Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2011-2012)
Règles du forum
Forum de partage de méditations chrétiennes
Forum de partage de méditations chrétiennes
- petite fleur
- Censor

- Messages : 156
- Inscription : mer. 08 juil. 2009, 22:58
- Localisation : Région parisienne
Re: Veillons à ne pas nous disperser !
Il s'agit de mettre tous nos biens entre les mains du Seigneur.
Et Lui nous guidera, en douceur, dans la meilleure utilisation de ces biens.
De même, le Seigneur ne nous demande pas de lui offrir telle vertu, ou telle autre...
Mais à l'image de cette pauvre femme, Il veut TOUT...
et même si nous sommes pauvres en vertus,
et même si nous n'avons que notre misère à Lui offrir.
Offrons Lui notre pauvreté.
Comme cette femme, donnons Lui TOUT !
En Christ,
Petite Fleur
Et Lui nous guidera, en douceur, dans la meilleure utilisation de ces biens.
De même, le Seigneur ne nous demande pas de lui offrir telle vertu, ou telle autre...
Mais à l'image de cette pauvre femme, Il veut TOUT...
et même si nous sommes pauvres en vertus,
et même si nous n'avons que notre misère à Lui offrir.
Offrons Lui notre pauvreté.
Comme cette femme, donnons Lui TOUT !
En Christ,
Petite Fleur
"Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie."
Jean 8, 12
Jean 8, 12
- Jean-Mic
- Pater civitatis

- Messages : 4176
- Inscription : mar. 07 févr. 2012, 20:17
- Localisation : Nevers
Re: Veillons à ne pas nous disperser !
Supposons un instant que ce n'est pas d'argent, de sou, de pépètes, que parlait le Christ ? Et si c'était de nos vies qu'il parlait ?
Quelle part de notre vie, de nos vies, donnons-nous au Seigneur ? Une heure le dimanche, quitte à nous lever plus tôt ? Un peu de temps pour prier le matin ou le soir, quitte à prendre sur notre temps de télé, de lecture ou de musique ? Un après-midi caritatif pris sur mon temps libre ? Cinq jours de pèlerinage, sur 365 ?
En fait, qu'est-ce que je donne réellement au Seigneur ? Tout bien réfléchi, je ne lui donne qu'un peu de mon superflu, alors que je pourrais donner infiniment plus : un peu de moi, beaucoup de moi, tout moi ... Et là, ça devient carrément vertigineux : donner tout, et donner même plus encore, non pas de ce que j'ai, non pas de ce que je fais, mais de ce que je suis ...! Un programme à la hauteur du don inconditionnel de Dieu à l'homme, rien que ça !
En union fraternelle de prière
Jean-Mic
PS : en ce qui me concerne, y-a encore du boulot
Quelle part de notre vie, de nos vies, donnons-nous au Seigneur ? Une heure le dimanche, quitte à nous lever plus tôt ? Un peu de temps pour prier le matin ou le soir, quitte à prendre sur notre temps de télé, de lecture ou de musique ? Un après-midi caritatif pris sur mon temps libre ? Cinq jours de pèlerinage, sur 365 ?
En fait, qu'est-ce que je donne réellement au Seigneur ? Tout bien réfléchi, je ne lui donne qu'un peu de mon superflu, alors que je pourrais donner infiniment plus : un peu de moi, beaucoup de moi, tout moi ... Et là, ça devient carrément vertigineux : donner tout, et donner même plus encore, non pas de ce que j'ai, non pas de ce que je fais, mais de ce que je suis ...! Un programme à la hauteur du don inconditionnel de Dieu à l'homme, rien que ça !
En union fraternelle de prière
Jean-Mic
PS : en ce qui me concerne, y-a encore du boulot
Heureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes. Ils n'ont pas fini de s'amuser !
Re: Veillons à ne pas nous disperser !
comme je dis toujours quand je partage totalement l'avis de quelqu'un et me l'applique bien volontiers : GRAAAAVEJean-Mic a écrit :Supposons un instant que ce n'est pas d'argent, de sou, de pépètes, que parlait le Christ ? Et si c'était de nos vies qu'il parlait ?
Quelle part de notre vie, de nos vies, donnons-nous au Seigneur ? Une heure le dimanche, quitte à nous lever plus tôt ? Un peu de temps pour prier le matin ou le soir, quitte à prendre sur notre temps de télé, de lecture ou de musique ? Un après-midi caritatif pris sur mon temps libre ? Cinq jours de pèlerinage, sur 365 ?
En fait, qu'est-ce que je donne réellement au Seigneur ? Tout bien réfléchi, je ne lui donne qu'un peu de mon superflu, alors que je pourrais donner infiniment plus : un peu de moi, beaucoup de moi, tout moi ... Et là, ça devient carrément vertigineux : donner tout, et donner même plus encore, non pas de ce que j'ai, non pas de ce que je fais, mais de ce que je suis ...! Un programme à la hauteur du don inconditionnel de Dieu à l'homme, rien que ça !
En union fraternelle de prière
Jean-Mic
PS : en ce qui me concerne, y-a encore du boulot
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
Messages dans cette couleur (ou à peu près...) : modération du forum
Messages dans cette couleur (ou à peu près...) : modération du forum
-
Mac
- Tribunus plebis

- Messages : 3962
- Inscription : lun. 09 févr. 2009, 23:40
- Localisation : la Réunion
Re: Veillons à ne pas nous disperser !
Bonjour,Teano a écrit :Alors moi, ce passage aurait tendance à me plonger dans des abîmes de perplexité... mais quand on gagne correctement sa vie (Deo gratias !) et qu'on essaie, à la messe, de mettre une offrande pas trop radine, on fait comment pour y ajouter de son dénuement ??? ça, pour moi, c'est le défi du jour.
On peut se rappeler du passage où Zaché se convertissant donne la moitié de ses biens. Cela me fait penser aussi à une question que je me posais à un moment; Lorsque Jésus guérissait un malade Il lui disait d'aller offrir l’offrande selon la prescription de Saint Moïse, je me disais pourquoi lui faire cette demande. Je ne sais pas si quelqu'un s'est déjà posé cette question.
Fraternellement en Notre Seigneur Jésus Christ.
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Veillons à ne pas nous disperser !
Jésus a dit que pas un seul petit trait de la Loi ne passerait avant que "tout soit accompli". Or, au moment où il a guéri ce malade (n'était-ce pas un lépreux ?), l'accomplissement de la Loi n'était pas encore advenu. Il parlait d'accomplissement pour parler de sa Passion, bien sûr. Son dernier souffle fut pour dire: "Tout est accompli".Mac a écrit : Lorsque Jésus guérissait un malade Il lui disait d'aller offrir l’offrande selon la prescription de Saint Moïse, je me disais pourquoi lui faire cette demande. Je ne sais pas si quelqu'un s'est déjà posé cette question.
Fraternellement en Notre Seigneur Jésus Christ.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
Mac
- Tribunus plebis

- Messages : 3962
- Inscription : lun. 09 févr. 2009, 23:40
- Localisation : la Réunion
Re: Veillons à ne pas nous disperser !
