pas dans la Bible. Depuis le temps que la Bible est aux mains des non chrétiens ou des non juifs, et passée au crible de la critique, il y a longtemps qu'une telle "falsification" aurait été éventée.


Quant à l'évangile de Barnabé, les musulmans feraient bien de ne pas trop miser dessus. Non seulement les historiens savent bien ce qu'il en est de ce faux, mais bien plus grave pour un musulman : il contredit le Coran ! Par exemple, dans cet "évangile", Jésus dit ne pas être le Messie... ce qu'affirme le Coran. Oups, la boulette, comme on dit !

Fraternellement,
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Re: La falsification des Ecritures selon l'islam

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Aucun autre livre saint n'a la même nature que celle que prétend avoir le Coran, à savoir un Livre dicté par Dieu lui-même, un Livre surnaturel, incréé, n'"ayant souffert" d'aucune façon de l'intervention humaine...

Le truc c'est que le Coran suit la vie du prophète et raconte les événements de son épopée. Alors bien sûr, il y a la destinée, tout était écrit à l'avance et Dieu savait tout ce qui se passerait. Il savait quoi révéler à son ultime prophète, en temps et en heure, afin de le faire progresser, cela faisait partie de son acheminement, puis ensuite il savait qu'il pourrait faire descendre d'autres paroles sur des sujets déjà abordés qui abrogeraient les précédents.

Maintenant c'est vrai que c'est surtout avec Ibn Hazm ( de rite zahiriste, une école littéraliste) qu'a commencé toute cette construction de la thèse du Tarhif. Ce grand théologien est surtout l'un des premiers musulmans à s'être sérieusement penché sur le contenu des livres saints des juifs et chrétiens. Il faut surtout comprendre tous les sectateurs qui trainaient dans le coin à l'époque, des sectateurs judéo-nazaréens entre autres. Avec d'autres évangiles, d'autres conceptions de la religion, d'autres conceptions de la loi, d'autres conceptions de Dieu. (Par exemple les monophysites).

L'accusation majeure concerne surtout la non présence dans l'AT de l'annonce de Mohamed comme sceau des prophètes, ils (juifs et chrétiens) auraient effacé de leurs textes les preuves de cette annonciation.

Les musulmans des premiers siècles ont trouvé dans les Psaumes, et la Bible en général des caractéristiques données à Dieu qui selon leur approche ne peuvent être reconnues que comme des blasphèmes et hérésies très graves. (Certains passages du Livre de Jérémie par exemple).

L'Injil a été révélé à Isa (assimilé à Jésus en islam), pour eux les évangiles de Matthieu, Marc, Luc, Jean, Paul, Pierre ne sont que des apocryphes de cet Injil de Isa...

Mais.. malgré toutes les discordes, Juifs et Chrétiens disposent du même ancien Testament. Pourquoi et comment auraient-ils pu modifier ce qu'ils ont toujours cru être Saint et Sacré... ? C'est donc un complot fomenté, encore, toujours.

Il est vrai que cette accusation de Tarhif est une faiblesse côté islamique. Tout prouve que la lettre n'a pas été modifiée et fut toujours gardée de manière méticuleuse.

Mohamed n'a rencontré que les "chrétiens" suivant des dogmes condamnés par des Conciles tout à fait officiels...Néstorianisme; arianisme et néo-arianise; docétisme, Sabéens, monophysites, Abyssiniens, Syriaques, Judéo-Nazaréens... ce qui explique les erreurs contenues dans le coran sur la religion et la dogmatique chrétienne.

Exemple : Trinité; Divinité de Marie, Les Moines adorés :saint:, l’Évangile au singulier, l'expression "gens du Livre" alors que les chrétiens sont les "gens du Verbe", arbre généalogique de Marie et de Jésus... Marie aurait vécu près de XIII siècle ? Aucun juif ne reconnait en Uzair le fils d'Allah; etc...
Dernière modification par Sol Invictus le jeu. 09 août 2012, 17:06, modifié 1 fois.
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Raistlin
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Re: La falsification des Ecritures selon l'islam

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Sol Invictus a écrit :Il est vrai que cette accusation de Tarhif est une faiblesse côté islamique.
Pour ma part, j'estime que c'est plus qu'une faiblesse : c'est ce qui permet de faire s'écrouler la crédibilité du Coran, et donc de l'islam.
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Re: La falsification des Ecritures selon l'islam

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http://www.info-sectes.org/islam/ellul.htm

Article inspiré par le Livre Enquête sur l'islam et travaux et analyses de spécialistes.
Les textes sacrés

Remarquons d'abord que les chrétiens et les musulmans n'envisagent pas du tout leurs textes sacrés de la même manière. Pour les premiers, il s'agit de textes révélés, pour les seconds d'un texte éternel, incréé, intouchable. Il y a là différence non négligeable. Les musulmans aussi tiennent qu'ils ont reçu une révélation. Elle est conçue comme la transmission d'un texte préexistant. Dans cette transmission, le prophète ne joue aucun rôle actif. Il ne fait que recevoir des textes (...) qu'il répète comme sous une dictée.

