ÉVANGILE SELON SAINT MATTHIEU 9, 10-13
10 Comme Jésus était à table à la maison, voici que beaucoup de publicains et de pécheurs vinrent prendre place avec lui et ses disciples. 11 Voyant cela, les pharisiens disaient aux disciples : « Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les pécheurs ? » 12 Jésus, qui avait entendu, déclara : « Ce ne sont pas les gens bien portants qui ont besoin du médecin, mais les malades. 13 Allez apprendre ce que veut dire cette parole : C'est la Miséricorde* que je désire, et non les sacrifices. Car je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs. »
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Que Jésus Miséricordieux vous bénisse
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21 septembre : Saint Matthieu
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Re: 21 Septembre : Saint Matthieu
Oraison :
Dans ta miséricorde inépuisable, Seigneur, tu as choisi le publicain Matthieu pour en faire un Apôtre ; donne-nous, par sa prière et à son exemple, de suivre le Christ et de nous attacher à lui fermement. Lui qui règne avec Toi et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen
Dans ta miséricorde inépuisable, Seigneur, tu as choisi le publicain Matthieu pour en faire un Apôtre ; donne-nous, par sa prière et à son exemple, de suivre le Christ et de nous attacher à lui fermement. Lui qui règne avec Toi et le Saint Esprit pour les siècles des siècles. Amen
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21 Septembre : Saint Matthieu
Extrait de l'homélie XXX sur Evangile de Saint Matthieu 9, 9-19 de Saint Jean Chrysostome
[…] 2. « Et Jésus étant assis à table dans la maison de cet homme, il y vint aussi beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie qui étaient assis avec Jésus et ses disciples (10). » Jésus-Christ ayant appelé saint Matthieu, l’honora aussitôt d’une visite, et il ne (244) dédaigna pas de manger à sa table. Il voulait par cette conduite si obligeante lui faire concevoir de grandes espérances pour l’avenir lui donner plus de confiance. Car Jésus n’attendit pas longtemps pour refermer les plaies de l’âme de son nouveau disciple, il le guérit en un moment de tous ses péchés.
Il veut bien même manger non avec lui seul, mais avec beaucoup d’autres de la même profession, quoique ce fût un crime aux yeux des Juifs que cette condescendance qu’il montrait pour les pécheurs en les laissant approcher de sa personne. Les évangélistes n’oublient pas encore de marquer cette circonstance et de rapporter combien ces envieux condamnèrent cette action. Il était tout simple que les publicains vinssent s’asseoir à la table d’un homme de la même profession qu’eux. Saint Matthieu, ravi de joie de l’honneur que lui faisait Jésus-Christ, convia tous ses amis. La bonté du Sauveur tentait toutes sortes de voies pour sauver les hommes: les uns en leur parlant, les autres en guérissant leurs maladies, les autres en les reprenant, et les autres en mangeant avec eux. Il voulait nous apprendre qu’il n’y avait point ou de temps, ou de condition où nous ne puissions nous convertir.
Quoique tout ce qu’on lui servait à table vînt de rapine, d’injustice et d’avarice, il ne refusa pas néanmoins d’en manger, parce qu’il voyait l’avantage qu’il en devait retirer, et il ne craint pas de se trouver avec de si grands pécheurs dans la même maison et à la même table. C’est ainsi qu’un médecin se doit conduire. S’il ne souffre la pourriture et la puanteur de ses malades, il ne les délivrera point de leurs maux. Ainsi Jésus-Christ n’appréhende point le mal qu’on peut dire ou penser de lui, de ce qu’il mange avec un publicain dans la maison d’un publicain, et avec d’autres publicains. Vous savez aussi combien les Juifs lui en ont fait de reproches: «Voilà, »disent-ils, « un homme de bonne chère et qui aime à boire : c’est un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. » (Matt. XI-13)
Que ces hypocrites qui désirent tant de se faire estimer par leurs jeûnes écoutent ces paroles. Qu’ils considèrent que Jésus-Christ n’a pas rougi de passer pour un homme qui aimait le vin et la bonne chère, et qu’il a méprisé tous ces propos pour arriver à la fin qu’il se proposait, la conversion des âmes. Et nous voyons comment il convertit en effet saint Matthieu, et comment d’un pécheur il fit un apôtre.
Pour mieux juger de l’avantage que saint Matthieu reçut de cette condescendance du Fils de Dieu, il ne faut que considérer ce que dit Zachée, un autre publicain. Aussitôt que Jésus-Christ lui dit: « Zachée, il faut que je loge chez vous (Luc, XIX, 5),» il fut transporté de joie; et, dans cette ferveur, il dit à Jésus-Christ : «Je suis résolu, Seigneur, de donner moitié de mon bien aux pauvres; et si j’ai trompé quelqu’un je lui rendrai quatre fois autant, » ce qui porta Jésus-Christ à lui répondre : « Aujourd’hui le salut a été donné à cette maison.» Tant ce que nous venons de dire est véritable qu’il n’y a point d’état où l’on ne puisse se convertir! Mais pourquoi donc, me direz-vous, saint Paul ordonne-t-il « de n’avoir point de commerce et de ne point manger avec celui de nos frères qui est fornicateur; ou avare, ou idolâtre, ou médisant, ou ivrogne, ou ravisseur du bien d’autrui ? » (I Cor, V 11) D’abord on ne voit pas très-bien si c’est aux pasteurs qu’il parle en cet endroit, ou seulement aux fidèles.
