30 septembre, Saint Jérôme

« Que le juste pratique encore la justice, et que le saint se sanctifie encore. » (Ap 22.11)
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Judith
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30 septembre, Saint Jérôme

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St Jérome : Prêtre et Docteur de l'Eglise.

Né en Dalmatie autour de l'an 347, il étudia à Rome, Aquilé et Trèves. Il fut baptisé vers l'an 366 et peu de temps après il choisit la vie religieuse : moine et ermite, nous lui devons la rédaction de la Vulgate requise par le Pape Damase. Il finit par se retirer à Béthléem, dans un monastère où il mourut presque octogénaire en l'an 420.
Il a pour attribut le lion, une tête de mort et le Livre.

Protecteur des docteurs, étudiants, archéologues, bibliothécaires, pèlerins, libraires et traducteurs.

Nom dérivé du latin lui-même issu du grec, ce nom signifie "nom sacré".


Saint Jérôme, priez pour nous !
Illum oportet crescere, me autem minui . (Jn 3 ; 30)
ami de la Miséricorde
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30 septembre : Saint Jérôme

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PRIÈRE

JE vous salue, ô nue qui guidez Israël!
Toujours lumineuse toujours pure de toute ombre;
Qui avez éclipsé par votre splendeur
L'éclat de toutes celles qui vous ont précédée.

Dirigez-moi, douce étoile de la mer,
A travers les sombres flots de ce monde;
Préservez-moi du naufrage, ô Marie!
Tendez-moi une main secourable,
Pour m'attirer vers vous
Lorsque mon âme sortira de mon corps,
Daignez venir à sa rencontre pour la recevoir.

O Marie! ne me refusez pas la grâce de la soutenir alors
Par votre sainte présence:
Soyez son échelle et sa voie pour monter au ciel,
Et obtenez-lui enfin son pardon et le repos éternel.
Ainsi soit-il.
Saint Jérôme

Source : webzinemaker.com

Union de prière
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Néant des plaisirs de la jeunesse.
De Saint Jérôme

V. 6, 7 et 8. « Semez votre grain dès le matin, et que le soir votre main ne cesse point de semer, parce que vous ne savez lequel des deux lèvera plus tôt, celui-ci ou celui là ; que si l'un et l'autre lèvent, ce sera encore mieux. La lumière est douce et l'œil se plait à voir le soleil. Si un homme vit beaucoup d'années et qu'il se réjouisse dans tout ce temps-là, il doit se souvenir de ce temps de ténèbres et de cette multitude de jours qui, étant venus, convaincront de vanité tout le passé. » Prenez garde de ne point faire de choix et de ne point avoir des égards quand vous faites du bien ; et quand vous avez commencé à bien faire, persévérez toujours dans la pratique des bonnes œuvres; que le soir vous trouve plein des œuvres de justice que vous aurez faites le matin, et que le soleil du lendemain ajoute à son lever beaucoup d'actes de vertu sur les œuvres de Miséricorde que vous aurez faites le soir du jour précédent ; car vous vivez dans l'incertitude du mérite de vos actions, et vous ne savez point quelles sont les plus agréables à Dieu et celles qu'il doit un jour récompenser. Il peut néanmoins arriver que les uns et les autres lui seront agréables; ce qui sera encore un plus grand avantage pour vous.
Expliquons ceci autrement. Travaillez également et dans votre jeunesse et dans votre vieillesse, et ne dites point : J'ai fait tout ce que j'ai pu pendant que j'étais jeune et robuste: maintenant que je suis vieux il est juste que je me repose car vous ne savez point si c'est dans vos premiers temps que vous avez été agréable à Dieu, ou si ce bonheur vous arrivera lorsque vous serez dans un âge fort avancé; et après tout, une jeunesse bien réglée et modérée ne sert de rien à un homme qui passe sa vieillesse dans le luxe et dans la volupté. Nec prodest adolescentiae frugalitas, si senecta ducatur in luxu. C'est pourquoi il est dit dans les Écritures que, si le juste vient à s'égarer des voies de la justice, en quelque jour qu'il s'en sera détourné, toutes ses premières bonnes œuvres (203) ne sauraient le délivrer de la mort; mais si vous êtes constant à faire le bien en tout temps, et si vous marchez toujours d'un pied ferme et tout uni dans les voies de la vertu, vous verrez alors Dieu le Père, la source des lumières, la plus douce et la plus agréable de toutes les clartés. Vous jouirez aussi des rayons et de la lumière du soleil de justice, qui n'est autre que Jésus-Christ, selon le témoignage que lui rendent les prophètes et les autres écrivains sacrés. Au reste , si vous vivez une longue suite de jours, si vous jouissez pendant tout ce temps-là de toutes sortes de biens et de prospérités, et si vous faites beaucoup de bonnes œuvres, ayant toujours l'idée de la mort présente aux yeux de votre esprit et dans votre mémoire, vous regarderez toutes les choses présentes comme des biens périssables, fragiles, inconstants et méprisables.

