Ce qui s'est manifesté, c'est un appel.
Un appel à suivre le Christ. Vérité nous engage dans tout notre être. C'est ainsi que le baptême dépouille de l'ancienne nature marquée par le péché originel pour greffer dans le Corps du christ et pour faire de soi un fils de Dieu. D'autre part, il donne la grâce sanctifiante qui est une qualité qui se greffe dans l'âme, qui change sa nature, qui proportionne celle-ci à la connaissance de Dieu, à la réception des dons du St Esprit de manière à être mue directement par Dieu etc, etc,.
La théologie distingue la présence d'immensité par laquelle on désigne le fait que Dieu soit présent à tout à titre de Cause, de la présence de grâce conférée par le baptême par laquelle Dieu est présent dans l'âme et pour ainsi dire "possédée" par elle. Il y a des degrés de présence et le but est de les parcourir jusqu'à
devenir par grâce ce que Dieu est par nature. (2Pierre 1:4) Donc oui, il y a une différence objective entre celui qui n'est pas chrétien et celui qui est devenu "ami de Dieu", cela ne veut pas donne pas le droit de mépriser l'autre et de le considérer comme condamné. Tout n'est pas égal, tout n'est pas relatif, tout le monde ne demeure pas dans la Vérité,
Demeurez en moi, comme moi en vous (y demeurer donne pas le droit de se servir de la Vérité comme d'un marteau pour taper sur les autres, faire cela c'est de toute façon montrer qu'on y demeure pas) il y a des différences et les différences que vous semblez craindre ne sont pas nécessairement sources de conflits.
Le but c'est de vivre dans le Christ et de devenir un saint, chemin difficile qui demande de la passion et de l'engagement. Dieu vomit pas les tièdes. Le Christianisme c'est donc beaucoup plus passionnant que le truc inconsistant que vous essayez de nous présenter.
Un appel à suivre la vérité sans même savoir où l'on va, sans s'inquiéter du lendemain. Une vérité qui est, pour celui qui l'écoute, un chemin.
Ce n'est pas un truc dont on jouit sans "s'inquiéter du lendemain" comme vous dites.
Jean 14:6 « Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. ». La Vérité est en effet un chemin, un approfondissement en Dieu, et ce n'est pas en reniant son baptême qu'on l'approfondit ; en trahissant et en se suicidant Judas n'a cheminé nulle part.
Tout ceci n'a rien à voir avec la mélasse new-age axée sur "développement personnel" et la "découverte de ses potentialités" qui inonde les librairies.
C'est bien de chercher à déconstruire la notion de vérité, de dire que personne ne la possède, que le but c'est de s'épanouir, en cherchant par là à empêcher que nous devenions des méchants "zintégristes" ; c'est gentil de vous inquiéter pour nous.
Mais, en attendant est-ce que vous vous êtes mis à la place de cette mère (Jessica) dont la fille pensant qu'elle est une païenne qui mange des aliments souillés ne viendra même peut-être plus jamais manger chez elle ? Qui est le pharisien ici : celui qui se paye de beaux discours ou celui qui comprenant le désarroi de cette mère cherche à l'aider ? Je me pose la question. Car en fin de compte je ne vois pas bien où vous voulez en venir.