Ensuite ces publicains n’étaient pas encore du nombre des vrais fidèles, ils n’étaient pas encore frères. De plus saint Paul ne commande d’éviter nos frères que lorsqu’ils demeurent toujours dans le mal. Ces publicains au contraire étaient déjà convertis dans le cœur et avaient renoncé à leur vie passée. Mais comme rien ne pouvait ni servir aux pharisiens, ni les toucher, ils s’adressent ici aux disciples de Jésus-Christ et leur disent : «. Pourquoi notre Maître mange-t-il avec des publicains et des gens de mauvaise vie (11)? » On voit ailleurs que lorsqu’ils croyaient avoir surpris les apôtres en quelque faute, ils viennent dire à Jésus-Christ: « Pourquoi vos disciples font-ils ce qu’il ne leur est pas permis de faire le jour du sabbat ?» Au contraire ils blâment le Maître devant ses disciples. Ils montrent partout leur malice et ils s’efforcent de séparer les disciples d’avec leur Maître. Mais que leur répond cette sagesse infinie? « Jésus les ayant entendus, leur dit : Ce ne sont pas les sains, mais les malades qui ont besoin de médecin (12). » Qui n’admirera comment il retourne leurs paroles, et s’en sert contre eux-mêmes? Ils lui font un crime d’aller avec cette sorte de gens, (245) et il leur montre au contraire qu’il serait indigne de lui et de sa parfaite charité, d’avoir de la répugnance à converser avec les pécheurs et qu’essayer de les convertir est une chose non-seulement irrépréhensible, mais de première importance, nécessaire et digne de toutes les louanges.
Ensuite, pour que cette parole: « ceux qui « sont malades, » par laquelle il désignait ceux qui étaient assis à table avec lui, ne leur causât trop de honte, il la corrige et l’adoucit en y joignant une réprimande à l’adresse de ses censeurs : « C’est pourquoi, » dit-il, « allez et apprenez ce que veut dire cette parole : « J’aime mieux la Miséricorde que le sacrifice. » (Osée, 6.) Il leur cite ce passage du Prophète, pour leur faire voir dans quelle ignorance ils étaient des paroles de l’Ecriture. Il anime même ici son discours un peu plus qu’à l’ordinaire, non par émotion ou par colère, Dieu nous garde de cette pensée! Mais pour tâcher de les émouvoir et de les instruire. Quoiqu’il eût pu leur dire: N’avez-vous pas vu de quelle manière j’ai guéri le paralytique, et comment j’ai affermi tout son corps? Il ne leur dit rien de semblable. Il leur répond d’abord par un raisonnement tout ordinaire et il s’appuie ensuite sur l’autorité de l’Ecriture. Après avoir dit que le médecin n’était pas pour les sains, mais pour ceux qui se portaient mal, et insinué, par ces paroles, qu’il était l’unique et le véritable Médecin, il ajoute ensuite : « C’est pourquoi allez et apprenez ce que veut dire cette parole : J’aime mieux la Miséricorde que le sacrifice.
Saint Paul agit de même : car après avoir débuté en disant : « Qui est celui qui paît un troupeau, et qui ne mange point du lait du troupeau? (I Cor. IX, 7), » il rapporte ensuite le témoignage de l’Ecriture et dit : Il est écrit dans la loi de Moïse: Vous ne tiendrez point la bouche liée au bœuf qui foule le grain » (Ibid. 9.) Et un peu après: « Le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Evangile de vivre de l’Evangile. » (Ibid 14) […]
Texte : abbaye-saint-benoit.ch
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[…] 2. « Et Jésus étant assis à table dans la maison de cet homme, il y vint aussi beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie qui étaient assis avec Jésus et ses disciples (10). » Jésus-Christ ayant appelé saint Matthieu, l’honora aussitôt d’une visite, et il ne (244) dédaigna pas de manger à sa table. Il voulait par cette conduite si obligeante lui faire concevoir de grandes espérances pour l’avenir lui donner plus de confiance. Car Jésus n’attendit pas longtemps pour refermer les plaies de l’âme de son nouveau disciple, il le guérit en un moment de tous ses péchés.