Source : abbaye-saint-benoit.ch

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Re: 30 septembre : Saint Jérôme

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Le prêtre, ce matin, nous a parlé de saint Jérôme et de son itinéraire personnel... sur la fin de sa vie, il s'est consacré uniquement à la traduction en latin de la Bible. Voici un personnage considérable :

Biographie
[+] Texte masqué
Né vers 340, à Stridon, à la frontière entre la Pannonie et la Dalmatie, il est mort à Bethléem le 30 septembre 420.

Jérôme, bien que né de parents chrétiens, ne sera pas baptisé avant 360, date à laquelle il partira à Rome avec son frère Bonosus pour continuer ses études de rhétorique et de philosophie. Il étudiera sous la férule d'Aelius Donat, un excellent grammairien. Jérôme apprit aussi le grec, sans avoir encore l'intention d'étudier les textes fondateurs du christianisme. Après quelques années à Rome, il se rendra avec Bonosus en Gaule, et s'installera à Trèves "sur la rive à moitié barbare du Rhin". C'est là qu'il entamera son parcours théologique et copiera, pour son ami Rufin, le commentaire d'Hilaire de Poitiers sur les Psaumes, et le traité De synodis. Il séjournera ensuite pendant quelque temps (plusieurs années ?) avec Rufin à Aquilée. Quelques-uns de ses amis chrétiens l'accompagneront lorsqu'il entamera, vers 373, un voyage à travers la Thrace et l'Asie Mineure pour se rendre au nord de la Syrie.

Deux de ses compagnons décederont à Antioche, et lui-même tombera malade plusieurs fois. Au cours de l'une de ces maladies (hiver 373 - 374) il fera un rêve qui le détournera des études profanes et l'engagera à se consacrer à Dieu. Dans ce rêve, qu'il raconte dans une de ses lettres, il lui sera reproché d'être "cicéronien, et non pas chrétien". Il semble avoir renoncé pendant une longue durée après ce rêve à l'étude des classiques profanes, et s'être plongé dans celle de la Bible sous l'impulsion d'Apollinaire de Laodicée. Il enseignera ensuite à Antioche.

Désirant vivement vivre en ascète et faire pénitence, il passera quelques temps dans le désert de Chalcis, au sud-ouest d'Antioche, connue sous le nom de "Thébaïde de Syrie", en raison du grand nombre d'ermites qui y vivaient. C'est à cette époque qu'il commencera à apprendre l'hébreu avec l'aide d'un juif converti. Il sera en relation à cette époque avec les Chrétiens d'Antioche, et semble s'être intéresser à l'Évangile des Hébreux, qui était, selon les gens d'Antioche, la source de l'Évangile selon saint Matthieu.

