24 juin Fête de la Nativité de Saint Jean-Baptiste

« Que le juste pratique encore la justice, et que le saint se sanctifie encore. » (Ap 22.11)
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24 juin : Saint Jean Baptiste

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Extrait du sermon de Saint Jean-Marie Vianney pour le 24 juin

Mirabilis Deus in sanctis suis.
Dieu est admirable dans ses saints.
(Ps. LXVII, 36.)

Saint Augustin demande pourquoi l'on célèbre la naissance de saint Jean-Baptiste,
tandis que, pour tous les autres saints, la fête ne se célèbre que le jour de leur mort ?
« C'est, nous dit-il, que les autres saints n'ont pas été choisis de Dieu ni avant de
naître, ni même en naissant, mais seulement dans le cours de leur vie, après bien
des combats et des pénitences ; saint Jean-Baptiste, au contraire, a été choisi de Dieu,
non seulement en naissant, mais même avant de naître ; avant de voir le jour, il est
prophète ; il est encore dans le sein de sa mère, que déjà il reconnaît le Sauveur du
monde, lui-même encore dans le sein de la très sainte Vierge. »
Oui, M.F., disons-le, avant que ses yeux fussent ouverts, il contemplait son Dieu et son Sauveur, promis depuis tant de siècles.
Aussi voyons-nous que sa vie a été un prodige continuel. Sa naissance fut semblable à ce beau soleil qui paraît tous les jours,
portant de toute part la joie et la fécondité. Son berceau fut comme une montagne de baume, qui répand ses parfums jusqu'aux
extrémités de la terre. En effet, quand saint Jean vint au monde, tous ses parents, tous ceux des environs étaient ravis
d'admiration ; on les entendait se dire les uns aux autres : « Que va devenir un jour cet enfant ? Vraiment, la main
toute-puissante de Dieu est sur lui » Oui, M.F., de quelque côté que nous considérions ce saint, nous ne voyons rien en lui que
de grand. 1° Il est grand par le nom de Jean qui lui fut donné ; 2° il est grand par les grâces dont le ciel l'a comblé ; 3° il est grand
par la mission que Dieu lui a assignée ; 4° il est grand par les vertus sublimes qu'il a pratiquées ; 5° il est grand devant Dieu ; 6°
il est grand devant les hommes ; 7° enfin, il est grand dans sa mort. N'est-ce pas un abîme de grandeurs ? N'ai-je pas raison de
vous dire qu'on gagnerait tout autant de garder le silence, que de vouloir entreprendre l'éloge d'un si grand saint, tant ses vertus
et ses privilèges sont au-dessus des connaissances d'un mortel ! Oh ! Que de grâces, M.F., nous pouvons obtenir du ciel par sa
protection ! [...]

Source : livres-mystiques.com

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24 juin : Nativité de Saint Jean Baptiste

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PRIERE

O saint Jean-Baptiste,
Illustre Précurseur du Messie,
vous que le Sauveur a proclamé
Le plus grand parmi les enfants des hommes,
Vous avez merveilleusement préparé,
Par votre vie austère,
Pénitente et tout angélique,
Les voies au règne de l'agneau rédempteur.
Nous vous en supplions,
Daignez nous obtenir la grâce
De marcher sur vos pas glorieux
De conserver la foi de nos pères,
De défendre avec zèle les intérêts
De la sainte Église catholique,
Et de réaliser les desseins
De la divine Providence sur chacun de nous,
Afin qu'après l'exil de cette vie,
Nous puissions nous retrouver
Dans la céleste patrie,
Pour y chanter les louanges
Du Roi éternel de tous les peuples,
Pendant les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

Source : nostredame.unblog.fr

Union de prière
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24 juin Nativité de Saint Jean-Baptiste

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PRIERE à SAINT JEAN-BAPTISTE

