Communion distribuée par des femmes
- Fée Violine
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Re: Communion distribuée par des femmes
Mais, Jean-Baptiste, la bénédiction n'est pas un sacrement.
Pourquoi serait-elle réservée au prêtre?
Y a-t-il des textes officiels sur ce sujet?
Pourquoi serait-elle réservée au prêtre?
Y a-t-il des textes officiels sur ce sujet?
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jeanbaptiste
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Re: Communion distribuée par des femmes
Chère Fée, je ne sais pas !
La discussion s'est embrouillée, mais il faut savoir que je répondais en m'appuyant sur les propos d'Emmanuel :
La discussion s'est embrouillée, mais il faut savoir que je répondais en m'appuyant sur les propos d'Emmanuel :
En fait, je fais confiance à Emmanuel qui nous dit que seul le prêtre peut donner sa bénédiction. Pour ma part, je ne sais pas ce qu'il en est exactement. Je suis tout à fait porté à la croire car il me semble avoir entendu, je ne sais plus quand ni ou, la même chose.Comme je l'ai déjà dit, quand ça m'arrive, je suis embêté, mais donne une bénédiction vaseuse. Je ne vois pas comment refuser, ou expliquer qu'il faut s'adresser au prêtre.
- Jean-Mic
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Re: Communion distribuée par des femmes
Euh, ben, ... pas facile
Laïc ayant été appelé à donner la communion, les toutes premières fois où des enfants se sont présentés pour recevoir une bénédiction, j'ai bafouillé je ne sais plus quoi. Puis, encore un peu gêné, j'ai adopté une formule très simple, la même que je traçais sur mes propres enfants. Et puis, progressivement, j'ai réalisé que les familles et leurs enfants ne venaient pas demander ma bénédiction, la bénédiction d'une personne, mais bien une bénédiction auprès du Christ présent dans l'Eucharistie, et ma gêne a disparu : ce n'est pas moi, ma petite personne, mais bien l'humble serviteur porteur du Pain Eucharistique qui marque le front de celui qui se présente. Si le mouvement de communion le permet, rien de plus normal ou de moins surprenant que les enfants (et certains adultes) reçoivent préférentiellement la bénédiction du prêtre. Mais, j'ose quand même cette question : dès lors que l'on admet qu'un laïc peut être ministre extraordinaire de la communion, ne devient-il pas de facto ministre extraordinaire de cette bénédiction ?
Bon, d'accord, un peu de formation préalable ne ferait pas de mal
.
Fraternellement
Jean-Mic
Laïc ayant été appelé à donner la communion, les toutes premières fois où des enfants se sont présentés pour recevoir une bénédiction, j'ai bafouillé je ne sais plus quoi. Puis, encore un peu gêné, j'ai adopté une formule très simple, la même que je traçais sur mes propres enfants. Et puis, progressivement, j'ai réalisé que les familles et leurs enfants ne venaient pas demander ma bénédiction, la bénédiction d'une personne, mais bien une bénédiction auprès du Christ présent dans l'Eucharistie, et ma gêne a disparu : ce n'est pas moi, ma petite personne, mais bien l'humble serviteur porteur du Pain Eucharistique qui marque le front de celui qui se présente. Si le mouvement de communion le permet, rien de plus normal ou de moins surprenant que les enfants (et certains adultes) reçoivent préférentiellement la bénédiction du prêtre. Mais, j'ose quand même cette question : dès lors que l'on admet qu'un laïc peut être ministre extraordinaire de la communion, ne devient-il pas de facto ministre extraordinaire de cette bénédiction ?
Bon, d'accord, un peu de formation préalable ne ferait pas de mal
Fraternellement
Jean-Mic
Heureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes. Ils n'ont pas fini de s'amuser !
Re: Communion distribuée par des femmes
Évidemment, tout baptisé, et même tout homme peut bénir qq'un.
La portée de la bénédiction diffère.
Le prêtre la donne In persona Christi.
Elle vaut une bénédiction de la Vierge par exemple (suivant je ne sais plus quelle apparition).
Le chrétien se contente de bénir au nom du Christ.
Elle a la valeur de sa proximité de Dieu, et dans le cas du ministre extraordinaire, elle relève de la délégation.
Personnellement, je préfère la bénédiction telle que je la vois pratiquée à Londres : l'enfant se tourne vers le prêtre qui fait une vraie bénédiction, et pas seulement une croix sur le front. C'est plus solennel et marque bien la différence d'avec une bénédiction que fait un laïc.