À son retour à Antioche, en 378 ou 379, il sera ordonné par l'évêque Paulin. Peu de temps après, il partira à Constantinople pour continuer ses études de l'Écriture sous l'égide de Grégoire de Nazianze. Il passera deux ans là-bas, puis reviendra à Rome pendant trois ans (382-385), en contact direct avec le pape Damase et la tête de l'Eglise de Rome. Invité au concile de 382, convoqué pour mettre fin au schisme d'Antioche, il sera se rendre indispensable au pape. Entre autres tâches, il prendra en charge la révision du texte de la Bible Latine, sur la base du Nouveau Testament grec et du texte de la Septante, pour mettre fin aux divergences qui circulaient en Occident (connus sous le nom de Vetus Latina). Ce travail, qui l'occupera pendant plusieurs années, constitue son oeuvre majeure. Il exercera une influence non négligeable au cours de ces trois années passées à Rome, notamment par son zèle à prôner l'ascétisme. Il s'entourera d'un cercle de femmes de la noblesse, dont certaines étaient issues des plus anciennes familles patriciennes, comme les veuves Marcella et Paula, et leurs filles Blaesilla et Eustochium (destinataire de la lettre la plus fameuse de saint Jérôme, la 22ème dans sa Correspondance). L'inclination de ces femmes à la vie monastique, et la critique virulente que faisait Jérôme du clergé régulier, engendreront une hostilité croissante à son égard de la part du clergé et de ses partisans. Jérôme quittera Rome peu de temps après la mort de son protecteur Damase (10 décembre 384).

En août 385, il retournera à Antioche, accompagné par son frère Paulinianus et quelques amis. Il sera suivi peu de temps après par Paula et Eustochius, résolues à quitter leur entourage patricien pour finir leurs jours sur la Terre Sainte. Au cours de l'hiver 385, Jérôme les accompagnera. Les pèlerins, rejoints par l'évêque Paulin d'Antioche, visiteront Jérusalem, Bethléem et les lieux saints de Galilée, puis partiront en Égypte, où vivaient les grands modèles de la vie ascétique. En Alexandrie, Jérôme rencontrera et écoutera le catéchiste Didyme l'Aveugle expliquer le prophète Osée et raconter les souvenirs qu'il avait de l'ascète Antoine, mort trente ans plus tôt. Il restera quelques temps à Nitrie à admirer la vie communautaire des nombreux habitants de cette "cité du Seigneur"; mais il ne sera pas sans critiquer le "serpent" qu'il voyait en Origène. À la fin de l'été 388, il retournera en Palestine, et s'installera jusqu'à la fin de ses jours dans une cellule près de Bethléem, entouré par quelques amis, hommes et femmes.

Vivant grâce aux moyens que lui fournissait Paula, et accroissant sans cesse le nombre de ses livres, il ecrira sans cesse. On doit à ces trente-quatre dernières années de son existence la majeure partie de son oeuvre : sa version de l'Ancien Testament à partir du texte hébreu, ses meilleures commentaires sur l'Écriture, son catalogue des auteurs chrétiens, ainsi que le dialogue contre les Pélagiens. De cette période date également la majeure partie de ses textes polémiques, et notamment les traités dus à la controverse sur Origène avec l'évêque Jean d'Alexandrie. Suite à ses écrits contre les Pélagiens, une troupe de partisans de ces derniers envahit sa retraite, y mit le feu et contraignit Jérôme à se réfugier dans une forteresse avoisinante. La date de sa mort nous est connue par la chronique de Prosper d'Aquitaine. Ses restes, enterrés d'abord à Jérusalem, ont été ensuite transférés, dit-on, à l'église Sainte Marie Majeure de Rome.

Traductions
Jérôme était un érudit de langue latine à une époque où cela impliquait de parler couramment le grec. Il savait un peu d'hébreu à l'époque où il commença son projet de traduction, mais il se rendit à Bethléem pour parfaire sa connaissance de la langue et améliorer son approche de la technique juive du commentaire scripturaire. Une aristocrate romaine aisée, Paula, fit construire un monastère pour lui à Bethléem, où il commença son travail de traduction. Il commença en 382 par la modification de la version latine du Nouveau Testament qui circulait à l'époque, connue sous le nom d'Itala ou de Vetus latina. Dans les années 390, il se tourna vers l'Ancien Testament, et le traduisit de l'hébreu, en connaissant en parallèle la version grecque des Septante. Il vint à bout de cette entreprise vers 405.

