Teano a écrit :Merci Etienne de ce beau partage.
Cette lecture m'évoque le post sur la façon dont Satan lie quelqu'un : on en a un bel exemple avec Davi et Bethsabée. ce matin,à la messe, le prêtre a expliqué comment le péché nous prend par une petite chose : le manque de courage (David reste à Jérusalem alors que son armée est en campagne), puis vient la paresse (David fait la sieste) et une baisse de vigilance générale de la foi, de la prière et bing ! le péché arrive sous les traits d'une belle femme nue qui se baigne et qui conduit au meurtre !
Belle homélie ! En effet, il y a "glissement" vers le péché et c'est pourquoi l'entraînement a une discipline de vie nous en préserve. Je voudrais bien arriver - mais j'en suis loin encore, à renoncer à ma volonté propre. Il m'est arrivé un soir dans la galerie, toutes lumières éteintes, de chercher la bonne clé de mon trousseau pour fermer. Et je ne la trouvais pas, je faisais passer les clés de l'une à l'autre dans la pénombre et à un moment, j'ai dit : "Seigneur, qu'il m'en soit fait comme tu veux: s'il faut recommencer dix fois, je le ferai". Et à ce moment, la bonne clé était entre mes doigts ! Cependant, se remettre ainsi, cela paraît comme une première façon de mourir, on dirait que le corps y résiste de la même manière !
En tout cas, chouette (et rare) partage sur l'Evangile : coco est content !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Ainsi parle le Seigneur Dieu : A la cime du grand cèdre, à son sommet, je cueillerai un jeune rameau, et je le planterai moi-même sur une montagne très élevée.
Sur la haute montagne d'Israël je le planterai. Il produira des branches, il portera du fruit, il deviendra un cèdre magnifique. Tous les passereaux y feront leur nid, toutes sortes d'oiseaux habiteront à l'ombre de ses branches.
Et tous les arbres des champs sauront que c'est moi, le Seigneur : je renverse l'arbre élevé et relève l'arbre renversé, je fais sécher l'arbre vert et reverdir l'arbre sec. Moi, le Seigneur, je l'ai dit, et je le ferai.
Psaume 92(91),2-3.13-14.15-16.
Qu'il est bon de rendre grâce au Seigneur,
de chanter pour ton nom, Dieu Très-Haut,
d'annoncer dès le matin ton amour,
ta fidélité, au long des nuits.
Le juste grandira comme un palmier,
il poussera comme un cèdre du Liban ;
planté dans les parvis du Seigneur,
il grandira dans la maison de notre Dieu.
Vieillissant, il fructifie encore,
il garde sa sève et sa verdeur
pour annoncer : « Le Seigneur est droit !
Pas de ruse en Dieu, mon rocher ! »
Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 4,26-34.
Parlant à la foule en paraboles, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ :
nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment. /D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi.
Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson. »
Il disait encore : « A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole allons-nous le représenter ? Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre.
Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.
Deuxième lettre de saint Paul Apôtre aux Corinthiens 5,6-10.
Ainsi, nous avons pleine confiance, tout en sachant que nous sommes en exil loin du Seigneur tant que nous habitons dans ce corps ;en effet, nous cheminons dans la foi, nous cheminons sans voir.
Oui, nous avons confiance, et nous aimerions mieux être en exil loin de ce corps pour habiter chez le Seigneur.
Que nous soyons chez nous ou en exil, notre ambition, c'est de plaire au Seigneur.
Car il nous faudra tous apparaître à découvert devant le tribunal du Christ, pour que chacun reçoive ce qu'il a mérité, soit en bien soit en mal, pendant qu'il était dans son corps.
Je n'ai pas respecté tout à fait l'ordre des lectures de ce dimanche, car elles aboutissent à ce que dit saint Paul dans l’Épitre aux Corinthiens.
Nous qui vivons dans la foi, nous habitons dans un corps où nous sommes en exil. Nous cheminons sans voir, mais avec l'ambition de plaire au Seigneur. Cette situation est-elle confortable ? Non, pas vraiment : elle implique un effort permanent - un effort de croissance, qui nous rapporte à ces descriptions d'arbres que l'on retrouve chez Ézéchiel, dans les Psaumes et dans l’Évangile.
