Non je ne suis pas un artiste sans art ni un artiste raté, je vous parle ici en tant qu'amateur, observateur, visiteur d'art contemporain pas en tant que producteur de cet art.Charles a écrit :Peut-être êtes vous un de ces "artistes sans art" dont parle Domecq, un artiste raté de plus, et dans ce cas, bien évidemment, vous ne remettrez jamais en cause le système qui fait de votre ratage humain une valeur mondaine universelle et pour quelques uns une pompe à fric.Aldous a écrit :Charles, vous pouvez me raconter tout ce que voulez, je ne suis pas convaincu que tout l'art contemporain est à jeter comme on jetterai le bébé avec l'eau du bain. Ce sentiment je l'ai car j'ai fait des études d'arts plastiques et que suite à mes études j'ai continué à fréquenter les musées et les galeries où l'art contemporain s'expose et j'y est souvent trouvé mon compte quant à ce que je pense que l'art doit produire en nous: nous interpeler, nous remettre en cause, nous émouvoir, nous surprendre, nous transformer...
Tout cela: que cet art est stérile infécond et ne prend pas de risque est votre point de vue qui est respectable mais subjectif. Je note que dire qu'il ne prend pas de risque est faux puisqu'il prend par exemple le risque de votre critique, et plus globalement du jugement de tous et à long terme du jugement de l'Histoire.Charles a écrit :Cela dit, si je parle de ratage, c'est humainement, au sujet du procédé lui-même qu'emploient les pseudo artistes contemporains ; c'est systématiquement que ce pseudo art est stérilité et effort pour maquiller la stérilité. Pour être précis, dans les "oeuvres" dites contemporaines en particulier, il n'y a jamais ni ratage ni réussite, parce qu'il n'y a pas d'enjeu artistique. C'est ce que j'expliquais plus haut en disant que chez les artistes féconds, il y a, à chaque oeuvre, une remise en cause radicale, un risque de pris, qui n'a jamais lieu dans le pseudo art contemporain fonctionnant, lui, exclusivement à partir de codes stériles...Aldous a écrit :Maintenant qu'il y ait des problèmes ou plutôt des questionnements attenants à tout ce qui se produit au nom de l'art contemporain (au niveau de ses excés, de sa répétition parfois maintenant lassante, de ses moyens et réseaux de diffusion, etc...) je ne le nie pas... Mais pour ce que vous appelez par exemple ses ratages, cela fait partie du jeu, c'est un art qui se fait et se montre maintenant (au présent) et le tri de ce qui est bon dans cet art ne saurait être juste à chaque fois... Tout artiste qui s'essaie dans le genre contemporain a le droit de tenter de s'exposer... et de rater... (comme dans un genre plus classique ou traditionnel d'ailleurs le ratage est aussi de mise. D'où, au passage, votre comparaison des artistes avec des chirurgiens ou des pilotes d'avion quelque peu aléatoire...)
Monsieur, je n'ai nulle part écrit que l'Eglise n'a pas le droit de s'exprimer sur la culture ou le mensonge!!!!Charles a écrit :Une chose que je veux ajouter, est que l'Eglise a toute légitimité pour se prononcer sur toute question humaine. Elle a condamné les système totalitaires, du point de vue de la politique, de la sociologie, de l'anthropologie, et de l'économie. Si le mensonge de la doctrine marxiste conduit à des aberrations en agriculture et provoque des famines, l'Eglise a le droit et le devoir de s'exprimer sur ce mensonge. Pourquoi ne s'exprimerait-elle pas sur le mensonge de la culture contemporaine, sur son mensonge artistique, culturel et anthropologique ? Etant donné l'enjeu : la déchristianisation totale de nos sociétés ?
Cela: perversion psychologique, abandon au confort et à la sensualité, extinction du jugement et du courage, c'est du dénigrement personnel (sur ma personne et mon intimité) et non des arguments... Mais bon je vous pardonne...Charles a écrit :Le Christ nous demande de tendre l'autre joue, pas de mentir sur la réalité de la gifle, de la violence qui nous est faite. Et comment pourriez-vous pardonner, si vous niez l'offense qui vous est faite... Pour en arriver à une telle perversion psychologique, il faut des années de confort, d'abandon à la sensualité, jusqu'à l'extinction complète des capacités de jugement et la mort du courage au fond de l'âme.Aldous a écrit : Et bien je pense qu'il en est de même dans cette pièce de théatre (ou cette performance si vous voulez) c'est juste une interpellation, une question. Et peut-être même d'aprés les bribes d'opinion qui m'arrivent que dans cette pièce ce serait encore moins que cela mais plutôt quelque chose qui nous interpelle positivement sur l'amour et le Christ...
Pouvez-vous m'informer d' une oeuvre d'art originale à portée chrétienne qui a été attaquée.Charles a écrit :Quand une oeuvre originale a une portée chrétienne réelle et sociale, on ne la subventionne pas avec de l'argent public, on lui interdit la diffusion, on n'envoie pas les CRS pour la protéger et on ne la défend pas dans les médias, on l'attaque. On croirait que vous vivez dans un monde séparé, sans être au courant de ce qui se passe dans notre société.
Ma phrase est un raccourci par rapport à l'évènement dont on parle. Pour corriger je dirai que l'Eglise se vide en partie à cause des cathos extrémistes, fondamentalistes et politiquement à l'extrème droite de l'échiquier politique qui donnent une mauvaise image de l'Eglise. Image qui n'inspire pas les gens à s'intéresser à la profonde spiritualité du christianisme.AnneT a écrit :Les églises se sont vidées ces dernières décennies à cause des manifestations de cathos énervés et extrémistes ?!Aldous a écrit :A mon avis ce sont des manifestations d'énervés extrémistes comme celle qu'il y a eu devant ce théatre qui fait que les gens se détournent du christianisme.
Comment pouvez vous reprocher à l'art contemporain d'avoir des codes et à la fois de ne pas avoir de contraintes? Si l'art contemporain a des codes c'est qu'il a des contraintes: rester dans ses codes.Petit Matthieu a écrit :Et si l'art pouvait retrouver du sens et de la qualité par le retour à des contraintes précises et par un retour du beau comme priorité ? Je laisse les plus instruits sur le sujet éclairer ma lanterne.
Cordialement,
J'ai exaucé ceux qui ne demandaient rien. Je me suis laissé trouver par ceux qui ne me cherchaient pas.
Esaïe 65.1 (repris par Saint Paul en Romains 10. 20)