" Précurseur du Messie, nous partageons la joie que votre naissance apporta au monde. Elle annonçait la propre naissance du Fils de Dieu. Or, chaque année, l'Emmanuel prend vie à nouveau dans l'Eglise et les âmes ; et, pas plus aujourd'hui qu'il y a dix-huit siècles, il ne veut naître sans que vous-même ayez, comme alors, préparé les voies à cette nativité qui donne à chacun de nous son Sauveur. A peine s'achève, au Cycle sacré, la série des mystères qui ont consommé la glorification de l'Homme-Dieu et fondé l'Eglise, que déjà Noël se montre à l'horizon ; déjà, dans son berceau, Jean tressaille et révèle l'approche de l'Enfant-Dieu. Doux prophète du Très-Haut, qui ne pouvez parler encore et déjà, pourtant, dépassez tous les princes de la prophétie, bientôt le désert, comme nous le redirons, semblera vous avoir ravi pour jamais au commerce des hommes. Mais dans les jours de l'Avent, l'Eglise vous aura retrouvé ; elle nous ramènera sans cesse à vos enseignements sublimes, aux témoignages que vous rendrez à Celui qu'elle attend. Dès maintenant, commencez la préparation de nos âmes ; redescendu sur notre terre en ce jour d'allégresse, venu comme messager de la prochaine arrivée du Seigneur, pourriez-vous un instant rester oisif devant l'œuvre immense qui vous incombe en nous ?

Chasser le péché, dompter les vices, redresser les instincts faussés de la pauvre nature déchue : tout cela devrait être accompli sans doute, tout cela serait achevé dès longtemps, si nous avions répondu fidèlement à vos labeurs passés. Il n'est que trop vrai pourtant ; c'est à peine s'il semble, en plusieurs, que le défrichement ait jamais commencé : terres rebelles, où les pierres et les ronces défient vos soins depuis des années. Nous le reconnaissons, dans la confusion de nos âmes coupables : nous confessons nos fautes à vous et au Dieu tout-puissant, comme l'Eglise nous apprend à le faire au début du grand Sacrifice ; mais, en même temps, nous vous prions avec elle d'intercéder pour nous auprès du Seigneur notre Dieu. Vous le proclamiez au désert : de ces pierres mêmes, Dieu peut toujours faire sortir des fils d'Abraham.


Chaque jour, les solennelles formules de l'oblation qui prépare l'immolation sans cesse renouvelée du Sauveur, nous apprennent la part honorable extrêmement puissante qui vous revient dans cet auguste Sacrifice ; votre nom, de nouveau prononcé lorsque la victime sainte est sur l'autel, supplie alors pour nous pécheurs le Dieu de toutes miséricordes. Puisse-t-il, en considération de vos mérites et de notre misère, être propice à la prière persévérante de notre mère l'Eglise, changer nos cœurs, et remplacer leurs attaches mauvaises par les attraits des vertus qui nous vaudront la visite de l'Emmanuel !

A ce moment sacré des Mystères, trois fois invoqué selon la formule même que vous nous avez apprise, l'Agneau de Dieu qui ôte les péchés du monde aura lui-même pitié de nous et nous donnera la paix : cette paix précieuse avec le ciel, avec la terre, avec nous-mêmes, qui nous préparera pour l'Epoux en nous rendant les fils de Dieu (Johan I, 12 ; Matth. V, 9.) selon le témoignage que, chaque jour également, vous renouvelez par la bouche du prêtre au sortir de l'autel. Alors votre joie et la nôtre sera complète, ô Précurseur ; l'union sacrée, dont ce jour de votre nativité renferme pour nous l'espérance déjà si joyeuse, sera devenue, dès cette terre et sous les ombres de la foi, une réalité sublime, en attendant la claire vision de l'éternité."

Source : haudiemecum.hautefort.com

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Sapin
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Re: 24 juin Nativité de Saint Jean-Baptiste

Message non lu par Sapin »

Et en cette fête de la Saint Jean-Baptiste, je voudrais souhaiter bonne fête nationale de la St-Jean à tous mes compatriotes du Québec et tous les francophones du Canada. Je suis bien fier d'avoir saint Jean-Baptiste comme patron pour notre fête nationale.

In Xto :)

:qc: :qc: :qc:

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Nota: J'ai posté mon message ici, car je ne veux pas qu'il soit noyé dans les actualités française!!!
Père Guy

"J'attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir".
credo
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Re: 24 juin Nativité de Saint Jean-Baptiste

Message non lu par ami de la Miséricorde »

Luc, 57-80. Naissance de S. Jean-Baptiste
par Saint Ambroise de Milan


« Elisabeth mit donc au monde un fils, et ses voisins s’unissaient à sa joie.»
La naissance des saints est une joie pour beaucoup, parce que c’est un bien commun : car la justice est une vertu sociale. Aussi à la naissance de ce juste voit-on déjà les marques de ce que sera sa vie, et le charme qu'aura sa vertu est présagé et signifié par l'allégresse des voisins.
Il est heureux que soit mentionné le temps passé par le prophète au sein maternel, sans quoi la présence de Marie n'eût pas été rapportée. Mais il n'est pas question du temps de son enfance, car, la présence du Seigneur l'ayant fortifié dès le sein de sa mère, il n'a pas connu les entraves de l'enfance. Aussi ne lisons-nous dans l'Évangile rien d'autre à son sujet que sa naissance et son témoignage : son tressaillement au sein maternel, sa parole au désert. C'est qu'il n'a jamais connu l'âge de l'enfance, puisqu'élevé au-dessus de la nature, au-dessus de son âge, il a, dès le sein de sa mère, commencé par la mesure de l'âge parfait de la plénitude du Christ (Ephésiens, IV, 13).
« Et sa mère répondit : Non, mais il s'appellera Jean. Et ils lui répondirent : II n'y a personne dans votre parenté à porter ce nom. Ils demandèrent donc par signes à son père comment il voulait qu'on le nommât. Et, prenant des tablettes, il écrivit ces mots : Jean est son nom. Et tous furent étonnés. Et aussitôt sa langue se délia, ses lèvres s'ouvrirent, et il parla pour bénir Dieu. »
Chose remarquable, le saint évangéliste a jugé bon de noter en premier lieu que beaucoup pensaient donner à l'enfant le nom de son père Zacharie : ainsi vous observerez que sa mère n'a pas trouvé déplaisant le nom de quelque étranger, mais que l'Esprit Saint lui a communiqué celui que précédemment l'ange avait annoncé à Zacharie ; muet, celui-ci n'a pu indiquer le nom de son fils à son épouse, mais Elisabeth a appris par révélation ce qu'elle n'avait pas appris de son mari. « Jean, dit-il, est son nom » ; c'est-à-dire : ce n'est pas nous qui lui donnons un nom, puisqu'il a déjà reçu de Dieu son nom. Il a son nom : nous le reconnaissons, nous ne l'avons pas choisi. Les saints ont ce privilège de recevoir de Dieu un nom ; ainsi Jacob est appelé Israël parce qu'il a vu Dieu ; ainsi Notre Seigneur a été appelé Jésus avant sa naissance ; ce n'est pas l'ange, mais son Père qui Lui a imposé ce nom : «Mon fils Jésus, est-il écrit, se manifestera avec ceux qui auront part à sa joie, qui ont été réservés pour les quatre cents années. Et voici qu'après ces années mon fils le Christ mourra et le siècle se convertira » (IV Esdras, VII, 28-30)» Vous le voyez, les anges annoncent ce qu'ils ont entendu, non ce qu'ils ont pris sur eux.