Nous rencontrons des difficultés. Il nous semble parfois pénible de demeurer fidèles. En ce qui me concerne, plus de vingt-cinq années après la conversion, ce dont je voudrais témoigner et dire en insistant: "Croyez-moi, je vous en prie, c'est ainsi !", c'est que le meilleur effort que nous puissions fournir ... consiste à nous abandonner.
En effet, aussi longtemps que nous produisons des efforts selon nos propres raisonnements et conceptions de qui est le Seigneur, et de ce qui plaît à Dieu, nous nous fatiguerons beaucoup, mais en vain. Alors qu'il suffirait que nous nous laissions faire et guider par Dieu chaque heure et chaque jour, en n'importe quelle situation.
S'abandonner pour grandir, c'est prendre l'ascenseur qu'a découvert sainte Thérèse que je cite ici :
« Vous le savez, ma Mère, j’ai toujours désiré d’être une sainte, mais, hélas ! j’ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints, qu’il y a entre eux et moi la même différence qu’il existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé sous les pieds des passants ; au lieu de me décourager, je me suis dit : Le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ; me grandir, c’est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections ; mais je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. Nous sommes dans un siècle d’inventions, maintenant ce n’est plus la peine de gravir les marches d’un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors j’ai recherché dans les livres saints l’indication de l’ascenseur, objet de mon désir et j’ai lu ces mots sortis de la bouche de la Sagesse Eternelle : « Si quelqu’un est tout petit qu’il vienne à moi » (Proverbes IX 4). Alors je suis venue, devinant que j’avais trouvé ce que je cherchais et voulant savoir, ô mon Dieu ! ce que vous feriez au tout petit qui répondrait à votre appel, j’ai continué mes recherches et voici ce que j’ai trouvé : « Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous bercerai sur mes genoux ! » (Isaïe LXVI 13). Je désire accomplir parfaitement votre volonté et arriver au degré de gloire que vous m’avez préparé dans votre royaume, en un mot, je désire être sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande, ô mon Dieu ! d’être vous-même ma sainteté » (Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus).
Chez sainte Faustine, l'ascenseur est la confiance absolue en Jésus. Une confiance d'abandon, quotidienne, vécue au travers de tous les événements, joyeux et positifs, ou contraires et désagréables. Dans les jours de fête comme dans les jours d'ennui. Dans la santé ou dans la maladie. Sous le soleil ou sous la pluie. En tout temps, donc, ce même cri : "Jésus, j'ai confiance en Toi !".
L'esprit fort et l'intelligence orgueilleuse ont vraiment difficile de prendre l'ascenseur de sainte Thérèse ou d'adopter l'acte de confiance continuelle en Jésus de sainte Faustine. Moi qui écris ces lignes, il m'a bien fallu une année de récitation du petit chapelet de la Miséricorde... avant de me rendre compte que j'oubliais très souvent la finale de chaque petit chapelet, qui consiste à dire :"Jésus, j'ai confiance en Toi !"
J'espère que cet aveu servira à quelqu'un.
Bon dimanche à tous et à toutes !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 13,31-35.
Jésus proposa à la foule une autre parabole : " Le Royaume des cieux est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a semée dans son champ.C'est la plus petite de toutes les semences, mais, quand elle a poussé, elle dépasse les autres plantes potagères et devient un arbre, si bien que les oiseaux du ciel font leurs nids dans ses branches. » Il leur dit une autre parabole : « Le Royaume des cieux est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »
Tout cela, Jésus le dit à la foule en paraboles, et il ne leur disait rien sans employer de paraboles, accomplissant ainsi la parole du prophète : C'est en paraboles que je parlerai, je proclamerai des choses cachées depuis les origines.
Les paraboles employées par Jésus parlent donc du mystère des choses infiniment petites et négligeables aux yeux des hommes, mais qui donnent des résultats incomparables. A celles dites par le Seigneur, j'ajouterais volontiers mon incompréhension d'enfant, véritable stupeur, lorsque j'ai découvert comment les chenilles, à partir d'une larve, deviennent papillons. Mais à quoi servent les papillons, demandais-je, sinon à faire joli dans un jardin ? Pourquoi, dans quel but ? Selon quelle utilité ? A quelle fin ?
