Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2011-2012)
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- katolik
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Re: "Je crois en la résurrection de la chair"
Je rajouterai que, comme le dit le théologien "Père Joseph Moingt", la résurrection se vit dés notre passage sur terre :
"La résurrection ne nous est pas proposée comme un repos dans la béatitude... ni comme une récompense... C'est un travail à entreprendre avec le christ : pour l'éternité oui, mais dès maintenant et dès ici-bas;.. Ressusciter en lui, c'est prendre l'avenir du monde en charge, participer à l’œuvre créatrice de Dieu… La foi dans la résurrection de Jésus c’est une orientation de vie, une décision de tous les instants, un engagement à vivre d’une vie toujours nouvelle !
Sa Sainteté Benoît XVI lors de son Audience générale du 5 novembre 2008 sur «l’Importance décisive de la résurrection » disait également :
« Le croyant se trouve placé entre deux pôles: d'un côté, la résurrection qui d'une certaine manière est déjà présente et à l’œuvre en nous (cf. Col 3, 1-4; Ep 2, 6); de l'autre, l'urgence de s'insérer dans ce processus qui conduit tout et tous vers la plénitude… »
Source
"La résurrection ne nous est pas proposée comme un repos dans la béatitude... ni comme une récompense... C'est un travail à entreprendre avec le christ : pour l'éternité oui, mais dès maintenant et dès ici-bas;.. Ressusciter en lui, c'est prendre l'avenir du monde en charge, participer à l’œuvre créatrice de Dieu… La foi dans la résurrection de Jésus c’est une orientation de vie, une décision de tous les instants, un engagement à vivre d’une vie toujours nouvelle !
Sa Sainteté Benoît XVI lors de son Audience générale du 5 novembre 2008 sur «l’Importance décisive de la résurrection » disait également :
« Le croyant se trouve placé entre deux pôles: d'un côté, la résurrection qui d'une certaine manière est déjà présente et à l’œuvre en nous (cf. Col 3, 1-4; Ep 2, 6); de l'autre, l'urgence de s'insérer dans ce processus qui conduit tout et tous vers la plénitude… »
Source
Bernadette Soubirous : "Je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire"
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etienne lorant
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Saisi par le filet des apôtres...
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 21,1-14.
Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples.
Simon-Pierre leur dit : « Je m'en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.
Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui.
Jésus les appelle : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » Ils lui répondent : « Non. »
Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau.
Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons ; la terre n'était qu'à une centaine de mètres.
En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré.
Jésus dit alors : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur.
Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson.
C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Pour un poisson, être retiré de l'eau, c'est mourir. Pierre et les apôtres, qui prenaient des poissons autrefois, désormais prendront des hommes. Des hommes qui, comme les poissons, connaîtront une forme de mort, qui n'est pas une mort, mais une délivrance des choses de ce monde et une vie devenue tout à fait "autre".
Il n'est pas simple, pour un homme ou une femme convertis, de rendre compte de ce changement, qui est complet, qui est un bouleversement total, au point de ressembler à une 'mort psychologique'.
J'en témoigne pour moi-même : celui que je fus autrefois, n'est plus. J'ai été pris et tiré hors des eaux de ce monde, dans lesquelles j'étouffais peu à peu. Je m'étais nourri des pensées qui y trainaient, qui m'obligeaient à la réussite tout autant qu'au bonheur, mais je les subissais plutôt que d'y adhérer.
A présent, je ne vis plus selon des idées, ni non plus de sentiments, mais d'un mouvement intérieur de l'être, qui est la vraie Vie. Puis-je dire que c'est déjà la vie éternelle ? Oui, car ce mouvement n'est pas voué à la mort, mais à l'absolu de la vie. Lorsque je vois l'ancien Cardinal Ratzinger, que les media avaient tendance à considérer comme un froid doctrinaire... il est devenu Pierre, il pétille d'intelligence et de charme et il écrit des choses si proches de moi que je ne cesse de les répéter. Comme celle-ci - ces mots disent plus sur ma conversion que je ne saurais en dire moi-même:
"Vous êtes écrasés par l’idée de la mort? Vous haussez les épaules si on vous parle de «vie éternelle»? La vie éternelle n’est pas ce qu’on croit: «L’expression “vie éternelle” ne signifie pas – comme le pense peut-être d’emblée le lecteur moderne – la vie qui vient après la mort, alors que la vie présente est justement passagère et non pas un vie éternelle. “Vie éternelle” signifie la vie elle-même, la vraie vie, qui peut être vécue aussi dans le temps et qui ensuite ne s’achève pas par la mort physique. C’est ce qui nous intéresse : embrasser d’ores et déjà “la vie”, la vraie vie, qui ne peut plus être détruite par rien ni par personne.»
La vraie nourriture est la Parole. Elle produit un son inimitable que seule l'âme reconnaît. Et elle est vraiment nourriture. Prenez un homme dévergondé et que le monde ennuyait : une fois pris dans le filet des apôtres, il devient Charles de Foucault - et que dire de tou(te)s les autres !
Jésus se manifesta encore aux disciples sur le bord du lac de Tibériade, et voici comment.
Il y avait là Simon-Pierre, avec Thomas (dont le nom signifie : Jumeau), Nathanaël, de Cana en Galilée, les fils de Zébédée, et deux autres disciples.
Simon-Pierre leur dit : « Je m'en vais à la pêche. » Ils lui répondent : « Nous allons avec toi. » Ils partirent et montèrent dans la barque ; or, ils passèrent la nuit sans rien prendre.
Au lever du jour, Jésus était là, sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui.
Jésus les appelle : « Les enfants, auriez-vous un peu de poisson ? » Ils lui répondent : « Non. »
Il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque, et vous trouverez. » Ils jetèrent donc le filet, et cette fois ils n'arrivaient pas à le ramener, tellement il y avait de poisson.
Alors, le disciple que Jésus aimait dit à Pierre : « C'est le Seigneur ! » Quand Simon-Pierre l'entendit déclarer que c'était le Seigneur, il passa un vêtement, car il n'avait rien sur lui, et il se jeta à l'eau.
Les autres disciples arrivent en barque, tirant le filet plein de poissons ; la terre n'était qu'à une centaine de mètres.
En débarquant sur le rivage, ils voient un feu de braise avec du poisson posé dessus, et du pain.
Jésus leur dit : « Apportez donc de ce poisson que vous venez de prendre. »
Simon-Pierre monta dans la barque et amena jusqu'à terre le filet plein de gros poissons : il y en avait cent cinquante-trois. Et, malgré cette quantité, le filet ne s'était pas déchiré.
Jésus dit alors : « Venez déjeuner. » Aucun des disciples n'osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c'était le Seigneur.
Jésus s'approche, prend le pain et le leur donne, ainsi que le poisson.
C'était la troisième fois que Jésus ressuscité d'entre les morts se manifestait à ses disciples.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Pour un poisson, être retiré de l'eau, c'est mourir. Pierre et les apôtres, qui prenaient des poissons autrefois, désormais prendront des hommes. Des hommes qui, comme les poissons, connaîtront une forme de mort, qui n'est pas une mort, mais une délivrance des choses de ce monde et une vie devenue tout à fait "autre".
Il n'est pas simple, pour un homme ou une femme convertis, de rendre compte de ce changement, qui est complet, qui est un bouleversement total, au point de ressembler à une 'mort psychologique'.
J'en témoigne pour moi-même : celui que je fus autrefois, n'est plus. J'ai été pris et tiré hors des eaux de ce monde, dans lesquelles j'étouffais peu à peu. Je m'étais nourri des pensées qui y trainaient, qui m'obligeaient à la réussite tout autant qu'au bonheur, mais je les subissais plutôt que d'y adhérer.