Tout homme peut bien bénir en confiant une personne à Dieu, tel qu'il l'adore.
Dieu comprend et accueille.
C'est un acte hautement bon, inspiré par l'Esprit qui l'habite.
Cordialement,
Griffon.
La portée de la bénédiction diffère.
Le prêtre la donne In persona Christi.
Elle vaut une bénédiction de la Vierge par exemple (suivant je ne sais plus quelle apparition).
Le chrétien se contente de bénir au nom du Christ.
Elle a la valeur de sa proximité de Dieu, et dans le cas du ministre extraordinaire, elle relève de la délégation.
Personnellement, je préfère la bénédiction telle que je la vois pratiquée à Londres : l'enfant se tourne vers le prêtre qui fait une vraie bénédiction, et pas seulement une croix sur le front. C'est plus solennel et marque bien la différence d'avec une bénédiction que fait un laïc.
Tout homme peut bien bénir en confiant une personne à Dieu, tel qu'il l'adore.
Dieu comprend et accueille.
C'est un acte hautement bon, inspiré par l'Esprit qui l'habite.
Cordialement,
Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
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Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
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- Fée Violine
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Re: Communion distribuée par des femmes
Qu'entendez-vous par "une vraie bénédiction"?une vraie bénédiction, et pas seulement une croix sur le front.
Jean-Baptiste : je sais, j'ai suivi le débat. Mais justement, ce serait intéressant de savoir ce que disent les textes officiels.
Jean-Mic: je suis assez d'accord avec votre point de vue.
Quant à moi, bien que je donne parfois la communion, quand on me le demande (c'est-à-dire quand mon équipe liturgique est de service), je ne me suis jamais trouvée dans la situation de bénir quelqu'un. C'est sans doute parce qu'il y a peu d'enfants à la messe. Et puis, ils vont peut-être plutôt vers le prêtre?
Re: Communion distribuée par des femmes
Une vraie bénédiction :
Comme en fin de messe.
Le prêtre lève la main et trace une croix dans l'air, au dessus de la tête de l'enfant (qui étant plus petit, se trouve plus bas que le prêtre)
Évidemment, c'est une expression.
J'ai voulu faire bref, et me voici obligé de décrire une benediction en détail.
Cordialement,
Griffon.
PS:
Cela m'étonnerait que vous trouviez des textes du Magistère.
La bénédiction par un laïc est "privée" jusqu'à cette formule nouvelle de bénir celui qui s'approche sans prendre la communion.
Comme en fin de messe.
Le prêtre lève la main et trace une croix dans l'air, au dessus de la tête de l'enfant (qui étant plus petit, se trouve plus bas que le prêtre)
Évidemment, c'est une expression.
J'ai voulu faire bref, et me voici obligé de décrire une benediction en détail.
Cordialement,
Griffon.
PS:
Cela m'étonnerait que vous trouviez des textes du Magistère.
La bénédiction par un laïc est "privée" jusqu'à cette formule nouvelle de bénir celui qui s'approche sans prendre la communion.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
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Re: Communion distribuée par des femmes
Griffon a écrit :Évidemment, tout baptisé, et même tout homme peut bénir qq'un.
La portée de la bénédiction diffère.
Le prêtre la donne In persona Christi.
Elle vaut une bénédiction de la Vierge par exemple (suivant je ne sais plus quelle apparition).
Le chrétien se contente de bénir au nom du Christ.
Elle a la valeur de sa proximité de Dieu, et dans le cas du ministre extraordinaire, elle relève de la délégation.
C'est très juste... sauf que le ministre extraordinaire de la communion n'a délégation que pour donner la communion. Pas pour une quelconque bénédiction.
Même le diacre, par principe, ne peut donner que les bénédictions qui lui sont expressément autorisées par les livres liturgiques.
Alors, que vaut la bénédiction dont il est question ici?
Personnellement, je crois que le mieux que nous ayons à faire, c'est à ne pas officier comme ministre extraordinaire la communion, à moins d'être au minimum un acolyte formellement institué (ce qui ne se trouve évidemment guère en-dehors des séminaires). J e ne veux pas contribuer à perpétrer les abus liturgiques et à protestantiser l'Eglise en remplaçant à tout bout de champ les ordres sacrés par des laïcs...
(il y a sans doute des cas qui justifient de porter soi-même la communion à un malade ou une personne âgée, de façon ponctuelle - surtout dans le cadre familial, ce qui diminue grandement le risque de se croire abusivement un "ministre"... Mais pas à l'intérieur de la messe).
