le prêtre dans son homélie nous a dit en substance ce que vous nous offrez à méditer : Jacques et Jean avaient bien compris...seule méprise peut-être, penser que la force ou le courage viendraient d'eux seuls et non qu'ils les recevraient par pure grâce, au coeur de leur faiblesse...Quant-à siéger à la droite et à la gauche du Sauveur, c'est aux deux larrons qu'il reviendrait d'occuper cette position humiliante et douloureuse...
J'aime beaucoup le commentaire de zélie également !
Bonne soirée à tous !
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"
Ce n'était pas la saison pour le figuier de porter des fruits. Et ce n'était pas encore la saison pour Israël pour porter du fruit de la conversion. Nous savons bien qu'il y a un temps pour tout et un temps pour chaque chose sous le ciel - et donc les arbres portent des fruits en leur temps - du moins c'est ce que disent les hommes (car certains hivers très doux, la nature se contredit). De toute manière, ici, ce figuier, c'est Israël, qui n'a pas reconnu la saison où elle était visitée.
Et donc, comme le dit saint Jérôme : "Si Israël avait cru, notre Seigneur n'aurait pas été crucifié, et si notre Seigneur n'avait pas été crucifié, la foule des païens n'aurait pas été sauvée. Donc les juifs deviendront croyants, mais ils ne croiront qu'à la fin du monde. Pour eux, ce n'était pas la saison de croire en la croix... Leur incroyance, c'est notre foi ; leur chute a permis notre relèvement. Ce n'était pas le moment pour eux, afin que ce soit le nôtre." (*)
Lors d'une méditation précédente, sur un autre forum, un membre s'est étonné que Jésus, dans ce cas précis, ait fait se dessécher un arbre fruitier qui ne lui avait causé aucun tort. Jésus réfute donc les lois de la nature ? Mais non, ce n'est pas qu'il les rejette, c'est simplement qu'il en est le maître - et plus encore : il en est la source même de la vie ! Dieu a créé toute chose par sa Parole, alors comment comprendre que la Parole soit soumise à la création ?
Il n'est donc guère étonnant que dans le même Évangile, Marc (que j'aime beaucoup car ses raccourcis sont riches !), mentionne un autre élément de la création. Non le moindre puisqu'il s'agit d'une montagne. "Si vous aviez la foi, dit-il, vous diriez à cette montagne : va te jeter dans la mer, et elle vous obéirait !" Je me souviens que saint François d'Assise, durant toute une période, fut tenté de retourner dans le monde, de reprendre une "vie normale" et de se marier. Mais après coup, mais il supplia le Seigneur de l'éclairer et compara ensuite sa tentation à une montagne qu'il fit se noyer dans la mer, par sa foi.
Il n'est pas anodin que dans le langage courant l'on dise toujours: "se faire une montagne d'un souci".
Pour conclure, je remarque que saint Jérôme reprend les mots connus de saint Paul (dans l'épître aux Romains, lorsqu'il dit que nous avons été greffés sur l'arbre principal) et qu'il déclare: "Donc les juifs deviendront croyants, mais ils ne croiront qu'à la fin du monde. Pour eux, ce n'était pas la saison de croire en la croix... Leur incroyance, c'est notre foi ; leur chute a permis notre relèvement. Ce n'était pas le moment pour eux, afin que ce soit le nôtre."
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 11,27-33. Jésus et ses disciples reviennent à Jérusalem. Et comme Jésus allait et venait dans le Temple, les chefs des prêtres, les scribes et les anciens vinrent le trouver.