Bonjour Etienne,etienne lorant a écrit : Jésus a dit que pas un seul petit trait de la Loi ne passerait avant que "tout soit accompli". Or, au moment où il a guéri ce malade (n'était-ce pas un lépreux ?), l'accomplissement de la Loi n'était pas encore advenu. Il parlait d'accomplissement pour parler de sa Passion, bien sûr. Son dernier souffle fut pour dire: "Tout est accompli".
Merci pour tes explications, je n'avais jamais compris ça et maintenant c'est clair.
Fraternellement en Notre Seigneur Jésus Christ.
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Suivre celui qui porte la cruche d'eau
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 14,12-16.22-26.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l'on immolait l'agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ? »
Il envoie deux disciples : « Allez à la ville ; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le.Et là où il entrera, dites au propriétaire : 'Le maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ? ' Il vous montrera, à l'étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent en ville ; tout se passa comme Jésus le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque.
Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : « Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu. »
Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
L'introduction de ce repas à la Pâque du Christ, voici un texte (repris ailleurs - et pratiquement dans les mêmes termes - en Luc XXII), contient quelques mots qui ont constitué pour moi une pierre d'achoppement tandis que je m'efforçais de retrouver mon identité de croyant, avant ma conversion.
Je me disais en effet : comment se peut-il que le Christ, pour un repas aussi important, ait utilisé pour trouver une salle où le préparer... un procédé aussi bizarre que celui de faire suivre dans les rues le porteur d'une cruche d'eau ? Allons, disait ma raison en moi, quel est ce récit ésotérique, mythologique ou que sais-je ?
Cela me déroutait. C'est que je redécouvrais le "petit livre" avec mon habitude d'homme du monde, qui est remplie d'orgueil et de choses préconçues. Je lisais l’Évangile avec ma seule logique, comme si j'étais moi-même un être de logique - et seulement de logique...
Certes, je connaissais déjà, grâce à saint François, combien l'eau est chose "si précieuse et si chaste, si utile et si humble" (Cantique des Créatures). Utile: car l'homme peut encore moins cesser de boire qu'il peut cesser de manger; précieuse, donc et c'est évident, car la où l'eau n'est pas, on ne peut rien faire pousser; humble, car elle ne s'impose comme boisson à aucun humain; et chaste... car l'eau ne fait pas que rassasier de la soif, mais elle nettoie aussi. Comment se fait-il d'ailleurs que l'eau nettoie ? Cela me rappelait : "Lave-moi de ma faute !" Cela me rappelait le baptême de Jean où les juifs venaient comme pour se débarrasser de leurs fautes dans l'eau tumultueuse du Jourdain.
Mais... ces réflexions ne me suffisaient pas. Je pouvais dire: sans doute le texte renvoie-t-il au baptême de Jean, mais quel est le lien avec le banquet de la Pâque de Jésus ? Il me fallait un lien logique, un lien sûr... et je ne le trouvais pas. Quel embarras, c'était enrageant !
Et puis, la rage passée, la supplication venue, le lien est apparu. Il était là, bien sûr, aussi évident que le nez au milieu du visage... sauf qu'avant de le trouver, il m'a fallu recommencer ma lecture et, cette fois, 'mordre' sur ma logique orgueilleuse pour accepter simplement de suivre les apôtres derrière l'homme à la cruche d'eau.
Le lien, c'est le lavement des pieds. L'homme à la cruche d'eau a apportée celle-ci au propriétaire de la salle du banquet. Et Jésus, en Jean XIII : "se lève de table, quitte ses habits, se ceigne d'un linge et verse de l'eau dans un bassin"... voilà donc où s'est retrouvée l'eau qui était dans la cruche ! Ah, l'heureuse découverte ! Alors oui, j'avais trouvé, j'étais heureux, j'étais moins malheureux, j'avais retrouvé la piste du Seigneur !
Et finalement, le baptême de Jean se retrouve dans le sacrement de confession ou de réconciliation. C'est le renouvellement du baptême de conversion. Avant de communier au corps et au sang du Christ, l’Église nous demande de laisser un prêtre nous laver les pieds, afin de pouvoir repartir ensuite avec toutes les grâces de la sainte communion.
Or, si le sacrement de réconciliation est un moment que l'on reproduit dans le temps, la marche de la conversion, elle, est de tous les temps et la Liturgie prévoit donc une 'préparation pénitentielle' avant chaque Eucharistie. L’Église a bien tout repris du passage de l’Évangile en vue de la célébration de l'Eucharistie. Et ce lundi, en me rendant à la chapelle, cette pensée m'est venue : où est le porteur de cruche, que je suive !
.
Le premier jour de la fête des pains sans levain, où l'on immolait l'agneau pascal, les disciples de Jésus lui disent : « Où veux-tu que nous allions faire les préparatifs pour ton repas pascal ? »
Il envoie deux disciples : « Allez à la ville ; vous y rencontrerez un homme portant une cruche d'eau. Suivez-le.Et là où il entrera, dites au propriétaire : 'Le maître te fait dire : Où est la salle où je pourrai manger la Pâque avec mes disciples ? ' Il vous montrera, à l'étage, une grande pièce toute prête pour un repas. Faites-y pour nous les préparatifs. » Les disciples partirent, allèrent en ville ; tout se passa comme Jésus le leur avait dit ; et ils préparèrent la Pâque.
Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : « Prenez, ceci est mon corps. »
Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu. »
Après avoir chanté les psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
L'introduction de ce repas à la Pâque du Christ, voici un texte (repris ailleurs - et pratiquement dans les mêmes termes - en Luc XXII), contient quelques mots qui ont constitué pour moi une pierre d'achoppement tandis que je m'efforçais de retrouver mon identité de croyant, avant ma conversion.
Je me disais en effet : comment se peut-il que le Christ, pour un repas aussi important, ait utilisé pour trouver une salle où le préparer... un procédé aussi bizarre que celui de faire suivre dans les rues le porteur d'une cruche d'eau ? Allons, disait ma raison en moi, quel est ce récit ésotérique, mythologique ou que sais-je ?
Cela me déroutait. C'est que je redécouvrais le "petit livre" avec mon habitude d'homme du monde, qui est remplie d'orgueil et de choses préconçues. Je lisais l’Évangile avec ma seule logique, comme si j'étais moi-même un être de logique - et seulement de logique...
Certes, je connaissais déjà, grâce à saint François, combien l'eau est chose "si précieuse et si chaste, si utile et si humble" (Cantique des Créatures). Utile: car l'homme peut encore moins cesser de boire qu'il peut cesser de manger; précieuse, donc et c'est évident, car la où l'eau n'est pas, on ne peut rien faire pousser; humble, car elle ne s'impose comme boisson à aucun humain; et chaste... car l'eau ne fait pas que rassasier de la soif, mais elle nettoie aussi. Comment se fait-il d'ailleurs que l'eau nettoie ? Cela me rappelait : "Lave-moi de ma faute !" Cela me rappelait le baptême de Jean où les juifs venaient comme pour se débarrasser de leurs fautes dans l'eau tumultueuse du Jourdain.
Mais... ces réflexions ne me suffisaient pas. Je pouvais dire: sans doute le texte renvoie-t-il au baptême de Jean, mais quel est le lien avec le banquet de la Pâque de Jésus ? Il me fallait un lien logique, un lien sûr... et je ne le trouvais pas. Quel embarras, c'était enrageant !
Et puis, la rage passée, la supplication venue, le lien est apparu. Il était là, bien sûr, aussi évident que le nez au milieu du visage... sauf qu'avant de le trouver, il m'a fallu recommencer ma lecture et, cette fois, 'mordre' sur ma logique orgueilleuse pour accepter simplement de suivre les apôtres derrière l'homme à la cruche d'eau.
Le lien, c'est le lavement des pieds. L'homme à la cruche d'eau a apportée celle-ci au propriétaire de la salle du banquet. Et Jésus, en Jean XIII : "se lève de table, quitte ses habits, se ceigne d'un linge et verse de l'eau dans un bassin"... voilà donc où s'est retrouvée l'eau qui était dans la cruche ! Ah, l'heureuse découverte ! Alors oui, j'avais trouvé, j'étais heureux, j'étais moins malheureux, j'avais retrouvé la piste du Seigneur !
Et finalement, le baptême de Jean se retrouve dans le sacrement de confession ou de réconciliation. C'est le renouvellement du baptême de conversion. Avant de communier au corps et au sang du Christ, l’Église nous demande de laisser un prêtre nous laver les pieds, afin de pouvoir repartir ensuite avec toutes les grâces de la sainte communion.
Or, si le sacrement de réconciliation est un moment que l'on reproduit dans le temps, la marche de la conversion, elle, est de tous les temps et la Liturgie prévoit donc une 'préparation pénitentielle' avant chaque Eucharistie. L’Église a bien tout repris du passage de l’Évangile en vue de la célébration de l'Eucharistie. Et ce lundi, en me rendant à la chapelle, cette pensée m'est venue : où est le porteur de cruche, que je suive !
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Veillons à ne pas nous disperser !
Trouvé avec joie:etienne lorant a écrit :Pour nous, il ne doit pas en être ainsi. Je sais bien que les vacances approchent et je peux sentir qu'à nouveau, comme chaque année, l'attention que l'on prêtait en d'autres temps aux malheureux, laisse la place à la rêverie des plages ensoleillées. On y oubliera le Saint-Sacrement pour adorer le dieu soleil et ses rayons... Comme si le Saint-Sacrement ne réchauffait plus les âmes ?
.
http://www.zenit.org/article-31090?l=french
Pour une prière d'adoration silencieuse de l'eucharistie
Méditation sur la fête du Saint-Sacrement
Anita Bourdin
ROME, dimanche 10 juin 2012 (ZENIT.org) – Benoît XVI recommande la prière d’adoration silencieuse de l’eucharistie.
Le pape a en effet évoque la procession eucharistique qu’il a présidée jeudi dans les rues de Rome en disant que cette fête « renouvelle chaque année chez les chrétiens la joie et la gratitude pour la présence eucharistique de Jésus a milieu d’eux ».
Mais le pape a rappelé que le Christ reste présent « aussi au-delà du temps de la célébration, pour être toujours avec nous, au long des heures et des jours ».
« La prière d’adoration peut s’effectuer soit personnellement, en se recueillant devant le tabernacle, soit sous une forme communautaire, y compris avec des psaumes et des chants, mais en privilégiant toujours le silence pour écouter le Seigneur vivant et présent dans le Sacrement ».
A propos des églises, le pape a fait observer que « le lieu le plus sacré est justement celui où l’on conserve l’Eucharistie ».
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le sel et la lampe
Remerciements à Virginie
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,13-16.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n'est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent.
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.
Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Au cours de la journée d'hier, le cours de ma vie s'est trouvé modifié - un peu plus tôt que je pensais. La fin de ma famille est consommée, avant même que ma mère Léa, 87 ans, nous ait quittés. Mais notre famille a désormais fini son explosion et chacun de ses éléments suit, comme des fragments d'étoiles mortes, son mouvement vers l'inconnu. La proximité des vacances d'été ne laisse aucune chance à l'esprit de famille. Comme en France lors de la canicule de 2003, ceux qui partent laissent vivre et mourir ceux qui restent. Les incidents de ces derniers jours, inutile d'y revenir. On croit faire sa vie et l'on va de mirages en mirages... D'un seul coup, dans la journée d'hier, j'ai retrouvé la colopathie fonctionnelle et ses dérèglements digestifs (aucun aliment qu'on puisse garder - moins cinq kilos déjà), qui vient s'ajouter aux douleurs de la tendinite de l'épaule droite.
Je n'ai pas dormi, j'ai prié tout du long. Mais ce matin, j'étais à la la messe comme d'habitude, plus fort à cause de ma foi que mon corps qui grince de partout. Depuis le début de l'année, l'Adversaire me répète qu'on ne peut tenir le coup ainsi, que ma vieille voiture va me lâcher, que mon petit commerce est mort - et par toutes sortes de pensées du genre, cherche à m'attirer vers le fatalisme. Il est vrai que je n'ai plus d'eau chaude chez moi et que l'existence est vraiment spartiate; j'ai renoncé à la télé, il ne me reste qu'un petit lecteur de DVD. Ma sobriété a fait fuir les derniers amis : ne suis-je pas totalement infréquentable ?
Cependant, "Quel beau et franc sourire !" m'a dit l'Abbé à la sortie de la chapelle. J'en ai profité pour lui demander son adresse d'un médecin qui soigne les douleurs en homéopathie et acupuncture. Cependant, j'ai repris le travail malgré la fatigue, et une cantate de Bach en magasin a fait fuir l'homme qui fumait son cannabis en écoutant du rap devant ma boutique. Cependant, je sourirai ce midi au repas de la maison de repos. La grâce reçue ce matin à l'Eucharistie n'a fait cesser ni l'indigestion ni les douleurs, mais quelle force en moi !
Ainsi, le sel ne s'est pas dénaturé, car son ferment est tout spirituel. La lampe est bien sur le lampadaire et a chassé toutes les ombres de la nuit. Les ténèbres extérieures sont toujours à l'extérieur, je les y retrouverai ce soir au moment de me coucher, mais armé de mon chapelet. Jezu, joy of man's desiring...
Etienne
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,13-16.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous êtes le sel de la terre. Si le sel se dénature, comment redeviendra-t-il du sel ? Il n'est plus bon à rien : on le jette dehors et les gens le piétinent.
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée.
Et l'on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau ; on la met sur le lampadaire, et elle brille pour tous ceux qui sont dans la maison.
De même, que votre lumière brille devant les hommes : alors en voyant ce que vous faites de bien, ils rendront gloire à votre Père qui est aux cieux.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Au cours de la journée d'hier, le cours de ma vie s'est trouvé modifié - un peu plus tôt que je pensais. La fin de ma famille est consommée, avant même que ma mère Léa, 87 ans, nous ait quittés. Mais notre famille a désormais fini son explosion et chacun de ses éléments suit, comme des fragments d'étoiles mortes, son mouvement vers l'inconnu. La proximité des vacances d'été ne laisse aucune chance à l'esprit de famille. Comme en France lors de la canicule de 2003, ceux qui partent laissent vivre et mourir ceux qui restent. Les incidents de ces derniers jours, inutile d'y revenir. On croit faire sa vie et l'on va de mirages en mirages... D'un seul coup, dans la journée d'hier, j'ai retrouvé la colopathie fonctionnelle et ses dérèglements digestifs (aucun aliment qu'on puisse garder - moins cinq kilos déjà), qui vient s'ajouter aux douleurs de la tendinite de l'épaule droite.
