Isabelle47 a écrit :J'ajouterais ceci:
Il est tout aussi mal vu, chez de nombreux ados, d'être "intellos".
Est considéré comme "intellos" quiconque oserait lire un livre...

pour son plaisir et non contraint et forcé par le prof. de français, ou regarder une émission sur Arte plutôt que sur M6, ou préférer Mozart à Lady Gaga

Par exemple, un de mes enfants qui lit beaucoup et aime vraiment ça, ne le dit pas à ses amis de peur d'être moqué

Bien sur ! Plus vraiment en terminale, tout le monde ou presque bosse dans ma classe, mais avant ... c'est difficile de dire que j'ai passé ma soirée à lire au lieu de regarder une série, et passé mes vacances dans un monastère plutot qu'au club Med.
Mainteant je me rends compte que c'est assez sain comme vie, le problème est d'assumer un mode de vie en décallage quand on a PAS CHOISI !!!
Alleluia a écrit :On parle de malaise, dans ces messages, de "mise à part", "mise à l'écart", d'être pris "pour un fou"...
Oui, mais par rapport à qui? A quoi?
Se sentir si différent et en même temps si dépendant de l'opinion des autres, ce ne serait pas au fond une petit peu d'orgueil

et de nombrilisme

?
@Estel, vous mélangez un peu tout: rejet de la religion/rejet des parents/de votre milieu social...
Je vous comprends, j'ai fait la même chose à votre âge

La clarté est revenue dans mes idées longtemps après.
Mais peut-être pourriez-vous demander de l'aide pour démêler tout cela?
Je cessarais sans doute de mélanger quand je serais libre de croire ou non, de prier ou non, d'aller à la messe ou non.
je sais ... "honore ton père et ta mère "! Seulement je ne suis pas un clone. Comment savoir si ce en quoi j'ai cru n'ait pas bêtement l'effet de mon éducation ?
Je ne m'en rendrais compte que lorsque j'aurais vécu par moi même.
Harfang a écrit :Qui est Jésus pour vous?
Très simplement :
Soit un fou, si Dieu n'existe pas.
Soit le fils d'un Dieu dont j'ai peur du courroux si je cesse totalement de respecter ses commandements.
Estel a écrit :Personnellement, quand je vois des "tartuffes", ça me stimule à devenir, de mon côté, un chrétien plus ardent. C'est curieux que ça ne vous fasse pas le même effet, chère Estel. Croyez-vous que la félonie de Saruman ait brisé le courage de Mithrandir ? Bien au contraire !
ça m'a fait cet effet, cher Harfang. Jusqu'au jour où je me suis rendue compte que je tenais sur du vent, que je tenais une posture et que j'étais ridicule de me croire seule à détenir une vérité à laquelle ne je croyais qu'à demi.