Je ne peux pas reprocher à ceux qui ont accepté cette mission de le faire, si c'est par esprit de service pour l'Eglise. Mais d'une part je ne suis pas sûr que ça soit rendre service sur le long terme, d'autre part... il ne faut pas oublier quels Mystères redoutables on tient entre les mains... Sur ce point, le cadre traditionnel est certainement protecteur.
In Xto,
archi.
Nous qui dans ce mystère, représentons les chérubins,
Et chantons l'hymne trois fois sainte à la vivifiante Trinité.
Déposons maintenant tous les soucis de ce monde.
Pour recevoir le Roi de toutes choses, Invisiblement escorté des choeurs angéliques.
Alléluia, alléluia, alléluia.
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- PaxetBonum
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Re: Communion distribuée par des femmes
Amen
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
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- Jean-Mic
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Re: Communion distribuée par des femmes
Je crains que vous soyez un peu trop théorique et éloigné des réalités de la plupart des communautés paroissiales qui tissent notre Eglise. Votre souci et votre exigence sont légitimes, mais en attendant, comment on fait ? ... sans justifier tout, n'importe quoi et son contraire, mais avec pragmatisme et souci d'être présents au monde de ce temps ?archi a écrit :Personnellement, je crois que le mieux que nous ayons à faire, c'est à ne pas officier comme ministre extraordinaire la communion, à moins d'être au minimum un acolyte formellement institué (ce qui ne se trouve évidemment guère en-dehors des séminaires).
Fraternellement
Jean-Mic
Heureux ceux qui savent rire d'eux-mêmes. Ils n'ont pas fini de s'amuser !
Re: Communion distribuée par des femmes
C'est très simple : le prêtre prend 5 ou 10 mn de plus pour distribuer la communion. Ça a aussi l'avantage de laisser plus de temps aux fidèles pour se recueillir après avoir communié.Jean-Mic a écrit :Je crains que vous soyez un peu trop théorique et éloigné des réalités de la plupart des communautés paroissiales qui tissent notre Eglise. Votre souci et votre exigence sont légitimes, mais en attendant, comment on fait ?archi a écrit :Personnellement, je crois que le mieux que nous ayons à faire, c'est à ne pas officier comme ministre extraordinaire la communion, à moins d'être au minimum un acolyte formellement institué (ce qui ne se trouve évidemment guère en-dehors des séminaires).
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jeanbaptiste
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Re: Communion distribuée par des femmes
Là, pour le coup, je suis d'accord avec Relief et m'étonne de l'argument avancé par Jean-Mic. Il me semble que les ministres extraordinaires de la communion sont... extraordinaires. C'est-à-dire qu'il n'ont pas lieu d'être présent dans le déroulement ordinaire de la liturgie.
Si mes souvenirs sont bons l'usage de ministres extraordinaires pour la communion n'est tolérée que dans le cas où l'assemblée serait exceptionnellement grande. Il est presque comique de constater que ce ministère est devenu dans la pratique tout à fait ordinaire alors même... que les églises se vident.
10, 20 ou 30 minutes de plus à la messe, est-ce un supplice ou une joie ? C'est la question qu'il nous faut nous poser si nous voulons vraiment remettre les choses dans leur ordre.
Si mes souvenirs sont bons l'usage de ministres extraordinaires pour la communion n'est tolérée que dans le cas où l'assemblée serait exceptionnellement grande. Il est presque comique de constater que ce ministère est devenu dans la pratique tout à fait ordinaire alors même... que les églises se vident.
10, 20 ou 30 minutes de plus à la messe, est-ce un supplice ou une joie ? C'est la question qu'il nous faut nous poser si nous voulons vraiment remettre les choses dans leur ordre.
Re: Communion distribuée par des femmes
Comment fait-on? Eh bien, ce qu'on fait dans les communautés de forme extraordinaire... qui sont bel et bien dans le "monde de ce temps" elles aussi (d'autant que pour elles l'horloge ne s'est pas arrêtée de tourner en 1970).Jean-Mic a écrit :Je crains que vous soyez un peu trop théorique et éloigné des réalités de la plupart des communautés paroissiales qui tissent notre Eglise. Votre souci et votre exigence sont légitimes, mais en attendant, comment on fait ? ... sans justifier tout, n'importe quoi et son contraire, mais avec pragmatisme et souci d'être présents au monde de ce temps ?archi a écrit :Personnellement, je crois que le mieux que nous ayons à faire, c'est à ne pas officier comme ministre extraordinaire la communion, à moins d'être au minimum un acolyte formellement institué (ce qui ne se trouve évidemment guère en-dehors des séminaires).