Outre son caractère sacré, une des particularités du Coran est qu'il s'approprie et islamise toute une série de personnages bibliques : Abraham, Isaac, Jacob, Noé, David, Salomon, Job, Joseph, Moïse, Aaron, Zacharie, Jean-Baptiste, Jésus, Elie, Ismaël, Elisée, Jonas et Loth y sont mentionnés (voir par exemple la sourate 6, versets 83 à 86 ), mais en tant que musulmans. La sourate 3, 67, quant à elle, dit explicitement : « Abraham n'était ni juif ni chrétien. Il était entièrement soumis à Allah (musulman) ». Comme le signalent notamment Anne-Marie Delcambre et Daniel Sibony , le texte joue sur le double sens du mot muslim, qui signifie « soumis » et aussi « musulman ». Cette particularité de la langue arabe permet au Coran d'islamiser toutes les grandes figures de la Bible et d'opérer un véritable renversement de la chronologie traditionnelle des religions. Le Coran « accueille » Jésus, Moïse et les prophètes hébreux d'une façon particulière : il les accueille, après en avoir fait des musulmans.

Ainsi l'islam « avale » ou englobe tout ce qui le précède et transforme a posteriori toute une série de personnages bibliques en musulmans. Déposséder les juifs et les chrétiens de leur mémoire est une curieuse façon de leur témoigner du respect. Pour un familier de la Bible, les figures bibliques citées dans le Coran nous paraissent à la fois identifiables et déformées. Abraham n'est pas Ibrahim, ni Moïse, Moussa. Quand Mohammed lia le nom d'Allah aux récits pieux du Judaïsme et du Christianisme, ce fut pour l'Islam une manière de les revendiquer comme siens. A la lumière des événements qui suivirent, l'allégation selon laquelle l'islam est la religion originelle et tous les prophètes précédents déjà des musulmans peut être considérée comme une tentative de s'approprier les récits des autres religions. L'effet produit est de dépouiller le christianisme et le judaïsme de leur mémoire.

Autre trait caractéristique du Coran : tout en reprenant de nombreux récits bibliques (qu'il transforme ou simplifie parfois), il affirme que les juifs et les chrétiens ont falsifié leurs textes. Comme ils ont refusé de reconnaître la prophétie de Mahomet, ils sont accusés d'avoir été infidèles à ce que Dieu leur avait transmis et d'avoir falsifié le « message » que Dieu avait déjà fait « descendre » pour eux. Cette accusation de falsification à l'encontre des « gens du livre » est répétée à de nombreuses reprises dans le Coran (sourates 2, 59 ; 2, 75 ; 2, 79 ; 3, 70-71 ; 4, 46 ; 5, 13 ; 5, 41). La falsification (tahrîf) des Ecritures est considérée par l'islam comme une forme extrêmement grave de « corruption » ou de « forfaiture » (fasâd), qui peut être sanctionnée par la peine de mort. Le Coran considère donc les deux Testaments comme faux et falsifiés ; il prétend restituer les vraies Ecritures, les textes authentiques, les textes tels qu'ils existaient avant leur falsification par les juifs et les chrétiens.

Un autre Jésus


Le Jésus du Coran n'a pas grand-chose à voir avec celui des chrétiens. Son message était l'islam pur, la soumission à Allah (sourate 3, 84); il a reçu sa révélation de l'islam sous la forme d'un livre, l'Injil ou « Evangile » (sourate 5, 46) ; sa mère, Maryam, était la sœur d'Aaron et de Moïse (sourate 19, 28) ; il a annoncé la venue de Mahomet (sourate 61, 6) ; il n'a pas été tué ni crucifié, et ceux qui affirment le contraire mentent (sourate 4, 157) ; le jour de la résurrection, Issa lui-même témoignera contre les juifs et les chrétiens qui croient en sa mort (sourate 4, 159).

Les chrétiens sont parfois impressionnés par la place que tient Jésus dans le Coran. Mais ce n'est pas celui auquel ils ont donné leur foi. Le Jésus du Coran répète ce qu'avaient annoncé les prophètes antérieurs, Adam, Abraham, Lot, etc. : en effet, tous les prophètes ont le même savoir et proclament le même message, qui est l'islam. Tous sont musulmans. Jésus est envoyé pour prêcher l'unicité de Dieu. Il proteste qu'il n'est pas un « associateur ». « Ne dites pas Trois ». Il n'est pas le fils de Dieu, mais une simple créature. (...)