Ils lui demandaient : « Par quelle autorité fais-tu cela ? Ou bien qui t'a donné autorité pour le faire ? » Jésus leur dit : « Je vais vous poser une seule question. Répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais cela. Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes ? Répondez-moi. » Ils faisaient en eux-mêmes ce raisonnement : « Si nous disons : 'Du ciel', il va dire : 'Pourquoi donc n'avez-vous pas cru à sa parole ? 'Mais allons-nous dire : 'Des hommes' ? » Ils redoutaient la foule, car tout le monde estimait que Jean était réellement un prophète. Ils répondent donc à Jésus : « Nous ne savons pas ! » Alors Jésus leur dit : « Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais cela. »
A quoi sert-il à ces scribes et anciens d'essayer de prendre Jésus en défaut ? De nos jours, ce sont les chrétiens que l'on essaiera et que l'on voudra prendre en défaut dans la déclaration de leur foi. Nous vivons une époque durant laquelle il sera demandé aux croyants de dire pourquoi ils ne reconnaissent pas... disons à titre d'exemples : la 'théorie du genre' ou le mariage et l'adoption homosexuels, le suicide assisté ou encore l'avortement post-natal... A ce moment-là, puisse l'Esprit Saint venir à notre secours - je ne doute pas qu'il vienne et qu'il nous fera, comme pour Jésus dans ce passage, pénétrer l'esprit de nos adversaires.
Depuis la dernière fête de Pâques, je sens venu en moi ce temps dont Jésus a parlé en disant: "Lorsque vous verrez ces choses survenir, redressez la tête car votre délivrance est proche". Courage, dit encore Jésus, j'ai déjà vaincu le monde !
Au cours de ces dernières semaines, j'ai dû faire face à des rejets, des reniements et des hostilités auxquelles je n'avais pas été habitué jusqu'ici. Mais le Seigneur m'a aussi donné de rencontrer des hommes et des femmes dignes de confiance: ils ont beaucoup à m'apporter et moi en retour, dans d'autres domaines, je peux leur donner beaucoup. Et de la sorte, je n'ai pas vraiment à livrer une lutte, un combat. Je n'ai pas eu à entrer dans des discussions serrées et même lorsque j'ai voulu répondre, le Seigneur m'a fermé la bouche.
Il y a bien une 'autorité' en moi, et je dirai comme Jean: je ne suis même pas digne de dénouer la courroie de sa sandale ! Je revois le visage de ce jeune dévoyé qui m'a lancé au travers de la vitrine : "Je suis là, tu peux appeler les flics !". Jean-Paul, un de mes clients a assisté à la scène: il m'a dit par la suite que j'avais regardé ce jeune provocateur droit dans les yeux, mais aussi "comme s'il n'était pas là". En réalité, je priais pour lui et je me sentais si tranquille que l'autre a fini par hausser ses épaules, il a renoncé à ses invectives et il est reparti.
N'hésitons pas à invoquer souvent l'Esprit Saint lorsque notre foi fera que nous serons apostrophés par autrui - ils ne sont pas forcément nos ennemis, mais ils ont besoin de la compréhension qui nous habite.
Envoyés comme des brebis au milieu des loups, nous serons donc prudents comme les serpents et souples comme les colombes !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Nous avons, par le passé, beaucoup échangé sur ce forum. Mon pseudo était Antioche.
Je suis parti et me revoilà depuis quelques jours ...
Je viens vers vous, à la suite de ce que vous avez écrit, pour attester, à mon tour, de cette force qu'est l'Esprit Saint.
Comme vous, je viens de vivre (et je vis encore) de grosses difficultés, mais (comme je l'ai écrit mercredi dernier dans ma présentation) l'Esprit de Pentecôte souffle ...
Tenez ferme et udp.
AH.
@ Etienne et Antoine-Henri, comme vous avez raison...prier pendant un affront ou quelqu'épreuve que ce soit, l'Esprit Saint.En ce jour de Trinité, le Père et l'Esprit du Père peut éviter des conflits....comme dit Etienne:ne rien dire.Son provocateur s'en est allé.....
Je crois que nous sous-estimons souvent, la Puissance de l'Esprit Qui nous renouvelle...le Paraclet peut gémir dans notre coeur mais demandons Lui d' entrer...
Il souffle où Il veut.
Comme vous, Etienne, je veux être sans cesse cette disciple du Seigneur dans ma petite vie, tout simplement.
In Xto
En union de prières avec vous deux.
Dirigátur, Domine, orátio mea sicut incénsum in conspéctu tuo.
"Que ton règne vienne Seigneur !"