Au cours des quinze années suivantes, jusqu'à sa mort, il écrivit nombre de commentaires sur l'Ecriture, souvent pour expliquer ses choix de traduction. Sa connaissance de l'hébreu donne également à ses traités exégétiques (en particulier ceux écrits après 386) une valeur supérieure à celle de la plupart des commentaires patristiques, même si Jérôme a un penchant marqué pour les subtilités allégoriques et mystiques à la manière de Philon et de l'Ecole d'Alexandrie. Ses commentaires peuvent se ranger en trois catégories :

Des traductions ou adaptations de ses prédécesseurs grecs, comprenant quatorze homélies d'Origène sur Jérémie et le même nombre sur Ézéchiel (traduites vers 380 à Constantinople), deux homélies d'Origène sur le Songe de Salomon (Rome, vers 383), trente-neuf sur Luc (Bethléem, 389). La traduction des neuf homélies d'Origène sur Ésaïe que l'on comprend dans les oeuvres de Jérôme ne sont pas de lui. On peut faire mention ici de son importante contribution à la connaissance de la topographie de la Palestine, par le biais de son De situ et nominibus locorum Hebraeorum, qui est une traduction comprenant des additions - et de regrettables omissions - de l'Onomasticon d'Eusèbe. De la même période (390), on peut mentionner le Liber interpretationis nominum Hebraicorum, qui se fonde sur un livre qui prend sans doute sa source chez Philon, pour être ensuite amplifié par Origène.

Des commentaires originaux sur l'Ancien Testament. De son installation à Bethléem et des cinq années suivantes date une série de brèves études de l'Ancien Testament : De seraphim, De voce Osanna, De tribus quaestionibus veteris legis (que l'on classe généralement dans la Correspondance aux chiffres 18, 20 et 36), Quaestiones hebraicae in Genesin, Commentarius in Ecclesiasten, Tractatus septem in Psalmos 10 - 16 (perdu), Explanationes in Michaeam, Sophoniam, Nahum, Habacuc, Aggaeum. Vers 395, il composa une série de commentaires plus longs, portant d'abord sur les sept petits prophètes restant, puis sur Isaïe (395-400), Daniel (407), Ezéchiel (410-415) et Jérémie (415, inachevé).

Des commentaires sur le Nouveau Testament. Ces derniers comprennent seulement les épîtres à Philémon, aux Galates, aux Ephésiens et à Tite (composé à la hâte vers 387-388), les Evangiles de Matthieu (écrit en deux semaines, 398), Marc, quelques passages de Luc, le prologue de Jean et l'Apocalypse. Ayant écrit ce dernier avec la hâte qui lui était coutumière, il se servit d'un extrait du commentaire de Tichonius, un Africain, qui nous est préservé sous la forme d'une sorte de préface au début d'un ouvrage plus long du prêtre espagnol Beatus de Libana. Auparavant, il avait réservé un autre traitement au livre de l'Apocalypse : il avait retravaillé un commentaire de saint Victorinus (303) ; en désaccord avec les vues millénaristes de ce dernier, il avait substitué à la conclusion millénariste de celui-ci un exposé spiritualisant personnel, ajouté une introduction et introduit quelques changements dans le texte.

