Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2011-2012)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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etienne lorant
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Le débat entre Justice et Miséricorde

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Premier livre des Rois 21,17-29.
La parole du Seigneur fut adressée au prophète Élie :
« Lève-toi, va trouver Acab, qui règne sur Israël à Samarie. Il est en ce moment dans la vigne de Naboth, où il s'est rendu pour en prendre possession.
Tu lui diras : 'Ainsi parle le Seigneur : Tu as commis un meurtre, et maintenant tu prends possession. C'est pourquoi, ainsi parle le Seigneur : À l'endroit même où les chiens ont lapé le sang de Naboth, les chiens laperont ton sang à toi aussi. ' »
Acab dit à Élie : « Tu m'as donc retrouvé, toi, mon ennemi ! » Élie répondit : « Oui, je t'ai retrouvé. Puisque tu t'es déshonoré en faisant ce qui est mal aux yeux du Seigneur,
je vais faire venir sur toi le malheur : je supprimerai ta descendance, j'exterminerai tous les mâles de ta maison, esclaves ou hommes libres.
Je ferai à ta maison ce que j'ai fait à celle de Jéroboam, et à celle de Baasa, tes prédécesseurs, car tu as provoqué ma colère et fait pécher Israël.
Et le Seigneur a encore cette parole contre Jézabel : 'Les chiens dévoreront Jézabel sous les murs de la ville d'Isréel ! '
Celui de la maison d'Acab qui mourra dans la ville sera dévoré par les chiens ; celui qui mourra dans la campagne sera dévoré par les oiseaux du ciel. »
On n'a jamais vu personne se déshonorer comme Acab en faisant comme lui ce qui est mal aux yeux du Seigneur, sous l'influence de sa femme Jézabel.
Il s'est conduit d'une manière abominable en s'attachant aux idoles, comme faisaient les Amorites que le Seigneur avait chassés devant les Israélites.
Quand Acab entendit les paroles prononcées par Élie, il déchira ses habits, se couvrit le corps d'un vêtement de pénitence ; et il jeûnait, il gardait le vêtement de pénitence pour dormir, et il marchait lentement.
Alors la parole du Seigneur fut adressée à Élie :
« Tu vois comment Acab s'est humilié devant moi ! Puisqu'il s'est humilié devant moi, je ne ferai pas venir le malheur de son vivant ; c'est sous le règne de son fils que je ferai venir le malheur sur sa maison.


Psaume 51(50),3-4.5-6ab.11.16.

Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour,
selon ta grande miséricorde, efface mon péché.
Lave-moi tout entier de ma faute,
purifie-moi de mon offense.

Oui, je connais mon péché,
ma faute est toujours devant moi.
Contre toi, et toi seul, j'ai péché,
ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait.

Détourne ta face de mes fautes,
enlève tous mes péchés.
Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur,
et ma langue acclamera ta justice.



Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,43-48.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent,
afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.



Lorsque le roi Acab rencontre Élie et entend de sa bouche la sentence que Dieu a prononcée contre lui - à cause de sa faute, il ne se rebelle pas, il comprend que c'est justice et aussitôt, il se met à faire pénitence. Son attitude touche le cœur de Dieu, mais ne peut épuiser sa Justice. C'est comme un règle implacable: le mal qui a été fait doit être châtié. Toute trace doit en être lavée. Si ce n'est par l'homme qui se repent, alors c'est par sa descendance. C'est ainsi que nos fautes portent leurs fruits amers au devant de nous; c'est ainsi que nous-mêmes, sans doute, portons les traces des fautes de nos aïeux. (Évidemment, la plupart s'exclament: "Quelle religion de débiles !"... Mais il suffit de voir comment évolue ce monde qui a renié Dieu...).

Le Psaume de ce jour, c'est le Miserere, la prière que David éleva lorsque le prophète Nathan lui dévoila ce qu'il avait cru pouvoir cacher: il avait mourir Urie, son fidèle soldat, afin de lui prendre sa femme. A cause de son repentir, David sauva sa vie, mais l'enfant né de l'infidélité mourut au bout de sept jours.