Comme il est pour l'islam inconcevable qu'un envoyé de Dieu soit vaincu, Jésus n'est pas mort sur la croix. Un sosie lui a été substitué. Cette christologie, du point de vue chrétien, présente des marques mélangées de nestorianisme et de docétisme . (http://fr.wikipedia.org/wiki/Doc%C3%A9tisme) Le Jésus du Coran est un musulman qui appelle ses propres adeptes à rejeter leur idolâtrie et accuse les chrétiens d'avoir manipulé les Ecritures. Il est (...) faux de dire que le Issa (Jésus) du Coran ne fait qu'un avec le Jésus des Evangiles. Ce Jésus, réduit dans le Coran à un prophète purement humain, ne peut que choquer un chrétien, puisque ce statut est en discordance totale avec ce que relatent les Evangiles. (...)

Dans le Coran, Jésus est le seul prophète qui soit présenté comme n'étant pas d'accord avec les doctrines de sa communauté. La sourate 5, au verset 116, est une véritable gifle pour les chrétiens, dont les croyances sont rejetées sans même être formulées correctement : Rappelez-vous quand Allah demanda : « O Jésus, fils de Marie, est-ce toi qu a dit aux hommes : prenez-nous moi et ma mère comme divinités en-dessous d'Allah ? » Jésus répondit : « Gloire à Toi, il n'est point de moi de dire ce qui n'est pas pour moi une vérité. »En d'autres termes, le Jésus-Isâ du Coran répudie ses adeptes, les chrétiens, en les accusant d'avoir faussé les Ecritures. (...) Il entend se séparer des croyances perverties de ses partisans ! En fait, ce qui est un comble, c'est que, dans le Coran, Jésus accuse lui-même ses adeptes - les chrétiens - de lui prêter des paroles qu'il n'aurait jamais prononcées. On croit rêver ! Le Coran refuse un Christ crucifié, comme il refuse un Christ ressuscité : pour lui, Jésus n'est qu'un prophète, ni plus ni moins honoré que les autres. Le Jésus des Evangiles est la base sur laquelle le christianisme s'est développé. En l'islamisant et en en faisant un prophète musulman qui aurait prêché le Coran, l'islam détruit le christianisme et s'approprie son histoire. Il agit de même envers le judaïsme.

Fausse accusation


Dans le Coran, les chrétiens sont appelés « associateurs ». Pour l'islam en effet, le christianisme n'est pas un monothéisme à cause de la Trinité, laquelle consisterait à « associer » Dieu, Jésus et... Marie. Inutile de préciser que le christianisme n'a jamais envisagé la Trinité de cette manière, et qu'il s'agit là d'une déformation saugrenue d'un de ses dogmes majeurs. Quoiqu'il en soit, les « associateurs » se rendent coupables d'un péché irrémissible, le seul qui soit impardonnable. Sourate 4, 116 : « Allah ne pardonne pas qu'Il lui soit donné des Associés, alors qu'il pardonne, à qui Il veut, les péchés autres que ceux-là ». Les chrétiens sont des mushrikûn, c'est-à-dire coupables de shirk (« associationisme »). (Le coran dit : s2 v191 L'ASSOCIATION EST PIRE QUE LE MEURTRE)

A l'accusation de falsification des Ecritures (tahrîf), le Coran ajoute donc celle, plus grave encore aux yeux de l'islam, de « l'association à Dieu » (shirk). La doctrine de la Trinité est de la mécréance, du polythéisme, et un sort douloureux attend ceux qui y croient (sourate 5, 73). Les « associateurs » sont (avec les juifs) « les ennemis les plus acharnés des croyants » (sourate 5, 82). Cette corruption ne concerne pas ce que les hommes ont fait des Écritures données par Dieu, mais ce qu'ils disent de Dieu lui-même. Dans l'ordre de la corruption, le tahrîf est élevé, mais avec le shirk, on touche à l'inexpiable : cette faute est la plus grave qui se puisse imaginer selon le Coran.

Conclusion

Il faut avoir l'humilité et le courage de dire qu'entre le christianisme et l'islam, il n'y a pas, au plan théologique, de point commun de dialogue. Comment dialoguer avec l'islam qui refuse énergiquement la Trinité, l'incarnation, la rédemption, tout ce qui constitue l'essence même du christianisme ? On ne pourra dialoguer que si les partenaires du dialogue ont du respect l'un pour l'autre, si chacun connaît sa propre histoire et reconnaît celle de l'autre, si chacun est animé du souci de la vérité historique. Les chrétiens, de leur côté, ont intérêt à s'instruire davantage de leur religion que très souvent ils connaissent mal, mais également de l'islam qu'ils connaissent encore plus mal.