Il veut bien même manger non avec lui seul, mais avec beaucoup d’autres de la même profession, quoique ce fût un crime aux yeux des Juifs que cette condescendance qu’il montrait pour les pécheurs en les laissant approcher de sa personne. Les évangélistes n’oublient pas encore de marquer cette circonstance et de rapporter combien ces envieux condamnèrent cette action. Il était tout simple que les publicains vinssent s’asseoir à la table d’un homme de la même profession qu’eux. Saint Matthieu, ravi de joie de l’honneur que lui faisait Jésus-Christ, convia tous ses amis. La bonté du Sauveur tentait toutes sortes de voies pour sauver les hommes: les uns en leur parlant, les autres en guérissant leurs maladies, les autres en les reprenant, et les autres en mangeant avec eux. Il voulait nous apprendre qu’il n’y avait point ou de temps, ou de condition où nous ne puissions nous convertir.
Quoique tout ce qu’on lui servait à table vînt de rapine, d’injustice et d’avarice, il ne refusa pas néanmoins d’en manger, parce qu’il voyait l’avantage qu’il en devait retirer, et il ne craint pas de se trouver avec de si grands pécheurs dans la même maison et à la même table. C’est ainsi qu’un médecin se doit conduire. S’il ne souffre la pourriture et la puanteur de ses malades, il ne les délivrera point de leurs maux. Ainsi Jésus-Christ n’appréhende point le mal qu’on peut dire ou penser de lui, de ce qu’il mange avec un publicain dans la maison d’un publicain, et avec d’autres publicains. Vous savez aussi combien les Juifs lui en ont fait de reproches: «Voilà, »disent-ils, « un homme de bonne chère et qui aime à boire : c’est un ami des publicains et des gens de mauvaise vie. » (Matt. XI-13)
Que ces hypocrites qui désirent tant de se faire estimer par leurs jeûnes écoutent ces paroles. Qu’ils considèrent que Jésus-Christ n’a pas rougi de passer pour un homme qui aimait le vin et la bonne chère, et qu’il a méprisé tous ces propos pour arriver à la fin qu’il se proposait, la conversion des âmes. Et nous voyons comment il convertit en effet saint Matthieu, et comment d’un pécheur il fit un apôtre.
Pour mieux juger de l’avantage que saint Matthieu reçut de cette condescendance du Fils de Dieu, il ne faut que considérer ce que dit Zachée, un autre publicain. Aussitôt que Jésus-Christ lui dit: « Zachée, il faut que je loge chez vous (Luc, XIX, 5),» il fut transporté de joie; et, dans cette ferveur, il dit à Jésus-Christ : «Je suis résolu, Seigneur, de donner moitié de mon bien aux pauvres; et si j’ai trompé quelqu’un je lui rendrai quatre fois autant, » ce qui porta Jésus-Christ à lui répondre : « Aujourd’hui le salut a été donné à cette maison.» Tant ce que nous venons de dire est véritable qu’il n’y a point d’état où l’on ne puisse se convertir! Mais pourquoi donc, me direz-vous, saint Paul ordonne-t-il « de n’avoir point de commerce et de ne point manger avec celui de nos frères qui est fornicateur; ou avare, ou idolâtre, ou médisant, ou ivrogne, ou ravisseur du bien d’autrui ? » (I Cor, V 11) D’abord on ne voit pas très-bien si c’est aux pasteurs qu’il parle en cet endroit, ou seulement aux fidèles.
Ensuite ces publicains n’étaient pas encore du nombre des vrais fidèles, ils n’étaient pas encore frères. De plus saint Paul ne commande d’éviter nos frères que lorsqu’ils demeurent toujours dans le mal. Ces publicains au contraire étaient déjà convertis dans le cœur et avaient renoncé à leur vie passée. Mais comme rien ne pouvait ni servir aux pharisiens, ni les toucher, ils s’adressent ici aux disciples de Jésus-Christ et leur disent : «. Pourquoi notre Maître mange-t-il avec des publicains et des gens de mauvaise vie (11)? » On voit ailleurs que lorsqu’ils croyaient avoir surpris les apôtres en quelque faute, ils viennent dire à Jésus-Christ: « Pourquoi vos disciples font-ils ce qu’il ne leur est pas permis de faire le jour du sabbat ?» Au contraire ils blâment le Maître devant ses disciples. Ils montrent partout leur malice et ils s’efforcent de séparer les disciples d’avec leur Maître. Mais que leur répond cette sagesse infinie? « Jésus les ayant entendus, leur dit : Ce ne sont pas les sains, mais les malades qui ont besoin de médecin (12). » Qui n’admirera comment il retourne leurs paroles, et s’en sert contre eux-mêmes? Ils lui font un crime d’aller avec cette sorte de gens, (245) et il leur montre au contraire qu’il serait indigne de lui et de sa parfaite charité, d’avoir de la répugnance à converser avec les pécheurs et qu’essayer de les convertir est une chose non-seulement irrépréhensible, mais de première importance, nécessaire et digne de toutes les louanges.