Si tel est le sort des pécheurs que nous sommes, qu'est-ce qui nous sauvera ! C'est à cela que répond Jésus: seule la promotion, seule l'élévation, dans nos vies, de l'amour du prochain, peut désarmer la justice divine. Seule la miséricorde réellement pratiquée, nous sauvera de la justice divine. Il s'agit donc d'aimer comme Dieu aime, non pas seulement ceux et celles qui nous ressemblent et qui nous veulent du bien, mais ceux qui nous sont différents, qui ne nous connaissent pas et qui nous causent des torts.

Ainsi, dans l'histoire du l'humanité, les saints et les saintes, par le don d'eux-mêmes, ont fait beaucoup plus pour rétablir la paix que tous les traités signés par leurs dirigeants. Il y aurait toute une autre histoire à écrire, l'histoire derrière l'histoire, l'histoire humaine telle qu'elle est vue d'En-Haut. A mes yeux, il ne fait aucun doute que si de tels livres d'histoire étaient écrits, leur contenu nous laisserait stupéfaits ! Globalement l'humanité dérive vers le chaos ... peut-être depuis l'invention des machines ? On a dit : "Avec les machines, l'homme sera enfin libre !" Mais il n'a jamais été plus enchaîné qu'il l'est de ce temps. Mais puisse le Seigneur, aujourd'hui même, me donner d'accomplir un geste de miséricorde, que ce soit par le geste, par la parole ou par la prière. Béni soit le temps de Dieu !


.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Mac
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Re: Le débat entre Justice et Miséricorde

Message non lu par Mac »

Bonjour Etienne,

Merci pour ton commentaire très intéressant comme toujours.
Dans la première partie tu parles de la justice de Dieu qui va frapper sur plusieurs générations. Et il est vrai que l'ancien testament nous apprend cela malheureusement comme tu le dis c'est un peu comme une règle implacable. On peut penser par exemple aux maladies génétiques, ou bien à des évènements de la vie; Untel va reproduire les mêmes mauvaises œuvres que ses parents etc. C'est peu être pour cela que Saint Padre Pio passait ses journées au confessionnal.

Fraternellement notre Seigneur Jésus Christ.
etienne lorant
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Re: Le débat entre Justice et Miséricorde

Message non lu par etienne lorant »

Mac a écrit :Bonjour Etienne,
C'est peut être pour cela que Saint Padre Pio passait ses journées au confessionnal.
Fraternellement notre Seigneur Jésus Christ.
Oui, c'est vraiment bien dit. Je me demande : la rencontre entre Padre Pio et le curé d'Ars, a dû faire des étincelles au Ciel, si c'est possible !

:clap: :clap: :clap: :clap: :clap:
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Véronique Belen
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Re: Le débat entre Justice et Miséricorde

Message non lu par Véronique Belen »

Le titre mériterait un débat un peu plus élevé.

Personnellement, c'est sur l'équilibre entre Justice et Miséricorde en Dieu que j'achoppe le plus.
Méditer l'Evangile d'aujourd'hui et le recevoir comme parole du Christ ne m'empêche pas de me poser des questions récurrentes.

Certes, il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes, cela est bien vrai et nous ne pouvons que le constater tous les jours, et d'ailleurs "la pluie" sous toutes ses formes d'avantages terrestres tombe plutôt bien davantage sur les injustes que sur les justes. Telle est la réalité du monde terrestre, et dans la foi, nous pouvons l'accepter comme un état de fait qui ne présage en rien de ce que sera la rétribution de chacun dans le Royaume du Christ. Gageons qu'il saura, lui, rendre aux justes ce dont les injustes les ont privés pendant leur vie terrestre.

Reste la question de l'amour des ennemis.
Je dis bien volontiers, tous les jours "Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi, à ceux qui nous ont offensés". Et en le disant, je me repasse le film de ma journée, en veillant bien à accorder un pardon intérieur à qui m'a offensée. Et les occasions d'être offensée ne manquent pas dans ma vie. J'essaie aussi de ne pas oublier mes propres offenses.

J'aimerais qu'une helléniste comme Fée Violine nous en dise un peu plus long sur le sens du mot "offense" dans la version originale du "Notre Père."