Ecrits historiques
Une des premières tentatives de Jérôme dans le domaine de l'histoire fut son Temporum liber, composé aux environs de 380 à Constantinople. Il s'agit d'une transposition en latin des tables chronologiques mises en place dans la seconde partie de la Chronique d'Eusèbe, avec un supplément pour la période 325-379. En dépit de nombreuses erreurs venant d'Eusèbe et d'autres dues à Jérôme, son travail est de valeur, ne serait-ce que pour l'impulsion qu'il donna à des chroniqueurs plus tardifs comme Prosper, Cassiodore et Victor de Tannuna. Nous lui devons également trois hagiographies (les trois premières en langue latine, qui influenceront Sulpice Sévère dans l'écriture de sa Vie de saint Martin) : la Vie du moine Paul, écrite pendant son premier séjour à Antioche (376), la Vie de Malch (391) qui se fonde probablement sur un travail antérieur, même s'il prétend avoir pour source des discussions avec l'ascète Malch lui-même dans le désert de Calchis, et la Vie d'Hilarion (même date), dont la matière historique est plus fiable que les deux précédentes, et repose en partie sur une biographie d'Epiphanius, et en partie sur la tradition orale. Ce que l'on nomme le Martyrologium sancti Hieronymi est apocryphe : c'est manifestement l'oeuvre d'un moine occidental à la fin du VIème siècle ou au début du VIIème, qui se réfère ouvertement au chapitre d'ouverture de la Vie de Malch, où Jérôme fait part de son intention d'écrire une histoire des saints et des martyrs à partir de l'époque apostolique. Le plus important des travaux historiques de Jérôme est le livre De uiris illustribus, écrit à Bethléem en 392, dont le titre et la structure sont empruntés à Suétone. Il contient de brèves notices biographiques et littéraires sur 135 auteurs chrétiens, de saint Pierre à Jérôme lui-même. Pour les 78 premiers, sa source principale est Eusèbe (Historia ecclesiastica) ; dans la seconde partie, qui commence avec Arnobe et Lactance, il comprend une bonne dose d'informations indépendantes, particulièrement en ce qui concerne les auteurs occidentaux.

Correspondance
La Correspondance de Jérôme constitue la partie la plus intéressante de son oeuvre conservée par la variété de la matière et la qualité du style. Qu'il discute de points d'érudition, évoque des cas de conscience, réconforte les affligés, tienne des propos plaisants avec ses amis, vitupère contre les vices de son époque, exhorte à la vie ascétique et à la renonciation au monde, ou joute contre ses adversaires théologiques, il offre une peinture vivante non seulement de son esprit, mais également de son époque et de ses caractéristiques particulières. Les lettres les plus reproduites ou les plus citées sont des lettres d'exhortation : ep. 14 Ad Heliodorum de laude vitae solitariae, ep. 22 Ad Eustochium de custodia virginitatis, ep. 52 Ad Nepotianum de vita clericorum et monachorum, une sorte de résumé de la théologie pastorale vue sous l'angle ascétique, ep. 53 Ad Paulinum de studio scripturarum, ep. 57 au même : De institutione monachi, ep. 70 Ad Magnum de scriptoribus ecclesiasticis, et ep. 107, Ad Laetam de institutione filiae.

Oeuvre théologique
La quasi-totalité de la production de Jérôme dans le domaine doctrinal a un caractère polémique plus ou moins affirmé. Elle est dirigée contre des adversaires de la doctrine orthodoxe. Même sa traduction du traité de Didyme sur l'Esprit Saint en latin (commencé à Rome en 384 et continué à Bethléem) fait preuve d'une tendance à l'apologétique contre les Ariens et les tenants de la doctrine pneumatiste. Il en est de même de sa version du De principiis d'Origène (vers 399), dont la vocation est de suppléer à la traduction inappropriée de Rufin. Les écrits polémiques au sens strict couvrent la totalité de la carrière littéraire de Jérôme. Pendant ses séjours à Antioche et Constantinople, il dut s'occuper de la controverse arienne, et particulièrement des schismes provoqués par Meletius et Lucifer de Cagliari. Dans deux lettres au pape Damase (ep. 15 et 16), il se plaint de la conduite des deux partis à Antioche, les Mélétiens et les Pauliniens, qui ont tenté de le faire participer à leur controverse sur l'application des termes « ousia » et « hypostasis » à la Trinité. À la même époque, ou un peu plus tard (379), il rédige son Liber contra Luciferianos, où il fait un usage adroit du dialogue pour combattre les meneurs de cette faction. À Rome, vers 383, il écrivit une vibrante tirade contre l'enseignement d'Helvidius, pour défendre la doctrine de la virginité perpétuelle de Marie et la supériorité du célibat sur l'état conjugal. Il trouva un opposant similaire en la personne de Jovinianus, avec qui il entra en conflit en 392 (Adversum Jovinianum, et l'apologie de ce texte, que l'on trouve dans une lettre à son frère Pammachius, ep. 48). Une fois de plus, il prit la défense les pratiques catholiques traditionnelles de la piété et sa propre éthique ascétique en 406, contre le prêtre espagnol Vigilantius, qui s'opposait au culte des martyrs et des reliques, au voeu de pauvreté, et au célibat du clergé. C'est à cette époque que débuta la controverse avec Jean de Jérusalem et Rufin sur l'orthodoxie d'Origène. C'est à cette époque qu'appartiennent ses polémiques les plus passionnées et les plus globales : le Contra Joannem Hierosolymitanum (398 ou 399), les deux Apologiae contra Rufinum qui y sont intimement liées (402), et le « dernier mot » écrit quelques mois plus tard, Liber tertius seu ultima responsio adversus scripta Rufini. Le dernier de ses écrits polémiques est le dialogue Contra Pelagianos (415).