Ensuite, pour que cette parole: « ceux qui « sont malades, » par laquelle il désignait ceux qui étaient assis à table avec lui, ne leur causât trop de honte, il la corrige et l’adoucit en y joignant une réprimande à l’adresse de ses censeurs : « C’est pourquoi, » dit-il, « allez et apprenez ce que veut dire cette parole : « J’aime mieux la Miséricorde que le sacrifice. » (Osée, 6.) Il leur cite ce passage du Prophète, pour leur faire voir dans quelle ignorance ils étaient des paroles de l’Ecriture. Il anime même ici son discours un peu plus qu’à l’ordinaire, non par émotion ou par colère, Dieu nous garde de cette pensée! Mais pour tâcher de les émouvoir et de les instruire. Quoiqu’il eût pu leur dire: N’avez-vous pas vu de quelle manière j’ai guéri le paralytique, et comment j’ai affermi tout son corps? Il ne leur dit rien de semblable. Il leur répond d’abord par un raisonnement tout ordinaire et il s’appuie ensuite sur l’autorité de l’Ecriture. Après avoir dit que le médecin n’était pas pour les sains, mais pour ceux qui se portaient mal, et insinué, par ces paroles, qu’il était l’unique et le véritable Médecin, il ajoute ensuite : « C’est pourquoi allez et apprenez ce que veut dire cette parole : J’aime mieux la Miséricorde que le sacrifice.
Saint Paul agit de même : car après avoir débuté en disant : « Qui est celui qui paît un troupeau, et qui ne mange point du lait du troupeau? (I Cor. IX, 7), » il rapporte ensuite le témoignage de l’Ecriture et dit : Il est écrit dans la loi de Moïse: Vous ne tiendrez point la bouche liée au bœuf qui foule le grain » (Ibid. 9.) Et un peu après: « Le Seigneur a ordonné à ceux qui annoncent l’Evangile de vivre de l’Evangile. » (Ibid 14) […]
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21 septembre Saint Matthieu Apôtre et Evangéliste
Saint Thomas d’Aquin dans l’Evangile de Saint Luc,
Ch.5, v. 27-32.
S. Aug. (de l'acc. des Evang., 1, 26.) Après la guérison du paralytique, l'Évangéliste raconte la conversion du publicain : " Après cela, Jésus étant sorti, vit un publicain, nommé Lévi, assis au bureau des impôts. " Matthieu et Lévi sont une seule et même personne. – Bède. Saint Luc et saint Marc, par honneur pour cet Évangéliste, ne font point connaître le nom qu'il portait ordinairement, au contraire, saint Matthieu, devenant lui-même son accusateur (Pr 18, 17) au commencement de son récit, se fait connaître sous le nom de Matthieu et de publicain ; que personne donc ne désespère de son salut à cause de l'énormité de ses péchés, puisque Matthieu, de publicain, est devenu apôtre " – S. Cyr. Lévi avait été publicain, dominé par l'avarice, avide du superflu, convoitant le bien d'autrui (ce qui était le caractère propre des publicains), mais il est arraché à toutes ces pratiques injustes par la voix de Jésus-Christ qui l'appelle : " Et il lui dit Suivez-moi. " – S. Ambr. Il lui ordonne de le suivre, non par le mouvement du corps, mais par les affections de l'âme. Docile à cette parole qui l'appelle, Matthieu abandonne ses propres biens, lui, le ravisseur du bien d'autrui : " Et ayant tout quitté, il se leva et le suivit. " – S. Chrys. (hom. 31 sur S. Matth.) Considérez tout à la fois la puissance de celui qui appelle, et l'obéissance de celui qui est appelé, il obéit aussitôt sans résister, sans hésiter ; il ne veut pas même retourner chez lui, pour faire connaître aux siens sa généreuse résolution ; ainsi avaient fait les pêcheurs eux-mêmes. – S. Bas. (Ascet.) Non seulement il sacrifie volontiers tous les profits de l'impôt, mais encore il compte pour rien les dangers que lui et les siens pouvaient courir, en laissant les comptes de l'impôt sans être réglés. – Théophyl. C'est ainsi que Jésus-Christ leva l'impôt sur celui qui le percevait sur tous les passants, non pas, sans doute, en recevant de lui une somme d'argent, mais en le faisant entrer dans la pleine et entière participation de tous ses biens. […]
Source : livres-mystiques.com
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S. Aug. (de l'acc. des Evang., 1, 26.) Après la guérison du paralytique, l'Évangéliste raconte la conversion du publicain : " Après cela, Jésus étant sorti, vit un publicain, nommé Lévi, assis au bureau des impôts. " Matthieu et Lévi sont une seule et même personne. – Bède. Saint Luc et saint Marc, par honneur pour cet Évangéliste, ne font point connaître le nom qu'il portait ordinairement, au contraire, saint Matthieu, devenant lui-même son accusateur (Pr 18, 17) au commencement de son récit, se fait connaître sous le nom de Matthieu et de publicain ; que personne donc ne désespère de son salut à cause de l'énormité de ses péchés, puisque