Car une notion sur laquelle j'achoppe dans "l'amour des ennemis", c'est de pardonner à qui ne m'a pas offensée moi directement, mais mon prochain. De quel droit vais-je lui pardonner, moi ?

Je prends des exemples très concrets : si un individu violait une de mes filles, la détruisant psychiquement pour toujours, je ne crois pas que je lui pardonnerais. Je devrais porter ma propre douleur, mais ma fille encore bien plus.
Si un de mes élèves était victime d'un chauffard ou d'un meurtrier, je ne crois pas que je lui pardonnerais. Ce serait faire peu de cas du désespoir de ses parents - à vie.
Quand j'apprends un meurtre dû à la haine raciale, qui suis-je, moi, pour le pardonner ?
Quand un dictateur compte des victimes sans nombre, vais-je me mettre à l'aimer même si lui ne m'aime pas ? En quoi suis-je atteinte par son ignominie ?

Entre Justice et Miséricorde, on peut débattre.
Personnellement, je ne peux croire que la miséricorde de Dieu absolve et console celui qui n'a pas eu - et n'aura peut-être jamais - l'occasion de s'amender de sa faute par réparation sur sa victime tant qu'elle est en vie, avec toute sa douleur, dans le monde...
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Le chemin du secret - vers une porte étroite

Message non lu par etienne lorant »

Deuxième livre des Rois 2,1.6-14.
Voici comment le Seigneur enleva Élie au ciel dans un ouragan. Ce jour-là, Élie et Élisée étaient partis de Guilgal.
Une troisième fois, Élie dit à Élisée : « Arrête-toi ici ; moi, le Seigneur m'envoie au Jourdain. » Mais Élisée répliqua : « Par le Seigneur qui est vivant, et par ta vie, je ne te quitterai pas. » Ils continuèrent donc tous les deux.
Cinquante frères-prophètes, qui les avaient suivis, s'arrêtèrent à distance, pendant que tous deux se tenaient au bord du Jourdain.
Élie prit son manteau, le roula et en frappa les eaux, qui s'écartèrent de part et d'autre. Ils traversèrent tous deux à pied sec.
Pendant qu'ils passaient, Élie dit à Élisée : « Dis-moi ce que tu veux que je fasse pour toi avant d'être enlevé loin de toi. » Élisée répondit : « Que je reçoive une double part de l'esprit que tu as reçu ! »
Élie reprit : « Tu demandes quelque chose de difficile : tu l'obtiendras si tu me vois lorsque je serai enlevé loin de toi. Sinon, tu ne l'obtiendras pas. »
Ils étaient en train de marcher tout en parlant lorsqu'un char de feu, avec des chevaux de feu, les sépara, et Élie monta au ciel dans un ouragan.
Élisée le vit, et il se mit à crier : « Mon père !... Mon père !... Char d'Israël et ses coursiers ! » Puis il cessa de le voir. Il saisit ses vêtements et les déchira en deux.
Il ramassa le manteau qu'Élie avait laissé tomber, il revint et s'arrêta sur la rive du Jourdain.
Avec le manteau d'Élie, il frappa les eaux, mais elles ne s'écartèrent pas. Élisée dit alors : « Où est donc le Seigneur, le Dieu d'Élie ? » Il frappa encore une fois, les eaux s'écartèrent, et il traversa.


Psaume 31(30),20.21.24ab.25.
Qu'ils sont grands, tes bienfaits !
Tu les réserves à ceux qui te craignent.
Tu combles, à la face du monde,
ceux qui ont en toi leur refuge.

Tu les caches au plus secret de ta face,
loin des intrigues des hommes.
Tu leur réserves un lieu sûr,
loin des langues méchantes.

Aimez le Seigneur, vous, ses fidèles :
le Seigneur veille sur les siens ;
Soyez forts, prenez courage,
vous tous qui espérez le Seigneur !


Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,1-6.16-18.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Si vous voulez vivre comme des justes, évitez d'agir devant les hommes pour vous faire remarquer. Autrement, il n'y a pas de récompense pour vous auprès de votre Père qui est aux cieux.
Ainsi, quand tu fais l'aumône, ne fais pas sonner de la trompette devant toi, comme ceux qui se donnent en spectacle dans les synagogues et dans les rues, pour obtenir la gloire qui vient des hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu fais l'aumône, que ta main gauche ignore ce que donne ta main droite,
afin que ton aumône reste dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.
Et quand vous priez, ne soyez pas comme ceux qui se donnent en spectacle : quand ils font leurs prières, ils aiment à se tenir debout dans les synagogues et les carrefours pour bien se montrer aux hommes. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.
Et quand vous jeûnez, ne prenez pas un air abattu, comme ceux qui se donnent en spectacle : ils se composent une mine défaite pour bien montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Amen, je vous le déclare : ceux-là ont touché leur récompense.
Mais toi, quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage ;
ainsi, ton jeûne ne sera pas connu des hommes, mais seulement de ton Père qui est présent dans le secret ; ton Père voit ce que tu fais dans le secret : il te le revaudra.


Les textes de la Liturgie de ce jour rendent manifeste comme elle est réelle la marge (ou élevée la marche à franchir), entre un 'frère prophète' et un prophète, entre un fidèle pratiquant et un religieux accompli. Élisée, n'hésite pas à demander à Élie la double part d'esprit de son maître. En Israël, à l'époque, la double-part d'héritage est celle qui était réservée au frère aîné, celui sur lequel avait pesé doublement l'éducation - toujours en vue de la transmission de l'héritage familial, lequel ne comprenait pas uniquement les biens matériels, mais aussi la réputation de la famille. "C'est quelque chose de difficile que tu demandes !", lui répond Élie. Difficile, mais dans quel sens: difficile à donner ou difficile à recevoir... la réponse est que l'héritage d'esprit d'un Élie est beaucoup plus facile à donner qu'à recevoir. Et donc, Élisée, avant d'être comme son maître spirituel, devra passer par les mêmes épreuves. Je sais que cette analyse est correcte car j'en trouve confirmation dans le texte: Élisée constate tout de suite qu'il ne suffit pas d'avoir le manteau d’Élie pour franchir le Jourdain à pieds secs: c'est d'abord la foi d’Élie qu'il est nécessaire ! Il y réussit finalement après avoir invoqué Dieu - mais la difficulté est montrée.

Tout ce travail d'apprentissage de la foi - qui est en fait l'acceptation par le fidèle des épreuves auxquelles le Seigneur le soumettra afin d'élever sa foi, fait l'objet de la prière du Psaume qui suit:
Tu les caches au plus secret de ta face,
loin des intrigues des hommes.
Tu leur réserves un lieu sûr,
loin des langues méchantes.
On devine bien le labeur spirituel qui s'effectue dans le secret des couvents, dans le cœur des élus... qui sont d'abord déroutés et dépouillé de toutes leurs idées préconçues à propos de la sainteté, qui font l'apprentissage de la soumission sans réserve, et subissent l'effacement de l'ego: un parcours difficile de dépouillement qui fait songer au sort de la graine profondément enfouie dans la bonne terre - car il faut qu'elle y meure avant de grandir et devenir un arbre.

Jésus reprend cette pédagogie de la foi en employant le même "secret" de la face du Père. Qu'il s'agisse de la prière, de l'aumône ou du jeûne, il faut pratiquer les trois dans le secret. Jusqu'à quel point ? En me fiant à ce que révèle le "Petit Journal"de sainte Faustine : jusqu'au point où l'expérience de la "nuit de l'âme" devient comme une agonie. Selon ma compréhension personnelle, la majeure partie des fidèles ne deviendront à l'image des saints qu'au moment de leur agonie et de leur mort. Et leur sainteté reste dans le secret du Père.
Est-ce que je dis des choses dures, inacceptables ? Je me souviens de ma tante Thérèse décédée d'un cancer qui avait dit sur son lit de mort: "Je ne pensais pas que l'offrande de nos souffrances étaient aussi utiles au Seigneur" - et je me souviens bien sûr de mon père quelques jours avant son décès. Il s'était battu contre l'acharnement thérapeutique jusqu'à obtenir qu'on lui retire les sondes du nez et de la bouche. "Maintenant, je suis heureux !" Et d'après le témoignage de ma mère, cette dernière parole avait été accompagnée d'un "immense sourire".