De même, le rapport entre la pincée de levain - qui n'est en fait constituée que de bactéries et la levée de la pâte dans 'trois grandes mesures de farine'; de même aussi la graine de moutarde et l'arbre dans lequel les oiseaux viennent finalement nicher. La nature produit donc de très petites graines qui s'élèvent en grands arbres capables d'accueillir des nichées d'oiseaux ?
Des choses cachées depuis les origines, combien les sciences de l'homme en ont-elles explorées assez pour donner une idée exacte de l'univers depuis son commencement jusqu'à son aboutissement ? En réalité, très peu, et comme disait mon père, biologiste, mathématicien, chef de laboratoire: "La science ouvre une enveloppe qui en contient cinq; elles les ouvrent toutes et l'on parle de progrès. Et effectivement, il y a des applications concrètes à tirer des découvertes. Mais ces cinq enveloppes ouvertes avaient livré chacune cinq autres enveloppes, en sorte qu'en sciences les questions ne font jamais que se multiplier". Il disait cela et force est de reconnaître rien qu'en regardant le ciel que les prévisions de météo à cinq jours ne sont que peu fiables...
Dieu est inconnaissable et franchement, quel bonheur pour l'homme ! Maintenant encore, je me souviens de ce mot de Simone Weil qui avait observé la mer avec suffisamment d'attention pour dire : jamais les hommes ne seraient autant fascinés par la mer s'ils ne savaient que les vagues sont aussi capables d'engloutir les bateaux... et que notre admiration naît de notre vulnérabilité aussi !
Vivre dans le Royaume des cieux, c'est déjà aujourd'hui. Nous vivons tous dans l'inconnu de ce jour. Nous pensons avoir prise sur tant de choses alors qu'en l'espace d'une journée, tout peut s'effacer ! Ainsi avons-nous bien raison de nous tourner sans cesse vers le Seigneur car lui seul peut nous guider valablement.
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«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Lettre de saint Paul Apôtre aux Éphésiens 5,21-33. Vous, les hommes, aimez votre femme à l'exemple du Christ : il a aimé l'Église, il s'est livré pour elle ;
il voulait la rendre sainte en la purifiant par le bain du baptême et la Parole de vie ; il voulait se la présenter à lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni aucun défaut ; il la voulait sainte et irréprochable.
C'est comme cela que le mari doit aimer sa femme : comme son propre corps. Celui qui aime sa femme s'aime soi-même.
Jamais personne n'a méprisé son propre corps : au contraire, on le nourrit, on en prend soin. C'est ce que fait le Christ pour l'Église,
parce que nous sommes les membres de son corps.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 13,18-21. Jésus disait à la foule : " A quoi le règne de Dieu est-il comparable, à quoi vais-je le comparer?
Il est comparable à une graine de moutarde qu'un homme a jetée dans son jardin. Elle a poussé, elle est devenue un arbre, et les oiseaux du ciel ont fait leur nid dans ses branches. » Il dit encore : « A quoi vais-je comparer le règne de Dieu ?
Il est comparable à du levain qu'une femme enfouit dans trois grandes mesures de farine, jusqu'à ce que toute la pâte ait levé. »
Saint Paul, donne aux époux une façon de sanctifier leur amour. Moi qui ne suis pas marié, elle vaut tout aussi bien dans mes rencontres: il faut aimer l'autre "comme son propre corps". Et comme l'on prend soin de soi-même, eh bien que l'on prenne soin d'autrui. Et qui veut vraiment le bien parfait pour son prochain peut aller jusqu'à "se livrer" pour lui à la manière de Jésus. Nombreux sont les saints qui ont vécu ainsi pour le bien et le meilleur possible de leur prochain.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
L'épître du jour a nourri ma réflexion sur la foi et la fidélité. Il m'arrive de douter de tout et surtout de moi et de ma foi. Puis, je me suis rendue compte que ce n'était pas ma foi qui était en cause (je ne maîtrise pas ma foi, même pas pour la juger) mais ma fidélité.
La fidélité dans la prière, dans le quotidien, dans la charité, envers Dieu, envers le prochain me demande un effort. Je ne suis pas fidèle naturellement, je crois même que je suis plutôt portée à l'infidélité. C'est toute l'histoire d'Israël : viennent l'épreuve ou une trop grande prospérité, et le peuple s'en va adorer les Baals...avant de se repentir pour revenir au Seigneur. Je me reconnais volontiers dans cet effort d'Israël toujours en lutte contre l'idolâtrie, toujours tendu vers un idéal de fidélité.