Fraternellement
Jean-Mic
Et figurez-vous que je ne suis pas du tout éloigné des communautés paroissiales qui tissent l'Eglise de mon secteur (et ce que j'ai vu ailleurs ne diffère pas fondamentalement...). Peut-être même que je les connais d'un peu trop près, d'où un ras-le-bol (cf l'autre fil) qui n'en est que plus fort. Je vois très bien comment s'y déroulent les choses.
In Xto,
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Alléluia, alléluia, alléluia.
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salésienne05
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Re: Communion distribuée par des femmes
Il est certain que 10 minutes, 20 minutes, 30 minutes de plus pour la Messe dominicale ne devrait pas être un problème... pour une famille catholique classique. Mais pour la majorité ? Je vais tous les dimanches à la Messe toute seule. Aucun de mes quatre hommes ne m'accompagne. Quoi qu'il en soit, la Messe à 11h30 pour des enfants en bas âge qui se lèvent à 5h30 le matin, c'est chose impossible (ils ont faim, sont fatigués). Pour moi c'est une joie, quel que soit le nombre de minutes, mais mon devoir d'état est d'être une femme mariée, et mon mari n'est pas pratiquant et peu croyant.
Toutes les femmes de ma paroisse sont mariées à des hommes non pratiquants quand ils ne sont pas hostiles à la foi de leur épouse. On fait comment ? Certaines ne vont à ma messe qu'en semaine.. d'autres font le choix du samedi soir, moins dommageable pour la vie de famille (quand le reste de la famille n'est ni croyant ni poratiquant).
Evidemment, sans oublier le prêtre qui célèbre la Messe en deux lieux différents le Dimanche matin (et le samedi après-midi et soir également), avec une distance de route de montagne qui avoisine la demi-heure... Le temps est compté...
Ceci dit, pour nous, le problème ne se pose que l'on est en saison touristique et que nous sommes plus d'une dizaine à la messe dominicale !
Ah, ces citadins qui se plaignent
.
Savez-vous où sont les diacres ordonnés ? EN effet, je suis étonnée : nous avons deux diacres sur le canton (hommes mariés, l'un médecin, l'autre à la retraite), et je ne les vois que très rarement...
Fraternellement.
Cécile
Toutes les femmes de ma paroisse sont mariées à des hommes non pratiquants quand ils ne sont pas hostiles à la foi de leur épouse. On fait comment ? Certaines ne vont à ma messe qu'en semaine.. d'autres font le choix du samedi soir, moins dommageable pour la vie de famille (quand le reste de la famille n'est ni croyant ni poratiquant).
Evidemment, sans oublier le prêtre qui célèbre la Messe en deux lieux différents le Dimanche matin (et le samedi après-midi et soir également), avec une distance de route de montagne qui avoisine la demi-heure... Le temps est compté...
Ceci dit, pour nous, le problème ne se pose que l'on est en saison touristique et que nous sommes plus d'une dizaine à la messe dominicale !
Ah, ces citadins qui se plaignent
Savez-vous où sont les diacres ordonnés ? EN effet, je suis étonnée : nous avons deux diacres sur le canton (hommes mariés, l'un médecin, l'autre à la retraite), et je ne les vois que très rarement...
Fraternellement.
Cécile
-
jeanbaptiste
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Re: Communion distribuée par des femmes
Tout est un question d'organisation. Si la messe durait habituellement 30 minutes, c'est de la faire durer 1 heure qui nous semblerait impossible.n
Je comprends vos difficultés, elles sont miennes. Mon épouse n'est pas croyante, c'est moi qui m'occupe de la cuisine et de la maison, j'ai deux petits enfants, et j'habite à la campagne. Je vois donc très bien de quoi vous voulez parler
Mais mes difficultés personnelles doivent-elles à ce point impacter la messe ?
Il est évident que la vie d'aujourd'hui ne facilite pas les choses, mais soyons franc, elle est aussi bien souvent un prétexte facile. Comme le rappelait encore notre évêque il y a peu : dans certains pays les familles font des heures de route à pieds pour aller chaque dimanche communier au Corps du Christ.
Je comprends vos difficultés, elles sont miennes. Mon épouse n'est pas croyante, c'est moi qui m'occupe de la cuisine et de la maison, j'ai deux petits enfants, et j'habite à la campagne. Je vois donc très bien de quoi vous voulez parler
Mais mes difficultés personnelles doivent-elles à ce point impacter la messe ?