Position théologique
Jérôme fait sans conteste partie des plus érudits des Pères occidentaux. Dans l'Eglise catholique romaine, il est reconnu comme le saint patron des bibliothécaires et des traducteurs. Sa supériorité vient notamment de sa connaissance de l'hébreu. Il est vrai qu'il était tout à fait conscient de ses qualités, et qu'il ne se libéra jamais de la tentation de mépriser ses rivaux, particulièrement Ambroise. Son érudition n'est cependant pas déopurvue de faiblesses. Il connaissait bien la littérature grecque et latine, païenne aussi bien que chrétienne, mais on peut parfois constater des manques ou des traces de superficialité. En outre, sa connaissance de l'hébreu prête le flanc à de nombreuses attaques de la part de la critique moderne. D'une façon générale, ce n'est pas son savoir absolu qui en fait un auteur exceptionnel, mais une élégance proche de la poésie, un esprit incisif, une capacité reconnue à adapter des sentences ou des proverbes connus à ses visées, et une tendance lourde à rechercher les effets rhétoriques. Ses faiblesses sont plus notables sur les points de dogme. Il n'a contribué qu'indirectement au développement de la doctrine. On peut en dire de même de sa contribution à la théologie morale, où il faisait preuve moins d'un intérêt pour la spéculation abstraite portant sur la morale que d'un zèle ascétique obsessionnel et d'un enthousiasme passionné pour l'idéal monastique. C'est pour cette attitude que Martin Luther le jugea d'une façon si sévère. Il fait preuve d'un réel défaut d'indépendance et d'une soumission à la tradition orthodoxe. C'est dans cet esprit qu'il vivait avec le pape Damase, ne faisant jamais preuve du moindre esprit de décision. Quand l'Eglise dut décider s'il fallait reconnaître avec les Mélétiens l'existence de trois hypostases de l'ousia divine ou, avec les Pauliniens, une hypostase avec trois personnes (prosopa), Jérôme écrit : "Décide, je t'en prie, et je n'aurai pas peur de parler de trois hypostases". On peut en faire le précurseur de l'ultramontanisme. Sa tendance à reconnaître la supériorité d'autrui ne se manifeste pas moins dans sa correspondance avec saint Augustin (ep. 56, 67, 102-105, 110-112, 115-116 pour Jérôme, et 28, 39, 40, 67-68, 71-75, 81-82 pour Augustin). Cependant, en dépit des défauts et des faiblesses évoquées, Jérôme a sa place parmi les Pères d'Occident, ne serait-ce que par l'influence immense de sa version de la Bible sur le développement ultérieur de l'Eglise et de la théologie. Son accession au rang de saint et de docteur de l'Eglise catholique ne fut possible que parce qu'il rompit toute relation avec l'école théologique qui avait assuré sa formation, celle des Origénistes. Il est traditionnellement représenté en cardinal à côté de l'évêque Augustin, de l'archevêque Ambroise et du pape Grégoire Ier. Même lorsqu'il est représenté comme un anachorète avec une croix, un crâne et une Bible pour toute ornementation de sa cellule, on utilise généralement le chapeau rouge ou un autre signe pour indiquer son rang.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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coeurderoy
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Re: 30 septembre : Saint Jérôme

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ami de la Miséricorde a écrit :Néant des plaisirs de la jeunesse.
De Saint Jérôme

V. 6, 7 et 8. « Semez votre grain dès le matin, et que le soir votre main ne cesse point de semer, parce que vous ne savez lequel des deux lèvera plus tôt, celui-ci ou celui là ; que si l'un et l'autre lèvent, ce sera encore mieux. La lumière est douce et l'œil se plait à voir le soleil. Si un homme vit beaucoup d'années et qu'il se réjouisse dans tout ce temps-là, il doit se souvenir de ce temps de ténèbres et de cette multitude de jours qui, étant venus, convaincront de vanité tout le passé. » Prenez garde de ne point faire de choix et de ne point avoir des égards quand vous faites du bien ; et quand vous avez commencé à bien faire, persévérez toujours dans la pratique des bonnes œuvres; que le soir vous trouve plein des œuvres de justice que vous aurez faites le matin, et que le soleil du lendemain ajoute à son lever beaucoup d'actes de vertu sur les œuvres de Miséricorde que vous aurez faites le soir du jour précédent ; car vous vivez dans l'incertitude du mérite de vos actions, et vous ne savez point quelles sont les plus agréables à Dieu et celles qu'il doit un jour récompenser. Il peut néanmoins arriver que les uns et les autres lui seront agréables; ce qui sera encore un plus grand avantage pour vous.
Expliquons ceci autrement. Travaillez également et dans votre jeunesse et dans votre vieillesse, et ne dites point : J'ai fait tout ce que j'ai pu pendant que j'étais jeune et robuste: maintenant que je suis vieux il est juste que je me repose car vous ne savez point si c'est dans vos premiers temps que vous avez été agréable à Dieu, ou si ce bonheur vous arrivera lorsque vous serez dans un âge fort avancé; et après tout, une jeunesse bien réglée et modérée ne sert de rien à un homme qui passe sa vieillesse dans le luxe et dans la volupté. Nec prodest adolescentiae frugalitas, si senecta ducatur in luxu. C'est pourquoi il est dit dans les Écritures que, si le juste vient à s'égarer des voies de la justice, en quelque jour qu'il s'en sera détourné, toutes ses premières bonnes œuvres (203) ne sauraient le délivrer de la mort; mais si vous êtes constant à faire le bien en tout temps, et si vous marchez toujours d'un pied ferme et tout uni dans les voies de la vertu, vous verrez alors Dieu le Père, la source des lumières, la plus douce et la plus agréable de toutes les clartés. Vous jouirez aussi des rayons et de la lumière du soleil de justice, qui n'est autre que Jésus-Christ, selon le témoignage que lui rendent les prophètes et les autres écrivains sacrés. Au reste , si vous vivez une longue suite de jours, si vous jouissez pendant tout ce temps-là de toutes sortes de biens et de prospérités, et si vous faites beaucoup de bonnes œuvres, ayant toujours l'idée de la mort présente aux yeux de votre esprit et dans votre mémoire, vous regarderez toutes les choses présentes comme des biens périssables, fragiles, inconstants et méprisables.

Source : abbaye-saint-benoit.ch

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
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Et puis il y a ceux qui auront perdu par maladresse, maladie, inconstance, le peu de talents que le Seigneur leur avait remis entre les mains : "Seigneur je me présente les mains vides, j'ai raté ma vie, l'ai perdue en cherchant à vous suivre, ai eu du mal à trouver le chemin dans ce monde menteur, fourbe et ténébreux, et pourtant c'est Toi que je cherchais et appelais : aies pitié de mes mains vides et de ma vie toute de péché !" Et le Seigneur les consolera, les comblera et les fera reposer sur son Coeur, ce sont les humbles, les pauvres de Dieu, ceux qui tels Benoit-Joseph Labre n'étaient pas "dignes" des couvents qui les chassaient...
"Le coeur qui rayonne vaut mieux que l'esprit qui brille"

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Re: 30 septembre : Saint Jérôme

Message non lu par Nanimo »

C'est cela, Étienne, Saint-Jérôme est le saint patron des traducteurs.
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30 septembre Saint Jérôme

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VANITES de Saint Jérôme
CHAPITRE IV. Néant ou privation du vrai et de la justice

V. 17. « Considérez où vous mettez les pieds lorsque vous allez en la maison du Seigneur, et approchez en sorte que vous écoutiez; car l'obéissance vaut mieux que les victimes des insensés, qui ne connaissent pas le mal qu'ils font. » L'Ecclésiaste nous donne ici d'excellents préceptes pour notre conduite. Il nous avertit de prendre garde à ne point faire de faux pas quand nous allons à l'Église; car on ne se rend point recommandable pour entrer dans la maison du Seigneur; mais c'est quand on y entre sans l'offenser. D'ailleurs s'il était donné à tous ceux qui sont dans l'Église d'entendre la parole de Dieu, l'auteur de ce livre n'eût point ajouté: « Et approchez-vous afin que vous entendiez.» Nous lisons aussi dans le livre de l'Exode que Moïse était le seul qui approchait de Dieu pour l'entendre, pendant que les autres se tenaient loin et ne pouvaient en approcher. Les hommes insensés, qui ignorent que ces maximes sont les vrais remèdes du péché, s'imaginent qu'ils pourront faire satisfaction à Dieu pour leurs offenses, et effacer leurs péchés, pourvu qu'ils fassent des dons et des présents à l'autel. Ils ne comprennent pas que c'est un grand mal et un grand péché de se flatter que, sans obéir aux commandements de Dieu et sans faire de bonnes œuvres, on peut se convertir, et expier les crimes qu'on a commis par des victimes et des dons qu'on offre à Dieu. Il y a des passages dans l'Écriture qui confirment cette vérité et qui nous disent que« l'obéissance est préférable aux sacrifices; » et ailleurs encore il est écrit : « C'est la miséricorde que je demande, et non pas des sacrifices.»

Source : abbaye-saint-benoit.ch

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30 septembre Saint Jérôme

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CONSOLATIONS A UN MALADE
de Saint Jérôme

[...] Il vaut donc mieux, quand la nécessité le demande, être dans le péril que périr entièrement, et je crois qu'il est plus utile de souffrir quelques douleurs qui nous sont avantageuses que de mourir en ne les souffrant point; c'est-à-dire qu'il vaut mieux souffrir de l'incommodité des remèdes que ne pouvoir être guéri. Je parle conformément aux sentiments du médecin céleste, et ce que je dis doit plutôt être appliqué à la santé de l'âme qu'à celle qu'un art douteux et incertain procure à un corps mortel. Il nous est donc plus utile que le Seigneur nous reprenne, qu'il nous châtie, et qu'il nous guérisse par ses coups, qu'être privés de ses remèdes comme des malades incurables. En effet, il éloigne de sa présence ceux qu'il voit infectés d'une maladie sans remède, et errants de vice en vice comme de la poussière ou de la paille soulevée par des tourbillons de vent. C'est ce qu'il dit lui-même : « Que les pécheurs s'éloignent de moi : Je ne veux point savoir quel chemin ils suivent puisque leur lumière est éteinte. Ils gémiront pendant leur vie, ils seront semblables à la paille qui est soulevée par le vent et à la poussière qui est emportée par la tempête. » Il ne veut point savoir quel chemin suivent ceux qui ne tiennent point la voie qui conduit au ciel; car il ne faut pas aller que vers Dieu, et tenir en Jésus-Christ un chemin serré et difficile à cause des tentations, mais qui nous conduit dans un endroit vaste et sûr. C'est par ce chemin seulement que l'on va au ciel, tous les autres conduisant à l'enfer. Voici comment en parle Salomon : « Il y a des chemins qui semblent droits aux hommes, mais ils trouvent à la fin la douleur et la tristesse. Ceux qui se laissent séduire par les attraits et par les tromperies de cette vie marchent par ces chemins, mais le temps les surprend et la mort les revoit et les enveloppe. [...]

Source : http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saint ... le/017.htm

Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
ami de la Miséricorde
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