En France (...), dit Alain Besançon, l'installation de la religion du Coran s'est effectuée à petits pas et silencieusement. C'est tout récemment que les Français ont compris brusquement qu'elle posait un problème fort grave, puisqu'il s'agit, à terme, de la naissance sur leur territoire d'un autre pays, d'une autre civilisation. Surpris, ils réagissent de façon désordonnée, comme on l'a vu lors des discussions sur l'acceptation ou l'interdiction du voile musulman dans les écoles publiques. Ils ont l'excuse d'avoir été peu ou mal informés. Ils ont eu peur de tomber sous l'accusation d'intolérance religieuse, voire de racisme, bien qu'il ne s'agisse pas du tout de race mais de religion...

Il faudrait veiller à expurger du discours chrétien contemporain des expressions aussi dangereuses que « les trois religions abrahamiques », « les trois religions révélées » et même « les trois religions monothéistes » (parce qu'il y en a bien d'autres). La plus fausse de ces expressions est « les trois religions du Livre ». Elle ne signifie pas que l'islam se réfère à la Bible, mais qu'il a prévu pour les chrétiens, les juifs, les sabéens et les zoroastriens une catégorie juridique, « les gens du Livre », telle qu'ils peuvent postuler au statut de dhimmi, c'est-à-dire, moyennant discrimination, garder leur vie et leurs biens au lieu de la mort ou de l'esclavage auxquels sont promis les kafirs, ou païens. Qu'on emploie si facilement de telles expressions est un signe que le monde chrétien n'est plus capable de faire clairement la différence entre sa religion et l'islam
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Re: La falsification des Ecritures selon l'islam

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Raistlin a écrit :
Sol Invictus a écrit :Il est vrai que cette accusation de Tarhif est une faiblesse côté islamique.
Pour ma part, j'estime que c'est plus qu'une faiblesse : c'est ce qui permet de faire s'écrouler la crédibilité du Coran, et donc de l'islam.
Ouais... sauf que comme on le sait, tout ce qui est contraire à leur dogmatique est perçu chez eux comme une erreur, une falsification volontaire, une attaque ou encore un complot... Il n'y aura jamais de remise en question de leur côté, et au contraire cela produit l'effet inverse, ils se referment sur eux-mêmes encore plus.

De puis... nous ne sommes que quelques milliers en Europe à nous intéresser à tout ça, 99% des gens n'en ont rien à cirer...c'est dramatique. Le plus dramatique c'est que des gens comme nous, passionnés et vraiment intéressés allons passer pour des "racistes ou des islamophobes" en cherchant simplement à faire surgir la réalité historique et textuelle...
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Re: La falsification des Ecritures selon l'islam

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Et la chose importante que vous vouliez faire remarquer (je m'adresse toujours à Raistlin ici) serait la suivante : le Coran ne laisserait jamais entendre non plus que les livres originels auraient dû disparaître. C'est au moins cela comme élément intéressant.

Dans le cas chrétien, il aurait bien fallu que l'Injil hypothétique restât accessible et présent dans le domaine publique, au moins jusqu'au VIIe siècle soit l'époque de la rédaction du Coran. Or, il n'est que le Nouveau Testament qui puisse répondre au critère de la présence permanente dans le domaine publique, du Ier siècle au VIIe et plus encore. Le Coran n'est pas clair pour commencer. Il n'identifie pas clairement ses sources, et soit comme le ou les livres auxquels il peut se réfèrer tantôt d'une manière accessoire. Mais un chrétien en conclurait que la référence ne pouvait viser confusément que le Nouveau Testament. Sauf, il restera aussi que c'est une impossibilité logique, le NT, tenant compte de ce qui a déjà été dit.

La seule issue pour un musulman est de considérer caducs les livres chrétiens connus or que, ce faisant, l'on rend caduc le Coran lui-même; ce dernier petit détail échappant tout à fait à la sagacité de réflexion de nos amis. On voit bien mal pourquoi Allah devrait référer des chrétiens à un livre inexistant au VIIe siècle, sinon à des livres corrompus. S'il s'agit en fin de compte d'un livre dont personne n'aura jamais entendu parlé, la valeur universel et intemporel du bon conseil d'Allah en prend un sacré coup. Il n'est aucun moyen pour les chrétiens de trouver l'identité du livre en question et auquel Allah se réfère.

