
D'ailleurs, au bord de la route des panneaux annoncent un restaurant étrangement nommé "La table cathare", où on peut manger du cassoulet (Castelnaudary n'est pas loin), du canard, du foie gras et plein de bonnes nourritures sans aucun rapport avec les cathares, qui étaient végétariens et se privaient de toutes les bonnes choses de la vie! Mais dans cette région, le mot "cathare" est surtout un argument pour attirer les touristes.
Mais Fanjeaux est surtout l'endroit où saint Dominique a fondé l'Ordre prêcheur. À l'époque, c'était une ville prospère de 3000 habitants.

Après avoir réconcilié avec l'Église un certain nombre de dames cathares, Dominique a pensé qu'elles avaient besoin d'une maison pour se réfugier, car elles ne pouvaient pas retourner dans leur famille cathare. Un jour où Dominique était au Seignadou,

un endroit de Fanjeaux qui domine toute la plaine du Lauragais, il a eu une vision, une flamme qui tombait du ciel dans la plaine, au pied de la colline, au hameau de Prouilhe, où il y avait une chapelle à la Vierge, et c'est là qu'il fonda en 1206, pour une dizaine de dames cathares converties, le premier monastère dominicain, qu'il appela la Sainte Prédication. Un couvent de frères s'établit à proximité. Dominique fut curé de Fanjeaux pendant quelques années, et on peut visiter dans le village la "maison de saint Dominique",


(vitraux de Jean Hugo, l'arrière-petit-fils de Victor)

que les dominicains préfèrent appeler "maison saint Dominique", car on ne sait pas au juste où il habitait. On sait que c'était par là, à quelques mètres près, et si ce puits n'était pas le sien, il l'a connu (le village est plein de puits, genre puits artésien paraît-il). Mais même si c'était là, ce n'était pas cette maison, car le Prince Noir a brûlé tout le village en 1355.
Au temps de saint Dominique, Fanjeaux avait une église romane, construite à l'emplacement du temple de Jupiter. En 1278, le prieur de Prouilhe en fit construire une nouvelle

