Matthieu, de publicain, est devenu apôtre " – S. Cyr. Lévi avait été publicain, dominé par l'avarice, avide du superflu, convoitant le bien d'autrui (ce qui était le caractère propre des publicains), mais il est arraché à toutes ces pratiques injustes par la voix de Jésus-Christ qui l'appelle : " Et il lui dit Suivez-moi. " – S. Ambr. Il lui ordonne de le suivre, non par le mouvement du corps, mais par les affections de l'âme. Docile à cette parole qui l'appelle, Matthieu abandonne ses propres biens, lui, le ravisseur du bien d'autrui : " Et ayant tout quitté, il se leva et le suivit. " – S. Chrys. (hom. 31 sur S. Matth.) Considérez tout à la fois la puissance de celui qui appelle, et l'obéissance de celui qui est appelé, il obéit aussitôt sans résister, sans hésiter ; il ne veut pas même retourner chez lui, pour faire connaître aux siens sa généreuse résolution ; ainsi avaient fait les pêcheurs eux-mêmes. – S. Bas. (Ascet.) Non seulement il sacrifie volontiers tous les profits de l'impôt, mais encore il compte pour rien les dangers que lui et les siens pouvaient courir, en laissant les comptes de l'impôt sans être réglés. – Théophyl. C'est ainsi que Jésus-Christ leva l'impôt sur celui qui le percevait sur tous les passants, non pas, sans doute, en recevant de lui une somme d'argent, mais en le faisant entrer dans la pleine et entière participation de tous ses biens. […]
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Re: 21 septembre Saint Matthieu Apôtre et Evangéliste
Patron des banquiers et contrôleurs d'impôt. 
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
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21 septembre Saint Matthieu
Saint Thomas d’Aquin sur l’Evangile de Saint Marc,
Ch. II, v. 13 à 17
Béde. Après que le Seigneur eut enseigné dans Capharnaüm, il sortit du côté de la mer, afin d'instruire, non-seulement les habitants des villes, mais aussi, afin de prêcher l'Evangile du royaume des cieux à ceux qui habitaient sur les bords de la mer, et de leur apprendre à mépriser et à vaincre, par la fermeté de leur foi, les mouvements désordonnés de choses périssables. Aussi lisons-nous : " Et il sortit du côté du la mer, et tout le peuple venait à lui. " — théophyl. Ou bien encore, il se dirige du côté de la mer après le miracle qu'il vient d'opérer, pour s'enfoncer dans la solitude ; mais la foule se précipite vers lui de nouveau, afin de nous apprendre que plus on fuit la gloire et plus elle nous fuit ; tandis qu'au contraire, si vous la cherchez, elle vous poursuit.
Or, c'est en sortant de la ville que le Seigneur appela Matthieu : " Et comme il passait, il vit Lévi, fils d'Alphée, à son bureau, " etc.
S. chrys. Cet apôtre a reçu trois noms différents des Evangélistes ; il est appelé Matthieu par lui-même (Mt 9) ; simplement Lévi par saint Luc, et par saint Marc Lévi, fils d'Alphée ; car il était fils d'Alphée. Nous voyons dans l'Ecriture d'autres personnes qui portent deux noms. Ainsi le beau-père de Moïse porte tantôt le nom de Jéthro (Ex 3), tantôt celui de Raguel (Ex 2). — bède. Lévi désigne la même personne que Matthieu ; mais saint Luc et saint Marc, par respect et par égard pour l'Evangéliste, n'ont pas voulu le désigner par le nom qu'il portait habituellement.
Saint Matthieu, fidèle à cette maxime (Pr 13) : " Le juste est son propre accusateur, " se désigne sous le nom de Matthieu et déclare qu'il est publicain, afin d'apprendre à ceux qui liront son Evangile qu'aucun pécheur converti ne doit désespérer de son salut, puisque de publicain il a été tout à coup changé en Apôtre. Il dit qu'il était assis au bureau des impôts, c'est-à-dire qu'il s'occupait du recouvrement des deniers publics, car τέλος en grec, et vectigal en latin veulent dire impôts.—théophyl. Il était assis selon l'usage au bureau des impôts, pressant les uns, vendant ses paroles aux autres, ou se livrant à quelque occupation semblable, comme font les receveurs des impôts dans leurs bureaux. C'est de cet état qu'il s'éleva jusqu'à tout abandonner pour suivre Jésus-Christ, lorsqu'il eut entendu cette parole : " Suivez-moi, " etc. — bède.
Or, suivre Jésus-Christ, c'est l'imiter. C'est pour cela qu'afin de pouvoir suivre Jésus-Christ pauvre, non-seulement extérieurement, mais encore par l'affection du cœur il abandonne son propre bien, lui qui volait celui des autres. Non-seulement il renonce au bénéfice de sa charge, mais il méprise le danger auquel il s'exposait de la part du prince, en laissant des comptes irréguliers et en désordre. Car le Seigneur, qui par sa parole l'avait invité à le suivre, l'avait embrasé intérieurement du désir de répondre sans tarder à son appel.