A présent, je ne vis plus selon des idées, ni non plus de sentiments, mais d'un mouvement intérieur de l'être, qui est la vraie Vie. Puis-je dire que c'est déjà la vie éternelle ? Oui, car ce mouvement n'est pas voué à la mort, mais à l'absolu de la vie. Lorsque je vois l'ancien Cardinal Ratzinger, que les media avaient tendance à considérer comme un froid doctrinaire... il est devenu Pierre, il pétille d'intelligence et de charme et il écrit des choses si proches de moi que je ne cesse de les répéter. Comme celle-ci - ces mots disent plus sur ma conversion que je ne saurais en dire moi-même:
"Vous êtes écrasés par l’idée de la mort? Vous haussez les épaules si on vous parle de «vie éternelle»? La vie éternelle n’est pas ce qu’on croit: «L’expression “vie éternelle” ne signifie pas – comme le pense peut-être d’emblée le lecteur moderne – la vie qui vient après la mort, alors que la vie présente est justement passagère et non pas un vie éternelle. “Vie éternelle” signifie la vie elle-même, la vraie vie, qui peut être vécue aussi dans le temps et qui ensuite ne s’achève pas par la mort physique. C’est ce qui nous intéresse : embrasser d’ores et déjà “la vie”, la vraie vie, qui ne peut plus être détruite par rien ni par personne.»
La vraie nourriture est la Parole. Elle produit un son inimitable que seule l'âme reconnaît. Et elle est vraiment nourriture. Prenez un homme dévergondé et que le monde ennuyait : une fois pris dans le filet des apôtres, il devient Charles de Foucault - et que dire de tou(te)s les autres !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Endurcissement et adoucissement
Evangile de Jésus-Christ selon saint Marc 16,9-15.
Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons.
Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient.
Quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ils refusèrent de croire.
Après cela, il se manifesta sous un aspect inhabituel à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.
Ceux-ci revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table : il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité.
Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création..
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il n'est pas facile de croire d'aussi incroyables évènements sur sur la parole de l'une ou l'autre personne, même en qui nous avons l'habitude d'avoir confiance. C'est donc un peu plus que de l'incrédulité, mais il y a encore, me semble-t-il, un 'refermement', un endurcissement du coeur. Ce danger nous guette tous. Par qui croyons-nous, si ce n'est par la Parole que d'autres nous ont transmis. Soit, j'ai bénéficié d'une vision, mais elle fut si brève ! Et elle ne s'est jamais reproduite. A présent, j'ai cinquante-cinq ans, j'ai pratiquement vu mourir mon père, j'ai choisi le célibat et me bats encore et toujours pour vivre de la chasteté parfaite, je suis seul durant quinze jours et je souffre du bras droit - le bras qui sert tout le temps lorsqu'on est droitier !
Eh bien, il faut de la foi pour vivre, car ce qui se déroule pour le croyant, n'est pas forcément meilleur ni plus facile que pour ceux qui ne croient pas; mais pourtant, renoncerais-je pour autant ? Bien sûr que non, c'est tout le contraire: je m'efforce vers l'avant, j'essaie d'aller au but plus vite encore ! Beaucoup, désormais, ne me comprennent plus et me laissent faire. Sans doute se disent-ils que je suis un peu fou, ou un peu fanatique, ou 'fatigué'. La réalité est bien différente. Je crois que le Seigneur me guide au travers de toutes sortes d’évènements car il me fit confiance et veut me fortifier. Fortifier ressemble à endurcir, mais ici, me fortifier serait plutôt m'adoucir devant tout ce qui se passe dans le monde.
Bonne fête de la Miséricorde !
Ressuscité de grand matin, le premier jour de la semaine, Jésus apparut d'abord à Marie Madeleine, de laquelle il avait expulsé sept démons.
Celle-ci partit annoncer la nouvelle à ceux qui, ayant vécu avec lui, s'affligeaient et pleuraient.
Quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ils refusèrent de croire.
Après cela, il se manifesta sous un aspect inhabituel à deux d'entre eux qui étaient en chemin pour aller à la campagne.
Ceux-ci revinrent l'annoncer aux autres, qui ne les crurent pas non plus.
Enfin, il se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu'ils étaient à table : il leur reprocha leur incrédulité et leur endurcissement parce qu'ils n'avaient pas cru ceux qui l'avaient vu ressuscité.
Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création..
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il n'est pas facile de croire d'aussi incroyables évènements sur sur la parole de l'une ou l'autre personne, même en qui nous avons l'habitude d'avoir confiance. C'est donc un peu plus que de l'incrédulité, mais il y a encore, me semble-t-il, un 'refermement', un endurcissement du coeur. Ce danger nous guette tous. Par qui croyons-nous, si ce n'est par la Parole que d'autres nous ont transmis. Soit, j'ai bénéficié d'une vision, mais elle fut si brève ! Et elle ne s'est jamais reproduite. A présent, j'ai cinquante-cinq ans, j'ai pratiquement vu mourir mon père, j'ai choisi le célibat et me bats encore et toujours pour vivre de la chasteté parfaite, je suis seul durant quinze jours et je souffre du bras droit - le bras qui sert tout le temps lorsqu'on est droitier !
Eh bien, il faut de la foi pour vivre, car ce qui se déroule pour le croyant, n'est pas forcément meilleur ni plus facile que pour ceux qui ne croient pas; mais pourtant, renoncerais-je pour autant ? Bien sûr que non, c'est tout le contraire: je m'efforce vers l'avant, j'essaie d'aller au but plus vite encore ! Beaucoup, désormais, ne me comprennent plus et me laissent faire. Sans doute se disent-ils que je suis un peu fou, ou un peu fanatique, ou 'fatigué'. La réalité est bien différente. Je crois que le Seigneur me guide au travers de toutes sortes d’évènements car il me fit confiance et veut me fortifier. Fortifier ressemble à endurcir, mais ici, me fortifier serait plutôt m'adoucir devant tout ce qui se passe dans le monde.
Bonne fête de la Miséricorde !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le souffle de l'Esprit
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,7b-15.
Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître.
Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit. »
Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? »
Jésus lui répondit : « Toi, tu es chargé d'instruire Israël, et tu ne connais pas ces choses-là ?
Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous n'acceptez pas notre témoignage.
Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ?
Car nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé,
afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Une fois qu'il est né de nouveau, né du souffle de l'Esprit, l'homme devient aussi souple que le vent: il va et il vient, nul ne sait d'où il vient ni où il va. Voici quelque chose de surprenant pour Nicodème, qui est un homme de raison, qui possède une sagesse reconnue, mais une sagesse qui demeure terrestre et charnelle. Est-ce que nous en sommes surpris, nous aussi ?
Lorsque je me suis retrouvé seul pour entretenir et occupe la maison familiale, une des premières choses que j'ai faites, fut de couper la connexion au câble de télévision. C'est une décision que j'ai prise pratiquement sans y réfléchir. Mais durant le temps qu'a duré la procédure, je n'y ai pas réfléchi, je n'ai jamais éprouvé un regret quelconque. Au bout de deux mois, un ouvrier a effectivement mis fin à ma connexion. Plus de télé, donc. Or, quel est le premier geste que fait un homme qui vit seul, en rentrant chez lui le soir ?