Qu'il vienne en nous, dans ce monde si violent, si défiguré par le mal. Mais quelle joie nous devons manifester, nous chrétiens, car nous savons que le Christ a déjà vaincu la mort et le mal. Et l'Esprit-Saint envoyé nous guidera toujours et parfaitement.
Il est toujours bon de se raffermir dans la foi, entre frères et soeurs. Merci à vous ! Content de vous revoir Antioche.
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
Les chefs des Juifs sont d'autant plus coupables que les pensées de leurs cœurs étant dévoilées, ils n'y renoncent pas et cherchent à arrêter Jésus. Pour moi, pour vous aussi, j'imagine, le fait que mes pensées négatives sont dévoilées (mais de façon voilée) vont susciter en moi une remise en question.
Cela m'est arrivé ce dernier dimanche. Au travers d'une rencontre inattendue et joyeuse, je me suis rendu compte (mon Dieu, merci !) que j'en étais venu, petit à petit, du fait de la crise ou de l'âge, ou des pensées ambiantes - à considérer ma vie comme malheureuse. Je priais certes pour le salut de mon âme ... mais en ayant sur autrui un regard souvent chargé de défiance. Or, peut-on être sombre et quelque peu cynique si l'on a la foi ? Je m'accuserai donc de toutes ces préventions envers mon prochain lors d'une prochaine confession.
Dans la parabole, Dieu manifeste tout le contraire de moi. C'est visible comme le nez au milieu du visage, lorsque Dieu dit : "Il lui restait encore quelqu'un : son fils bien-aimé. Il l'envoya vers eux en dernier. Il se disait : 'Ils respecteront mon fils." Songez-y pour vous-mêmes : après le désastre des autres démarches, auriez-vous ouvert la chemise exposer votre poitrine et votre cœur ?
Cela m'a rappelé ce petit poème (philosophique ?) dont je ne connais pas l'auteur:
A quoi sert de jouer, si la triche est permise: je ne suis pas joueur.
A jouer avec vous, je perdrais la chemise qui me cache le cœur.
Jouez, trichez, gagnez, croyez en votre époque ! Vous avez réussi !
Mais mon silence de vos rires se moque: je ne suis pas d'ici...
Seigneur Jésus, je vous en prie : aidez-moi à garder le sourire en dépit de tout. Si la société pousse l'homme à devenir l'ennemi de l'homme, que je demeure son ami; si le monde en arrive à éliminer les faibles, fais de moi un faible aussi; pour l'amour de Vous, mon Dieu, si le monde veut vous crucifier, accordez-moi d'ouvrir en grand mes bras aux hommes, puisque Vous les avez toujours aimés, ô doux Jésus. Ainsi soit-il.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,13-17. On envoya à Jésus des pharisiens et des hérodiens pour le prendre au piège en le faisant parler,
et ceux-ci viennent lui dire : « Maître, nous le savons : tu es toujours vrai ; tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne fais pas de différence entre les gens, mais tu enseignes le vrai chemin de Dieu. Est-il permis, oui ou non, de payer l'impôt à l'empereur ? Devons-nous payer, oui ou non ? »
Mais lui, sachant leur hypocrisie, leur dit : « Pourquoi voulez-vous me mettre à l'épreuve ? Faites-moi voir une pièce d'argent. »
Ils le firent, et Jésus leur dit : « Cette effigie et cette légende, de qui sont-elles ? De l'empereur César », répondent-ils.
Jésus leur dit : « A César, rendez ce qui est à César, et à Dieu, ce qui est à Dieu. » Et ils étaient remplis d'étonnement à son sujet.
La réponse de Jésus à cette question piège est tellement inattendue qu'en effet, on en reste rempli d'étonnement. Dans son 'Commentaire de l’Évangile', Lanza del Vasto avait ajouté : il est très important de rendre à César l'effigie de César car quant à l'homme il possède une autre effigie. Car il a été crée "à l'image et selon la ressemblance de Dieu" - voilà ce qui, seul, compte.
Jésus a-t-il ici maudit l'argent ? Non, mais il l'a remis à sa place, de même, il ne prend pas position en faveur d'un quelconque système politique qui frappe sa monnaie et en fait un instrument de puissance et de domination sur les hommes.