Ne soyez pas surpris si cette femme témoigne d'un nom qu'elle n'avait pas entendu, puisque l'Esprit Saint, qui l'avait confié à l'ange, le lui a révélé. D'ailleurs il ne se pouvait qu'elle ignorât le Précurseur du Seigneur, elle qui avait annoncé le Christ. Et il y avait lieu d'ajouter que personne dans sa parenté ne portait ce nom : vous comprenez ainsi que ce nom ne désigne pas la famille, mais le prophète.
Zacharie à son tour est interrogé par signes ; mais comme son manque de foi l'avait privé de la parole et de l'ouïe, ne pouvant s'exprimer de vive voix, il le fait par la main et par l'écriture ; car « il écrivit ces mots : Jean est son nom » : par où le nom n'est pas donné mais attesté. Et il est juste qu'aussitôt sa langue se soit déliée : enchaînée par l'incrédulité, la foi l'a déliée. Croyons donc, nous aussi, afin de parler (Ps. 115,1), afin que notre langue, enchaînée par les liens de l'incrédulité, se délie en paroles spirituelles. Ecrivons en esprit les mystères si nous voulons parler ; écrivons le messager du Christ « non sur des tables de pierre, mais sur les tables de chair de notre coeur » (II Cor., III, 3). Car parler de Jean, c'est prophétiser le Christ : parlons de Jean, parlons aussi du Christ, afin que nos lèvres à leur tour puissent s'ouvrir, ces lèvres qui, chez un prêtre si grand, étaient, comme pour un animal sans raison, bridées par le mors d'une foi hésitante.
« Et Zacharie son père fut rempli de l'Esprit Saint et prophétisa en ces termes. »
Voyez comme Dieu est bon, prompt à pardonner les péchés : non seulement II rend ce qu'il avait retiré, mais II accorde encore ce qu'on n'espérait pas. Cet homme depuis longtemps muet prophétise : car c'est le comble de la grâce de Dieu que ceux qui l'avaient nié Lui rendent hommage. Que personne donc ne perde confiance ; que personne, à la pensée de ses fautes passées, ne désespère des récompenses divines. Dieu saura modifier sa sentence si vous savez corriger votre faute.
« Et toi, enfant, on t'appellera prophète du Très-Haut. »
II est bien que, dans cette prophétie sur le Seigneur, il adresse la parole à son prophète pour montrer qu'il y a là encore un bienfait du Seigneur : faute de quoi, dans cette énumération des bienfaits généraux, il eût semblé, comme un ingrat, taire ceux qu'il avait reçus, qu'il reconnaissait dans son fils. Mais quelques-uns jugeront peut-être déraisonnable et extravagant d'adresser la parole à un enfant de huit jours. Pourtant, à la réflexion, nous comprenons parfaitement qu'il pouvait, une fois né, entendre la voix de son père, ayant entendu le salut de Marie avant de naître. Prophète, il (Zacharie) savait qu'il est d'autres oreilles pour un prophète, celles qu'ouvrent l'Esprit de Dieu, et non la croissance du corps ; il (Jean-Baptiste) avait le sens pour comprendre, ayant eu le sentiment pour tressaillir.
Remarquez encore combien courte est la prophétie d'Elisabeth, combien étendue celle de Zacharie. Pourtant l'un et l'autre parlaient de la plénitude de l'Esprit Saint ; mais le bon ordre était respecté, qui demande à la femme d'être plus appliquée à s'instruire des choses divines qu'à les enseigner. Aussi avons-nous peine à trouver une femme qui ait prophétisé plus longuement que la Mère du Seigneur. Même la prophétesse Marie, sœur d'Aaron, comme elle a vite terminé son cantique ! (Ex., XV, 20 sqq.) au lieu que, le jour où elle parla plus longuement en compagnie de son frère, elle ne manqua pas d'être châtiée de ses propos (Nombres, XII, 1 sqq.).

Source : livres-mystiques.com

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Sermon de Saint Augustin pour la fête de la Nativité de Saint Jean-Baptiste
http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saint ... an/288.htm

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