Concernant Isa, il est évident que ce n'est pas Yéshua. Le Isa islamique est moins éloigné du Jésus des gnoses ou des apocryphes. Mais Ledisciple l'a déjà expliqué à maintes reprises, et saura s'il le faut, corriger ce qui suit.
Mais les musulmans sont persuadés que c'est les autres qui font erreurs et qu'ils ont pris en vérités des mensonges sur "le fils de Maryam".
Souvent on a le droit aux argumentaires boiteux...
Affirmer qu'il n'a pas été crucifié n'a rien d'une originalité " Nestorianisme/Docétisme hérétique" ne disait pas autre chose, avec des nuances bien sûr.
Léonce de Byzance, théologien byzantin du VIe siècle écrit que les nestoriens ne voient presque dans le Christ que l'homme alors que les les monophysites tombent dans l’excès inverse.
Les basilidiens, secte gnostique paléochrétienne :Simon crucifié par erreur est le symbole de toute une mauvaise compréhension de la crucifixion selon les basilidiens. Voir « L'Évangile de Judas et la tradition basilidienne ».
On peut aussi regarder le cas du converti à l'islam de la première heure, l'ébionite Waraqah ibn Nawfal, que la tradition islamique présente comme un très "
grand connaisseur des écritures chrétiennes"... , ébionites qui voyaient dans Jésus la réalisation de l’attente messianique des juifs dans la continuité de l’Ancien Testament, ils s’opposaient vivement à Saint Paul était, à leur goût, beaucoup trop marqué par la culture héllénistique et à sa conception du salut universel. Les ébionites enseignaient en effet que le salut passe essentiellement par le respect de la loi juive.
«
Ils pratiquent la circoncision et persévèrent dans les coutumes légales et dans les pratiques juives, au point d'aller jusqu'à adorer Jérusalem, comme étant la maison de Dieu. » ( Saint Irénée , Contre les Hérésies Livre I )
Selon certains courants gnostiques,
Simon de Cyrène aurait été crucifié à la place de Jésus. C'est l'histoire présentée dans
le Second Traité du Grand Seth* ( Willis Barnstone and Marvin Meyer, eds. The Gnostic Bible. Bostom: Shambhala, 2002. Pages 465, 469-470. )
[*un écrit apocryphe gnostique découvert dans le Codex VII des Codex de Nag Hammadi et les dates à travers le troisième siècle.]
La secte gnostique des Carpocratiens affirmait que Jésus n'était pas divin, mais parce que son âme était «inébranlable et pure», il «se souvenait de ces choses dont il avait été témoin dans la sphère de la non-engendré de Dieu" (semblable au concept platonique de l'anamnèse). Pour cette raison, Jésus a pu se libérer des puissances matérielles (ce que les adeptes d'autres courants Gnostiques appellent Archontes, le démiurge, etc.) Les Carpocratiens ont cru qu'ils pourraient eux-mêmes transcender le monde matériel, et par conséquent ne sont plus inféodé à loi de Moïse, qui était basée sur les puissances matérielles, ni sur sa morale qui était pour eux une simple opinion humaine.
Les seules sources concordantes avec leur dogme, sur lesquelles peuvent s'appuyer les philoislamiques sont des sources apocryphes.
L'Apocalypse gnostique de Pierre, à ne pas confondre avec l'Apocalypse de Pierre, est un texte trouvé au sein de la bibliothèque de Nag Hammadi, et une partie du Nouveau Testament apocryphe. Comme la grande majorité des textes dans la collection de Nag Hammadi, il est fortement gnostique. Il a probablement été écrit environ 100-200 AD. Il est également connu comme l'Apocalypse copte de Pierre. Le texte reprend les interprétations gnostiques extrême de la crucifixion, il évoque un Jésus rieur. Selon ce texte:
Apocalypse copte de Pierre
Date estimée : 100-255 A J. (divergences de dates selon les sources)
Extraits :
« Et je dis " qu’est ce que je vois, Seigneur, est-ce vous-même qu’ils prennent .....Ou qui est celui-ci, heureux et riant sur l’arbre ? Et est-ce un autre dont les pieds et les mains sont frappés ?".......le sauveur me dit : " celui que tu as vu sur l’arbre, heureux et riant, celui-là est le Jésus vivant. Mais celui-ci auquel on cloue les mains et les pieds et sa partie charnelle qui est un substitut mis à la honte, celui qui est venu est son semblant, regarde lui et moi »
Le texte préconise t-il une christologie adoptionist ou docetist...?
Jean Paul Roux, Historien,Turcologue écrit sur les adoptionistes: "Ils verront en Jésus un homme comme tous les autres, en qui, lors du Baptême, a été placé le Christ, descendu du ciel sous forme de colombe. Ebionites et adoptionistes sont hérétiques, mais la thèse des seconds s'éloigne moins de la vérité" (Ref:
Jésus par Jean Paul Roux)
Pour les marcionites Jésus est bien venu sauver les hommes, mais il ne s’est pas véritablement incarné, car en temps que fils de Dieu il ne pouvait se corrompre dans la matière. De ce fait la crucifixion n’est qu’une illusion (docétisme). De plus c’est le Dieu bon, celui des anciens temps qui à envoyé Jésus et c’est le démiurge, le dieu des juifs qui l’a mis à mort. L’homme ne pourra être sauvé qu’à la fin des temps, ce qui pour Marcion comme pour beaucoup à l’époque ne saurait tarder.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Doc%C3%A9tisme
Citation:
Au terme d'une étape métaphysique supplémentaire, il en résulte que, selon eux, Jésus n'a pas de corps physique, à l'instar d'un Esprit, et que, de ce fait,
la crucifixion est une illusion.
Le corps humain est temporaire, l'esprit est éternel - donc le corps de Jésus était une illusion et sa crucifixion également.
Tandis que certains passages de Paul de Tarse et des épîtres de Jean reflètent un certain docétisme, celui-ci fut l'objet de nombreux débats à partir de la fin du Ier siècle. Dans les mouvances docètes, on peut distinguer un docétisme modéré qui parfois envisage l'incarnation mais non les souffrances du Christ. Ces docètes affirmaient notamment qu'un des disciples se serait substitué à son maître sur la croix. Parmi les modérés certains attribuaient un corps éthéré et céleste au Christ mais apportaient différentes réponses à la question de savoir dans quelle mesure le corps de Jésus participait aux actions réelles et souffrances de ce dernier.
Un courant plus radical considérait lui que le Christ ne relevait nullement de la matière et que ses actions et ses souffrances n'étaient qu'apparences, récusant la crucifixion et l'ascension.
Par ailleurs, plutôt qu'à la conception même de Jésus, les docètes s'intéressaient en priorité à la question de sa naissance - dont il était important pour eux qu'elle fût sans tache, sans souillure - rendant cette naissance virtuelle dans l'idée de contester la réalité humaine de Jésus au profit de sa réalité divine