Et que vaut un amour s'il n'est pas fidèle ? il n'est ni engagement ni don sans fidélité. Trop facile de dire "j'aime Jésus" pour ensuite en rester là !
C'est un combat quotidien, c'est aller à la messe, en confession, être là aux moments de prière de la journée, méditer avec le chapelet, c'est la lecture quotidienne, c'est aussi à chaque rencontre, dans mon travail, ma famille, à l'église ou dans la rue, prendre le temps d'accueillir l'Autre (car je suis d'une maladresse abyssale dans les relations humaines).
In Christo
Teano
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
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Teano a écrit :L'épître du jour a nourri ma réflexion sur la foi et la fidélité. Il m'arrive de douter de tout et surtout de moi et de ma foi. Puis, je me suis rendue compte que ce n'était pas ma foi qui était en cause (je ne maîtrise pas ma foi, même pas pour la juger) mais ma fidélité.
Teano
Au bout de grands efforts, étalés sur des mois, si pas des années, j'ai découvert, à l'autre bout de l'application de la volonté: l'abandon tout simple dans la foi. Je suis toujours tenté de renoncer à ma messe du matin - spécialement en hiver, mais j'y suis chaque jour. J'ai beau ne pas vouloir me lever, je me retrouve habillé et tout heureux d'être dans la chapelle ... que je prends plaisir à considérer depuis peu comme une "nacelle hors du temps"...
C'est qu'à l'extérieur, juste en descendant un escalier, dans la rue, les engins de chantier travaillent, remuent des pavés, du gravier, de la terre... mais je n'éprouve aucune gêne. C'est un peu comme si, en entrant dans la chapelle, je montais dans une sorte de "vaisseau" qui voyage hors du temps. Je m'agenouille et me signe et ... le temps cesse d'être le temps. Je contemple l'icône de Roublev et j'ai le sentiment que rien ne peut plus m'arriver.
Pourtant il est rare que cette Eucharistie dure plus d'une demie heure et il n'y ni chants, ni décor particulier. Mais Jésus y est et cela suffit.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Pourtant il est rare que cette Eucharistie dure plus d'une demie heure et il n'y ni chants, ni décor particulier. Mais Jésus y est et cela suffit
.
ça, en revanche, j'y suis.
Merci pour ton partage fraternel !
Claire
"« Sous l’abri de ta miséricorde, nous nous réfugions, sainte Mère de Dieu. Ne repousse pas nos prières quand nous sommes dans l’épreuve, mais de tous les dangers, délivre-nous, Vierge glorieuse et bénie »"
Messages dans cette couleur (ou à peu près...) : modération du forum
Dans le fond, les comparaisons les plus simples sont parfois les meilleures: je me souviens que lorsque j'ai appris à nager, ce fut pareil. J'avais beau m'efforcer, j'avalais de l'eau de la piscine, je crachais et je devais m'arrêter. Et puis un jour, je me suis retrouvé pratiquement à la nage du chien, je me suis un peu penché du côté droit et... çà y était, je savais nager en brasse J'ai fait cent mètres d'affilée pour être sûr !!!
Cool, çà viendra !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Lettre aux Hébreux 10,32-39. Frères, souvenez-vous de ces premiers jours où vous veniez de recevoir la lumière du Christ : vous avez soutenu alors le dur combat de la souffrance, tantôt donnés en spectacle sous les injures et les vexations, tantôt solidaires de ceux qu'on traitait ainsi. (...)Or nous ne sommes pas, nous, les hommes de l'abandon, pour notre perte, mais les hommes de la foi, pour la sauvegarde de notre âme. [/color]
Psaume 37(36),3-4.5-6.23-24.39-40ac. Quand le Seigneur conduit les pas de l'homme,
ils sont fermes et sa marche lui plaît.
S'il trébuche, il ne tombe pas
car le Seigneur le soutient de sa main.
Le Seigneur est le salut pour les justes,
leur abri au temps de la détresse.
Le Seigneur les aide et les délivre,
car ils cherchent en lui leur refuge.
Évangile de Jésus Christ selon saint Marc 4,26-34. Parlant à la foule en paraboles, Jésus disait : « Il en est du règne de Dieu comme d'un homme qui jette le grain dans son champ : nuit et jour, qu'il dorme ou qu'il se lève, la semence germe et grandit, il ne sait comment.