S. Jér. C'est donc ainsi que Lévi, dont le nom signifie ajouté, ayant abandonné le bureau des affaires séculières, suit le Verbe seul qui a dit (Lc 14) : " Celui qui ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple."—théophyl. Celui qui auparavant était impitoyable pour les autres, devient tout à coup si bienveillant, qu'il en invite un grand nombre à s'asseoir à sa table. " Et il arriva, dit l'Evangéliste, que Jésus étant à table, beaucoup de publicains, " etc.
— BÈDE. On donnait le nom de publicains à ceux qui percevaient les deniers publics, ou à ceux qui administraient les ressources du fisc et des affaires publiques. On désignait encore sous ce nom ceux qui recherchent dans le négoce les richesses de la terre. Ainsi donc tous ces publicains qui voyaient un des leurs obtenir le pardon de ses péchés et se convertir à une vie meilleure, ne désespèrent pas de leur salut. Ils viennent à Jésus, non pas en demeurant attachés à leurs vices, comme les scribes et les pharisiens le reprochent à Jésus par leurs murmures, mais en faisant pénitence de leur vie passée ; c'est ce que prouve clairement les paroles suivantes : " Car il y en avait beaucoup qui marchaient à la suite de Jésus. " Nôtre-Seigneur prenait part aux festins des pécheurs pour avoir occasion de les instruire et pour distribuer à ceux qui l'invitaient la nourriture spirituelle. — rab. (Mt 9) Tous ces faits sont des figures parfaites des mystères qu'ils renferment. En effet, celui qui reçoit Jésus-Christ dans la maison intérieure de son âme est nourri et comme enivré d'ineffables délices. Aussi le Seigneur y fait-il volontiers son entrée, et repose-t-il avec amour dans l'âme du vrai croyant, et c'est là ce festin spirituel des bonnes œuvres, d'où est exclu le riche orgueilleux et auquel le pauvre est admis.
Théophyl. Les pharisiens blâment cette conduite du divin Maître, et voudraient par là se faire passer pour des hommes purs de tout péché. " Et les scribes et les pharisiens, voyant qu'il mangeait avec des publicains, murmuraient, " etc. —béde. Si l'élection de saint Matthieu et la vocation des publicains figurent la foi des nations qui d'abord n'aspiraient qu'aux richesses du monde, il semble que l'orgueil des scribes et des pharisiens représente l'envie de ceux qui s'attristent du salut des nations.
" Jésus, entendant ces paroles, leur dit : Ceux qui se portent bien n'ont pas besoin de médecin, " etc. Il reprend par là les scribes et les pharisiens qui, prétendant être justes, évitaient la compagnie des pécheurs. Il se donne le nom de médecin, lui qui par une manière de guérir vraiment merveilleuse, a été blessé lui-même à cause de nos iniquités ; lui, dont les blessures ont été notre guérison (Is 53).
Les saints et les justes dont il parle sont ceux qui voulant établir leur propre justice, ne sont pas soumis à la justice de Dieu (Rm 10). Au contraire, il appelle malades et pécheurs ceux qui, reconnaissant leur fragilité au fond de leur cœur, et voyant qu'ils ne peuvent être justifies par la loi, se soumettent par la pénitence au joug de la grâce de Jésus-Christ. Car, comme il le dit : " Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, " etc. — théophyl. Non pas, sans doute, pour qu'ils restent pécheurs, mais afin qu'ils se convertissent et fassent pénitence.
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Béde. Après que le Seigneur eut enseigné dans Capharnaüm, il sortit du côté de la mer, afin d'instruire, non-seulement les habitants des villes, mais aussi, afin de prêcher l'Evangile du royaume des cieux à ceux qui habitaient sur les bords de la mer, et de leur apprendre à mépriser et à vaincre, par la fermeté de leur foi, les mouvements désordonnés de choses périssables. Aussi lisons-nous : " Et il sortit du côté du la mer, et tout le peuple venait à lui. " — théophyl. Ou bien encore, il se dirige du côté de la mer après le miracle qu'il vient d'opérer, pour s'enfoncer dans la solitude ; mais la foule se précipite vers lui de nouveau, afin de nous apprendre que plus on fuit la gloire et plus elle nous fuit ; tandis qu'au contraire, si vous la cherchez, elle vous poursuit.
Or, c'est en sortant de la ville que le Seigneur appela Matthieu : " Et comme il passait, il vit Lévi, fils d'Alphée, à son bureau, " etc.
S. chrys. Cet apôtre a reçu trois noms différents des Evangélistes ; il est appelé Matthieu par lui-même (Mt 9) ; simplement Lévi par saint Luc, et par saint Marc Lévi, fils d'Alphée ; car il était fils d'Alphée. Nous voyons dans l'Ecriture d'autres personnes qui portent deux noms. Ainsi le beau-père de Moïse porte tantôt le nom de Jéthro (Ex 3), tantôt celui de Raguel (Ex 2). — bède. Lévi désigne la même personne que Matthieu ; mais saint Luc et saint Marc, par respect et par égard pour l'Evangéliste, n'ont pas voulu le désigner par le nom qu'il portait habituellement.