[...]

L'idée populaire dans le monde musulman d'une falsification des Écritures chrétiennes, mais elle déboucherait donc en réalité sur une nullification du Coran. Les islamistes ne s'en rendent pas compte.

On pourrait éventuellement poser la question à des musulmans et à savoir ce qui pourrait expliquer, d'après eux, le fait que Allah n'aurait pas été à même d'assurer la survie de l'Injil d'origine, le texte (?)
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Re: La falsification des Ecritures selon l'islam

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C'est ça... j'ai plusieurs fois fait remarquer à des collègues ou des connaissances qu'il était étrange que Dieu, omniscient ait laissé des hommes déformer sa parole (au moins à 4 reprises) pour enfin la garder éternellement à travers le Coran et via "la meilleure communauté, qu'on (Allah) ait fait surgir pour et parmi les hommes" (S3V110) pour la sauvegarder.

Surtout que ce "laisser aller" a produit des chiismes aux conséquences terribles qui sont à la base de conflits multiséculaires, aboutissant à des millions de morts... Illogique de penser que Dieu puisse laisser des milliards d'êtres humains s'entretuer autour de sa Parole que lui-même aurait été incapable de faire garder les 4 premières fois. Le tout puissant aurait pu revenir en arrière puisqu'il est sensé pouvoir tout faire...et surtout tout prévoir. :>

Maintenant...la sauvegarde d'un Coran original et non modifié est aussi un dogme bancal, car il n'y avait pas de points diacritiques dans l'écriture hedjazie ou encore dans le rasm. Le sens des mots a pu être modifié car ceux qui ont restructuré le Coran n'avait pas les connaissances linguistiques en Syriaque, en Grec, en Hébreux ou en Araméen... ils ont sûrement modifié des choses.

C'est pour cela que les travaux de philologues, de paléographes sont aussi dangereux que les fouilles archéologiques aux yeux de certains dignitaires musulmans... les travaux de Theodor Nöldeke, Adolf von Harnack, John Wansbrough, des Urvoy, des Crone et Cook et surtout de Luxenberg ou de Rüdiger Puin tombent ou sont susceptibles de tomber sous le coup de fatwa.

Ce qui s'est passé avec les Manuscrits de Sana'a est plus qu'éloquent.

On sait aussi que c'est le 3ème Calife, Othman qui a fixé la Lettre du Coran et qui a supprimé "la concurrence".
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Re: La falsification des Ecritures selon l'islam

Message non lu par Raistlin »

Sol Invictus a écrit :C'est ça... j'ai plusieurs fois fait remarquer à des collègues ou des connaissances qu'il était étrange que Dieu, omniscient ait laissé des hommes déformer sa parole (au moins à 4 reprises) pour enfin la garder éternellement à travers le Coran et via "la meilleure communauté, qu'on (Allah) ait fait surgir pour et parmi les hommes" (S3V110) pour la sauvegarder.
A ce sujet, je vous invite à revenir dans les messages précédents de ce fil. Il y a un moment où j'indique la raison que fait que la croyance en la falsification de la Torah et de l'Évangile décrédibilise le Coran.

Je vous la résume : Si Dieu n'a pas protégé sa parole UNE SEULE FOIS de la corruption, alors rien ne peut garantir qu'il le fera par la suite, il n'y a plus aucun moyen d'avoir confiance. Or l'islam affirme que tous les livres ayant précédé le Coran ont été falsifiés... Donc ça nous apprend une chose : qu'on ne peut pas faire confiance à Allah pour protéger sa parole. Bien sûr, les musulmans vous diront qu'Allah a promis de préserver le Coran mais ils n'en ont aucune preuve, surtout lorsqu'on sait comment la compilation de la version définitive du Coran a été faite (en détruisant tous les Corans ne correspondant pas au Coran "officiel").

Cordialement,
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Re: La falsification des Ecritures selon l'islam

Message non lu par Cinci »

Je n'avais pas vu votre précédent message au moment d'envoyer, Raistlin.

Alors :
le Coran dit bien que certains groupes (de juifs ou de chrétiens) dissimulent la vérité pour ne pas avoir à admettre que le Coran confirme [que le Coran voudrait confirmer ?] les textes antérieurs. [...] Les musulmans n'ont donc plus qu'une solution : affirmer que le texte même de la Bible a été falsifié... ce qui est incohérent compte tenu des propres affirmations du Coran et bien sûr de l'histoire.
Il faudrait effectivement pour la cohérence et l'histoire que le Coran puisse confirmer la validité et l'authenticité du Nouveau Testament.

