Richard a écrit :il me semble que depuis le Concile, le volet Parole de Dieu a pris plus d'importance justement pour que les Chrétiens comprennent mieux l'enseignement, que cet enseignement soit "magistrale" ou "participatif" demeure de l'enseignement... et dans bien des cas les sujets sont mieux rejoints lorsqu'ils peuvent être "actifs" ... ne crois-tu pas ?
Non ! Lisez également le concile dans ce cas !
Le Concile a demandé à ce que soit plus ouvert l'accès à la Sainte Ecriture.
Sacrosanctum Concilium a écrit :
51 Pour présenter aux fidèles avec plus de richesse la table de la parole de Dieu, on ouvrira plus largement les trésors bibliques pour que, dans un nombre d'années déterminé, on lise au peuple la partie importante des Saintes Ecritures.
52 L'homélie par laquelle, au cours de l'année liturgique, on explique à partir du texte sacré les mystères de la foi et les normes de la vie chrétienne est fortement recommandée comme faisant partie de la liturgie elle-même ; bien plus, aux messes célébrées avec concours de peuple les dimanches et jours de fête de précepte, on ne l'omettra que pour un motif grave.
54 On pourra donner la place qui convient à la langue du pays dans les messes célébrées avec concours de peuple, surtout pour les lectures et la "prière commune", et, selon les conditions locales, aussi dans les parties qui reviennent au peuple, conformément à l'article 36 de la présente Constitution.
On veillera cependant à ce que les fidèles puissent dire ou chanter ensemble en langue latine aussi les parties de l'ordinaire de la messe qui leur reviennent.
Mais si quelque part un emploi plus large de la langue du pays dans la messe semble opportun, on observera ce qui est prescrit à l'article 40 de la présente Constitution.
Vous voyez :
- le passage en langue vernaculaire ne concerne que la Parole de Dieu et la Prière Universelle. A l'extrème rigueur si cela est fait correctement, les chants de l'ordianire et les répons de l'assemblé (Dominus vobiscum ...)
- l'ouverture de la Parole de Dieu passe par une plus grande variété des extraits et une homélie systématique lorsque qu'il y a plusieurs fidèles.
Ensuite, il faut lire la Présentation Générale du Lectionnaire Romain (PGLR) :
PGLR a écrit :
6
(...)
Les attitudes corporelles, les gestes et les paroles par lesquels s'exprime l'action liturgique et se manifeste la participation des fidèles reçoivent signification non seulement de l'expérience humaine dont ils proviennent, mais aussi de la parole de Dieu et de l'économie du salut à laquelle ils se référent. Et donc, les fidèles participent d'autant mieux à l'action liturgique qu'ils s'efforcent plus profondément, en écoutant la Parole proclamée, de s'unir au Verbe de Dieu lui-même incarné dans le Christ. De la sorte, ils s'appliqueront à faire passer dans leur conduite et dans leur vie ce qu'ils ont célébré dans la liturgie et, en retour, ils s'efforceront de faire passer dans la célébration liturgique ce qu'ils auront vécu.
Là encore c'est très clair et ne nécessite aucune interprétation : la participation des fidèles vis à vis de la Parole de Dieu est l'écoute de cette parole. Il n'y a aucune place pour un activisme quelconque. Ecouter c'est participer activement. Voilà ce que dit le texte si on enlève les fioritures !
Enfin, si vous lisez le Père Gitton dans son livre
Initiation à la Liturgie (Préfacé par le Card. Ratzinguer) et vous retrouverez la même chose chez Mgr Dom Le Gall Archevêque de Toulouse dans son livre
La Messe au fil des Rites, la réponse "activiste" des fidèles à la proclamation de la Parole est le Credo et la Prière Universelle.