Saint Matthieu, fidèle à cette maxime (Pr 13) : " Le juste est son propre accusateur, " se désigne sous le nom de Matthieu et déclare qu'il est publicain, afin d'apprendre à ceux qui liront son Evangile qu'aucun pécheur converti ne doit désespérer de son salut, puisque de publicain il a été tout à coup changé en Apôtre. Il dit qu'il était assis au bureau des impôts, c'est-à-dire qu'il s'occupait du recouvrement des deniers publics, car τέλος en grec, et vectigal en latin veulent dire impôts.—théophyl. Il était assis selon l'usage au bureau des impôts, pressant les uns, vendant ses paroles aux autres, ou se livrant à quelque occupation semblable, comme font les receveurs des impôts dans leurs bureaux. C'est de cet état qu'il s'éleva jusqu'à tout abandonner pour suivre Jésus-Christ, lorsqu'il eut entendu cette parole : " Suivez-moi, " etc. — bède.
Or, suivre Jésus-Christ, c'est l'imiter. C'est pour cela qu'afin de pouvoir suivre Jésus-Christ pauvre, non-seulement extérieurement, mais encore par l'affection du cœur il abandonne son propre bien, lui qui volait celui des autres. Non-seulement il renonce au bénéfice de sa charge, mais il méprise le danger auquel il s'exposait de la part du prince, en laissant des comptes irréguliers et en désordre. Car le Seigneur, qui par sa parole l'avait invité à le suivre, l'avait embrasé intérieurement du désir de répondre sans tarder à son appel.
S. Jér. C'est donc ainsi que Lévi, dont le nom signifie ajouté, ayant abandonné le bureau des affaires séculières, suit le Verbe seul qui a dit (Lc 14) : " Celui qui ne renonce pas à tout ce qu'il possède ne peut être mon disciple."—théophyl. Celui qui auparavant était impitoyable pour les autres, devient tout à coup si bienveillant, qu'il en invite un grand nombre à s'asseoir à sa table. " Et il arriva, dit l'Evangéliste, que Jésus étant à table, beaucoup de publicains, " etc.
— BÈDE. On donnait le nom de publicains à ceux qui percevaient les deniers publics, ou à ceux qui administraient les ressources du fisc et des affaires publiques. On désignait encore sous ce nom ceux qui recherchent dans le négoce les richesses de la terre. Ainsi donc tous ces publicains qui voyaient un des leurs obtenir le pardon de ses péchés et se convertir à une vie meilleure, ne désespèrent pas de leur salut. Ils viennent à Jésus, non pas en demeurant attachés à leurs vices, comme les scribes et les pharisiens le reprochent à Jésus par leurs murmures, mais en faisant pénitence de leur vie passée ; c'est ce que prouve clairement les paroles suivantes : " Car il y en avait beaucoup qui marchaient à la suite de Jésus. " Nôtre-Seigneur prenait part aux festins des pécheurs pour avoir occasion de les instruire et pour distribuer à ceux qui l'invitaient la nourriture spirituelle. — rab. (Mt 9) Tous ces faits sont des figures parfaites des mystères qu'ils renferment. En effet, celui qui reçoit Jésus-Christ dans la maison intérieure de son âme est nourri et comme enivré d'ineffables délices. Aussi le Seigneur y fait-il volontiers son entrée, et repose-t-il avec amour dans l'âme du vrai croyant, et c'est là ce festin spirituel des bonnes œuvres, d'où est exclu le riche orgueilleux et auquel le pauvre est admis.
Théophyl. Les pharisiens blâment cette conduite du divin Maître, et voudraient par là se faire passer pour des hommes purs de tout péché. " Et les scribes et les pharisiens, voyant qu'il mangeait avec des publicains, murmuraient, " etc. —béde. Si l'élection de saint Matthieu et la vocation des publicains figurent la foi des nations qui d'abord n'aspiraient qu'aux richesses du monde, il semble que l'orgueil des scribes et des pharisiens représente l'envie de ceux qui s'attristent du salut des nations.
" Jésus, entendant ces paroles, leur dit : Ceux qui se portent bien n'ont pas besoin de médecin, " etc. Il reprend par là les scribes et les pharisiens qui, prétendant être justes, évitaient la compagnie des pécheurs. Il se donne le nom de médecin, lui qui par une manière de guérir vraiment merveilleuse, a été blessé lui-même à cause de nos iniquités ; lui, dont les blessures ont été notre guérison (Is 53).
Les saints et les justes dont il parle sont ceux qui voulant établir leur propre justice, ne sont pas soumis à la justice de Dieu (Rm 10). Au contraire, il appelle malades et pécheurs ceux qui, reconnaissant leur fragilité au fond de leur cœur, et voyant qu'ils ne peuvent être justifies par la loi, se soumettent par la pénitence au joug de la grâce de Jésus-Christ. Car, comme il le dit : " Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs, " etc. — théophyl. Non pas, sans doute, pour qu'ils restent pécheurs, mais afin qu'ils se convertissent et fassent pénitence.