Je prends cet exemple parce qu'il est typique, je crois, de ce qu'accomplit un quelconque 'souffle de l'esprit'. C'est seulement plusieurs mois plus tard que j'ai compris: si je n'avais pas agi ainsi, si je n'avais pas renoncé à mon abonnement au câble, j'aurais passé des heures entières devant ma télé le soir - jusqu'à des heures tardives. Mon voisin est un veuf qui vit seul, avec un chien, depuis des années. Et toute (l'illusion de) sa vie sociale tient à la télévision. C'est une aliénation incroyable ! On regarde la télé et on a l'impression de participer activement à l'évolution de la société (alors qu'on ne fait qu'avaler différentes sortes de discours à son sujet).
Eh bien, le Seigneur ne voulait pas cela pour moi et je Lui rends grâce de ne pas lui avoir résisté ! Car j'avais tant et plus à faire que de devenir un spectateur-légume devant une boîte à images ! ... Quelques mois après le décès de mon père, j'ai réglé tout le dossier de la succession à la satisfaction complète des autres parties; j'ai pu accompagner ma mère dans une opération risquée; j'ai beaucoup appris dans l'assistance aux personnes handicapées, etc.
Le souffle de l'esprit pousse également à dire des paroles auxquelles l'on n'avait pas songé une minute auparavant. A poser des actes dont on ne se serait pas cru capable. Et, comme maintenant, à trouver sans l'avoir cherché un commentaire à l’Évangile - ce qui produit dans l'âme une joie qui est énergie pour tout le reste.
Jésus prend pour exemple le serpent de bronze vers lequel il suffisait de regarder pour guérir de ses blessures. Était-ce logique, rationnel, compréhensible de la part même des juifs qui en bénéficiaient ? Non, mais ils avaient confiance dans ce que leur avait dit Moïse.
(lire : Livre des Nombres, chapitre 21)
http://www.aelf.org/bible-liturgie/Nb/L ... hapitre/21
Ainsi, tout homme né de nouveau reçoit en lui le souffle de l'esprit. Il est au milieu du monde, personne ne peut le distinguer d'un autre, et lui-même, lorsqu'il commence sa journée dans la prière, le matin, ne sait pas ce qu'il en sera de lui l'après-midi. Mais infailliblement, l'Esprit le guide en tout - du moins s'il ne Lui résiste pas.
Ne sois pas étonné si je t'ai dit qu'il vous faut renaître.
Le vent souffle où il veut : tu entends le bruit qu'il fait, mais tu ne sais pas d'où il vient ni où il va. Il en est ainsi de tout homme qui est né du souffle de l'Esprit. »
Nicodème reprit : « Comment cela peut-il se faire ? »
Jésus lui répondit : « Toi, tu es chargé d'instruire Israël, et tu ne connais pas ces choses-là ?
Amen, amen, je te le dis : nous parlons de ce que nous savons, nous témoignons de ce que nous avons vu, et vous n'acceptez pas notre témoignage.
Si vous ne croyez pas lorsque je vous parle des choses de la terre, comment croirez-vous quand je vous parlerai des choses du ciel ?
Car nul n'est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme.
De même que le serpent de bronze fut élevé par Moïse dans le désert, ainsi faut-il que le Fils de l'homme soit élevé,
afin que tout homme qui croit obtienne par lui la vie éternelle.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Une fois qu'il est né de nouveau, né du souffle de l'Esprit, l'homme devient aussi souple que le vent: il va et il vient, nul ne sait d'où il vient ni où il va. Voici quelque chose de surprenant pour Nicodème, qui est un homme de raison, qui possède une sagesse reconnue, mais une sagesse qui demeure terrestre et charnelle. Est-ce que nous en sommes surpris, nous aussi ?
Lorsque je me suis retrouvé seul pour entretenir et occupe la maison familiale, une des premières choses que j'ai faites, fut de couper la connexion au câble de télévision. C'est une décision que j'ai prise pratiquement sans y réfléchir. Mais durant le temps qu'a duré la procédure, je n'y ai pas réfléchi, je n'ai jamais éprouvé un regret quelconque. Au bout de deux mois, un ouvrier a effectivement mis fin à ma connexion. Plus de télé, donc. Or, quel est le premier geste que fait un homme qui vit seul, en rentrant chez lui le soir ?
Je prends cet exemple parce qu'il est typique, je crois, de ce qu'accomplit un quelconque 'souffle de l'esprit'. C'est seulement plusieurs mois plus tard que j'ai compris: si je n'avais pas agi ainsi, si je n'avais pas renoncé à mon abonnement au câble, j'aurais passé des heures entières devant ma télé le soir - jusqu'à des heures tardives. Mon voisin est un veuf qui vit seul, avec un chien, depuis des années. Et toute (l'illusion de) sa vie sociale tient à la télévision. C'est une aliénation incroyable ! On regarde la télé et on a l'impression de participer activement à l'évolution de la société (alors qu'on ne fait qu'avaler différentes sortes de discours à son sujet).
Eh bien, le Seigneur ne voulait pas cela pour moi et je Lui rends grâce de ne pas lui avoir résisté ! Car j'avais tant et plus à faire que de devenir un spectateur-légume devant une boîte à images ! ... Quelques mois après le décès de mon père, j'ai réglé tout le dossier de la succession à la satisfaction complète des autres parties; j'ai pu accompagner ma mère dans une opération risquée; j'ai beaucoup appris dans l'assistance aux personnes handicapées, etc.
Le souffle de l'esprit pousse également à dire des paroles auxquelles l'on n'avait pas songé une minute auparavant. A poser des actes dont on ne se serait pas cru capable. Et, comme maintenant, à trouver sans l'avoir cherché un commentaire à l’Évangile - ce qui produit dans l'âme une joie qui est énergie pour tout le reste.
Jésus prend pour exemple le serpent de bronze vers lequel il suffisait de regarder pour guérir de ses blessures. Était-ce logique, rationnel, compréhensible de la part même des juifs qui en bénéficiaient ? Non, mais ils avaient confiance dans ce que leur avait dit Moïse.
(lire : Livre des Nombres, chapitre 21)
http://www.aelf.org/bible-liturgie/Nb/L ... hapitre/21
Ainsi, tout homme né de nouveau reçoit en lui le souffle de l'esprit. Il est au milieu du monde, personne ne peut le distinguer d'un autre, et lui-même, lorsqu'il commence sa journée dans la prière, le matin, ne sait pas ce qu'il en sera de lui l'après-midi. Mais infailliblement, l'Esprit le guide en tout - du moins s'il ne Lui résiste pas.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Le jugement de la Lumière
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,16-21.
Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées ;
mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Le Jugement est quelque chose qu'il faut craindre, car l'homme qui ne croit pas au Fils unique de Dieu devra périr. Périr, ce n'est pas mourir, puisque la mort ne concerne que le corps. Et si l'esprit qui est dans le corps devait mourir, lui aussi ? Il ne disparaîtrait pas mais ne cesserait jamais de se dégrader.
Les autres versets, c'est Jésus lui-même qui les commente dans sa réponse aux pharisiens qui lui reprochent d'avoir guéri un aveugle-né :
"Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Des pharisiens qui se trouvaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous des aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez des aveugles, vous n'auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : 'Nous voyons !' votre péché demeure." (Jn - 9 : 32)
Il est à noter que Jésus avait opéré cette guérison le jour du sabbat, dans le temple de Jérusalem - et il faut noter également que, dans un moteur de recherche biblique, lorsque l'on recherche les occurrences du mot 'aveugle', on trouve principalement des 'cœurs aveuglés', non des yeux. Ainsi, la guérison de l'aveugle-né est l'image même d'une conversion.
http://www.aelf.org/bible/search?query= ... commit.y=7
Et dans un autre passage, lorsque Jésus commente les assassinats perpétrés par Pilate sur des galiléens, ainsi que ceux qui se morts sous l'écroulement de la tour de Siloé, il fait remarquer à tous ceux qui l'écoutent: "Pensez-vous que pour avoir subi pareil sort ,ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens ?
Non , je vous le dis ; mais si vous ne vous repentez pas , vous périrez tous pareillement .Ou ces dix-huit que la tour de Siloé a tués dans sa chute , pensez-vous que leur dette fût plus grande que celle de tous les hommes qui habitent Jérusalem ? Non , je vous le dis ,mais si vous ne voulez pas vous repentir , vous périrez tous de même ." (Luc, 13)
Ce qui est encore une preuve que dans la bouche de Jésus, mourir n'est pas périr, mais périr c'est d'abord refuser de se convertir.
La Lumière vient donc pour tous et pour chacun. C'est une lumière pour la conscience. Or, il y a des consciences qui la reconnaissent aussitôt et la trouvent bonne et nécessaire. Ils se convertissent, littéralement ils se tournent vers elle en laissant derrière eux leur vie passée; et il y a ceux qui l'ayant vue, eux aussi, choisissent délibérément de l'ignorer car ils lui préfèrent le péché. C'est ainsi que beaucoup, hommes ou femmes, se déclarent athées, comme si le jugement de la Lumière n'avait pas eu lieu pour eux. L'athéisme n'est-il pas un droit ? Oui, c'est un droit pour les êtres humains, et c'est aussi la négation de leurs âmes et la damnation dès ce monde.
Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle.
Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé.
Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.
Et le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises.
En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées ;
mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Le Jugement est quelque chose qu'il faut craindre, car l'homme qui ne croit pas au Fils unique de Dieu devra périr. Périr, ce n'est pas mourir, puisque la mort ne concerne que le corps. Et si l'esprit qui est dans le corps devait mourir, lui aussi ? Il ne disparaîtrait pas mais ne cesserait jamais de se dégrader.
Les autres versets, c'est Jésus lui-même qui les commente dans sa réponse aux pharisiens qui lui reprochent d'avoir guéri un aveugle-né :
"Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Des pharisiens qui se trouvaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous des aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez des aveugles, vous n'auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : 'Nous voyons !' votre péché demeure." (Jn - 9 : 32)
Il est à noter que Jésus avait opéré cette guérison le jour du sabbat, dans le temple de Jérusalem - et il faut noter également que, dans un moteur de recherche biblique, lorsque l'on recherche les occurrences du mot 'aveugle', on trouve principalement des 'cœurs aveuglés', non des yeux. Ainsi, la guérison de l'aveugle-né est l'image même d'une conversion.
http://www.aelf.org/bible/search?query= ... commit.y=7
Et dans un autre passage, lorsque Jésus commente les assassinats perpétrés par Pilate sur des galiléens, ainsi que ceux qui se morts sous l'écroulement de la tour de Siloé, il fait remarquer à tous ceux qui l'écoutent: "Pensez-vous que pour avoir subi pareil sort ,ces Galiléens fussent de plus grands pécheurs que tous les autres Galiléens ?
Non , je vous le dis ; mais si vous ne vous repentez pas , vous périrez tous pareillement .Ou ces dix-huit que la tour de Siloé a tués dans sa chute , pensez-vous que leur dette fût plus grande que celle de tous les hommes qui habitent Jérusalem ? Non , je vous le dis ,mais si vous ne voulez pas vous repentir , vous périrez tous de même ." (Luc, 13)
Ce qui est encore une preuve que dans la bouche de Jésus, mourir n'est pas périr, mais périr c'est d'abord refuser de se convertir.
La Lumière vient donc pour tous et pour chacun. C'est une lumière pour la conscience. Or, il y a des consciences qui la reconnaissent aussitôt et la trouvent bonne et nécessaire. Ils se convertissent, littéralement ils se tournent vers elle en laissant derrière eux leur vie passée; et il y a ceux qui l'ayant vue, eux aussi, choisissent délibérément de l'ignorer car ils lui préfèrent le péché. C'est ainsi que beaucoup, hommes ou femmes, se déclarent athées, comme si le jugement de la Lumière n'avait pas eu lieu pour eux. L'athéisme n'est-il pas un droit ? Oui, c'est un droit pour les êtres humains, et c'est aussi la négation de leurs âmes et la damnation dès ce monde.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Entre ciel et terre
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 3,31-36.
Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tout. Celui qui est de la terre est terrestre et il parle de façon terrestre.
Celui qui vient du ciel rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu, et personne n'accepte son témoignage.
Mais celui qui accepte son témoignage certifie par là que Dieu dit la vérité.
En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l'Esprit sans compter.
Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main.
Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire en lui ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Dans la première lecture, les apôtres, après avoir été mis en prison et menacés de mort, se retrouvent miraculeusement libres devant leurs juges et ils leur répondent : "Il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes."
Je sais que cette parole a servi à de nombreux extrémistes, car il leur suffit, pour se justifier, de dire qu'ils ont tué et massacré des hommes afin d'obéir à Dieu. Tandis que les apôtres, en disant ces mots, se déclarent prêts à mourir plutôt qu'à désobéir au Seigneur. Ce n'est vraiment pas comparable !
Le Psaume m'a rempli de joie car il exprime exactement ce qu'il advient aux croyants chaque jour, dans leur quotidien. Tant pour les apôtres après la Résurrection que pour nous aujourd'hui, dans le monde tel qu'il est, il nous revient d'obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Cela se traduit de façon très simple, d'une manière dont, souvent, nous ne nous rendons même pas compte.
De toute évidence, suivre les préceptes du Seigneur devient un malheur "existentiel" et le Psaume dit: "Malheur sur malheur pour le juste, mais le Seigneur chaque fois le délivre." Nous vivons donc en deux temps : celui du malheur et celui de la délivrance du malheur. Nous avons les deux: le temps et le contre-temps; la douleur et la joie; la peine et le repos; la crise et l'espérance; l'oubli et le souvenir; la mort et la vie éternelle.
Moi qui écris, je ne suis pas plus de ce jour que j'étais il y a dix ans, lorsque j'ai commencé à écrire. J'ai appris, aujourd'hui, que la douleur dans mon bras est un remède pour ma foi. Comment l'expliquer ? Parce que je me suis levé malgré tout. Et, le jour venu, je me lèverai quand bien même je serai mort !
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Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tout. Celui qui est de la terre est terrestre et il parle de façon terrestre.
Celui qui vient du ciel rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu, et personne n'accepte son témoignage.
Mais celui qui accepte son témoignage certifie par là que Dieu dit la vérité.
En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, car Dieu lui donne l'Esprit sans compter.
Le Père aime le Fils et a tout remis dans sa main.
Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui refuse de croire en lui ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Dans la première lecture, les apôtres, après avoir été mis en prison et menacés de mort, se retrouvent miraculeusement libres devant leurs juges et ils leur répondent : "Il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes."
Je sais que cette parole a servi à de nombreux extrémistes, car il leur suffit, pour se justifier, de dire qu'ils ont tué et massacré des hommes afin d'obéir à Dieu. Tandis que les apôtres, en disant ces mots, se déclarent prêts à mourir plutôt qu'à désobéir au Seigneur. Ce n'est vraiment pas comparable !
Le Psaume m'a rempli de joie car il exprime exactement ce qu'il advient aux croyants chaque jour, dans leur quotidien. Tant pour les apôtres après la Résurrection que pour nous aujourd'hui, dans le monde tel qu'il est, il nous revient d'obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Cela se traduit de façon très simple, d'une manière dont, souvent, nous ne nous rendons même pas compte.