N'est-ce pas que chacun(e) d'entre nous ressent l'effort qu'il y aura, moins à fournir qu'à supporter, qu'à accepter ?

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Re: Le débat entre Justice et Miséricorde

Message non lu par etienne lorant »

Véronique Belen a écrit :Personnellement, je ne peux croire que la miséricorde de Dieu absolve et console celui qui n'a pas eu - et n'aura peut-être jamais - l'occasion de s'amender de sa faute par réparation sur sa victime tant qu'elle est en vie, avec toute sa douleur, dans le monde...
Je le crois pourtant : c'est ce qui est advenu au "bon larron" et qui était un bandit de grand chemin comme l'autre bandit crucifié en même temps que lui. "En vérité, je te le dis : aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis.

De nos jours (il faudrait faire une recherche à ce sujet), le cas de parents qui, devant les juges, ont déclaré qu'étant croyants, ils pardonnaient au meurtrier de leur enfant... a fait des remous dans la presse. Un film canadien intitulé "Le pardon" est fondé sur un authentique pardon, et j'avoue que j'aurais eu moi-même difficile, mais voilà, c'est ici :
http://www.dionysos.ca/articles/pardon/ ... 141192.htm


Il me vient encore en mémoire l'histoire de Jack Fesh. Converti en prison puis exécuté, et qui a laissé ce livre :


Image


En rupture avec son environnement immédiat, en quête d'évasion et d'horizons lointains, il projette d'acheter un voilier. Le 25 février 1954 à Paris, il attaque le changeur Silberstein pour lui voler des pièces d'or, et tente de l'assommer. Mais la victime a le temps d'appeler à l'aide, et Fesch est poursuivi dans la rue par un agent de police, Jean-Baptiste Vergne. Perdant ses lunettes dans sa fuite, Fesch, malgré sa forte myopie, se retourne et tire au jugé de la poche de son imperméable2 touchant en plein cœur le policier qui décède. Fesch est arrêté quelques minutes plus tard dans le métro.

En décembre 1993, le cardinal Lustiger, archevêque de Paris, ouvre l'enquête préliminaire à la béatification de Jacques Fesch : « J'espère, a-t-il dit, qu'il sera un jour vénéré comme une figure de sainteté. »

On trouve en Matthieu 10,37 une "exigence" de Jésus qui paraît diviser les familles, mais c'est pour mieux la rassembler en Lui : "Jésus disait à ses disciples : «Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi, n’est pas digne de moi ; celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi, n’est pas digne de moi." En ce qui me concerne personnellement, ayant un membre de ma famille baptisée et confirmée, puis ayant apostasié, devenue athée, anti-cléricale et désormais bouddhiste... je comprends dans ma douleur même que je dois confier cette âme à Jésus continuellement dans ma prière.


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Re: Le débat entre Justice et Miséricorde

Message non lu par Véronique Belen »

Vous répondez un peu à côté de ma question, Etienne.
Trouvez-moi dans l'Evangile un exemple de violeur, d'assassin d'enfant, de dictateur, de criminel par haine raciale qui rencontre la miséricorde de Jésus alors que la victime continue à vivre un calvaire insoutenable, et nous pourrons poursuivre le débat.
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Re: Le débat entre Justice et Miséricorde

Message non lu par Mac »

Véronique Belen a écrit :Vous répondez un peu à côté de ma question, Etienne.
Trouvez-moi dans l'Evangile un exemple de violeur, d'assassin d'enfant, de dictateur, de criminel par haine raciale qui rencontre la miséricorde de Jésus alors que la victime continue à vivre un calvaire insoutenable, et nous pourrons poursuivre le débat.
Bonjour ma soeur,