Je n'ai pas dormi, j'ai prié tout du long. Mais ce matin, j'étais à la la messe comme d'habitude, plus fort à cause de ma foi que mon corps qui grince de partout. Depuis le début de l'année, l'Adversaire me répète qu'on ne peut tenir le coup ainsi, que ma vieille voiture va me lâcher, que mon petit commerce est mort - et par toutes sortes de pensées du genre, cherche à m'attirer vers le fatalisme. Il est vrai que je n'ai plus d'eau chaude chez moi et que l'existence est vraiment spartiate; j'ai renoncé à la télé, il ne me reste qu'un petit lecteur de DVD. Ma sobriété a fait fuir les derniers amis : ne suis-je pas totalement infréquentable ?
Cependant, "Quel beau et franc sourire !" m'a dit l'Abbé à la sortie de la chapelle. J'en ai profité pour lui demander son adresse d'un médecin qui soigne les douleurs en homéopathie et acupuncture. Cependant, j'ai repris le travail malgré la fatigue, et une cantate de Bach en magasin a fait fuir l'homme qui fumait son cannabis en écoutant du rap devant ma boutique. Cependant, je sourirai ce midi au repas de la maison de repos. La grâce reçue ce matin à l'Eucharistie n'a fait cesser ni l'indigestion ni les douleurs, mais quelle force en moi !
Ainsi, le sel ne s'est pas dénaturé, car son ferment est tout spirituel. La lampe est bien sur le lampadaire et a chassé toutes les ombres de la nuit. Les ténèbres extérieures sont toujours à l'extérieur, je les y retrouverai ce soir au moment de me coucher, mais armé de mon chapelet. Jezu, joy of man's desiring...
Etienne
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La Loi et la Croix
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,17-19.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Jésus a bien dit cela, après le sermon des Béatitudes, comme il était encore sur la montagne - le lieu de prédilection pour la Rencontre. Et l'on se dit : mais alors, nous devrions suivre l'intégralité des 613 Mitsvot ? Sans doute. Mais au cours du dernier repas, Jésus a ajouté un commandement nouveau qui est : que nous nous aimions les uns les autres comme Il nous a aimés. C'est comme un moteur très performant, mais pour qu'il tourne, il lui faut de l'essence. Et l'essence des commandements divin, c'est l'amour parfait qu'à pratiqué Jésus en venant vivre parmi nous. La Loi écrite est devenue visible, elle n'est plus un fardeau qu'il faudrait d'abord étudier longuement avant de comprendre pour quelles raisons il faut la pratiquer !
Quant à l'accomplissement parfait et même plus que parfait de volonté divine, il demeure visible sur la Croix, celle qu'on a beau enlever des murs des tribunaux et qui brille dans la blancheur de peinture non ternie... qu'elle recouvrait !
Pour le reste, puisque le site de l’Évangile au quotidien nous offre le document qui suit, je ne peux que céder la place (il confirme d'ailleurs ce que je viens d'écrire puisqu'il s'achève sur le même regard posé sur la Croix):
Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II
Discours dans la synagogue de Rome 13/04/1986 (trad. DC n° 1917, p. 437)
« Je ne suis pas venu abolir mais accomplir »
Ma visite [à cette synagogue] aujourd'hui veut être une contribution décisive à la consolidation des bons rapports entre nos deux communautés... Parmi les multiples richesses de la déclaration du concile Vatican II « Nostra aetate »..., le premier est que l'Église du Christ découvre son lien avec le judaïsme « en scrutant son propre mystère ». La religion juive ne nous est pas extrinsèque mais, d'une certaine manière, elle est intrinsèque à notre religion. Nous avons donc envers elle des rapports que nous n'avons avec aucune autre religion. Vous êtes nos frères préférés et, d'une certaine manière, on pourrait dire nos frères aînés...
La route que nous avons commencée n'est encore qu'à ses débuts : il faudra encore pas mal de temps...pour supprimer toute forme, même inconsciente, de préjugé...et pour présenter...le vrai visage des juifs et du judaïsme, comme aussi des chrétiens et du christianisme... Il n'échappe à personne que la divergence fondamentale depuis les origines est notre adhésion, à nous chrétiens, à la personne et à l'enseignement de Jésus de Nazareth, fils de votre peuple, dont sont issus aussi la Vierge Marie, les apôtres, « fondements et colonnes de l'Église » (cf Ga 2,9), et la majorité des membres de la première communauté chrétienne... Il faut dire ensuite que les voies ouvertes à notre collaboration, à la lumière de l'héritage commun tiré de la Loi et des prophètes sont diverses et importantes... : avant tout une collaboration en faveur de l'homme..., de sa dignité, de sa liberté, de ses droits, dans une société...où règne la justice et où...ce soit la paix qui règne, ce shalom souhaité par les législateurs, par les prophètes et par les sages d'Israël...
De ma visite, et de la concorde et de la sérénité auxquelles nous sommes arrivés, que naisse, comme le fleuve qu'Ézéchiel a vu sortir de la porte orientale du Temple de Jérusalem (Ez 47,1s), une source fraîche et bienfaisante qui aide à guérir les plaies dont souffre notre ville de Rome. En faisant cela, nous serons fidèles à nos engagements respectifs les plus sacrés mais aussi à ce qui nous unit et nous rassemble le plus profondément : la foi en un seul Dieu qui « aime l'étranger » et « rend justice à l'orphelin et à la veuve », nous efforçant de les aimer et de les secourir (Dt 10,18; Lv 19,18.34). Les chrétiens ont appris cette volonté du Seigneur de la Torah, que vous vénérez ici, et de Jésus qui a porté jusqu'à ses extrêmes conséquences l'amour demandé par la Torah.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Jésus a bien dit cela, après le sermon des Béatitudes, comme il était encore sur la montagne - le lieu de prédilection pour la Rencontre. Et l'on se dit : mais alors, nous devrions suivre l'intégralité des 613 Mitsvot ? Sans doute. Mais au cours du dernier repas, Jésus a ajouté un commandement nouveau qui est : que nous nous aimions les uns les autres comme Il nous a aimés. C'est comme un moteur très performant, mais pour qu'il tourne, il lui faut de l'essence. Et l'essence des commandements divin, c'est l'amour parfait qu'à pratiqué Jésus en venant vivre parmi nous. La Loi écrite est devenue visible, elle n'est plus un fardeau qu'il faudrait d'abord étudier longuement avant de comprendre pour quelles raisons il faut la pratiquer !
Quant à l'accomplissement parfait et même plus que parfait de volonté divine, il demeure visible sur la Croix, celle qu'on a beau enlever des murs des tribunaux et qui brille dans la blancheur de peinture non ternie... qu'elle recouvrait !
Pour le reste, puisque le site de l’Évangile au quotidien nous offre le document qui suit, je ne peux que céder la place (il confirme d'ailleurs ce que je viens d'écrire puisqu'il s'achève sur le même regard posé sur la Croix):
Commentaire du jour
Bienheureux Jean-Paul II
Discours dans la synagogue de Rome 13/04/1986 (trad. DC n° 1917, p. 437)
« Je ne suis pas venu abolir mais accomplir »
Ma visite [à cette synagogue] aujourd'hui veut être une contribution décisive à la consolidation des bons rapports entre nos deux communautés... Parmi les multiples richesses de la déclaration du concile Vatican II « Nostra aetate »..., le premier est que l'Église du Christ découvre son lien avec le judaïsme « en scrutant son propre mystère ». La religion juive ne nous est pas extrinsèque mais, d'une certaine manière, elle est intrinsèque à notre religion. Nous avons donc envers elle des rapports que nous n'avons avec aucune autre religion. Vous êtes nos frères préférés et, d'une certaine manière, on pourrait dire nos frères aînés...
La route que nous avons commencée n'est encore qu'à ses débuts : il faudra encore pas mal de temps...pour supprimer toute forme, même inconsciente, de préjugé...et pour présenter...le vrai visage des juifs et du judaïsme, comme aussi des chrétiens et du christianisme... Il n'échappe à personne que la divergence fondamentale depuis les origines est notre adhésion, à nous chrétiens, à la personne et à l'enseignement de Jésus de Nazareth, fils de votre peuple, dont sont issus aussi la Vierge Marie, les apôtres, « fondements et colonnes de l'Église » (cf Ga 2,9), et la majorité des membres de la première communauté chrétienne... Il faut dire ensuite que les voies ouvertes à notre collaboration, à la lumière de l'héritage commun tiré de la Loi et des prophètes sont diverses et importantes... : avant tout une collaboration en faveur de l'homme..., de sa dignité, de sa liberté, de ses droits, dans une société...où règne la justice et où...ce soit la paix qui règne, ce shalom souhaité par les législateurs, par les prophètes et par les sages d'Israël...
De ma visite, et de la concorde et de la sérénité auxquelles nous sommes arrivés, que naisse, comme le fleuve qu'Ézéchiel a vu sortir de la porte orientale du Temple de Jérusalem (Ez 47,1s), une source fraîche et bienfaisante qui aide à guérir les plaies dont souffre notre ville de Rome. En faisant cela, nous serons fidèles à nos engagements respectifs les plus sacrés mais aussi à ce qui nous unit et nous rassemble le plus profondément : la foi en un seul Dieu qui « aime l'étranger » et « rend justice à l'orphelin et à la veuve », nous efforçant de les aimer et de les secourir (Dt 10,18; Lv 19,18.34). Les chrétiens ont appris cette volonté du Seigneur de la Torah, que vous vénérez ici, et de Jésus qui a porté jusqu'à ses extrêmes conséquences l'amour demandé par la Torah.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Fête du SAcré Coeur
Livre d'Osée 11,1.3-4.8c-9.
Parole du Seigneur. J'ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d’Égypte, j'ai appelé mon fils. (...) Je le guidais avec humanité, par des liens de tendresse ; je le traitais comme un nourrisson qu'on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger. Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ? Non ! Mon cœur se retourne contre moi, et le regret me consume. Je n'agirai pas selon l'ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël, car je suis Dieu, et non pas homme : au milieu de vous je suis le Dieu saint, et je ne viens pas pour exterminer.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 3,8-12.14-19.
Que le Christ habite en vos cœurs par la foi ; restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur. . . Vous connaîtrez l'amour du Christ qui surpasse tout ce qu'on peut connaître. Alors vous serez comblés jusqu'à entrer dans la plénitude de Dieu.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 19,31-37.
Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau.
Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi. (Son témoignage est véridique et le Seigneur sait qu'il dit vrai.)
Tout cela est arrivé afin que cette parole de l'Écriture s'accomplisse : Aucun de ses os ne sera brisé. Et un autre passage dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercé.
Quelle est donc la qualité du cœur qui aime en vérité ? Je réponds sans hésiter : c'est un cœur déchiré par l'amour, percé d'avoir aimé et de ne pouvoir revenir en arrière, de ne pouvoir, ni de ne vouloir revenir en arrière. J'ai repris dans les textes de ce jour tout ce qui rend compte de cette disposition fondamentale du cœur. Du cœur dans les Écritures, bien entendu.
Dans le livre d'Osée, le tendre amour que Dieu porte envers son peuple a été trahi, mais Dieu ne peut se retourner contre lui-même et désirer punir. "Je suis Dieu, non pas un homme !", dit le Père. Et donc son cœur se retourne contre lui-même. Dans l’Épitre aux Éphésiens, c'est bien une croix qui resurgit lorsque Paul proclame " la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur. . . Vous connaîtrez l'amour du Christ qui surpasse tout ce qu'on peut connaître." Et dans l’Évangile,
on voit comment le centre de cette croix, percé par la lance, réagit encore selon ce que Jésus dit à sainte Faustine: Ces deux rayons indiquent le sang et l'eau, le rayon pale signifie l'eau, qui justifie les âmes ; le rayon rouge signifie le sang, qui est la vie des âmes...
Ces deux rayons jaillirent des entrailles de ma miséricorde, alors que mon cœur, agonisant sur la croix, fut ouvert par la lance.
Ces rayons protègent les âmes de la colère de mon Père. Heureux, celui qui vivra dans leur ombre, car la main juste de Dieu ne l'atteindra pas.. (PJ 299)
Beaucoup de choses sont déjà dites en ces quelques lignes. Tous ceux et toutes celles qui ont vraiment aimé les comprennent, puisqu'ils les ont vécues et sans doute les vivent encore. Au début, lorsque l'on aime et que l'on est rejeté, il est possible que l'on se mette à aimer ailleurs. Mais quiconque a vraiment aimé, quiconque a aimé dans la vérité ne parvient ni à se venger, ni à se détourner vraiment: son amour est dans la douleur jusqu'à ce qu'il découvre que, du fait de son manque d'amour, il est lui-même dans la douleur du cœur de Dieu.
J'écris ces lignes avec d'autant plus de facilité (apparente, du moins) que je les ai vécues plusieurs fois et que je continue de les vivre. Je me demande parfois s'il existe sur la terre des hommes et des femmes qui n'ont connu que l'amour partagé, que ce soit en couple ou comme membre d'une famille. Mais si ces hommes et ces femmes existent, ils ne doivent guère être nombreux. Un mot de Jésus me revient aux lèvres comme je termine ce partage: ce sont ceux qu'Il a prononcé sur Jérusalem de la part du Père: "Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu.
(Mt - 23 : 37)
Parole du Seigneur. J'ai aimé Israël dès son enfance, et, pour le faire sortir d’Égypte, j'ai appelé mon fils. (...) Je le guidais avec humanité, par des liens de tendresse ; je le traitais comme un nourrisson qu'on soulève tout contre sa joue ; je me penchais vers lui pour le faire manger. Mais ils ont refusé de revenir à moi : vais-je les livrer au châtiment ? Non ! Mon cœur se retourne contre moi, et le regret me consume. Je n'agirai pas selon l'ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël, car je suis Dieu, et non pas homme : au milieu de vous je suis le Dieu saint, et je ne viens pas pour exterminer.
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 3,8-12.14-19.
Que le Christ habite en vos cœurs par la foi ; restez enracinés dans l'amour, établis dans l'amour. Ainsi vous serez capables de comprendre avec tous les fidèles quelle est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur. . . Vous connaîtrez l'amour du Christ qui surpasse tout ce qu'on peut connaître. Alors vous serez comblés jusqu'à entrer dans la plénitude de Dieu.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 19,31-37.
Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau.
Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi. (Son témoignage est véridique et le Seigneur sait qu'il dit vrai.)
Tout cela est arrivé afin que cette parole de l'Écriture s'accomplisse : Aucun de ses os ne sera brisé. Et un autre passage dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercé.
Quelle est donc la qualité du cœur qui aime en vérité ? Je réponds sans hésiter : c'est un cœur déchiré par l'amour, percé d'avoir aimé et de ne pouvoir revenir en arrière, de ne pouvoir, ni de ne vouloir revenir en arrière. J'ai repris dans les textes de ce jour tout ce qui rend compte de cette disposition fondamentale du cœur. Du cœur dans les Écritures, bien entendu.
Dans le livre d'Osée, le tendre amour que Dieu porte envers son peuple a été trahi, mais Dieu ne peut se retourner contre lui-même et désirer punir. "Je suis Dieu, non pas un homme !", dit le Père. Et donc son cœur se retourne contre lui-même. Dans l’Épitre aux Éphésiens, c'est bien une croix qui resurgit lorsque Paul proclame " la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur. . . Vous connaîtrez l'amour du Christ qui surpasse tout ce qu'on peut connaître." Et dans l’Évangile,
on voit comment le centre de cette croix, percé par la lance, réagit encore selon ce que Jésus dit à sainte Faustine: Ces deux rayons indiquent le sang et l'eau, le rayon pale signifie l'eau, qui justifie les âmes ; le rayon rouge signifie le sang, qui est la vie des âmes...
Ces deux rayons jaillirent des entrailles de ma miséricorde, alors que mon cœur, agonisant sur la croix, fut ouvert par la lance.
Ces rayons protègent les âmes de la colère de mon Père. Heureux, celui qui vivra dans leur ombre, car la main juste de Dieu ne l'atteindra pas.. (PJ 299)
Beaucoup de choses sont déjà dites en ces quelques lignes. Tous ceux et toutes celles qui ont vraiment aimé les comprennent, puisqu'ils les ont vécues et sans doute les vivent encore. Au début, lorsque l'on aime et que l'on est rejeté, il est possible que l'on se mette à aimer ailleurs. Mais quiconque a vraiment aimé, quiconque a aimé dans la vérité ne parvient ni à se venger, ni à se détourner vraiment: son amour est dans la douleur jusqu'à ce qu'il découvre que, du fait de son manque d'amour, il est lui-même dans la douleur du cœur de Dieu.
J'écris ces lignes avec d'autant plus de facilité (apparente, du moins) que je les ai vécues plusieurs fois et que je continue de les vivre. Je me demande parfois s'il existe sur la terre des hommes et des femmes qui n'ont connu que l'amour partagé, que ce soit en couple ou comme membre d'une famille. Mais si ces hommes et ces femmes existent, ils ne doivent guère être nombreux. Un mot de Jésus me revient aux lèvres comme je termine ce partage: ce sont ceux qu'Il a prononcé sur Jérusalem de la part du Père: "Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes, toi qui lapides ceux qui te sont envoyés, combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous n'avez pas voulu.
(Mt - 23 : 37)
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Fête du SAcré Coeur
Le Bienheureux Pape Jean-Paul II à Jérusalem :
Jean Paul II: « Jérusalem, … combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants »
27 octobre 2005
Jean Paul II
Lettre apostolique « Redemptionis anno », avril 1984 (trad. DC 1875, 3/6/84)
« Jérusalem, … combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants »
En plus des monuments célèbres et splendides, Jérusalem contient des communautés vivantes de croyants chrétiens, juifs et musulmans, dont la présence est un gage et une source d’espérance pour les nations qui, dans toutes les parties du monde, regardent la Ville sainte comme un patrimoine spirituel et un signe de paix et de concorde.
Oui, en tant que patrie du coeur de tous les descendants spirituels d’Abraham, qui lui vouent un profond amour, et en tant que lieu où se rencontrent aux yeux de la foi, l’infinie transcendance de Dieu et les choses créées, Jérusalem est un symbole de rassemblement, d’union et de paix pour toute la famille humaine.
La Ville sainte renferme donc un ferme appel à la paix pour l’humanité tout entière, et notamment pour les adorateurs du Dieu unique et grand, Père miséricordieux des peuples. Hélas, il faut avouer que Jérusalem continue d’être un motif de continuelle rivalité, de violence et de revendications.
Cette situation et ces réflexions font monter aux lèvres les paroles du prophète :
« A cause de Sion je ne me tairai pas, à cause de Jérusalem je ne me tiendrai pas en repos, jusqu’à ce que sa justice jaillisse comme une clarté et son salut comme une torche allumée »
(Is 62,1).
Nous pensons au jour, et nous l’attendons avec impatience, où tous nous serons véritablement « enseignés par Dieu » (Jn 6,45) pour que nous écoutions son message de réconciliation et de paix.
Nous pensons au jour où les juifs, les chrétiens et les musulmans pourront échanger entre eux à Jérusalem le salut de paix que Jésus a adressé à ses disciples après sa résurrection :
« Paix à vous » (Jn 20,19).
http://lepelerindoccident.wordpress.com ... ts-%C2%BB/
.
Jean Paul II: « Jérusalem, … combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants »
27 octobre 2005
Jean Paul II
Lettre apostolique « Redemptionis anno », avril 1984 (trad. DC 1875, 3/6/84)
« Jérusalem, … combien de fois j’ai voulu rassembler tes enfants »
En plus des monuments célèbres et splendides, Jérusalem contient des communautés vivantes de croyants chrétiens, juifs et musulmans, dont la présence est un gage et une source d’espérance pour les nations qui, dans toutes les parties du monde, regardent la Ville sainte comme un patrimoine spirituel et un signe de paix et de concorde.
Oui, en tant que patrie du coeur de tous les descendants spirituels d’Abraham, qui lui vouent un profond amour, et en tant que lieu où se rencontrent aux yeux de la foi, l’infinie transcendance de Dieu et les choses créées, Jérusalem est un symbole de rassemblement, d’union et de paix pour toute la famille humaine.
La Ville sainte renferme donc un ferme appel à la paix pour l’humanité tout entière, et notamment pour les adorateurs du Dieu unique et grand, Père miséricordieux des peuples. Hélas, il faut avouer que Jérusalem continue d’être un motif de continuelle rivalité, de violence et de revendications.
Cette situation et ces réflexions font monter aux lèvres les paroles du prophète :
« A cause de Sion je ne me tairai pas, à cause de Jérusalem je ne me tiendrai pas en repos, jusqu’à ce que sa justice jaillisse comme une clarté et son salut comme une torche allumée »
(Is 62,1).
Nous pensons au jour, et nous l’attendons avec impatience, où tous nous serons véritablement « enseignés par Dieu » (Jn 6,45) pour que nous écoutions son message de réconciliation et de paix.
Nous pensons au jour où les juifs, les chrétiens et les musulmans pourront échanger entre eux à Jérusalem le salut de paix que Jésus a adressé à ses disciples après sa résurrection :
« Paix à vous » (Jn 20,19).
http://lepelerindoccident.wordpress.com ... ts-%C2%BB/
.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- petite fleur
- Censor

- Messages : 156
- Inscription : mer. 08 juil. 2009, 22:58
- Localisation : Région parisienne
Re: Fête du SAcré Coeur
Merci Etienne pour cette belle méditation!
Et aussi, pour toutes les autres !
Fraternellement en Christ,
Petite Fleur
Et aussi, pour toutes les autres !
Fraternellement en Christ,
Petite Fleur
"Je suis la lumière du monde. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, il aura la lumière de la vie."
Jean 8, 12
Jean 8, 12
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Fête du coeur immaculé de Marie
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,41-51.
Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume.
Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent.
Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher.
C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. »
Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.
Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
J'ai été surpris ce matin quand, à l'écoute de cet Evangile (très connu puisqu'il fait partie des méditations du Rosaire), j''en ai reçu une compréhension toute nouvelle, que je n'avais jamais envisagée jusqu'à ce jour.
A l'âge de sa majorité, Jésus vient à Jérusalem et disparaît. Lorsqu'il disparaît, Joseph et Marie sont plongés dans une angoisse absolue: comment peut-on perdre le Messie ?!? Mais leur foi est intacte, car perdre Jésus n'est évidemment pas possible: c'est plutôt nous qui le perdons de vue - et c'est ce qui vient de se produire. Ils se mettent donc à le chercher. Cela dure trois jours - trois jours et des nuits dans l'angoisse, sans sommeil. C'est en me mettant à la place de Marie et Joseph que j'ai commencé à comprendre.
Ils le retrouvent enfin: il était avec les Docteurs dans le temple. Occupé déjà à la tâche à laquelle il s'adonnerait plus tard: celle de convaincre les docteurs de la Loi qu'ils ont, comme tous les autres, et sans doute plus, à se convertir.
Le second élément de méditation m'a été donné par la réponse que Jésus donne à sa mère. Jésus ne dit pas : "Ne savez-vous pas que (puisque je suis adulte selon la Loi) je me dois d'être à Jérusalem, dans le temple ?" - mais il répond beaucoup plus brièvement: "C'est chez mon Père que je dois être".
Le troisième élément de méditation m'a ouvert l'esprit: "Ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait" et "Marie gardait dans son coeur tous ces événements". Pourquoi l'Evangile montre-t-il cette incompréhension ? Et pourquoi cet événement doit-il être gardé dans la mémoire de Marie ?"... Eh bien, si le souvenir d'un événement tel que celui-ci doit être préservé, c'est qu'il servira plus tard.
Évidemment. C'est l'évidence, lorsque l'on songe au désarroi et même à la panique des disciples après la mort de Jésus, qui est monté "chez son Père". Il le leur avait dit, pourtant : " Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que j’ai dit : Je vais chez mon Père ; car mon Père est plus grand que moi." Mais les disciples, sous le choc des événements de l'arrestation de leur maître, de son procès pour le moins expéditif, et de l'épouvantable crucifixion... ne se souviennent plus de rien. Bien sûr, dans des moments pareils, on oublie tout, ils sont plongés dans le terreur. Dès lors, qui va leur rappeler d'avoir la foi ? Mais c'est Marie, bien sûr ! Marie a déjà vécu ces moments d'angoisse. Durant trois jours. Car une première fois déjà, Jésus est entré dans Jérusalem pour être "chez mon Père" et il avait fallu trois jours pour le retrouver. L'événement que Marie n'avait pas compris lors de sa douzième année devient, après l'ensevelissement du corps de Jésus, une nourriture de réconfort pour les disciples, dans l'attente de la Résurrection.
Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume.
Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent.
Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher.
C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. »
Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.
Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
J'ai été surpris ce matin quand, à l'écoute de cet Evangile (très connu puisqu'il fait partie des méditations du Rosaire), j''en ai reçu une compréhension toute nouvelle, que je n'avais jamais envisagée jusqu'à ce jour.
A l'âge de sa majorité, Jésus vient à Jérusalem et disparaît. Lorsqu'il disparaît, Joseph et Marie sont plongés dans une angoisse absolue: comment peut-on perdre le Messie ?!? Mais leur foi est intacte, car perdre Jésus n'est évidemment pas possible: c'est plutôt nous qui le perdons de vue - et c'est ce qui vient de se produire. Ils se mettent donc à le chercher. Cela dure trois jours - trois jours et des nuits dans l'angoisse, sans sommeil. C'est en me mettant à la place de Marie et Joseph que j'ai commencé à comprendre.
Ils le retrouvent enfin: il était avec les Docteurs dans le temple. Occupé déjà à la tâche à laquelle il s'adonnerait plus tard: celle de convaincre les docteurs de la Loi qu'ils ont, comme tous les autres, et sans doute plus, à se convertir.
Le second élément de méditation m'a été donné par la réponse que Jésus donne à sa mère. Jésus ne dit pas : "Ne savez-vous pas que (puisque je suis adulte selon la Loi) je me dois d'être à Jérusalem, dans le temple ?" - mais il répond beaucoup plus brièvement: "C'est chez mon Père que je dois être".
Le troisième élément de méditation m'a ouvert l'esprit: "Ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait" et "Marie gardait dans son coeur tous ces événements". Pourquoi l'Evangile montre-t-il cette incompréhension ? Et pourquoi cet événement doit-il être gardé dans la mémoire de Marie ?"... Eh bien, si le souvenir d'un événement tel que celui-ci doit être préservé, c'est qu'il servira plus tard.
Évidemment. C'est l'évidence, lorsque l'on songe au désarroi et même à la panique des disciples après la mort de Jésus, qui est monté "chez son Père". Il le leur avait dit, pourtant : " Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que j’ai dit : Je vais chez mon Père ; car mon Père est plus grand que moi." Mais les disciples, sous le choc des événements de l'arrestation de leur maître, de son procès pour le moins expéditif, et de l'épouvantable crucifixion... ne se souviennent plus de rien. Bien sûr, dans des moments pareils, on oublie tout, ils sont plongés dans le terreur. Dès lors, qui va leur rappeler d'avoir la foi ? Mais c'est Marie, bien sûr ! Marie a déjà vécu ces moments d'angoisse. Durant trois jours. Car une première fois déjà, Jésus est entré dans Jérusalem pour être "chez mon Père" et il avait fallu trois jours pour le retrouver. L'événement que Marie n'avait pas compris lors de sa douzième année devient, après l'ensevelissement du corps de Jésus, une nourriture de réconfort pour les disciples, dans l'attente de la Résurrection.
*
Il est 11h10 comme j'achève ce commentaire. Ce sera un repas de fête à midi, dans un restaurant. Et je n'y vais pas seul : j'ai été invité par un de mes clients. Mon cœur est dans la joie à cause de la découverte de ce matin. Le Seigneur soit béni ! Car il m'a mis le cœur en fête.«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
-
etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le renversement des attitudes
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,38-42.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous avez appris qu'il a été dit : œil pour œil, dent pour dent.
Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l'autre.
Et si quelqu'un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
Et si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
Donne à qui te demande ; ne te détourne pas de celui qui veut t'emprunter.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Le petit mot de Jésus, qui propose de tendre la joue gauche après avoir été giflé sur la joue droite, a vraiment - pour reprendre une expression populaire, fait "fortune"... Combien de fois n'ai-je pas entendu : "Moi je ne suis pas du genre à tendre la joue gauche !" Et d'ailleurs, on a dit, comme s'il s'agissait d'une preuve de l’impossibilité de tendre aussi la joue gauche : "Jésus lui-même ne l'a jamais fait."
C'est méconnaître en Jean 18, qu'au cours de son procès, Jésus s'est retourné sur le garde qui l'a giflé et s'est exposé à d'autres coups en répondant: "« Si j'ai mal parlé, montre ce que j'ai dit de mal ; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? ».
Pour faire le tour complet de cette négation populaire de la gifle acceptée et de l'autre joue proposée, il reste encore cette affirmation lue un jour sur un forum: "Un homme droitier ne saurait pas donner une gifle sur la joue droite d'un autre". Cela paraît logique, mais c'est, ici encore, méconnaître la brutalité des hommes (que Jésus, lui, a connue). Lorsqu'on passe à tabac un détenu, le bourreau ne se sert pas de la paume de sa main, mais il lance son coup du revers de la main, afin de causer le plus de douleur possible. Ou bien aucun d'entre nous n'a assisté à une scène d'interrogatoire dans un film ?
Mais il ne faudrait pas isoler cette parole de son contexte. Jésus ne prêche pas de se durcir au point de demeurer impassible sous les coups. Mais il prêche de persister d'aimer quelle que soit l'occasion, la situation qui se présente. L'image qu'il donne et que je préfère, est celle de l'accompagnement d'une personne: qu'elle vous demande de demeurer auprès d'elle une heure dans une démarche pénible qu'elle doit effectuer (je songe directement à une hospitalisation), alors restez deux heures plutôt qu'une - la seconde c'est à Dieu que vous l'aurez offerte.
Le Seigneur m'a fait la grâce d'aller rendre visite, il y a trois ans déjà, à un homme que tous, jusqu'à la découverte d'une tumeur au cerveau, avaient considéré comme un débile mental. Il s'appelait Didier. Un jour, après être tombé évanoui en rue, il avait été examiné au scanner lequel avait révélé la tumeur ... laquelle, si elle avait été opérée à temps, lui eût permis sans doute de vivre normalement. Didier était bien connu de tous, mais personne ne voulait franchir les portes du pavillon où il a été interné dans l'attente de son décès. Il n'y eut que sa mère et moi. Un détail particulièrement pénible: lors de cette visite, Didier m'a demandé d'insister auprès de son ancienne amie Nathalie, qu'elle satisfasse son souhait de revoir une dernière fois leur fille Evelyne... Mais Nathalie n'a pas voulu: "Ce n'est pas une endroit pour une jeune fille !" - mais elle non plus ne l'a pas visité. Seulement sa mère et moi.
Le "clou" de cet épisode, c'est que j'ai appris par la suite, que ma visite à Didier, avait fait l'objet d'un pari : "Osera ? Osera pas ?"... Une de mes relations m'a donc suivi pour voir si j'avais bien franchi le premier portail, où l'on se faisait fouiller. Ces "relations", je n'ai plus recherché leur compagnie ensuite. Mais je voudrais surtout témoigner que chaque bienfait ainsi causé de façon gratuite vaut la rémission de nombreux péchés. Les pauvres gens font peur, c'est d'abord la peur qu'il faut chasser.
Pour grandir en Dieu, il faut devenir petit chez les hommes, puisque "qui s'abaisse sera élevé, qui s'élève sera abaissé".
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Vous avez appris qu'il a été dit : œil pour œil, dent pour dent.
Eh bien moi, je vous dis de ne pas riposter au méchant ; mais si quelqu'un te gifle sur la joue droite, tends-lui encore l'autre.
Et si quelqu'un veut te faire un procès et prendre ta tunique, laisse-lui encore ton manteau.
Et si quelqu'un te réquisitionne pour faire mille pas, fais-en deux mille avec lui.
Donne à qui te demande ; ne te détourne pas de celui qui veut t'emprunter.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Le petit mot de Jésus, qui propose de tendre la joue gauche après avoir été giflé sur la joue droite, a vraiment - pour reprendre une expression populaire, fait "fortune"... Combien de fois n'ai-je pas entendu : "Moi je ne suis pas du genre à tendre la joue gauche !" Et d'ailleurs, on a dit, comme s'il s'agissait d'une preuve de l’impossibilité de tendre aussi la joue gauche : "Jésus lui-même ne l'a jamais fait."
C'est méconnaître en Jean 18, qu'au cours de son procès, Jésus s'est retourné sur le garde qui l'a giflé et s'est exposé à d'autres coups en répondant: "« Si j'ai mal parlé, montre ce que j'ai dit de mal ; mais si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu ? ».
Pour faire le tour complet de cette négation populaire de la gifle acceptée et de l'autre joue proposée, il reste encore cette affirmation lue un jour sur un forum: "Un homme droitier ne saurait pas donner une gifle sur la joue droite d'un autre". Cela paraît logique, mais c'est, ici encore, méconnaître la brutalité des hommes (que Jésus, lui, a connue). Lorsqu'on passe à tabac un détenu, le bourreau ne se sert pas de la paume de sa main, mais il lance son coup du revers de la main, afin de causer le plus de douleur possible. Ou bien aucun d'entre nous n'a assisté à une scène d'interrogatoire dans un film ?
Mais il ne faudrait pas isoler cette parole de son contexte. Jésus ne prêche pas de se durcir au point de demeurer impassible sous les coups. Mais il prêche de persister d'aimer quelle que soit l'occasion, la situation qui se présente. L'image qu'il donne et que je préfère, est celle de l'accompagnement d'une personne: qu'elle vous demande de demeurer auprès d'elle une heure dans une démarche pénible qu'elle doit effectuer (je songe directement à une hospitalisation), alors restez deux heures plutôt qu'une - la seconde c'est à Dieu que vous l'aurez offerte.
Le Seigneur m'a fait la grâce d'aller rendre visite, il y a trois ans déjà, à un homme que tous, jusqu'à la découverte d'une tumeur au cerveau, avaient considéré comme un débile mental. Il s'appelait Didier. Un jour, après être tombé évanoui en rue, il avait été examiné au scanner lequel avait révélé la tumeur ... laquelle, si elle avait été opérée à temps, lui eût permis sans doute de vivre normalement. Didier était bien connu de tous, mais personne ne voulait franchir les portes du pavillon où il a été interné dans l'attente de son décès. Il n'y eut que sa mère et moi. Un détail particulièrement pénible: lors de cette visite, Didier m'a demandé d'insister auprès de son ancienne amie Nathalie, qu'elle satisfasse son souhait de revoir une dernière fois leur fille Evelyne... Mais Nathalie n'a pas voulu: "Ce n'est pas une endroit pour une jeune fille !" - mais elle non plus ne l'a pas visité. Seulement sa mère et moi.
Le "clou" de cet épisode, c'est que j'ai appris par la suite, que ma visite à Didier, avait fait l'objet d'un pari : "Osera ? Osera pas ?"... Une de mes relations m'a donc suivi pour voir si j'avais bien franchi le premier portail, où l'on se faisait fouiller. Ces "relations", je n'ai plus recherché leur compagnie ensuite. Mais je voudrais surtout témoigner que chaque bienfait ainsi causé de façon gratuite vaut la rémission de nombreux péchés. Les pauvres gens font peur, c'est d'abord la peur qu'il faut chasser.
Pour grandir en Dieu, il faut devenir petit chez les hommes, puisque "qui s'abaisse sera élevé, qui s'élève sera abaissé".
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Qui est en ligne ?
Utilisateurs parcourant ce forum : Aucun utilisateur inscrit et 4 invités