A partir de là, le lien avec la première lecture est assez évident. Nous, qui avons "revêtu le Christ" ne sommes pas destinés à vivre selon le système politique et économique dans lequel nous sommes nés. Mais il est important que nous nous efforcions de vivre selon cette effigie reçue de Dieu; ce qui implique, je cite saint Pierre : "Pratiquez l'hospitalité... mettez le don de la grâce au service des autres... et par les souffrances, communiez à celles du Christ pour le jour où sa gloire se révèlera".
Vous et moi vivons dans le monde, mais nous ne sommes déjà plus du monde. J'ai encore traversé un temps de douleur, ce dernier week-end, car j'ai revu une ancienne amie et j'aurais bien voulu rester "en route" jusqu'aux petites heures... J'ai dû me faire violence pour quitter le groupe, et comment dire ?, une fois rentré (seul) chez moi, le souvenir du 'bon vieux temps' - qui est un sacré menteur, je l'ai combattu par la prière jusqu'à ce que je rende au passé ce qui est au passé.
Je veux vivre dans le Christ, maintenant et jusqu'à Le rejoindre. A l'Eucharistie, ce matin, la Joie était au rendez-vous !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 1,1-3.6-12. Moi, Paul, qui suis, par la volonté de Dieu, Apôtre du Christ Jésus à cause de la promesse de la vie que nous avons en Jésus Christ,
je te souhaite à toi, Timothée, mon enfant bien-aimé, grâce, miséricorde et paix de la part de Dieu le Père et du Christ Jésus notre Seigneur.
Je suis plein de reconnaissance envers Dieu, que j'adore avec une conscience pure comme l'ont fait mes ancêtres ; je le prie sans cesse, nuit et jour, en me souvenant de toi.
Voilà pourquoi je te rappelle que tu dois réveiller en toi le don de Dieu que tu as reçu quand je t'ai imposé les mains.
Car ce n'est pas un esprit de peur que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d'amour et de raison.
N'aie pas honte de rendre témoignage à notre Seigneur, et n'aie pas honte de moi, qui suis en prison à cause de lui ; mais, avec la force de Dieu, prends ta part de souffrance pour l'annonce de l'Évangile.
Alors qu'il est déjà dans les fers, à Rome, Paul se sent obligé d'écrire à Timothée, qu'il considère comme son propre enfant, pour qu'il reprenne courage dans l'annonce de l’Évangile. Cette lettre ne s'adresse-t-elle pas à moi aujourd'hui, n'est-elle pas pour nous tous ? Bien sûr que oui. Timothée est un beau nom qui signifie, je pense, "Celui qui craint Dieu". Eh bien, Paul semble dire: "Mon enfant, c'est Dieu qu'il faut craindre, non les hommes !"
Nous qui croyons, les uns depuis leur plus tendre enfance, les autres après une conversion, nous savons bien que nous rencontrerons la contradiction dans le monde. Tous ceux qui ne veulent pas croire se moqueront de nous et nous serons maltraités - en paroles mais aussi en actes. Mais d'abord et surtout, nous serons épiés afin que nos faiblesses puissent servir à nous accuser d'hypocrisie. Il faut bien en passer par là. Paul l'a accepté - il a d'ailleurs tout accepté : pour s'en convaincre, il suffit de relire le chapitre onze dans la deuxième épître aux Corinthiens:
Ils sont Hébreux ? Moi aussi. Ils sont Israélites ? Moi aussi. Ils sont de la descendance d'Abraham ? Moi aussi. Ils sont ministres du Christ ? Je le suis plus qu'eux, même si j'ai l'air fou de dire cela. La fatigue, je l'ai connue plus qu'eux ; la prison, plus qu'eux ; les coups, bien davantage ; le danger de mort, très souvent. Cinq fois, j'ai reçu des Juifs les trente-neuf coups de fouet ;trois fois, j'ai subi la bastonnade ; une fois, j'ai été lapidé ; trois fois, j'ai fait naufrage et je suis resté vingt-quatre heures perdu en mer.Souvent à pied sur les routes, avec les dangers des fleuves, les dangers des bandits, les dangers venant des Juifs, les dangers venant des païens, les dangers de la ville, les dangers du désert, les dangers de la mer, les dangers des faux frères.