Je ne sais pas si Etienne trouvera des exemples mais il faut tenir compte de ce que dit Dieu à mon sens. Jésus dit que "tout péché sera pardonné sauf le blasphème contre le Saint Esprit". Pouvons nous remettre en cause Sa parole, ce serait pour ma part folie humaine. Oui, la miséricorde de Dieu est bien plus grande que nos yeux et notre propre miséricorde car je pense que Sa justice dépasse l'entendement humain. De quelle justice s'agit-il? Le Christ ressuscité en parle. Oh des enfantillages, des contes pour faire peur les petits enfants. Jésus Christ n'est point venu sauvé notre chair périssable mais nos âmes et afin d'accomplir cela Il a connu un mort atroce et infâme du calvaire. Il a plu à Dieu qu'il en soit ainsi car dit le Seigneur Dieu Jésus de Nazareth Dieu a tant aimé les hommes qu'Il a voulu que quiconque croit en son nom soit sauvé". Je comprends votre manière d'aborder la miséricorde, d'avoir quelque difficulté à dépasser ce niveau humain mais s'il fallait rester au niveau humain Dieu aurait dressé une armé bien humaine pour sauvé les hommes. Or c'est par la Sainte Croix que Jésus sauve car comme Lui, il viendra un moment ou nous remettrons notre esprit entre les mains du Père qui est au ciel. Alors la justice pourrait être bien autre que celle des hommes.

Que Dieu vous préserve des épreuves qui seraient au delà de vos forces.

Fraternellement en Notre Seigneur Jésus Christ.
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lmx
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Re: Le débat entre Justice et Miséricorde

Message non lu par lmx »

Car une notion sur laquelle j'achoppe dans "l'amour des ennemis", c'est de pardonner à qui ne m'a pas offensée moi directement, mais mon prochain. De quel droit vais-je lui pardonner, moi ?
la pardon a une signification personnelle, quelqu'un qui ne vous à rien fait personnellement n'est pas votre ennemi et vous n'avez pas à le pardonner.

si cela peut vous aider, il est question dans matthieu 5,44 où il est dit "aimez vos ennemis", d'ennemis personnels (ekhtros, inimicus en latin) et non pas d'ennemis publics ou politiques (polemos/hostes).
Ainsi, il n'y a aucun sens à pardonner un ennemi contre lequel une communauté tout entière en guerre par exemple.
Je prends des exemples très concrets : si un individu violait une de mes filles, la détruisant psychiquement pour toujours, je ne crois pas que je lui pardonnerais. Je devrais porter ma propre douleur, mais ma fille encore bien plus.
pourtant, dans ce cas il le faudrait, mais c'est évidemment plus facile à dire qu'à faire. Il est clair que "l'amour des ennemis" est une démarche spirituelle très haute qui dépasse de très loin la simple attitude sentimentale, naturelle. La nature laissée à elle seule sans le secours de la grâce ne peut pas se dépasser.



Dans la "chaîne d'or" les commentateurs disent plusieurs reprises que l'amour des ennemis c'est la perfection, pourquoi ? Parce qu'il s'agit d'un acte de charité qui relève du domaine spiritual et non du domaine de l'amour naturel. La charité étant selon le catéchisme l’âme de la sainteté à laquelle tous sont appelés : " Elle dirige tous les moyens de sanctification, leur donne leur âme et les conduit à leur fin" d'autre part, la charité est le "Fruit de l’Esprit et plénitude de la loi, la charité garde les commandements de Dieu et de son Christ" (Catéchisme art1824)"

La glose : Aimer celui qui nous aime, c'est un sentiment que la nature inspire ; aimer notre ennemi c'est un acte de pure charité
St Augustin : Mais ce sont là les vertus des enfants de Dieu qui ont atteint la perfection

Quand on transpose et abaisse la charité au plan de la nature, et qu'on la réduit à un sentiment naturel, alors on ne s'imagine pas pouvoir pardonner à ses ennemis.
Laissé à moi même, à ma seule nature très imparfaite, je ne pense pas pouvoir pardonner à quelqu'un qui tuerait un membre de ma famille, sur le coup j'aurais probablement envie de me venger, mais si j'ai la charité alors tout est possible.
Dernière modification par lmx le mer. 20 juin 2012, 15:01, modifié 2 fois.
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Véronique Belen
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Re: Le débat entre Justice et Miséricorde

Message non lu par Véronique Belen »

pourtant, dans ce cas il le faudrait,

Pourquoi, dans ce cas, le faudrait-il ? Je ne pourrais pas pardonner un crime commis contre ma fille, non parce que c'est ma fille, mais parce que ce serait à elle d'en porter les terribles conséquences toute sa vie.