D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, enfin du blé plein l'épi.
Et dès que le grain le permet, on y met la faucille, car c'est le temps de la moisson. »
Il disait encore : « A quoi pouvons-nous comparer le règne de Dieu ? Par quelle parabole allons-nous le représenter ?
Il est comme une graine de moutarde : quand on la sème en terre, elle est la plus petite de toutes les semences du monde. Mais quand on l'a semée, elle grandit et dépasse toutes les plantes potagères ; et elle étend de longues branches, si bien que les oiseaux du ciel peuvent faire leur nid à son ombre. »
Par de nombreuses paraboles semblables, Jésus leur annonçait la Parole, dans la mesure où ils étaient capables de la comprendre. Il ne leur disait rien sans employer de paraboles, mais en particulier, il expliquait tout à ses disciples.
L’Évangile de ce jour semble donner l'idée que la venue du Royaume est simple. Et, en réalité, la venue du Royaume est simple; elle est même une évidence première pour tous ceux et toutes celles qui ont découvert le Christ. Parmi ceux qui m'ont lu, nombreux ceux qui reviennent de loin et qui me comprendront ! Car le Seigneur les a sauvés, il les a retirés du bourbier dans lequel ils pataugeaient et s'enfonçaient de jour en jour. Pour eux comme pour moi, vivre dans le Christ est quelque chose de tout à fait évident, puisque c'était l'unique issue de sortie, pas seulement pour leurs fautes, mais aussi et surtout du malheur dans lequel les fautes nous entraînent.
Le Royaume est donc simple. Il est simple comme aimer une personne qui nous a aimés, individuellement, sans retour, et est allé jusqu'au don de sa vie. Voilà pourquoi l'épanouissement de la vie du chrétien semble aller de soi comme ce grain de moutarde qu'on a jeté en terre et qui lève tout seul.
Pourtant, de son côté, saint Paul parle de combat, de souffrances, de vexations subies avec en vue le salut de l'âme. Est-ce une contradiction ? Certes non. car Le disciple n'est pas au-dessus de son maître ,« [i ni le serviteur au-dessus de son seigneur. Le disciple doit se contenter d’être comme son maître, et le serviteur d’être comme son seigneur. Si le maître de maison s’est fait traiter de Béelzéboul, ce sera bien pire pour les gens de la maison.[/i] " (Matth 10)
Il y a donc un combat à soutenir, et qui peut aller très loin... mais même ce que nous avons à supporter nous servira ! Tout converti que je fus, j'ai dû supporter ces contradictions.
Pour ceux qui l'ignoraient, j'ai fait un jour l'objet d'une accusation de recel de marchandises volées. Bien que me sachant tout à fait innocent, j'ai dû supporter une procédure de trois années, durant lesquelles mes nerfs ont énormément souffert, mais qui a finalement abouti à un acquittement : le juge devant lequel j'ai comparu ne pouvait pas me juger, car je n'avais jamais été inculpé ! Cette omission majeure du dossier, mon avocat la savait, mais il ne m'a jamais rien dit jusqu'au jour de l'audience. (Et pour cause ! Il s'est cyniquement contenté d'empocher les sommes que je versais sur son compte régulièrement.)
Quinze jours après cette heureuse issue, mes nerfs ont complètement craqué. Alors enfin, j'ai éclaté sous le crucifix de ma conversion: "Mais enfin, Seigneur, pourquoi, pourquoi m'as-tu laissé endurer tout cela !" La réponse, dans mon coeur, fut immédiate: en dépit de ma conversion, j'étais en train de me laisser reprendre par le monde à cause de "l'affairisme" auquel je me livrais. Je risquais de rechuter.
Ainsi, c'est par l'épreuve que j'ai grandi j'en ai traversé d'autres. Je peux assurer que ces épreuves nouvelles, je les vis beaucoup mieux, car je suis serein. Je sais que toutes sortes de choses peuvent survenir encore et je les traverserai aussi. Car tout concourt au bien pour celui qui croit. Mais il est bon, de temps à autre, de se souvenir d'où nous sommes sortis, et de quelles folies le Seigneur nous a retirés. "Avant d'avoir souffert, je m'égarais", dit un Psaume - et comme ce psaume dit vrai !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )