Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2011-2012)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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Mac
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Re: Pour trouver le repos

Message non lu par Mac »

etienne lorant a écrit :
Ce mois de juillet est tout à fait particulier, car ceux qui sont attentifs remarquent une foule de signes, qui jouent comme un prélude de grands désordres, de détresses et de violences qui frapperont dès la rentrée de septembre. Comme dans certains films ou romans, c'est le calme qui précède la tempête, un calme plat qui, pour moi, a pris la forme de la dépression. Mais j'ai connu d'autres dépressions et je sais comment y faire face.

.

Bonjour Etienne,

J'espère que vous et votre maman allez bien!
Puis-je vous demander de quels signes vous parlez?

Fraternellement en Notre Seigneur Jésus Christ.
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Les disciples et les épis de blé

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 12,1-8.

En ce temps-là, Jésus passait, un jour de sabbat, à travers les champs de blé, et ses disciples eurent faim ; ils se mirent à arracher des épis et à les manger.
En voyant cela, les pharisiens lui dirent : « Voilà que tes disciples font ce qu'il n'est pas permis de faire le jour du sabbat ! »
Mais il leur répondit : « N'avez-vous pas lu ce que fit David, quand il eut faim, ainsi que ses compagnons ?
Il entra dans la maison de Dieu, et ils mangèrent les pains de l'offrande ; or, cela n'était permis ni à lui, ni à ses compagnons, mais aux prêtres seulement.
Ou bien encore, n'avez-vous pas lu dans la Loi que le jour du sabbat, les prêtres, dans le Temple, manquent au repos du sabbat sans commettre aucune faute ?
Or, je vous le dis : il y a ici plus grand que le Temple.
Si vous aviez compris ce que veut dire cette parole : C'est la miséricorde que je désire, et non les sacrifices,
vous n'auriez pas condamné ceux qui n'ont commis aucune faute. Car le Fils de l'homme est maître du sabbat. »


Cy Aelf, Paris

Les deux premières lectures parlent de la vie abrégée des hommes, ou prolongée par grâce divine, mais aboutissant de toute manière à la mort du corps. Étonnant: quel lien établir avec ce que dit Jésus dans l’Évangile ?

C'est simplement que sa présence sur la terre des hommes, parmi eux, signifie que ce temps où les hommes liaient et limitaient la durée de leur vie à l'état de leur corps (car on peut mourir par accident, par maladie ou par acte de violence quelconque)... ce temps-là est achevé du fait de la venue du Christ dans un corps. "Il y a ici plus grand que le Temple", répond Jésus. Et mieux encore : "Le Fils de l'homme est maître du sabbat", leur répond-il : le sabbat est le jour du repos, n'est-ce pas ? Eh bien, c'est moi qui en décide !

Mais il parle en termes voilés, afin de ne pas les provoquer. Il leur parle aussi de la transgression accomplie par David et ses compagnons et de l'exception des prêtres qui manquent au repos du sabbat sans commettre de faute. Ici, je me dis que,certainement, comme à son habitude, avant même que ces pharisiens aient interpelé Jésus à propos de la désobéissance présumée des disciples, celui-ci avait pénétré leur esprit: il savait de quoi ils étaient en train de discuter en chemin. Il leur répond donc justement: si l'on établit une loi, ce n'est pas pour en user de façon arbitraire, comme d'un couperet; mais avant de juger, il faut établir un rapport entre le but envisagé par la loi et la transgression qui en a été faite.

(Dans mon esprit, l'image des disciples froissant les épis de blé entre leurs mains m'est toujours apparue pleine de soleil, de beauté et de liberté...)


Merci à Christophe pour la réparation de ma connexion !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Pour trouver le repos

Message non lu par etienne lorant »

Mac : Bonjour Etienne,

J'espère que vous et votre maman allez bien!
Puis-je vous demander de quels signes vous parlez?

Fraternellement en Notre Seigneur Jésus Christ.
Quels signes ? Des visages abattus. Des hommes dans la cinquantaine que je n'avais jamais vu boire et qui s'y sont mis - chaque jour. Une jeune femme qui m'a griffé doucement la main lorsque je lui ai rendu sa monnaie, avec une œillade tout à fait significative: "un peu d'argent, un peu d'amour ?" Les deux hommes qui se parlaient durement sur le trottoir ce matin. Le jeune d'une quinzaine d'années qui, en passant devant la boutique, m'a apostrophé en me lançant : "La gazette !" (l'indic !) parce que je suis bien le surveillant de ce passage. Un autre jeune homme, d'une douzaine d'années, pas plus, qui s'est fait prendre par les caméras du supermarché et qui avait glissé sous son blouson un grand "bâton de berger" (saucisson). Il est ressorti, pas du tout gêné, en faisant un bras d'honneur au responsable. Des buveurs de "Carapils" qui injurient sans la moindre gêne les policiers chargés de les faire circuler. Un lot petit sachets de beurre de l'aide alimentaire qu'une femme âgée est venue me montrer - la date de péremption était passée de trois mois. Un Pakistanais d'une trentaine d'années, visiblement logeant à la rue, qui s'est cru menacé par d'autres: il a sorti un couteau dont la lame m'a fait penser à celle de "Rambo". Des pompiers en sous-effectif: l'un d'entre eux m'a montré son bras blessé - mais pas de retraite anticipée (il a 58 ans) ni de compensation financière.. si je veux, je pourrais poursuivre une heure durant. Les citoyens sont à la limite de ce qu'ils peuvent endurer de la part des pouvoirs en place...
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Re: Pour trouver le repos

Message non lu par Mac »

Merci Etienne pour tes éclaircissements.

Tu dis "car les actes de miséricorde anticipent le passage de la justice divine". Qu'est-ce que tu veux dire, je ne comprends pas bien le sens.

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Re: Pour trouver le repos

Message non lu par etienne lorant »

Mac a écrit : "car les actes de miséricorde anticipent le passage de la justice divine". Qu'est-ce que tu veux dire, je ne comprends pas bien le sens.
C'est une parole de Jésus à sainte Faustine : si un homme s'applique à pratiquer la miséricorde autour de lui durant sa vie, alors au jour de sa mort, la justice divine, pour cet homme, s'en retrouvera fortement désarmée. (Je chercherai les mots exacts)
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Zborg
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Re: Pour trouver le repos

Message non lu par Zborg »

Courage Etienne, je prierai pour vous et votre ami.
Le monde va mal et cela ne va pas bien finir, mais n'oubliez pas de vous réjouir car cela finira bien pour vous, et nous.
Je vais prier pour votre dépression, car j'en ai été guérie moi-même en une nuit.
Et ne regardez pas ce qui est laid, regardez ce qui est beau, ça aide. :paix!
Dans toutes vos œuvres, écoutez votre âme, et soyez-lui fidèle; car c'est ainsi qu'on garde les commandements de Dieu.
Ecclésiastique de Jésus, 32-27
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Re: Pour trouver le repos

Message non lu par Mac »

Zborg a écrit : Et ne regardez pas ce qui est laid, regardez ce qui est beau, ça aide. :paix!
Bonjour Zborg,

je voulais lui dire ça mais vous avez trouvez les mots justes. Merci.

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Intense activité évangélique

Message non lu par etienne lorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 6,30-34.

Après leur première mission, les Apôtres se réunissent auprès de Jésus, et lui rapportent tout ce qu'ils ont fait et enseigné.
Il leur dit : « Venez à l'écart dans un endroit désert, et reposez-vous un peu. » De fait, les arrivants et les partants étaient si nombreux qu'on n'avait même pas le temps de manger.

Ils partirent donc dans la barque pour un endroit désert, à l'écart.
Les gens les virent s'éloigner, et beaucoup les reconnurent. Alors, à pied, de toutes les villes, ils coururent là-bas et arrivèrent avant eux.
Jésus, voyant une grande foule de gens sur le bord du lac, fut saisi de pitié envers eux, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger. Alors, il se mit à les instruire longuement.



Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Les événements se bousculent dans ce passage de Marc. Plusieurs événements s'y succèdent et l'on se croirait à un grand carrefour de routes. Il y a ceux qui viennent et ceux qui partent; il y a les disciples qui cherchent à prendre un repas pendant le même temps que Jésus les fait embarquer. Et en définitive, on recommence ailleurs le travail qu'on venait de quitter.

J'ai écouté cet Évangile et suivi cette messe anticipée de dimanche au sein de la maison de repos, où nous n'étions que dix - mais en âges cumulés, nous avions au minimum six cents ans ! Le prêtre lui-même est un missionnaire âgé qui a dû revenir du Pakistan, où il était menacé de mort. Ainsi, lui aussi, après être parti comme les apôtre est revenu mais n'a guère pris de repos: ce fut seulement pour retrouver en Europe des personnes âgées qui l'attendaient et dont le Seigneur a également pitié.

Le commentaire de cet Évangile n'est-il pas tout simple: chacun de nous peut trouver sa place dans cette scène décrite par saint Marc. Le temps est-il si différent ? Je ne le pense pas. C'est toujours le temps de commencer et de recommencer. Nous étions deux hommes valides pour conduire à l'autel les personnes en chaises roulantes. Lorsque la messe fut dite, j'ai déposé ma mère dans la chambre qu'elle partage avec Simone, 97 ans, qui vient de perdre son fils, Robert, qui n'avait que 57 ans. Simone a parlé du courage: "Il n'y a rien à faire, il faut recommencer toujours"... N'est-ce pas qu'elle a parlé dans le sens de cet Évangile ?

«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Ne pas se tromper de religion !

Message non lu par etienne lorant »

Lecture du livre de Michée
L'homme qui entre dans le Temple pose cette question : « Comment dois-je me présenter devant le Seigneur, me prosterner devant le Très-Haut ? Dois-je me présenter avec de jeunes taureaux pour les immoler en sacrifice ? Pour lui plaire, faut-il offrir des centaines de béliers, verser de l'huile à flots sur l'autel ? Faudra-t-il que j'offre mon fils aîné pour ma faute, le fruit de mes entrailles pour mon péché ? »
Et il reçoit cette réponse : « Homme, le Seigneur t'a fait savoir ce qui est bien, ce qu'il réclame de toi : rien d'autre que pratiquer la justice, aimer la miséricorde, et marcher humblement avec ton Dieu. »


Psaume : Ps 49, 5.7ac, 8-9, 16bc-17, 21, 23
« Qu'as-tu à réciter mes lois,
à garder mon alliance à la bouche,
toi qui n'aimes pas les reproches
et rejettes loin de toi mes paroles ?

« Voilà ce que tu fais ;
garderai-je le silence ?
Penses-tu que je suis comme toi ?
Je mets cela sous tes yeux, et je t'accuse.

« Qui offre le sacrifice d'action de grâce,
celui-là me rend gloire :
sur le chemin qu'il aura pris,
je lui ferai voir le salut de Dieu. »


Evangile : Le signe de Jonas (Mt 12, 38-42)
Quelques-uns des scribes et des pharisiens lui adressèrent la parole : « Maître, nous voudrions voir un signe venant de toi. » Il leur répondit : « Cette génération mauvaise et adultère réclame un signe, mais, en fait de signe, il ne sera donné que celui du prophète Jonas. Car Jonas est resté dans le ventre du monstre marin trois jours et trois nuits ; de même, le Fils de l'homme restera au cœur de la terre trois jours et trois nuits.Lors du Jugement, les habitants de Ninive se lèveront en même temps que cette génération, et ils la condamneront ; en effet, ils se sont convertis en réponse à la proclamation faite par Jonas, et il y a ici bien plus que Jonas.
Lors du Jugement, la reine de Saba se dressera en même temps que cette génération, et elle la condamnera ; en effet, elle est venue de l'extrémité du monde pour écouter la sagesse de Salomon, et il y a ici bien plus que Salomon. »



Les textes de ce jour se répondent les uns aux autres avec la même constance que la religion, la vraie pratique de la vraie foi doivent absolument éviter les pièges que lui tendent la raison et le jugement humain. Les musulmans sont entrés en période de ramadan: ils ne mangent ni ne boivent entre le lever et le coucher du soleil. Ainsi, ils se privent et pour certains se font du tort au cours de la journée, et puis la nuit tombée, ils font repas, mangent et boivent toute la nuit. Est-ce bien ce qu'Allah le miséricordieux leur demande ? Ne serait-ce pas plutôt la miséricorde ? Quant aux juifs, ils comptent en taureaux, en béliers et jusqu'en fils aînés à sacrifier sur l'autel. Est-ce donc cela que Dieu demande ? Par le prophète Michée, le Seigneur leur répond - et combien de fois n'a-t-il pas répondu ainsi ? : "Le Seigneur t'a fait savoir ce qui est bien, ce qu'il réclame de toi : rien d'autre que pratiquer la justice, aimer la miséricorde, et marcher humblement avec ton Dieu."

Dans l’Évangile, les scribes et les pharisiens doutent de Jésus, et ils doutent parce que Jésus ne se présente pas comme un type de grand-prêtre auquel ils avaient songé. A la place d'un prêcheur itinérant qui s'adresse à la foule du petit peuple et guérit des malades, ils attendent un prêtre savant et autoritaire qui leur parlerait des rites à pratiquer, qui en introduirait même de nouveau et ainsi, entrerait dans leur conception de qui est Dieu. Ah, si Jésus daignait accomplir un signe comme de mettre à sec le Jourdain, sur un simple ordre sorti de sa bouche, alors ils pourraient croire !

Jésus leur répond dans l'humilité avec le "signe de Jonas". Car à force de juger comment doit se comporter Dieu, ils finiront par obtenir par la violence un signe qu'ils ne voudront pas reconnaître non plus: c'est la mort du Christ et sa résurrection. Je crois entendre Jésus s'exclamer : "Il y a ici bien plus que Jonas !" Quelle humilité !

Prenons garde pour nous-mêmes de ne pas nous-mêmes juger de la pratique de foi à laquelle le Seigneur répond. La religion et la vraie foi commencent toujours par : "Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces - et ton prochain comme toi-même". Prenons garde, en ce temps où très grande richesse et pauvreté se côtoient, de ne pas gâcher le "sacrifice d'action de grâce" par le manque où l'absence de miséricorde ou par le jugement de ceux qui ne sont pas comme nous. Dieu est le "tout-autre" et c'est dire, dans bien des cas, comme le prochain lui ressemble !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Le péché et non le pécheur

Message non lu par etienne lorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean - Chapitre 8

01 Jésus s'était rendu au mont des Oliviers ;
02 de bon matin, il retourna au Temple. Comme tout le peuple venait à lui, il s'assit et se mit à enseigner.
03 Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu'on avait surprise en train de commettre l'adultère. Ils la font avancer,
04 et disent à Jésus : « Maître, cette femme a été prise en flagrant délit d'adultère.
05 Or, dans la Loi, Moïse nous a ordonné de lapider ces femmes-là. Et toi, qu'en dis-tu ? »
06 Ils parlaient ainsi pour le mettre à l'épreuve, afin de pouvoir l'accuser. Mais Jésus s'était baissé et, du doigt, il traçait des traits sur le sol.
07 Comme on persistait à l'interroger, il se redressa et leur dit : « Celui d'entre vous qui est sans péché, qu'il soit le premier à lui jeter la pierre. »
08 Et il se baissa de nouveau pour tracer des traits sur le sol.
09 Quant à eux, sur cette réponse, ils s'en allaient l'un après l'autre, en commençant par les plus âgés. Jésus resta seul avec la femme en face de lui.
10 Il se redressa et lui demanda : « Femme, où sont-il donc ? Alors, personne ne t'a condamnée ? »
11 Elle répondit : « Personne, Seigneur. » Et Jésus lui dit : « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »


Quels sont donc ces signes que Jésus traçait sur le sol ? Par deux fois, plutôt que de répondre, Jésus trace des traits sur le sol. Mystère... Dans un petit recueil de textes, j'ai trouvé cette inspiration:

La voilà devant toi. Avec eux.
Tu écris sur le sable.
Tu ne plaides pas.
Tu ne cherches ni vice de forme,
ni circonstance atténuante.
Tu ne contestes pas le verdict.
Pire: tu invites à jeter la pierre.
Tu écris sur le sable et son péché
s'efface quand le leur apparaît.

... sauf que le péché de la femme demeure, même si celui des accusateurs est apparu.

Mais Jésus a bien révélé ainsi que le seul parmi tous à pouvoir exécuter la sentence, c'est lui-même. Il est bien le Maître de Justice et il va exercer ce pouvoir. Une fois de plus saint Augustin éclaire la partie cachée de cette affaire:

"A mon avis, écrit-il, la coupable avait ressenti une terreur moins vive à entendre ses accusateurs qu’à écouter ces paroles du Sauveur : « Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre ». Dès que ceux-ci eurent reporté sur eux-mêmes leur attention, ils se reconnurent fautifs et en donnèrent la preuve en s’éloignant : ils laissèrent donc cette femme, souillée d’un grand crime, en présence de celui qui était sans péché.

Elle lui avait entendu dire : « Que celui qui est sans péché lui jette la première pierre ». Aussi s’attendait-elle à une punition de la part de celui en qui l’on n’avait jamais découvert aucun péché. Pour lui, après avoir écarté ses ennemis par le langage de la justice, il leva vers elle des regards pleins de douceur et lui adressa cette question : « Personne ne t’a condamnée ? — Personne, Seigneur », répondit-elle. — Et il ajouta : « Je ne te condamnerai pas non plus ». Parce que tu n’as pas trouvé de péché en moi, tu as craint sans doute de me voir prononcer ta condamnation : eh bien, « je ne te condamnerai pas non plus ».

Eh quoi, Seigneur, approuveriez-vous le péché ? Non certes, il ne l’approuve pas ; car, écoute ce qui suit : « Va, et ne pèche plus à l’avenir ». Le Sauveur a donc prononcé une condamnation ; mais ce qu’il a condamné, c’est le péché, et non le pécheur."

St Augustin
Traité sur l'évangile de saint Jean, 33, 6
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De qui suis-je l'enfant ?

Message non lu par etienne lorant »

Le mardi de la 16e semaine du temps ordinaire

Livre de Michée 7,14-15.18-20.
Tu accordes à Jacob ta fidélité, à Abraham l'amour que tu as juré à nos pères depuis les jours d'autrefois.

Psaume 85(84),2-3.5-6.7-8.
N'est-ce pas toi qui reviendras nous faire vivre
et qui seras la joie de ton peuple ?


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 12,46-50.
Comme Jésus parlait encore à la foule, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler.
Quelqu'un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là dehors, qui cherchent à te parler. » Jésus répondit à cet homme : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, tendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, celui-là est pour moi un frère, une sœur et une mère. »



Pour le peuple de la Bible, le peuple de la promesse, c'est fondamentalement par le sang que se transmet la religion, mais aussi l'héritage promis par Dieu. Tout homme qui se convertit aujourd'hui au judaïsme devra suivre un processus long et difficile, qui lui prendra des années et il devra maintes fois prouver sa valeur. Quant aux juifs orthodoxes, vous pourrez lire comme moi sur wikipedia que : "Les orthodoxes considèrent comme non valables les décisions prises par les autres courants, les conversions au judaïsme qu'ils réalisent et l'autorité de leurs rabbins." Les deux premières lectures considèrent d'ailleurs l'appartenance à la descendance d'Abraham
comme un fondement inaltérable.

Et puis, dans ce court passage, où le lecteur néophyte a l'impression que Jésus semble ne vraiment guère de cas de ses proches, dont Marie, sa mère (certains diraient facilement qu'il lui fait "un affront"),
c'est un bouleversement total qui s'annonce. Désormais, l'appartenance à la famille de Dieu concernera tous les hommes et les femmes de toutes les générations - et chacun d'entre nous directement.

En son fils Jésus, Dieu renouvelle son alliance en l'élargissant à tous les peuples et de tous les temps. A mes yeux, ce qui est admirable, étonnant, ébouriffant dirais-je, c'est que cette révolution soit annoncée à propos de ce qui paraît un tout petit incident - mais dont la description est reprise également par les évangélistes Luc et Marc !


Mais il y a plus à dire.


Ce matin, ce que j'ai ressenti personnellement, c'est la nécessité d'élargir toujours mon propre cœur. Au moment de ma conversion, il s'est produit une véritable rencontre entre la personne du Christ et moi - et j'ai écrit plusieurs fois combien ce fut bouleversant. Mais après toutes ces années, le Jésus que j'avais bien cru pouvoir garder pour moi seul, il est désormais caché dans les autres ! Et parfois, c'est frustrant, douloureux même. Certains soirs, j'éprouve une solitude pénible dont je me dis: "ce n'est pas juste que je la ressente, pourquoi le Seigneur permet-il que je me retrouve ainsi ?" Et je défaille presque en songeant à mon père décédé il y a 4 ans, à ma mère qui a 87 ans, à mes sœurs qui vivent ailleurs, autrement, et paraissent distantes - comme si la famille, çà ne comptait plus. Si je m'endors tout de même dans la paix, c'est pour trois motifs: 1) l'Esprit veut que j'éprouve la solitude humaine où fut Jésus lui-même; 2) le seul moyen de sortir de sa propre misère, ce n'est pas de gémir, mais c'est d'aller à la rencontre de la misère d'autrui; et enfin 3) si j'ai l'Eucharistie, avec l'Eucharistie, j'ai tout.

On pourrait encore parler de toutes ces familles décomposées, puis recomposées... l'attachement aux aïeux, aux racines dans les familles est un train de disparaître. Pour l'individu, ce sera plus désespérant encore, SAUF s'il s'attache bien à Jésus comme "référent" unique de tout l'amour possible... le monde se défait mais se refait dans le Christ.

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Fête de saint Jacques

Message non lu par etienne lorant »

Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 4,7-15.
Mais ce trésor, nous, les Apôtres, nous le portons en nous comme dans des poteries sans valeur ; ainsi, on voit bien que cette puissance extraordinaire ne vient pas de nous, mais de Dieu.
A tout moment, nous subissons l'épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés ; nous sommes désorientés, mais non pas désemparés ;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés ; terrassés, mais non pas anéantis.
Ainsi la mort fait son œuvre en nous, et la vie en vous.
L'Écriture dit : J'ai cru, c'est pourquoi j'ai parlé. Et nous, les Apôtres, animés de cette même foi, nous croyons, nous aussi, et c'est pourquoi nous parlons. Car, nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous. Et tout ce qui nous arrive, c'est pour vous, afin que la grâce plus abondante, en vous rendant plus nombreux, fasse monter une immense action de grâce pour la gloire de Dieu.


Psaume 126(125),1-2ab.2cd-3.4-5.6.
Qui sème dans les larmes
moissonne dans la joie.
Il s'en va, il s'en va en pleurant,
il jette la semence ;
il s'en vient, il s'en vient dans la joie,
il rapporte les gerbes.


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 20,20-28.
« Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire à la coupe que je vais boire ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. »
Il leur dit : « Ma coupe, vous y boirez ; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m'appartient pas de l'accorder ; il y a ceux pour qui ces places sont préparées par mon Père. »
Les dix autres avaient entendu, et s'indignèrent contre les deux frères.
Jésus les appela et leur dit : « Vous le savez : les chefs des nations païennes commandent en maîtres, et les grands font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi : celui qui veut devenir grand sera votre serviteur ; et celui qui veut être le premier sera votre esclave. Ainsi, le Fils de l'homme n'est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude. »


Cy Aelf, Paris

Cet Évangile, en l'occasion de la fête de saint Jacques, qui fut le premier des douze à connaître le martyre (j'ai entendu: douze ans après la résurrection du Christ), m'en a rappelé un autre, dans lequel Jésus les avait prévenus : "« Le disciple n’est pas au-dessus de son maître, ni le serviteur au-dessus de son seigneur. Le disciple doit se contenter d’être comme son maître, et le serviteur d’être comme son seigneur. Si le maître de maison s’est fait traiter de Béelzéboul, ce sera bien pire pour les gens de la maison." Et encore : " Ne craignez pas ceux qui tuent le corps, mais ne peuvent pas tuer l’âme ; craignez plutôt celui qui peut faire périr dans la géhenne l’âme aussi bien que le corps". (En Matthieu, X)

En est-il toujours ainsi aujourd'hui. Peut-être plus en Orient qu'en Occident, diront les grincheux. Car j'ai entendu dire que désormais les prêtres ayant perdu leur réputation dans les affaires de pédophilie, de toute manière plus personne ne les écoute. Mais jusqu'à présent, hors des aveux sans contrainte des prêtres inquiétés, je crois qu'il y a aussi manipulation des informations. (Et la manipulation des informations en vue de nuire, nous savons bien tous qu'elle existe !)