Mais quand un musulman préfère comprendre de son côté que la Bible serait falsifiée : il ruine son propre Coran. Que si le Coran ne dit nulle part que le texte Biblique est falsifié - et il est vrai que le Coran ne le dit pas - que le musulman pourra reconnaître ensuite la vérité de la Bible, celle du NT, etc., alors il lui faut reconnaître que le Coran ne confirme pas du tout la vérité biblique en réalité. Plutôt, c'est bien le Coran qui contredit la Bible. On en arrive toujours à ce méchant conflit intenable.

Le problème tenant initialement à l'imprécision du Coran ainsi qu'à cette fausse prétention de devoir se situer dans la suite des autres, pour les confirmer. L'imprécision du Coran laisse apparemment une marge aux islamistes pour s'imaginer que l'Injil serait autre chose que le texte néo-testamentaire.
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Re: La falsification des Ecritures selon l'islam

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http://www.notredamedekabylie.net/Autre ... ences.aspx
L’Encyclopédie islamique a été publiée entre 1913 et 1936 en trois éditions : en Anglais, en Allemand et en Français. L’Encyclopédie islamique est, encore à ce jour, le seul travail encyclopédique complet à propos de l’Islam.

Au tome 26, page 8175, il y est écrit : "le texte du Coran qui a été retenu pas Othman Ibn Affan n’était qu’un texte parmi d’autres trouvés au long des quatre premiers siècles de l’Hégire". Il y est ajouté : "il y avait d’autres Corans en lien avec les compagnons [du prophète]: ils étaient célèbres dans les villes de Al-Basra, Al-Kophah et Al-Sham".
De ces différentes références et sources parlant des différences entre les corans, Ibn Al-Nadeem, dans l’Encyclopédie islamique, a mentionné les titres de 11 travaux de recherche dans le domaine des différences existant d’un Coran à l’autre:

- Les différences entre les corans du peuple d’Al-Sham, en Iraq et Al-Hijaz (par Ibn Amer Al-Yahsoudy, décédé en l’an 118 de l’Hégire).

- Les différences entre les corans des peuples de Al-Madina, Al-Kophah et Al-Basra (par Al-Kithany).

- Les différences entre les corans des peuples de Al-Kophah, Al-Basra et Al-Sham (par Abe-Zakaria Al-Faran).

- Les différences dans les corans issus du recueil des différentes traditions orales.

S’y ajoutent trois livres, tous ayant pour titre "Les corans", de Al-Asfhany, Ibn Al-Kabany et Abu-Dawûd Al-Sagistany. Le plus célèbre d’entre eux étant celui de : Abu-Dawûd Al-Sagistany.
L’Encyclopédie islamique, page 8176, en seconde colonne dit : « Le bref livre intitulé "Dialectes et Lectures du Coran" (Kitab Al-Huruf Wa Al-Qira'at), incorporé dans l'ouvrage "Sunan d'Abû Dâwûd" [*], du célèbre auteur de hadiths (recueil de traditions) Abu-Dawûd Al-Sagistany, note des milliers de différences dans le texte du Coran. »
Le journaliste présentateur. Ces corans que vous mentionnez, existent-ils aujourd’hui ?

Le Père Zakaria. Nous avons le Coran d’Othman et le coran de Qualown. A propos du coran de Qualown, la présentation de ce coran mentionne: « Il a été écrit d’après le récit de Abu- Mosa Ibn Mina, connu sous le nom de Qualown, comme le raconte Obi Ibn Ka'b »

Le journaliste présentateur. Y a-t-il une différence entre ce coran et celui d’Othman ?

Le Père Zakaria. Il y a des différences dans l’orthographe et dans la grammaire. Il y a également un autre coran appelé le coran de Waresh : ce coran mentionne qu’il a été récité par l’Imam Nafe' Al-Madny, à partir du récit de Hafs, comme le raconte Assem Al-Korashy.

Il y eut un accord selon lequel l’autorité serait donnée à Dar Al-Ma'aref Al-shameia de modifier le texte du coran à partir du texte du codex disponible, comme le raconte Hafs. Ainsi, il y eu des changements dans les corans.
Al-Tabry décédé en l’an 311 de l’Hégire, a parlé de ces différences en disant : « le texte du coran n’était pas fixé à mon époque » ; voici un témoin.
Sheikh Abu-Gaffer Al-Tabry a expliqué ceci :
« ce qui diffère dans les sept lettres c’est l’expression, mais la signification est la même, .. le prophète a approuvé les sept lettres et il a ordonné de les conserver ? Mais que s’est-il passé ? les six autres lettres ou éditions ont été abandonnées par Uthman qui a interdit leur récitation ».

Gamee Al-Bayan dans l’exégèse du coran (Tafsir), partie 1 page 48
Othman a interdit ce que le prophète Mohammed avait ordonné.

Il est mentionné dans l'encyclopédie arabe simplifiée, sous le titre « Uthman Bin Affan » qu’il y avait une forte dissension à l'égard d'Othman, qui s’est achevée par une révolution et son assassinat. Les causes de cette révolution étaient nombreuses contre lui, parce qu’il avait violé la religion en brûlant tous les corans sauf celui qu’il avait ordonné de généraliser.

-L’imam Al-Tabry a expliqué les raisons pour lesquelles Uthman Bin Affan a brûlé les six corans :
c’est parce que les Musulmans étaient en conflit au sujet de la préférence pour telle ou telle des différentes éditions du coran. Chacun d’entre eux était acharné à [garder] l’édition qu’il avait. Ainsi Uthman a rassemblés les sept corans et les a fait brûler, à l’exception d’un seul. (Gamee Al-Bayan dans l’exégèse du coran (Tafsir), partie 1 page 66)

Pourquoi Othman a-t-il brûlé les autres Corans ?…S’ils avaient été conservés, ils auraient été des textes de référence à la place de nos livres d’exégèse. Ainsi il est clair qu’il y avait sept corans différents, tous autorisés.

C'est la même chose avec les quatre évangiles mais nous n'avons pas brûlés les autres, comme Othman l’a fait avec les corans, mais nous les gardons comme des paroles inspirées de Dieu dans l’unique Evangile.
Le Père Zakaria. Page 8177 l’Encyclopédie islamique dit la chose suivante: "la plupart de ce qui est mentionné à propos des différences concerne les différences entre le coran de Ibn Masoud à Al-Kophah, le coran de Obi-Ibn Ka'b à Al-Sham et le coran de Abe-Mosa Al-Asharee à Al-Basra. Ces corans ont été établis au temps au Prophète, quand Abdullah Ibn Masoud, décédé en l’an 33 de l’Hégire, était un compagnon du messager de Dieu, il lui emprunta 77 chapitres du coran, et l’un de ceux-ci promettait d’entrer au paradis".
Le Père Zakaria. C’est vrai, il s’enfuit. Il était à ce moment là en Irak, et il refusa de donner son coran à Othman pour qu’il le brûle.

Le coran de Abe-Mosa Al-Asharee était bien connu à Al-Basra. Selon l’Encyclopédie il dit à ses successeurs : « quand le messager d’Othman arrivera, ne retirez aucune partie de mon coran, même si cette partie n’existe pas dans le coran d’Othman ». Il ajouta : “et si une partie existe dans le coran d’Othman mais pas dans le mien, vous ajouterez cette partie à mon coran. »

Ainsi, le coran de Abe-Mosa Al-Asharee devint-il si volumineux et inclut-il les deux chapitres supplémentaires qui ne sont pas présents dans le coran de Obi.
L’Encyclopédie Islamique mentionne les différents corans à la page 8179, elle mentionne les corans d’Abdullah Ibn Masoud's, d’Obi-Ibn Ka'b' et d’Abe-Mosa Al-Asharee.
Où ces corans sont ils passés ? L’abrégé de l’Encyclopédie arabe (de Muhammad Shafik Ghorbal) dit page 1187 : « Othman a brûlé tous les corans excepté celui qu’il avait ordonné de distribuer et de diffuser. »

Comment ont-ils osé brûler ces corans? Ils auraient dû les laisser aux gens pour qu’ils puissent les étudier et constater les différences par eux-mêmes.
Découverte à Sanaa (Yémen) d'un manuscrit d'un Coran antérieur à Othman.

Le philologue Gerd-Rüdiger Puin, de l'université de Sarrebruck, découvre qu'il est en présence de manuscrits arabes du coran parmi les plus anciens connus : "il s'agit d'un Coran de style hedjazien, qui correspond à la graphie en vigueur à la fin du VII° siècle dans le Hedjaz, la région de La Mecque et de Médine.". Le manuscrit daterait de 680 environ.
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Re: La falsification des Ecritures selon l'islam

Message non lu par Sol Invictus »

Raistlin a écrit :
Sol Invictus a écrit :
Cordialement,
;) J'avais lu, mais je souligne de mon côté que remettre en question le coran incréé est un acte d'apostasie, de fitna, c'est très grave et cela peut conduire à la mort.

La menace est la souche la plus solide, celle là même qui est intouchable. :saint:

Je me suis permis de compléter votre dernier message sur le Coran de Othman, le résumé qu'en fait ce père est de très bonne facture.

Amicalement.
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Raistlin
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Re: La falsification des Ecritures selon l'islam

Message non lu par Raistlin »

Sol Invictus a écrit : ;) J'avais lu, mais je souligne de mon côté que remettre en question le coran incréé est un acte d'apostasie, de fitna, c'est très grave et cela peut conduire à la mort.
Ah le dogme du Coran incréé, tout un programme ! :roule:

Je pense qu'on peut dire avec certitude que ce dogme est de l'associationnisme pur et dur. Il met aux côtés d'Allah quelque chose qui ne soit pas Allah mais qui a un de ses attributs : celui d'être incréé. Je n'ai encore lu aucune explication convaincante.

Mais c'est un autre sujet.

Cordialement,
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
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Re: La falsification des Ecritures selon l'islam

Message non lu par Sol Invictus »

Sauf que les seuls à avoir réellement poser le débat autour de la nature du Coran, en islam sont les Motazilites (qui n'était pas des tendres !! ), non seulement ils se sont fait balayer par leurs adversaires, mais aucun mouvement d'ampleur n'a pris le relai... et ça commence à dater tout ça.

Il faut bien voir que depuis, ceux qui ont voulu réformer l'islam ou pousser le débat sont soient exilés et vivent en anonymes soient se sont fait exécuter.

Jamais un non musulman ne bougera les choses, il faut que ça vienne de l'intérieur et c'est là que réside la vraie force de l'islam, tuer dans l’œuf ceux qui pourraient ébranler les dogmes.

Sur le plan théologique, juridique, historique, philosophique, le coran est imparfait selon une certaine lecture, mais si on change nos référentiels d’appréciation on s’aperçoit que ces faiblesses n'en sont pas et qu'en réalité c'est même le ciment en plus du terrain viabilisé. La terreur, la ferveur, la foi du charbonnier associée aux juristes et aux théologiens très érudits ( successeurs des prophètes) , aux martyrs, aux défenseurs de l'islam/militants... tout est fait pour que rien ne bouge et ne puisse vraiment bouger.
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Re: La falsification des Ecritures selon l'islam

Message non lu par Epsilon »

Raistlin a écrit :Ca n'a strictement rien à voir, évitons les confusions ... Donc ne comparons pas ce qui n’est pas comparable.
Encore une fois vous restez ancré sur les mots et sur les définitions que vous voulez bien voir … dire que « Ca n'a strictement rien à voir, évitons les confusions » et « Donc ne comparons pas ce qui n’est pas comparable » n’a pas de sens pour notre propos … car d’une part j’ai montré que « falsification/tahrîf/tabdîl » ont au moins deux (voire trois signification au niveau du Coran) … et d’autre part « falsification » et « mauvaise interprétation » procèdent du même principe … qui est de dénier la Vérité à l’objet que nous accusons d’être « falsifié » et/ou « mal interprété ».

Qcq remarques sur les autres messages … il y en a trop pour que je puisse répondre à chacun :

a) j’ai déjà parlé de cette question de « incréé » … qu’il faut rapprocher d’une part aux « tables du destin » … et d’autres part à d’autres textes juifs/chrétiens intertestamentaires canoniques et/ou non-canoniques,

b) l’Islam est la religion de la « soumission à Dieu » et ses adeptes sont des Musulmans … il peut (et il y a) y avoir ici une extrapolation … sur la définition de « soumis » car quiconque l’ai plus ou moins sans pour autant être Musulman … « soumis » pour l’Islam est quasiment équivalent à « esclave ».

c) Jacques Jacques Ellul !!! franchement …


Cordialement, Epsilon
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Re: La falsification des Ecritures selon l'islam

Message non lu par Cinci »

Epsilon,

Vous pensez (contrairement à Raistlin) que le Coran pourrait accuser les juifs et chrétiens de ce genre de tricherie matérielle ? à raison d'une pluralité de sens d'un mot arabe ? Il y a quand même une différence entre une simple querelle d'interprétation et une substitution de texte.

Quelle est votre idée ? Vous pensez que les musulmans sont excusables de croire ce qu'ils croient à raison de ce que le Coran leur dicterait ? comme d'autres diraient bien que les chrétiens sont excusés de croire à la mort et résurrection du Christ vu que c'est ce qui est écrit dans le Nouveau Testament ?

A priori, moi je penserais que c'est le Coran qui n'est pas très clair, et dans ce manque de précision ne se trouverait pas affirmé explicitement qu'on nous aurait changé le vrai pour un texte de substitution. Comme Raistlin aura voulu le signifier sans doute : c'est plutôt des musulmans qu'émanent l'association d'idées à l'effet que les textes chrétiens seraient frelatés à la base.
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