J'ai connu la fatigue et la peine, souvent les nuits sans sommeil, la faim et la soif, les journées sans manger, le froid et le manque de vêtements, sans compter tout le reste : ma préoccupation quotidienne, le souci de toutes les Églises.
De plus en plus, il me semble, le monde s'oppose au Christ en s'en prenant à l’Église; alors moi, de plus en plus, je dois aussi m'afficher comme chrétien. C'est la leçon que j'ai reçue de ma participation à l'Eucharistie, aujourd'hui.
Quant au lien de la première lecture et celle de l’Évangile, il n'apparaît bien qu'au travers de ce mot de 'contradiction'. Ce n'est pas Jésus qui est parti trouver les Sadducéens, mais ce sont eux qui sont venus à lui. Comme ils aiment çà, de remettre en question l'enseignement de Jésus ! Quelle fumante histoire, si j'ose dire, que celle de cette pauvre femme mariée sept fois pour sept fois tenter d'obtenir la seule chose qu'on attend d'elle: une descendance ? Et ils se réfèrent à Moïse, bien sûr, à la Loi, évidemment ! Et Jésus répond, et sa réponse nous apprend beaucoup. Mais au risque de se faire maltraiter, il n'hésite pas un instant à conclure : "Vous êtes complètement dans l'erreur".
Il se trouve que je suis plus souvent inquiet, moi aussi. Les affaires vont au ralenti - de plus en plus on dirait. Même en marchandises d'occasion. Le fond du problème est connu: les États imposent une politique d'austérité, au même moment qu'ils ne savent pas maîtriser l'inflation. Alors, ça pousse et çà tire dans tous les sens. N'est-ce pas de ce temps-ci que je devrais manifester ma foi plus encore ? Et plus encore ma charité ?
Et vous, où en êtes-vous ?
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,35-37. Quand Jésus enseignait dans le Temple, il déclarait : « Comment les scribes peuvent-ils dire que le Messie est le fils de David ? David lui-même a dit sous l'inspiration de l'Esprit Saint : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : 'Siège à ma droite jusqu'à ce que j'aie mis tes ennemis sous tes pieds ! ' David lui-même le nomme Seigneur.
D'où vient qu'il est également son fils ? » Et la foule, qui était nombreuse, l'écoutait avec plaisir.
Est-ce pour faire plaisir à la foule que Jésus soulève cette question ? Il s'agit d'abord de montrer ici comment les Écritures ne peuvent correctement lues et comprises que sous l'inspiration de l'Esprit Saint. Voici qui est bien d'actualité, car n'importe quel texte peut être remis en question si celui qui le lit se tient hors de l'Amour de Dieu.
Je l'écris de cette manière car je suis intimement persuadé qu'il en est ainsi. Et tout le monde sait que je n'ai pas fait d'études très savantes, mais que d'abord, je suis un converti.
Je me souviens d'un collègue bouquiniste qui s'était ainsi emparé d'une parole de Jésus afin de la coller telle quelle sur un catalogue consacré à des livres sur les armes. Cette parole était : "Celui qui n'a pas d'épée, qu'il vende son manteau pour en acheter une." Elle est située en Luc au chapitre 22, au verset 36. Or, Jésus conseille-t-il vraiment d'acquérir des armes ? Certes non, mais ces mots sont tirés de la Passion et expliqués aux versets 37 et 38 : Il veut que s'accomplisse complètement les anciennes Écritures qui disaient qu'Il serait mis au rang des pécheurs : "
37 Car, je vous le déclare : il faut que s'accomplisse en moi ce texte de l'Écriture : Il a été compté avec les pécheurs. De fait, ce qui me concerne va se réaliser. »
38 Ils lui dirent : « Seigneur, voici deux épées. » Il leur répondit : « Cela suffit. »
Ce n'est pas pour rien que la règle demande que l'on invoque l'Esprit Saint avant de se lancer dans une méditation d'un texte de l’Écriture ! N'est-ce pas le Seigneur lui-même qui promulgue cette règle ? En tout cas, il donne ici une merveilleuse analyse au sujet du "Messie, fils de David !"