De toute évidence, suivre les préceptes du Seigneur devient un malheur "existentiel" et le Psaume dit: "Malheur sur malheur pour le juste, mais le Seigneur chaque fois le délivre." Nous vivons donc en deux temps : celui du malheur et celui de la délivrance du malheur. Nous avons les deux: le temps et le contre-temps; la douleur et la joie; la peine et le repos; la crise et l'espérance; l'oubli et le souvenir; la mort et la vie éternelle.
Moi qui écris, je ne suis pas plus de ce jour que j'étais il y a dix ans, lorsque j'ai commencé à écrire. J'ai appris, aujourd'hui, que la douleur dans mon bras est un remède pour ma foi. Comment l'expliquer ? Parce que je me suis levé malgré tout. Et, le jour venu, je me lèverai quand bien même je serai mort !
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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Jésus dans notre barque
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,16-21.
C'était après la multiplication des pains. Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent au bord du lac.
Ils s'embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l'autre rive. Déjà il faisait nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints.
Un grand vent se mit à souffler, et le lac devint houleux.
Les disciples avaient ramé pendant cinq mille mètres environ, lorsqu'ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de crainte.
Mais il leur dit : « C'est moi. Soyez sans crainte. »
Les disciples voulaient le prendre dans la barque, mais aussitôt, la barque atteignit le rivage à l'endroit où ils se rendaient.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Pour rentrer à Capharnaüm, là où Jésus a lui-même élu domicile, font face à un grand vent contraire. Ils sont obligés de sortir les rames et de fournir beaucoup d'efforts toute en avançant peu. Car cinq mille mètres, si l'on compte un demi-mètre par coups de rames, cela fait dix mille fois le même effort déjà fourni, mais sans avoir atteint l'autre rive... et ils naviguent dans une nuit noire. Est-ce que cela ne fait pas songer immanquablement aux moments de nos vies où rien ne paraît plus certains ? Nos repères habituels sont voilés par de grandes ténèbres et nous peinons beaucoup sans voir la fin de nos efforts. Et c'est bien à ce moment-là que Jésus parait Jésus qui nous dit: "C'est moi, soyez sans crainte".
"C'est moi"... Nous avons tous dit : c'est moi, pas besoin de nous identifier ! L'autre sait bien que moi, c'est moi ! Jésus est donc aussi proche de nous-mêmes que nous pouvons l'être des personnes que nous aimons. Alors, toute crainte s'efface et avant même que les disciples aient saisi Jésus pour le faire grimper dans leur barque, celle-ci est parvenue à destination.
Est-ce un prodige de l'amour ou bien de la confiance dans notre Seigneur. Il y a des deux. Je note encore cette image : ils voulaient prendre Jésus dans leur barque - eh bien, moi aussi !
C'était après la multiplication des pains. Le soir venu, les disciples de Jésus descendirent au bord du lac.
Ils s'embarquèrent pour gagner Capharnaüm, sur l'autre rive. Déjà il faisait nuit, et Jésus ne les avait pas encore rejoints.
Un grand vent se mit à souffler, et le lac devint houleux.
Les disciples avaient ramé pendant cinq mille mètres environ, lorsqu'ils virent Jésus qui marchait sur la mer et se rapprochait de la barque. Alors, ils furent saisis de crainte.
Mais il leur dit : « C'est moi. Soyez sans crainte. »
Les disciples voulaient le prendre dans la barque, mais aussitôt, la barque atteignit le rivage à l'endroit où ils se rendaient.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Pour rentrer à Capharnaüm, là où Jésus a lui-même élu domicile, font face à un grand vent contraire. Ils sont obligés de sortir les rames et de fournir beaucoup d'efforts toute en avançant peu. Car cinq mille mètres, si l'on compte un demi-mètre par coups de rames, cela fait dix mille fois le même effort déjà fourni, mais sans avoir atteint l'autre rive... et ils naviguent dans une nuit noire. Est-ce que cela ne fait pas songer immanquablement aux moments de nos vies où rien ne paraît plus certains ? Nos repères habituels sont voilés par de grandes ténèbres et nous peinons beaucoup sans voir la fin de nos efforts. Et c'est bien à ce moment-là que Jésus parait Jésus qui nous dit: "C'est moi, soyez sans crainte".
"C'est moi"... Nous avons tous dit : c'est moi, pas besoin de nous identifier ! L'autre sait bien que moi, c'est moi ! Jésus est donc aussi proche de nous-mêmes que nous pouvons l'être des personnes que nous aimons. Alors, toute crainte s'efface et avant même que les disciples aient saisi Jésus pour le faire grimper dans leur barque, celle-ci est parvenue à destination.
Est-ce un prodige de l'amour ou bien de la confiance dans notre Seigneur. Il y a des deux. Je note encore cette image : ils voulaient prendre Jésus dans leur barque - eh bien, moi aussi !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Dimanche : le Christ ressuscité
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 24,35-48.
Les disciples qui rentraient d'Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s'était passé sur la route, et comment ils avaient reconnu le Seigneur quand il avait rompu le pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ?
Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux.
Puis il déclara : « Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous : Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures.
Il conclut : « C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
C'est vous qui en êtes les témoins.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
"Ils croyaient voir un esprit", dit l'évangéliste Luc. La notion d'esprit était connue des Juifs depuis l'exil à Babylone et cette notion est demeurée jusqu'à nos jours. Mais la résurrection est tout autre chose. Dans ce texte, Jésus se montre aux disciples dans son corps - un corps qui conserve les plaies de la crucifixion, mais dont les plaies ne saignent plus. Thomas pourra y mettre les doigts ou carrément la main, mais tout cela demeure encore un mystère pour nous. Car le Christ apparaît et disparaît sans que l'on puisse dire qu'il ait "traversé les murs" (cette idée est déjà un forme de 'récupération' par la logique humaine).
Que dire, donc ? Eh bien, je ne sais pas. Je crois en un 'corps glorieux', mais en disant cela je n'ai pas dit grand chose. Cependant, le mystère ne me dérange pas. Au contraire, il est heureux de songer que si, nous tous, qui avons cru, serons rendus semblables à Lui, alors nos proches disparus le seront eux aussi. Je me représente donc d'innombrables rencontres et une inexprimable Joie.
A propos du corps du Christ, il convient aussi de parler de l'hostie. Aussitôt la Consécration, le Seigneur est totalement présent dans l'hostie; donc lorsque nous communion, nous vivons déjà (et peut-être plus encore) la rencontre avec le Christ ressuscité.
C'est bien sur le fait de la résurrection qu'insiste Jésus. Elle est en effet l'aboutissement de tout ce qui avait été écrit au sujet du Messie dans les Écritures. Et non seulement, elle est un aboutissement, mais elle est aussi un commencement nouveau dans 'la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem'. Les disciples en sont les témoins, et nous sommes les continuateurs de ce témoignage, dans notre temps, dans notre vie, dans notre corps lui-même.
Ce qui est important pour moi, c'est d'être de ces témoins par ma vie, de l'être le mieux possible et d'être un digne témoin jusqu'à ce que tout soit accompli comme j'en ai l'espérance.
Les disciples qui rentraient d'Emmaüs racontaient aux onze Apôtres et à leurs compagnons ce qui s'était passé sur la route, et comment ils avaient reconnu le Seigneur quand il avait rompu le pain. Comme ils en parlaient encore, lui-même était là au milieu d'eux, et il leur dit : « La paix soit avec vous ! »
Frappés de stupeur et de crainte, ils croyaient voir un esprit.