Avant de devenir moi-même "apôtre de la Miséricorde divine", j'ai subi, comme certains le savent déjà, diverses accusations infondées de la part de concurrents dans mes affaires. Et j'ai vu comment les mots me sont sortis de la bouche devant ceux qui voulaient me faire avouer... des choses dont je n'avais pas connaissance. Je ne rappellerai qu'une anecdote. A un enquêteur qui m'avait dit, après avoir découvert que je suis catholique : "N'est-il pas écrit dans votre livre: faute avouée à moitié pardonnée ?", j'ai répondu aussi vite un mot qui m'est comme tombé dans la bouche (et j'assure que j'ai bien senti d'où cela me venait): "Mais non, inspecteur, vous, vous citez un proverbe. Dans le livre, il est écrit autre chose et c'est : "La vérité vous rendra libres". Et comme j'étais lancé, j'ai ajouté: et puisque je vous ai dit la vérité, maintenant je me lève et je rentre chez moi. Et personne ne m'avait retenu.

Quel bonheur, après coup, après des souffrances nerveuses qui ont duré dix ans, d'avoir pu parler comme je l'avais fait ! En effet, j'avais vécu concrètement la Parole qui disait : "Ne vous inquiétez pas de ce que vous direz, car ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'esprit de votre Père qui est en vous". C'était il y a près de vingt ans, mais je m'en souviens comme hier.

Du reste, oui, si un disciple ne souffre pas dans le monde, est-il un disciple ? Il y a bien longtemps que les membres de ma famille m'ont mis à l'écart, pour ne pas dire renié. Sur ces vingt dernières années, j'ai été invité deux fois. Privé de douche et d'eau chaude encore jusqu'à fin août, croyez-vous que j'ai été invité chez l'un ou l'autre pour pouvoir goûter les joies d'un bon bain ? Mais non, bien sûr. En sorte que je dois encore lutter en moi-même pour ne pas laisser un sentiment de rancune grandir en moi.

Toutes ces choses font partie de la vie de témoin de Jésus. Quelle que soit l'époque, les idées du temps ou les personnes. Si vous avez la foi, vous le saurez avec certitude non en faisant un miracle, mais lorsque l'on vous traitera de "cul béni" !!!

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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Mac
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Re: Fête de saint Jacques

Message non lu par Mac »

etienne lorant a écrit :... "Mais non, inspecteur, vous, vous citez un proverbe. Dans le livre, il est écrit autre chose et c'est : "La vérité vous rendra libres". Et comme j'étais lancé, j'ai ajouté: et puisque je vous ai dit la vérité, maintenant je me lève et je rentre chez moi. Et personne ne m'avait retenu. .
Merci pour votre anecdote Etienne, vous avez du être poussé par le Saint Esprit comme à la pentecôte, on n'a pas pu retenir les Saints apôtres sur leur lancé.

Fraternellement en Notre Seigneur Jésus Christ.
etienne lorant
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Re: Fête de saint Jacques

Message non lu par etienne lorant »

Je songeais à saint Jacques et j'ai eu l'idée de regarder ma Bible. L'apôtre n'a laissé qu'une seule épître, mais elle est d'une grande richesse.

Je retiens en premier lieu son discours sur la langue, au chapitre 1, qui est enlevé, descriptif, simple à suivre:

01 Mes frères, ne croyez pas avoir tous la mission d'enseigner : vous le savez bien, nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement.
02 Car nous commettons tous beaucoup de fautes. Si quelqu'un ne commet pas de fautes en paroles, c'est un homme parfait, capable de mettre un frein à tous les instincts de son corps.

03 En mettant un frein dans la bouche des chevaux pour qu'ils nous obéissent, nous dirigeons tout leur corps.
04 Voyez aussi les navires : quelles que soient leur taille et la force des vents qui les poussent, ils sont dirigés par un tout petit gouvernail au gré de celui qui tient la barre.
05 De même notre langue, qui est une si petite partie de notre corps : elle peut se vanter de faire de grandes choses. Voyez encore : une toute petite flamme peut mettre le feu à une grande forêt.
06 La langue aussi est un feu, elle est le monde de la méchanceté ; cette langue est une partie de nous-mêmes, et c'est elle qui contamine le corps tout entier, elle met le feu à toute notre existence, un feu qu'elle tient de l'enfer.
07 Les humains sont arrivés à dompter et à domestiquer toutes les espèces de bêtes et d'oiseaux, de reptiles et de poissons ;
08 mais la langue, aucun homme n'est arrivé à la dompter, vraie peste, toujours en mouvement, remplie d'un venin mortel.
09 Elle nous sert à bénir le Seigneur notre Père, elle nous sert aussi à maudire les hommes, eux qui ont été créés à l'image de Dieu.
10 Bénédiction et malédiction sortent de la même bouche. Mes frères, il ne doit pas en être ainsi.

11 Une source donne-t-elle par le même orifice de l'eau amère et de l'eau douce ?
12 Mes frères, un figuier peut-il donner des olives ? Une vigne peut-elle donner des figues ? Une source d'eau salée ne peut pas davantage donner de l'eau pure.
13 Y a-t-il parmi vous un homme de sagesse et d'expérience ? Qu'il prouve par sa vie exemplaire que la douceur de la sagesse inspire ses actes.

... et il y a, ensuite, au chapitre 2, ce fameux discours sur la foi et les œuvres qui a servi beaucoup et qui servira encore dans les débats entre catholiques et protestants:

14 Mes frères, si quelqu'un prétend avoir la foi, alors qu'il n'agit pas, à quoi cela sert-il ? Cet homme-là peut-il être sauvé par sa foi ?
15 Supposons que l'un de nos frères ou l'une de nos soeurs n'aient pas de quoi s'habiller, ni de quoi manger tous les jours ;
16 si l'un de vous leur dit : « Rentrez tranquillement chez vous ! Mettez-vous au chaud, et mangez à votre faim ! » et si vous ne leur donnez pas ce que réclame leur corps, à quoi cela sert-il ?
17 Ainsi donc, celui qui n'agit pas, sa foi est bel et bien morte,
18 et on peut lui dire : « Tu prétends avoir la foi, moi je la mets en pratique. Montre-moi donc ta foi qui n'agit pas ; moi, c'est par mes actes que je te montrerai ma foi.
19 Tu crois qu'il y a un seul Dieu ? Tu as raison. Les démons, eux aussi, le croient, mais ils tremblent de peur.
20 Pauvre homme, veux-tu une preuve que la foi sans les œuvres ne sert à rien ?
21 Regarde Abraham notre père : Dieu a fait de lui un juste à cause de ses actes, quand il a offert sur l'autel son fils Isaac.
22 Tu vois bien que sa foi était à l’œuvre avec ses actes, et ses actes ont rendu sa foi parfaite.
23 Ainsi s'est accomplie la parole de l'Écriture : Abraham eut foi en Dieu,et de ce fait Dieu estima qu'il était juste,
24 Vous le constatez : l'homme devient juste à cause de ses actes, et pas seulement par sa foi.
25 Il en fut de même pour Rahab, la prostituée ; n'est-ce pas à cause de ses actes qu'elle est devenue juste, en accueillant les envoyés de Josué et en les faisant repartir par un autre chemin ?
26 En effet, comme le corps qui ne respire plus est mort, la foi qui n'agit pas est morte.

Enfin, au chapitre 4 verset 10, je retrouve un mot que j'aime particulièrement:
10 Abaissez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera.

Mais cette épître est brillante dans son ensemble. Elle montre un homme résolu, un vrai 'fils du tonnerre' qui a déjà choisi d'aller jusqu'au bout et de "boire à la coupe du Seigneur".
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Re: Fête de saint Jacques

Message non lu par Mac »

etienne lorant a écrit : Enfin, au chapitre 4 verset 10, je retrouve un mot que j'aime particulièrement:
10 Abaissez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera.

Mais cette épître est brillante dans son ensemble. Elle montre un homme résolu, un vrai 'fils du tonnerre' qui a déjà choisi d'aller jusqu'au bout et de "boire à la coupe du Seigneur".
Joli épitre effectivement Etienne.

Je crois que Saint David dit à peu près ceci qui rejoint le verset que vous citez : "nuits et jours j'ai humilié mon âme devant Toi par le jeûne et la prière"

Fraternellement en Notre Seigneur Jésus Christ.
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