Il est évident que la vie d'aujourd'hui ne facilite pas les choses, mais soyons franc, elle est aussi bien souvent un prétexte facile. Comme le rappelait encore notre évêque il y a peu : dans certains pays les familles font des heures de route à pieds pour aller chaque dimanche communier au Corps du Christ.
-
Emmanuel Lyasse
- Quæstor

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Re: Communion distribuée par des femmes
Globalement d'accord avec vous.Jean-Mic a écrit :Euh, ben, ... pas facile![]()
Laïc ayant été appelé à donner la communion, les toutes premières fois où des enfants se sont présentés pour recevoir une bénédiction, j'ai bafouillé je ne sais plus quoi. Puis, encore un peu gêné, j'ai adopté une formule très simple, la même que je traçais sur mes propres enfants. Et puis, progressivement, j'ai réalisé que les familles et leurs enfants ne venaient pas demander ma bénédiction, la bénédiction d'une personne, mais bien une bénédiction auprès du Christ présent dans l'Eucharistie, et ma gêne a disparu : ce n'est pas moi, ma petite personne, mais bien l'humble serviteur porteur du Pain Eucharistique qui marque le front de celui qui se présente. Si le mouvement de communion le permet, rien de plus normal ou de moins surprenant que les enfants (et certains adultes) reçoivent préférentiellement la bénédiction du prêtre. Mais, j'ose quand même cette question : dès lors que l'on admet qu'un laïc peut être ministre extraordinaire de la communion, ne devient-il pas de facto ministre extraordinaire de cette bénédiction ?
Bon, d'accord, un peu de formation préalable ne ferait pas de mal.
Fraternellement
Jean-Mic
On peut toujours recourir à la vieille formule de nos pères, certes traditionnelle: Ecclesia supplet !
Pour moi, une chose est claire: c'est au prêtre célébrant, et à lui seul, qu'est la responsabilité (Jean Baptiste a, significativement, oublié de me répondre sur ce point).
Donc, je fais ce qu'on me demande. Cette bénédiction bizarre me gêne un peu, mais certes pas suffisamment pour que je refuse de distribuer la communion.
Je préférerais cependant, et ça viendra certainement un de ces jours, une prise de position claire de l'autorité compétente pour décider
1) Soit que cette bénédiction est réservée au prêtre, et que donc ceux qui veulent se faire bénir à défaut de communier doivent s'adresser exclusivement à lui.
2) Soit (ça me surprendrait) que le "ministre extraordinaire" peut aussi remplacer le prêtre en cela
3) Soit que la bénédiction comme ersatz de communion est à proscrire, tout le monde étant bénit par le prêtre à la fin
… ou une autre solution qui m'échappe.
Je suis toujours surpris, et navré, des passions (et des fatwahs) que provoquent ce genre de sujets. Il me semble qu'il y a (hélas) des questions plus graves pour l'Église en France aujourd'hui que le sexes des anges… ou celui des ministres extraordinaires laïcs.
J'ai beaucoup de mal à comprendre exactement ce que viennent chercher à la Sainte Messe ceux qui attachent une telle importance à ces détails.
Quant à l'argument "Il vaut mieux que la messe dure une demie heure de plus", il est proprement hallucinant. D'abord l'intérêt pour les fidèles, quels qu'ils soient de piétiner une demie heure avant de recevoir la communion semble pour le moins discutable. ( J'aime beaucoup ce que dit Relief
qui semble considérer que, forcément, dans un cas comme ça, il fera partie des premiers à recevoir la communion. Le bas peuple derrière ?)Ça a aussi l'avantage de laisser plus de temps aux fidèles pour se recueillir après avoir communié.
Ensuite, la question, qui dépasse de beaucoup ce genre de querelle, est: pourquoi célébrons nous la messe ? Pour nous retrouver le moins nombreux possible, et nous féliciter de notre grande vertu ? Ou pour proposer au monde le don que le Fils de Dieu lui fait, par l'Église, de son corps ?
Je pense à ce que disait Notre Seigneur aux scribes et pharisiens dans l'évangile de Matthieu. "Malheur à vous, scribes et Pharisiens hypocrites, qui fermez aux hommes le Royaume des Cieux! Vous n'entrez certes pas vous-mêmes, et vous ne laissez même pas entrer ceux qui le voudraient"
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