Jésus leur dit : « Pourquoi êtes-vous bouleversés ? Et pourquoi ces pensées qui surgissent en vous ?
Voyez mes mains et mes pieds : c'est bien moi ! Touchez-moi, regardez : un esprit n'a pas de chair ni d'os, et vous constatez que j'en ai. » Après cette parole, il leur montra ses mains et ses pieds.
Dans leur joie, ils n'osaient pas encore y croire, et restaient saisis d'étonnement. Jésus leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui offrirent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux.
Puis il déclara : « Rappelez-vous les paroles que je vous ai dites quand j'étais encore avec vous : Il fallait que s'accomplisse tout ce qui a été écrit de moi dans la loi de Moïse, les Prophètes et les Psaumes. »
Alors il leur ouvrit l'esprit à l'intelligence des Écritures.
Il conclut : « C'est bien ce qui était annoncé par l'Écriture : les souffrances du Messie, sa résurrection d'entre les morts le troisième jour, et la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem.
C'est vous qui en êtes les témoins.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
"Ils croyaient voir un esprit", dit l'évangéliste Luc. La notion d'esprit était connue des Juifs depuis l'exil à Babylone et cette notion est demeurée jusqu'à nos jours. Mais la résurrection est tout autre chose. Dans ce texte, Jésus se montre aux disciples dans son corps - un corps qui conserve les plaies de la crucifixion, mais dont les plaies ne saignent plus. Thomas pourra y mettre les doigts ou carrément la main, mais tout cela demeure encore un mystère pour nous. Car le Christ apparaît et disparaît sans que l'on puisse dire qu'il ait "traversé les murs" (cette idée est déjà un forme de 'récupération' par la logique humaine).
Que dire, donc ? Eh bien, je ne sais pas. Je crois en un 'corps glorieux', mais en disant cela je n'ai pas dit grand chose. Cependant, le mystère ne me dérange pas. Au contraire, il est heureux de songer que si, nous tous, qui avons cru, serons rendus semblables à Lui, alors nos proches disparus le seront eux aussi. Je me représente donc d'innombrables rencontres et une inexprimable Joie.
A propos du corps du Christ, il convient aussi de parler de l'hostie. Aussitôt la Consécration, le Seigneur est totalement présent dans l'hostie; donc lorsque nous communion, nous vivons déjà (et peut-être plus encore) la rencontre avec le Christ ressuscité.
C'est bien sur le fait de la résurrection qu'insiste Jésus. Elle est en effet l'aboutissement de tout ce qui avait été écrit au sujet du Messie dans les Écritures. Et non seulement, elle est un aboutissement, mais elle est aussi un commencement nouveau dans 'la conversion proclamée en son nom pour le pardon des péchés à toutes les nations, en commençant par Jérusalem'. Les disciples en sont les témoins, et nous sommes les continuateurs de ce témoignage, dans notre temps, dans notre vie, dans notre corps lui-même.
Ce qui est important pour moi, c'est d'être de ces témoins par ma vie, de l'être le mieux possible et d'être un digne témoin jusqu'à ce que tout soit accompli comme j'en ai l'espérance.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
L'Oeuvre de Dieu
Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,22-29.
Jésus avait traversé le lac en marchant sur les eaux. Le lendemain, la foule restée sur l'autre rive du lac se rendit compte qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque, et que Jésus n'y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui.
Cependant, d'autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l'endroit où l'on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
L'ayant trouvé sur l'autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés.
Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte. »
Ils lui dirent alors : « Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit :
« L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
La foule qui avait été nourrie par Jésus dans la montagne a retrouvé Jésus à Capharnaüm. Mais désormais, ce sont moins ses paroles que sa capacité de multiplier les pains qui les intéressent. Et par la réponse qu'il va leur donner, Jésus va les décevoir et les renvoyer à la question essentielle: voulez-vous croire ou demeurer avec votre faim ?
Cette question, je me la pose à moi-même: qu'est-ce que je désire dans ma vie ? Est-ce vraiment que s'accomplisse en elle l’œuvre de Dieu, ou bien est-ce que, du fait de ma foi en Lui, Dieu se trouve en quelque sorte contraint de faire réussir mes affaires ?
Mais heureusement, je peux répondre désormais qu'après la "religion pratique" - durant lesquelles j'ai cru que le Seigneur servirait mes intérêts, j'ai découvert ce bonheur inédit, incomparable, hors de la mesure humaine de vouloir Le suivre afin de voir où Il me conduirait.
Cela suffit et cela suffit en tout. Pour permettre à l’œuvre de Dieu de s'accomplir, aucun effort pénible n'est nécessaire. Je me souviens de ce mouvement des disciples lors de la première rencontre. Ils lui demandent : "Rabbi, où demeures-tu?" - "Venez et vous verrez" (Jean 1, 38-39) leur répond Jésus. Et, effectivement: "Ils virent où il demeurait et ils restèrent auprès de lui ce jour-là".
Désormais, pour moi comme pour beaucoup d'autres qui cherchent une "vérité certaine" applicable dans leur vie, il suffit de se rendre là où Il demeure (d'aller à l'église) et de demeurer avec Lui (de nous en remettre à Lui pour tout).
La simplicité de ces choses heurte beaucoup les savants de ce monde, et cependant, la Joie que nous éprouvons est certaine, elle ne peut mentir, c'est l'Esprit qui la donne. Aujourd'hui, jour de Joie !
Jésus avait traversé le lac en marchant sur les eaux. Le lendemain, la foule restée sur l'autre rive du lac se rendit compte qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque, et que Jésus n'y était pas monté avec ses disciples, qui étaient partis sans lui.
Cependant, d'autres barques, venant de Tibériade, étaient arrivées près de l'endroit où l'on avait mangé le pain après que le Seigneur eut rendu grâce. La foule s'était aperçue que Jésus n'était pas là, ni ses disciples non plus. Alors les gens prirent les barques et se dirigèrent vers Capharnaüm à la recherche de Jésus.
L'ayant trouvé sur l'autre rive, ils lui dirent : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? »
Jésus leur répondit : « Amen, amen, je vous le dis : vous me cherchez, non parce que vous avez vu des signes, mais parce que vous avez mangé du pain et que vous avez été rassasiés.
Ne travaillez pas pour la nourriture qui se perd, mais pour la nourriture qui se garde jusque dans la vie éternelle, celle que vous donnera le Fils de l'homme, lui que Dieu, le Père, a marqué de son empreinte. »
Ils lui dirent alors : « Que faut-il faire pour travailler aux œuvres de Dieu ? » Jésus leur répondit :
« L'œuvre de Dieu, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
La foule qui avait été nourrie par Jésus dans la montagne a retrouvé Jésus à Capharnaüm. Mais désormais, ce sont moins ses paroles que sa capacité de multiplier les pains qui les intéressent. Et par la réponse qu'il va leur donner, Jésus va les décevoir et les renvoyer à la question essentielle: voulez-vous croire ou demeurer avec votre faim ?
Cette question, je me la pose à moi-même: qu'est-ce que je désire dans ma vie ? Est-ce vraiment que s'accomplisse en elle l’œuvre de Dieu, ou bien est-ce que, du fait de ma foi en Lui, Dieu se trouve en quelque sorte contraint de faire réussir mes affaires ?
Mais heureusement, je peux répondre désormais qu'après la "religion pratique" - durant lesquelles j'ai cru que le Seigneur servirait mes intérêts, j'ai découvert ce bonheur inédit, incomparable, hors de la mesure humaine de vouloir Le suivre afin de voir où Il me conduirait.
