Sans vouloir rentrer dans le débat concordant avec l'Islam, j'ai pu constater que bien peu de gens pourraient se vanter de vous clouer le bec.
Au plaisir de répondre plus profondément au débat ultérieurement, :>
Amicalement,
Grégoire



C'est n'importe quoi...La bible n'est pas falsifiée : c'est le Coran qui le dit.
-----> la corruption : déformer le message des prophète ou la parole de Dieu) (Sourate 2 : l’association (associer quelqu'un ou quelque chose à Dieu comme le font les chrétiens par exemple en lui attribuant un fils) est plus grave que le meurtre.)
On peut prendre pour exemple le Taḥrīf (Arabic: تحريف "distortion, corruption, alteration"), juifs et chrétiens auraient selon la dogmatique musulmane, falsifiés/corrompus certains passages de la Torah et de l'"évangile"., (ces passages ne sont pas identifiés, mais de manière générale cela concerne tout ce qui est en désaccord avec l'islam lui-même, qui se reconnait comme étant la pure religion de la vérité, l'unique religion de Dieu).
[La falsification (tahrîf) des Écritures est considérée par l'islam comme une forme extrêmement grave de « corruption » ou de « forfaiture » (fasâd), qui peut être sanctionnée par la peine de mort. Le Coran considère donc les deux Testaments comme faux et falsifiés ; il prétend restituer les vraies Écritures, les textes authentiques, les textes tels qu'ils existaient avant leur falsification par les juifs et les chrétiens. ref.Jacques Ellul (January 6, 1912–May 19, 1994) was a French philosopher, law professor, sociologist, lay theologian] [voir la sourate 3]
[« Tabdîl » les chrétiens sont accusés d'avoir modifier la loi Divine et de ne pas accueillir ce que le prophète de l'islam rétablit "« Quant au tabdîl, il à deux formes : La première est de contredire l’information du messager d’Allah, la deuxième est de contredire son commandement. En effet, Allah l’envoya avec la guidée et la vrai religion, et il dit la vérité lorsqu’il informe au sujet d’Allah, et il ordonne ce qu’Allah lui ordonne, car Allah a dit « Celui qui obéit au messager à obéit à Allah » (sourate 4) Or, ceux qui font le tabdîl {ceux qui ajoutent à sa religion ce qui n’en fait pas partie, et à sa loi ce qui n’en est pas. Ce sont les gens de la loi modifiée}, des fois ils contredisent les informations du prophète, c'est-à-dire qu’ils renient ce que lui a affirmé, ou affirment ce que lui a renié, comme les jahmya qui renient ce qu’Allah s’est affirmé à Son sujet, comme noms et attributs, et les qadarites qui nient ce qu’il a affirmé au sujet de la puissance d’Allah, Sa volonté, Sa création et Sa toute puissance…Puis aussi, ils obligent ce qu’Il n’a pas obligé, et qu’Il a même interdit ; et ils interdisent ce qu’Il n’a pas interdit, mais qu’Il a même obligé. »" ] Pour les musulmans cela peut se traduire par une accusation de Bid`ah (innovation en religion (http://fr.wikipedia.org/wiki/Bid%60ah)
http://books.google.fr/books?id=PslhuyX ... ez&f=false79. Malheur, donc, à ceux qui de leurs propres mains composent un livre puis le présentent comme venant de Dieu pour en tirer un vil profit ! - Malheur à eux, donc, à cause de ce que leurs mains ont écrit, et malheur à eux à cause de ce qu'ils en profitent !


L’ouvrage du père Jourdan montre en détail cette symétrie
renversée. Il insiste à juste titre sur l’importance de l’idée islamique selon
laquelle les Écritures qui ont précédé le Coran ont été trafiquées par leurs
porteurs et ne représentent donc ni le message de Moïse ni celui de Jésus. Le
problème était que celui du Coran ne coïncidait que de très loin avec le
message de l’Ancien et du Nouveau Testaments. Pour éliminer la
contradiction, il fallait donc, soit ne pas tenir compte du Coran, ce qui était
impossible, soit trouver une stratégie pour désamorcer la Bible.