Votre réaction me conforte dans cette idée que les sociétés patriarcales, et par conséquent l'Eglise - et c'est encore beaucoup plus marqué dans d'autres religions qui considèrent la femme comme moindre - ont toujours eu tendance à minimiser le crime de viol. Mansuétude naturelle des hommes pour les hommes...

Etienne citait plus haut le cas du péché de David. Je crois qu'il y a un aspect de son péché que l'on occulte beaucoup, c'est la place de Bethsabée dans l'histoire. Bethsabée, épouse fidèle, est surprise se baignant par David. Elle est belle. Aucun crime en cela.
Elle va subir l'ordre arbitraire d'un roi de se soumettre à des relations adultères avec lui. Tout laisse à penser qu'elle n'était pas consentante mais contrainte en tant que sujette du royaume.
Elle tombe enceinte et cela ne peut pas être de son mari, qui est à la guerre. David va poursuivre dans son ignominie en le faisant tuer, puisque Urie refuse de s'unir à sa femme quand il le fait rappeler près d'elle.
L'enfant mourra. C'est encore Bethsabée qui paie le prix fort du crime de David.
Peut-être s'est-il quelque peu amendé de toute cette succession de fautes en prenant Bethsabée pour épouse et en faisant de ses enfants ses héritiers.

Je crois qu'il est temps de ne plus lire la Bible uniquement avec un regard d'homme.
Et d'avoir moins de complaisance pour les péchés extrêmes liés à leur propre potentiel d'iniquité.
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lmx
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Re: Le débat entre Justice et Miséricorde

Message non lu par lmx »

Votre réaction me conforte dans cette idée que les sociétés patriarcales, et par conséquent l'Eglise - et c'est encore beaucoup plus marqué dans d'autres religions qui considèrent la femme comme moindre - ont toujours eu tendance à minimiser le crime de viol. Mansuétude naturelle des hommes pour les hommes...

Je crois qu'il est temps de ne plus lire la Bible uniquement avec un regard d'homme.

Votre réaction est purement et simplement minable. Ce genre de réaction me fait intérieurement bouillir.
Voilà je me laisse aller à la colère, et c'est très naturel d'autant qu'en ce moment je suis sec comme la pierre.

Si vous voulez récrire l'évangile libre à vous, mais je vous interdit de me réduire à cette vision caricaturale que vous vous faites des hommes. Fin de la discussion pour moi.
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lmx
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Re: Le débat entre Justice et Miséricorde

Message non lu par lmx »

Ce message est si haineux et méchant. C'est à peine si on m'accuse de défendre le viol !
C'est scandaleux .... il y en a qui ont quitté le forum pour moins que ça.
etienne lorant
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Re: Le débat entre Justice et Miséricorde

Message non lu par etienne lorant »

Véronique Belen a écrit :Je crois qu'il est temps de ne plus lire la Bible uniquement avec un regard d'homme. Et d'avoir moins de complaisance pour les péchés extrêmes liés à leur propre potentiel d'iniquité.
L'histoire de sainte Maria Goretti est toute féminine et son martyre et son pardon aussi. Et forcément sa contemplation de Jésus dans l’Écriture :

Maria naquit dans le petit village de Corinaldo, le 16 octobre 1890, troisième d’une famille de sept enfants. En 1899, son père, cultivateur pauvre, déménagea dans une ferme au bord de la Méditerranée, près de Nettuno. Il mourut peu de temps après, laissant six enfants à nourrir.

Assunta, son épouse, décida de continuer la rude tâche à peine commencée et confia la garde des petits à Maria, âgée alors que de neuf ans. La petite fille d’une maturité précoce devint très vite une parfaite ménagère. Le jour de la Fête-Dieu, elle communia pour la première fois avec une ferveur angélique. Elle s’appliquait avec délices à la récitation quotidienne du chapelet. Maria Goretti ne put apprendre à lire, car la pauvreté et l’éloignement du village l’empêchèrent de fréquenter l’école.

La pieuse enfant ne tint cependant aucun compte des difficultés et des distances à parcourir lorsqu’il s’agissait de recevoir Jésus dans le Saint Sacrement. « Je puis à peine attendre le moment où demain j’irai à la communion », dit-elle l’après-midi même où elle allait sceller de son sang sa fidélité à l’Epoux des vierges.

Les Serenelli, proches voisins de la famille Goretti, étaient des gens serviables et honnêtes, mais leur fils Alessandro se laissait entraîner par des camarades corrompus et des lectures pernicieuses. Il venait aider la famille Goretti pour des travaux agricoles trop pénibles. Maria l’accueillait, reconnaissante, trop pure pour se méfier. Ce jeune homme ne tarda pas à lui tenir des propos abjects, en lui défendant de les répéter. Sans bien comprendre le péril qui la menaçait et craignant d’être en faute, Maria avoua tout à sa mère. Avertie d’un danger qu’elle ignorait, elle promit de ne jamais céder.

Alessandro Serenelli devenait de plus en plus pressant, mais prudente, l’adolescente s’esquivait le plus possible de sa présence. Furieux de cette sourde résistance, le jeune homme guettait le départ de la mère pour pouvoir réaliser ses desseins pervers.

L’occasion tant attendue se présenta le matin du 6 juillet. Alessandro se précipita brutalement sur Maria, alors seule et sans défense. Brandissant sous ses yeux un poinçon dont la lame acérée mesurait 24 centimètres, il lui fit cette menace : « Si tu ne cèdes pas, je vais te tuer ! » La jeune chrétienne s’écria : « Non ! c’est un péché, Dieu le défend ! Vous iriez en enfer ! » Déchaîné par la passion, n’obéissant plus qu’à son instinct, l’assassin se jette sur sa proie et la laboure de quatorze coups de poinçon.

Lorsqu’Assunta est mise au courant du drame, Maria git mourante à l’hôpital de Nettuno. Le prêtre au chevet de la martyre, lui rappelle la mort de Jésus en croix, le coup de lance et la conversion du bon larron : « Et toi, Maria, pardonnes-tu ? lui demanda-t-il. — Oh, oui ! murmura sans hésitation la douce victime, pour l’amour de Jésus, qu’il vienne avec moi au Paradis. » Les dernières paroles que la Sainte prononça au milieu d’atroces douleurs, furent celles-ci : « Que fais-tu Alessandro ? Tu vas en enfer ! » et comme elle se détournait dans un ultime effort, son coeur cessa de battre.

Le 24 juin 1950, le pape Pie XII canonisait Maria Goretti, martyre à douze ans pour avoir défendu sa pureté jusqu’à la mort. Dans son allocution, le Saint-Père déclarait : « Elle est le fruit mûr d’une famille où l’on a prié tous les jours, où les enfants furent élevés dans la crainte du Seigneur, l’obéissance aux parents, la sincérité et la pudeur, où ils furent habitués à se contenter de peu, toujours disposés à aider aux travaux des champs et à la maison, où les conditions naturelles de vie et l’atmosphère religieuse qui les entouraient les aidaient puissamment à s’unir à Dieu et à croître en vertu. Elle n’était ni ignorante, ni insensible, ni froide, mais elle avait la force d’âme des vierges et des martyrs, cette force d’âme qui est à la fois la protection et le fruit de la virginité. »

http://viechretienne.catholique.org/sai ... ia-goretti
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Véronique Belen
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Re: Le débat entre Justice et Miséricorde

Message non lu par Véronique Belen »

A chaque fois qu'on aborde la question du viol dans l'Eglise catholique, on nous ressort l'histoire de Maria Goretti. Ça finit par être lassant.
Sachez, Etienne qui n'êtes pas une femme et dans les bras duquel aucune femme violée n'a certainement jamais pleuré, que le plus grand regret de la plupart des femmes violées, c'est de ne pas être mortes en même temps, tant est crucifiant leur parcours de vie par la suite...
www.histoiredunefoi.fr
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Re: Le débat entre Justice et Miséricorde

Message non lu par etienne lorant »

Véronique,

Je vous sens en colère et je crois qu'il est préférable que je me retire de ce fil. Puisse le Seigneur vous accorder la sérénité.

Etienne
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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