Cela suffit et cela suffit en tout. Pour permettre à l’œuvre de Dieu de s'accomplir, aucun effort pénible n'est nécessaire. Je me souviens de ce mouvement des disciples lors de la première rencontre. Ils lui demandent : "Rabbi, où demeures-tu?" - "Venez et vous verrez" (Jean 1, 38-39) leur répond Jésus. Et, effectivement: "Ils virent où il demeurait et ils restèrent auprès de lui ce jour-là".
Désormais, pour moi comme pour beaucoup d'autres qui cherchent une "vérité certaine" applicable dans leur vie, il suffit de se rendre là où Il demeure (d'aller à l'église) et de demeurer avec Lui (de nous en remettre à Lui pour tout).
La simplicité de ces choses heurte beaucoup les savants de ce monde, et cependant, la Joie que nous éprouvons est certaine, elle ne peut mentir, c'est l'Esprit qui la donne. Aujourd'hui, jour de Joie !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: L'Oeuvre de Dieu
Plusieurs choses dans l'évangile du jour :
- les disciples partent sans Jésus
- les gens se rendent compte de l'absence de Jésus (et des disciples) et ils le cherchent
- ils le trouvent "sur l'autre rive" : il faut faire un passage, une traversée des eaux, son Pessah personnel
- Jésus accueille la foule avec des mots finalement durs : "vous me cherchez parce que je vous ai nourris" de nourriture matérielle
Combien de fois dans ma vie, j'ai agi en laissant Jésus sur le carreau ! Je suis tellement mieux placée que Lui pour savoir ce qu'il me faut !
Pour revenir à lui, il a fallu ramer, c'est le cas de le dire !
Et surtout renoncer à la religion pratique comme tu le dis si bien, la religion distributrice de bénéfices matériels.
C'est si doux d'être auprès du Seigneur.
- les disciples partent sans Jésus
- les gens se rendent compte de l'absence de Jésus (et des disciples) et ils le cherchent
- ils le trouvent "sur l'autre rive" : il faut faire un passage, une traversée des eaux, son Pessah personnel
- Jésus accueille la foule avec des mots finalement durs : "vous me cherchez parce que je vous ai nourris" de nourriture matérielle
Combien de fois dans ma vie, j'ai agi en laissant Jésus sur le carreau ! Je suis tellement mieux placée que Lui pour savoir ce qu'il me faut !
Pour revenir à lui, il a fallu ramer, c'est le cas de le dire !
Et surtout renoncer à la religion pratique comme tu le dis si bien, la religion distributrice de bénéfices matériels.
C'est si doux d'être auprès du Seigneur.
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
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- MariaMagdala
- Rector provinciæ

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- Inscription : jeu. 22 sept. 2011, 20:10
Re: Origine et descendance de Jésus-Christ
Magnifique réflexion....
Comme vous avez raison. Certains actes sans intérêts premiers peuvent être décisifs pour l'avenir. En vivant notre vie simplement avec nos forces et nos faiblesses, de grandes choses peuvent se construire.
C'est merveilleux...
Comme vous avez raison. Certains actes sans intérêts premiers peuvent être décisifs pour l'avenir. En vivant notre vie simplement avec nos forces et nos faiblesses, de grandes choses peuvent se construire.
C'est merveilleux...
" A celui qui n'a pas, même ce qu'il a lui sera retiré" (Mc 4,25)
" A celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il croit avoir " (Lc 8,18)
" A celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il croit avoir " (Lc 8,18)
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etienne lorant
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Re: L'Oeuvre de Dieu
Ta conversion a été une chance pour moi, car elle a ranimé mon feu en un temps où je risquais de baisser les bras et de retourner à une pratique très convenable, bien sûr, mais peut-être trop...conventionnelle ?... Je suis certain que pour les autres aussi ton témoignage fut et demeure important !Teano a écrit : Combien de fois dans ma vie, j'ai agi en laissant Jésus sur le carreau ! Je suis tellement mieux placée que Lui pour savoir ce qu'il me faut !![]()
Pour revenir à lui, il a fallu ramer, c'est le cas de le dire !
Et surtout renoncer à la religion pratique comme tu le dis si bien, la religion distributrice de bénéfices matériels.
C'est si doux d'être auprès du Seigneur.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: L'Oeuvre de Dieu
Cher ami etienne,
J'ai fait 2 erreurs de jugement.
En revenant à Jésus, d'abord j'ai cru que je revenais de mon propre gré. Je me suis rendue compte depuis que c'est Lui qui m'a rappelée.
Ensuite, j'ai cru que mon retour vers Lui me rendrait ma foi telle qu'elle était il y a plus de 15 ans : jeune, enthousiaste, débordante !
Aujourd'hui, je reçois une grande grâce que j'ai d'ailleurs demandée à la Sainte Vierge : aimer Jésus toujours un peu plus, rendre mon âme malléable à l'Esprit Saint. Mais ma foi est bien là, en fait, même si je ne la reconnais pas car je m'appuie sur mes propres forces
, à travers le souvenir de la jeune catholique que j'étais dans les années 90 mais totalement transformée.
Aussi étrange que cela paraisse, j'ai l'impression d'être comme une épouse qui a souventes fois déserté le foyer conjugal, à la recherche de je ne sais quel étourdissement et de je ne sais quel amour, et qui revient, car elle s'est rendue compte que l'amour qu'elle avait auprès de son époux, était bien l'Amour. Peut-être pas celui qu'elle attendait, ou l'idée qu'elle s'en était fait ou qu'elle avait exigé, mais un Amour véritable par son intensité, sa profondeur et sa sincérité et que pendant des années, elle l'avait sous son nez sans le voir.
(librement inspiré du prophète Osée)
J'ai fait 2 erreurs de jugement.
En revenant à Jésus, d'abord j'ai cru que je revenais de mon propre gré. Je me suis rendue compte depuis que c'est Lui qui m'a rappelée.
Ensuite, j'ai cru que mon retour vers Lui me rendrait ma foi telle qu'elle était il y a plus de 15 ans : jeune, enthousiaste, débordante !
Aujourd'hui, je reçois une grande grâce que j'ai d'ailleurs demandée à la Sainte Vierge : aimer Jésus toujours un peu plus, rendre mon âme malléable à l'Esprit Saint. Mais ma foi est bien là, en fait, même si je ne la reconnais pas car je m'appuie sur mes propres forces
Aussi étrange que cela paraisse, j'ai l'impression d'être comme une épouse qui a souventes fois déserté le foyer conjugal, à la recherche de je ne sais quel étourdissement et de je ne sais quel amour, et qui revient, car elle s'est rendue compte que l'amour qu'elle avait auprès de son époux, était bien l'Amour. Peut-être pas celui qu'elle attendait, ou l'idée qu'elle s'en était fait ou qu'elle avait exigé, mais un Amour véritable par son intensité, sa profondeur et sa sincérité et que pendant des années, elle l'avait sous son nez sans le voir.
(librement inspiré du prophète Osée)
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
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etienne lorant
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Un langage nouveau
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 16,15-20.
Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais; ils parleront un langage nouveau; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien. »
Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu.
Quant à eux, ils s'en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l'accompagnaient.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
"En peu de mots beaucoup de choses sont dites !", s'est exclamé notre prêtre ce matin. Et c'est vrai, l’Évangéliste Marc, que je trouvais un peu trop 'abrupt' au cours de mes premières lectures, a brillamment réussi à m'étonner par les richesses que ses mots voilent et dévoilent... Ainsi en est-il encore dans cet envoi final des disciples.
Marc décrit donc au sujet au sujet des nouveaux croyants cinq signes par lesquels tous pourront les reconnaître. Et parmi ces signes, le second dit très brièvement: "Ils parleront un langage nouveau". Il ne s'agit évidemment pas d'une langue uniquement audible d'eux-mêmes ou de Dieu, mais d'un discours tout neuf, issu d'une autre compréhension des événements et d'une autre vision du monde et des personnes.
En effet, celui qui croit voit au-delà des murs entre lesquels les hommes se mettent eux-mêmes en prison; celui qui a mis sa confiance dans le nom de Jésus chasse les démons comme la ménagère fait jaillir la lumière des ténèbres en écartant vivement les rideaux; celui qui croit est né de nouveau: le venin du mensonge, qui est comme celui de ces serpents qu'ils saisiront sans crainte, ne saura pas les arrêter, mais au contraire ils le feront servir à soulager les malades. On me dira que je prends le texte de manière trop symbolique, mais j'écris simplement ce qu'il m'est donné d'écrire.
La France est en pleine période de grands débats politiques. Faut-il trois débats séparés ou un seul qui dure longtemps ? Voici que, dans le monde, il faut d'abord parler de la façon dont on va parler ? Et comment faire pour tirer sur les opinions des uns et des autres afin de parvenir à boucler un nœud à la fin ? C'est ainsi que cela se passe parce que les hommes de ce temps utilisent un langage qui divise. Il en est ainsi car, en dehors de la foi, il est impossible de demeurer cohérent. Quiconque regarde un miroir ne voit que lui-même, celui qui regarde le Christ voit aussi les hommes et les femmes qui sont dans le monde. Le Seigneur est proche, Il se laisse trouver, heureux ceux et celles qui se tournent vers Lui !
Jésus ressuscité dit aux onze Apôtres : « Allez dans le monde entier. Proclamez la Bonne Nouvelle à toute la création.
Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils chasseront les esprits mauvais; ils parleront un langage nouveau; ils prendront des serpents dans leurs mains, et, s'ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s'en trouveront bien. »
Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu.
Quant à eux, ils s'en allèrent proclamer partout la Bonne Nouvelle. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l'accompagnaient.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
"En peu de mots beaucoup de choses sont dites !", s'est exclamé notre prêtre ce matin. Et c'est vrai, l’Évangéliste Marc, que je trouvais un peu trop 'abrupt' au cours de mes premières lectures, a brillamment réussi à m'étonner par les richesses que ses mots voilent et dévoilent... Ainsi en est-il encore dans cet envoi final des disciples.
Marc décrit donc au sujet au sujet des nouveaux croyants cinq signes par lesquels tous pourront les reconnaître. Et parmi ces signes, le second dit très brièvement: "Ils parleront un langage nouveau". Il ne s'agit évidemment pas d'une langue uniquement audible d'eux-mêmes ou de Dieu, mais d'un discours tout neuf, issu d'une autre compréhension des événements et d'une autre vision du monde et des personnes.
En effet, celui qui croit voit au-delà des murs entre lesquels les hommes se mettent eux-mêmes en prison; celui qui a mis sa confiance dans le nom de Jésus chasse les démons comme la ménagère fait jaillir la lumière des ténèbres en écartant vivement les rideaux; celui qui croit est né de nouveau: le venin du mensonge, qui est comme celui de ces serpents qu'ils saisiront sans crainte, ne saura pas les arrêter, mais au contraire ils le feront servir à soulager les malades. On me dira que je prends le texte de manière trop symbolique, mais j'écris simplement ce qu'il m'est donné d'écrire.
La France est en pleine période de grands débats politiques. Faut-il trois débats séparés ou un seul qui dure longtemps ? Voici que, dans le monde, il faut d'abord parler de la façon dont on va parler ? Et comment faire pour tirer sur les opinions des uns et des autres afin de parvenir à boucler un nœud à la fin ? C'est ainsi que cela se passe parce que les hommes de ce temps utilisent un langage qui divise. Il en est ainsi car, en dehors de la foi, il est impossible de demeurer cohérent. Quiconque regarde un miroir ne voit que lui-même, celui qui regarde le Christ voit aussi les hommes et les femmes qui sont dans le monde. Le Seigneur est proche, Il se laisse trouver, heureux ceux et celles qui se tournent vers Lui !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: Un langage nouveau
De même, vous les jeunes gens, soyez soumis aux plus anciens. Et tous, comme on met un vêtement de travail, revêtez l'humilité dans vos rapports les uns avec les autres. En effet Dieu s'oppose aux orgueilleux, aux humbles il accorde sa grâce.
Tenez-vous donc humblement sous la main puissante de Dieu, pour qu'il vous élève quand le jugement viendra.
Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu'il s'occupe de vous.
Soyez sobres, soyez vigilants : votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie.
Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances.
Dieu, qui donne toute grâce, lui qui vous a appelés dans le Christ à sa gloire éternelle, vous rétablira, après que vous aurez souffert un peu de temps ; il vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui la puissance pour tous les siècles. Amen.
Je vous écris ces quelques mots par Silvain, que je considère comme un frère digne de confiance, pour vous encourager, et pour attester que c'est vraiment la grâce de Dieu qui est avec vous ; restez-y fidèles.
La communauté qui est à Babylone, élue de Dieu comme vous, vous salue, ainsi que Marc, mon fils.
Exprimez votre amour mutuel en échangeant le baiser de paix. Paix à vous tous, qui êtes dans le Christ.
Sur l'évangile du jour, je n'aime pas faire une lecture sensationnaliste des prodiges mentionnées : je chasse les esprits mauvais et le poison mortel que je buvais est parfaitement inoffensif.
Quant à l'épître, elle me paraît si caractéristique du tempérament de Saint Pierre : pragmatique et rugueux, il ne s'embarasse pas de longue démonstration. "Soyez !". Ne cherchez ni à comprendre, ni à signifier, ni en regardant devant, ni en regardant derrière. Hic et nunc, "soyez".
Tenez-vous donc humblement sous la main puissante de Dieu, pour qu'il vous élève quand le jugement viendra.
Déchargez-vous sur lui de tous vos soucis, puisqu'il s'occupe de vous.
Soyez sobres, soyez vigilants : votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie.
Résistez-lui avec la force de la foi, car vous savez que tous vos frères, de par le monde, sont en butte aux mêmes souffrances.
Dieu, qui donne toute grâce, lui qui vous a appelés dans le Christ à sa gloire éternelle, vous rétablira, après que vous aurez souffert un peu de temps ; il vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables.
A lui la puissance pour tous les siècles. Amen.
Je vous écris ces quelques mots par Silvain, que je considère comme un frère digne de confiance, pour vous encourager, et pour attester que c'est vraiment la grâce de Dieu qui est avec vous ; restez-y fidèles.
La communauté qui est à Babylone, élue de Dieu comme vous, vous salue, ainsi que Marc, mon fils.
Exprimez votre amour mutuel en échangeant le baiser de paix. Paix à vous tous, qui êtes dans le Christ.
Sur l'évangile du jour, je n'aime pas faire une lecture sensationnaliste des prodiges mentionnées : je chasse les esprits mauvais et le poison mortel que je buvais est parfaitement inoffensif.
Quant à l'épître, elle me paraît si caractéristique du tempérament de Saint Pierre : pragmatique et rugueux, il ne s'embarasse pas de longue démonstration. "Soyez !". Ne cherchez ni à comprendre, ni à signifier, ni en regardant devant, ni en regardant derrière. Hic et nunc, "soyez".
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
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