Le lien que l'on peut établir avec le passage de la première lecture, confirme qu'il s'agit bien aujourd'hui, dans les textes, du bon usage de la lecture des textes. Saint Paul dit en effet à Thimothée:
"Depuis ton plus jeune âge, tu connais les textes sacrés : ils ont le pouvoir de te communiquer la sagesse, celle qui conduit au salut par la foi que nous avons en Jésus Christ. Tous les textes de l'Écriture sont inspirés par Dieu ; celle-ci est utile pour enseigner, dénoncer le mal, redresser, éduquer dans la justice ; grâce à elle, l'homme de Dieu sera bien armé, il sera pourvu de tout ce qu'il faut pour faire un bon travail."
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre à Timothée 4,1-8. Un temps viendra où l'on ne supportera plus l'enseignement solide ; mais, au gré de leur caprice, les gens iront chercher une foule de maîtres pour calmer leur démangeaison d'entendre du nouveau. Ils refuseront d'entendre la vérité pour se tourner vers des récits mythologiques.
Mais toi, en toute chose garde ton bon sens, supporte la souffrance, travaille à l'annonce de l'Évangile, accomplis jusqu'au bout ton ministère. Car moi, me voici déjà offert en sacrifice, le moment de mon départ est venu. Je me suis bien battu, j'ai tenu jusqu'au bout de la course, je suis resté fidèle. Je n'ai plus qu'à recevoir la récompense du vainqueur : dans sa justice, le Seigneur, le juge impartial, me la remettra en ce jour-là, comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire.
J'ai trouvé simple et ludique d'identifier avec des couleurs les textes qui se répondent l'un à l'autre dans la première et la seconde lecture.
Les textes nous disent de nous méfier de tout ce qui paraît, de tout ce qui brille en public, mais qui est trompeur le plus souvent et qui ne dure pas.
Qui se soucie de cette pauvre veuve qui a mis deux piécettes dans le tronc, alors que les autres y versent des fortunes ? Et donc, en transposant à notre époque, un billet de vingt euros dans le panier d'une quête, ce n'est pas courant et çà se voit, mais deux pièces de cinq cents ? Ainsi, dans la logique des choses, du moins selon Dieu, le pauvre qui verse son obole de dix cents obtiendra plus sûrement miséricorde que le riche dont le billet n'est pas passé inaperçu. Car le riche a mis de son superflu (un superflu soigneusement calculé), tandis que l'autre a mis tout ce qu'il avait dans un mouvement qui le dépasse et le place d'emblée dans l'absolu.
De même, on a fait et l'on continue de faire beaucoup de cas des très nombreuses "âmes privilégiées" qui nous annoncent la fin des temps (on me l'avait annoncé pour 3 x 666 : 1998 !) plutôt que de chercher à se convertir et à vivre un peu plus profondément sa foi chaque jour. Et les hommes qui tiennent les places d'honneur et promettent beaucoup au peuple sont souvent ceux qui se servent les premiers dans le trésor public.
Pour nous, il ne doit pas en être ainsi. Je sais bien que les vacances approchent et je peux sentir qu'à nouveau, comme chaque année, l'attention que l'on prêtait en d'autres temps aux malheureux, laisse la place à la rêverie des plages ensoleillées. On y oubliera le Saint-Sacrement pour adorer le dieu soleil et ses rayons... comme si le Saint-Sacrement ne réchauffait plus les âmes ?
Demain, l'Église fête : La Fête-Dieu ou Solennité du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ. Ce qui est important demain, je le sais aujourd'hui.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Alors moi, ce passage aurait tendance à me plonger dans des abîmes de perplexité... mais quand on gagne correctement sa vie (Deo gratias !) et qu'on essaie, à la messe, de mettre une offrande pas trop radine, on fait comment pour y ajouter de son dénuement ??? ça, pour moi, c'est le défi du jour.
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
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