Et c’est justement ce que réalise le dogme de la « falsification »
(tahrîf) des Écritures ayant précédé le Coran6. L’idée a un fondement
coranique peu clair : il est reproché à certains juifs d’avoir « détourné le
Discours de ses sens7 » (4, 46). Le texte authentique descendu d’auprès de
Dieu aurait été déformé, à l’instigation de personnages que la légende
nomme parfois : Esdras pour le judaïsme, Paul pour le christianisme. La
dénonciation de ce dernier comme fondateur d’un christianisme qui trahit Jésus traîne un peu partout. Elle a été reprise par Si Hamza Boubakeur (†
1995) dans un traité de théologie islamique dit « moderne » dont on doit
espérer qu’il n’est pas représentatif. Trois pages hallucinantes d’affirmations
gratuites sur Paul y constituent un triste morceau d’anthologie8. Le père
Jourdan rappelle à ce propos, en un excursus, que Paul n’est nullement,
comme on l’entend dire trop souvent, le fondateur du christianisme, mais
qu’il dit n’enseigner que ce qui lui a été transmis par la communauté
primitive (1 Co 15, 3).
Le Coran affirme à de nombreuses reprises « confirmer »
(saddaqa) les livres qui l’ont précédé (2, 41). La formule est paradoxale car
les écrits plus anciens confirment généralement les textes postérieurs.
Quoiqu’il en soit, l’islam comprend que les livres ainsi « confirmés » sont,
non pas l’Ancien et le Nouveau Testaments que l’on peut trouver chez son
libraire, mais bien les textes purement virtuels et aujourd’hui introuvables
qui auraient existé avant la falsification dont ils auraient été les victimes. La
comparaison entre le Coran et les autres textes est donc impossible.
http://jesusmarie.free.fr/islam_urvoy_a ... homet.htmlhttp://fr.wikipedia.org/wiki/Islam_et_Ancien_Testament
Intégrité des textes et tahrif
Le prophète Noé et son arche.
Miniature anonyme alentours du XVI siècle
Le Coran est à envisager comme la rédaction écrite d'une révélation qui se résume en une affirmation : Dieu est unique ; il n'a ni compagnon, ni associé, ni concurrent, il est solitaire. Ainsi, dans cette optique rigoureusement monothéiste, le Coran est compris par les musulmans comme cette ultime révélation qui corrige les déformations juives et chrétiennes infligées à la révélation première faite à Adam23 et, bien qu'il emprunte de nombreuses références aux textes judaïques, l'islam conteste dès sa naissance l'intégrité de l'Ancien Testament. Le Coran articule contre les juifs d'importants reproches : ceux-ci auraient falsifié (tahrîf ; 5,13) leur livre et auraient modifié (tabdîl « substitution » ; 7:162) certains passages annonçant la venue du prophète de l’islam24.
La critique littéraire permet d'établir deux strates distinctes dans la rédaction du Coran : l'une qui porte davantage d'accents bibliques correspondant à la période de la Mecque (612-622) et une autre correspondant à la période médinoise (622-632)25, au cours de laquelle la cassure s'opère tant avec les chrétiens que les juifs26. Les versets qui évoquent la corruption27 n'indiquent jamais d'une manière explicite que le texte de la Torah (ou l'Évangile) soit falsifié28 et correspondent d’ailleurs davantage à une confirmation de l'authenticité de la Torah et de l'Évangile originels29. Cependant, comme le soutient Christoph Luxenberg, le Coran sélectionne les textes judéo-chrétiens et se présente comme la version canonique, rejetant certains rouleaux comme forgés de main de scribe30. Il veut de même trancher entre les différentes lectures des textes en araméen et en hébreu qui se prêtaient à une déformation des sens des versets lors de leur lecture31. De fait, à l'époque de sa rédaction, les massorètes standardisaient le corpus des textes en mots et en phrases, et imposaient une récitation standard que critique Muhammad3
Pour le Coran, les juifs altèrent le sens des paroles révélées; ils ont oublié une partie de ce qui leur a été révélé que le Coran rappelle en partie, tandis que les chrétiens ont également oublié une partie de ce qui leur a été rappelé. La sourate 5:15 déclare :
« Ô gens détenteurs de l'Écriture ! Notre apôtre est venu à vous, vous exposant une grande partie de l'Écriture, que vous cachiez et effaçant [aussi] une grande partie de celle-ci33. »
L'argument de la falsification des Écritures préexiste au texte coranique : il est possible que Mahomet l'ait emprunté aux chrétiens qui l'ont précédemment utilisé contre le juifs34 ainsi que le montre la querelle entre Jacobites et Nestoriens à ce sujet35. La tradition musulmane, elle, impute essentiellement ces modifications à 'Uzayr, personnage énigmatique du Coran36, que beaucoup d'auteurs musulmans identifient à Ezra le scribe37 ainsi qu'il est nommé dans la Bible38, qui aurait éradiqué tous les témoignages en rapport avec la venue de Mahomet, la description du personnage, de ses qualités et la victoire de la nouvelle religion que celui-ci est destiné à apporter à l'humanité39.
Dans l'islam, Abraham devient la figure originelle du croyant, pur monothéiste, précédant les déviations des juifs et des chrétiens40 dont les Écritures ne rendent pas compte, selon le Coran, de la pureté du message coranique. La Bible ne peut donc être tenue pour authentique.
Non, ce n'est pas n'importe quoi, reprenez le début de ce fil et vous verrez. Le Coran rend bien témoignage à une Torah et un Évangile authentiques du temps de Mahomet (et une Torah authentique du temps de Jean-Baptiste et de Jésus). Où sont ces documents ? Comment croire une seule seconde qu'ils auraient subitement disparu sans laisser aucune trace ?Sol Invictus a écrit :C'est n'importe quoi...La bible n'est pas falsifiée : c'est le Coran qui le dit.Et je ne vois pas ce qui permet de dire que le Père Madros est islamologue...c'est un théologien (christianisme), mais pas un docteur en théologies comparées, il n'est ni historien, ni coranologue, ni philologue, ni juriste ou docteur en philosophie arabe ou civilisation islamique...
Tiens, donc, auriez-vous apostasié en passant à l'erreur musulmane ?Epsilon a écrit :Je reviendrais (inch'Allah) sur ce fils de discussion ultérieurement ... pour l'instant je signale deux versets (5,13) et (7,162) ... auxquels on peut adjoindre (3,71), (2,79) voire (5,116).

Qui, où, quand ?Voilà pourquoi certains commentateurs et savants musulmans rejettent en bloc cette doctrine de la falsification des Écritures judéo-chrétiennes car elle a le double défaut d'être irrationnelle et contraire au Coran.

Excellente question.Sol Invictus a écrit : Qui, où, quand ?![]()
J’ai quand même la désagréable impression que vous partez du principe que je raconte n’importe quoi…Sol Invictus a écrit :Qui, où, quand ?Voilà pourquoi certains commentateurs et savants musulmans rejettent en bloc cette doctrine de la falsification des Écritures judéo-chrétiennes car elle a le double défaut d'être irrationnelle et contraire au Coran.![]()
Dans son recueil de hadiths Al-Bukhari explique ce passage du verset 46 de la sourate 4 "Les femmes" (An-Nisa'): "Il en est parmi les Juifs qui changent le sens des mots ….". Au sujet de l'interprétation "changer le sens des mots" en tant que "les faire disparaître", il dit: "en fait nul ne pouvait supprimer quelque mot que ce soit des livres du Dieu Tout-puissant, mais ils ont seulement mal compris, ou mal interprété le texte".
Dans son livre (Fath Al-Barry) Al- Bukhari dit encore: "On a interrogé Ibn Taimia à propos de cette question, et il a répondu en casuiste: «les experts disent: pas de modification du texte, mais seulement de sa signification »"
Du Tafsir Ibn Kathir :
Al-Bukhari a rapporté qu’Ibn 'Abbas a dit que l'Ayah signifie ils altèrent et additionnent bien que personne parmi la création d'Allah ne peut enlever les mots d'allah de ses livres, ils changent et tordent leurs significations en apparences.
Bukhari enregistre également Ibn Abbas, comme disant:
"Par le Mont et par un Livre Inscrit" (52:1-2) : Qatada a dit "mastur" signifie "écrits". "Yasturun" (68:1) signifie "ils inscrivent" et Umm al-Kitab (43:4) est tout le Coran et sa source. [Il a dit que] "ma talfizu" (50:18) signifie : "il ne dit rien, mais cela est écrit contre lui." Ibn 'Abbas a dit, "Tant le bien et le mal sont enregistrés," et "yuharrufuna" (4:46) signifie "ils déplacent". PERSONNE N'ENLÈVE LES MOTS D'UN DES LIVRES D'ALLAH L'OMNIPOTENT, MAIS ILS LES TOURNENT, LES INTERPRETENT DE MANIÈRE MALSÉANTE.
Néanmoins, il me semble que deux passages de Bukhari disent aussi que les Écritures saintes des juives et des chrétiens ont été falsifiées. Il semble donc y avoir contradiction dans les traditions musulmanes, preuve que la question n’est pas si claire.Ibn Kathir, enregistre aussi un commentaire de Wahb bin Munabbih:
Wahb bin Munabbih a dit "La Tawrah et l'Injil restent comme Allah les a indiqués, et aucune lettre dans eux n'a été enlevée. Cependant, le peuple égare d'autres par l'addition et l'interprétation fausse, se fondant sur des livres qu'ils ont ecrits eux-mêmes."
(…)
Quant aux livres d'Allah, ils sont toujours préservés et ne peuvent pas être changés."
Raconté par Ibn- Abbas. L’ Imam Fakhr El- Din Al-Razy dans sa célèbre exégèse (Tafsir) sur le chapitre de la « vache » ( sourate Al-Baqarah 174) dit :
« ils ont modifié la Torah et la Bible : ceci est impossible parce que ces livres sont si largement connus et répandus qu’ il est impossible d’ avoir de telles modifications ; par contre ils en ont masqué l‘interprétation. »
Il dit dans l’exégèse sur la famille de Imran (Sourate Aal-Imran) 78 : « comment la falsification de la Torah pourrait-elle avoir lieu alors que ce livre est si connu parmi les gens ? »
Il dit également dans l’ exégèse sur le chapitre des femmes ( sourate An-Nisa’) 46 :
« ce que l’ on entend par falsification est une fausse accusation ;
c’ est, par contre, une interprétation malhonnête qui enlève aux mots leurs véritables sens pour leur donner une signification illusoire en jouant d’ une façon trompeuse avec le vocabulaire..- comme le font les hérétiques aujourd’hui avec les versets qui contredisent leurs doctrines ».
Il dit aussi dans l’ exégèse (Al- Dorr Al-Monthour) sur le chapître de la vache (sourate Al-Baqarah) :
Raconté par Wahb Ibn Menabeh. Ibn Al-Monzer et Ibn- Hatem ont dit : :
« la Torah et la Bible en tant que descendues de Dieu n’ ont jamais été modifiées pas même une lettre ; par contre il y a eu des gens trompeurs qui par des mauvaises interprétations au travers de livres qu’ ils ont écrit de leurs propres mains , ont dit : « ces livres sont de Dieu » alors qu’ ils ne sont pas de Dieu !… Car les livres de Dieu sont conservés et n’ ont jamais changé »
Note : Le père Zakaria Boutros cite Ali Amen comme expert musulman (peut-être est-il connu en Égypte) sans plus de précisions.Mr Ali Amen dit:
« un groupe d’experts en étude des versets et spécialisés en jurisprudence et linguistique, ont été d’ accord pour dire que la modification se trouvait dans l’interprétation et non dans le texte révélé. Ils ont soutenu que la Torah était si largement répandue à l’ Est comme à l’Ouest (avant l’existence de Muhammad et du Coran) que « personne ne connaît le nombre de ses copies, excepté Dieu et que par conséquent c’est impossible d’être de connivence pour accomplir des modifications et des changements dans toutes ces copies-là.
(…)
Toute intelligence saine ne peut donc qu’attester cette évidence et reconnaître comme nul toute modification. ( Le matin de l’ islam, partie 1, page 358)
Note : Wali Allah, Shah (1702-1762), né à Delhi, est un théologien indien. Ses œuvres les plus connues sont "Les secrets de le foi", "Al-Fawz al-Kabir" (qui est un court traité sur les principes de l'exégèse coranique) et "Al-Fath al-Kabir" (traité qui explique les mots difficiles du Coran).L'éminent érudit Shah Wali dans son livre "Les progrès dans les principes fondamentaux de l'exégèse" s'exprime ainsi: "dans la traduction de la Torah et l’exégèse des textes, les juifs ont modifié le sens de certains versets, mais n’ont pas falsifié le texte original"
Je crois surtout que vous n’avez pas bien compris la raison de ce fil à l’origine. Votre message est très intéressant, mais c’est vous qui passez à côté du sujet. Mon but n’était que de montrer que l’affirmation musulmane (donc selon leurs critères et ce qu’ils entendent par là) que les juifs et les chrétiens auraient falsifié leurs Écritures est incohérente.Epsilon a écrit :J’ai lu dans les grandes lignes l’ensemble des messages sur le sujet … ma principale remarque (hormis les longueurs, répétitions, hors sujet, propos à la limite etc etc) c’est que dés le départ la réponse à la question posée est mal engagée … et rien n’a été fait pour rectifier le tir.
Cela me semble erroné compte tenu des versets du Coran attestant l’existence d’une Torah et d’un Évangile authentiques. Je vous renvoie aux versets que j’ai abondamment cités dans mes autres messages.Epsilon a écrit :En effet l’accusation faite par les Musulmans de falsification des Ecritures par les Chrétiens et les Juifs … ne veut pas dire, du moins ce n’est pas la cause principale, qu’il y avait à la source une Torah et/ou un Evangile qui contenait l’exacte Vérité et qu’ensuite il y aurait eu des copies falsifiées qui seules auraient subsistées … mais bien que la Torah/Evangiles étaient dés le départ (donc dés les versions originales/primaires) falsifiées c-à-d qu’elles ne reflétaient pas la Paroles exacte/vrai de Dieu et de Jésus … c’est plus en ce sens qu’il faut entendre le mot « falsification » des Ecritures non pas d’Ecrits initiaux mais bien de l’Ecriture/Parole elle-même qui a sa base émanent de Dieu/Jésus.
Oui, mais rien ne change la doctrine en profondeur. Le problème de l’hypothèse de la falsification des Écritures juives et chrétiennes selon l’islam, c’est que d’une doctrine originelle supposée conforme au Coran, les juifs et les chrétiens auraient bâti une Bible affirmant des choses opposées voire jugées blasphématoires. Car la Torah et l’Évangile selon l’islam, ce sont deux livres qui sont censés enseigner des choses parfaitement inconnues dans la Bible, dont on n’a même pas un début de trace. Qu’on songe par exemple à l’annonce de la venue de Mahomet, que certains musulmans cherchent avec fébrilité dans la Bible, quitte à interpréter n’importe comment certains passages.Epsilon a écrit :Un petit détour avant de continuer … concernant plus particulièrement l’AT je ferais la remarque que hormis la Septante toutes nos traductions prennent comme texte original Hébreu le texte Massorétique … ce dernier mis en forme vers le IX siècle fixe une fois pour toute la Bible Juive (par l’adjonction des voyelles et des signes de ponctuation) … ce travail en lui-même est une perte de « richesse » au regard du texte initial … de plus il fait la part belle aux rabbins (donc aux seuls Pharisiens) du choix définitif de termes parmi tant d’autres.
Les découvertes de Qumran (qui permettent de dire que nous possédons des copies de l’AT datant d’environ 150 ans av JC) … montrent des divergences d’une part avec le texte massorétique et d’autre part avec la Septante … divergences moins nombreuses avec la Septante qu’avec le texte massorétique.
Oui, enfin bon, il y a erreur et erreur. Traduisez Moby Dick en hongrois, il y aura sans doute des « erreurs », ce n’est pas pour autant que Moby Dick deviendra un phoque plutôt qu’une baleine.Epsilon a écrit :Une autre remarque est … qui dit traduction dit forcément interprétation donc risque d’erreur.
Sauf que l’Église n’accuse pas les juifs d’avoir falsifié la Torah. Je vous rappelle que les musulmans refusent de lire la Bible parce que selon eux elle est falsifiée. Rien de tel dans l’Église qui a assumé l’Ancien Testament et l’a défendu contre l’hérésie de Marcion.Epsilon a écrit :Nous verrons que cette histoire de « falsification » est plus la règle que l’exception ceci aussi bien dans le Judaïsme, que dans le Christianisme et même dans l’Islam … tout le monde accuse tout le monde de « falsification ».

A vrai dire tous les musulmans avec qui j'ai parlé parlent de falsification et non pas de mauvaise interprétation.Epsilon a écrit : C’est bien ce que je dis la Torah et l’Evangile ont toujours étaient « authentiques » … la seule chose que vous ajoutez c’est, concernant les chercheurs/exégètes modernes, en qcq sorte un nouveau sens au mot « tahrîf » à savoir … que le texte (Torah/Évangile) n’est plus mis en question en lui-même mais seulement son interprétation.
La mauvaise "interprétation" est le fait de chercheurs modernes ... mais effectivement, le sens premier, comme je l'ai signalé est bien une "falsification" des textes ... "falsification" non lié à une qcqconque corruption d'un texte initial (bien que pour la Torah certains s’appuient sur l'existence d'une Torah initiale détruite lors de l'Exil et dont celle que nous possédons serait faite de mémoire) ... mais bien de la Parole de Dieu à sa base.PaxetBonum a écrit :A vrai dire tous les musulmans avec qui j'ai parlé parlent de falsification et non pas de mauvaise interprétation.
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