Source : livres-mystiques.com
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21 septembre Saint Matthieu Apôtre
Saint Thomas d’Aquin
Commentaires Saint Marc, Ch. II, v. 13 à 17
Bède. Après que le Seigneur eut enseigné dans Capharnaüm, il sortit du côté de la mer, afin d'instruire, non-seulement les habitants des villes, mais aussi, afin de prêcher l'Evangile du royaume des cieux à ceux qui habitaient sur les bords de la mer, et de leur apprendre à mépriser et à vaincre, par la fermeté de leur foi, les mouvements désordonnés de choses périssables. Aussi lisons-nous : " Et il sortit du côté du la mer, et tout le peuple venait à lui. " — Théophyl. Ou bien encore, il se dirige du côté de la mer après le miracle qu'il vient d'opérer, pour s'enfoncer dans la solitude ; mais la foule se précipite vers lui de nouveau, afin de nous apprendre que plus on fuit la gloire et plus elle nous fuit ; tandis qu'au contraire, si vous la cherchez, elle vous poursuit. Or, c'est en sortant de la ville que le Seigneur appela Matthieu : " Et comme il passait, il vit Lévi, fils d'Alphée, à son bureau, " etc.
S. Chrys. Cet apôtre a reçu trois noms différents des Evangélistes ; il est appelé Matthieu par lui-même (Mt 9) ; simplement Lévi par saint Luc, et par saint Marc Lévi, fils d'Alphée ; car il était fils d'Alphée. Nous voyons dans l'Ecriture d'autres personnes qui portent deux noms. Ainsi le beau-père de Moïse porte tantôt le nom de Jéthro (Ex 3), tantôt celui de Raguel (Ex 2). — Bède. Lévi désigne la même personne que Matthieu ; mais saint Luc et saint Marc, par respect et par égard pour l'Evangéliste, n'ont pas voulu le désigner par le nom qu'il portait habituellement. Saint Matthieu, fidèle à cette maxime (Pr 13) : " Le juste est son propre accusateur, " se désigne sous le nom de Matthieu et déclare qu'il est publicain, afin d'apprendre à ceux qui liront son Evangile qu'aucun pécheur converti ne doit désespérer de son salut, puisque de publicain il a été tout à coup changé en Apôtre. Il dit qu'il était assis au bureau des impôts, c'est-à-dire qu'il s'occupait du recouvrement des deniers publics, car τέλος en grec, et vectigal en latin veulent dire impôts.—Théophyl. Il était assis selon l'usage au bureau des impôts, pressant les uns, vendant ses paroles aux autres, ou se livrant à quelque occupation semblable, comme font les receveurs des impôts dans leurs bureaux. C'est de cet état qu'il s'éleva jusqu'à tout abandonner pour suivre Jésus-Christ, lorsqu'il eut entendu cette parole : " Suivez-moi, " etc. — Bède. Or, suivre Jésus-Christ, c'est l'imiter. C'est pour cela qu'afin de pouvoir suivre Jésus-Christ pauvre, non-seulement extérieurement, mais encore par l'affection du cœur il abandonne son propre bien, lui qui volait celui des autres. Non-seulement il renonce au bénéfice de sa charge, mais il méprise le danger auquel il s'exposait de la part du prince, en laissant des comptes irréguliers et en désordre. Car le Seigneur, qui par sa parole l'avait invité à le suivre, l'avait embrasé intérieurement du désir de répondre sans tarder à son appel.
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Commentaires Saint Marc, Ch. II, v. 13 à 17
Bède. Après que le Seigneur eut enseigné dans Capharnaüm, il sortit du côté de la mer, afin d'instruire, non-seulement les habitants des villes, mais aussi, afin de prêcher l'Evangile du royaume des cieux à ceux qui habitaient sur les bords de la mer, et de leur apprendre à mépriser et à vaincre, par la fermeté de leur foi, les mouvements désordonnés de choses périssables. Aussi lisons-nous : " Et il sortit du côté du la mer, et tout le peuple venait à lui. " — Théophyl. Ou bien encore, il se dirige du côté de la mer après le miracle qu'il vient d'opérer, pour s'enfoncer dans la solitude ; mais la foule se précipite vers lui de nouveau, afin de nous apprendre que plus on fuit la gloire et plus elle nous fuit ; tandis qu'au contraire, si vous la cherchez, elle vous poursuit. Or, c'est en sortant de la ville que le Seigneur appela Matthieu : " Et comme il passait, il vit Lévi, fils d'Alphée, à son bureau, " etc.
S. Chrys. Cet apôtre a reçu trois noms différents des Evangélistes ; il est appelé Matthieu par lui-même (Mt 9) ; simplement Lévi par saint Luc, et par saint Marc Lévi, fils d'Alphée ; car il était fils d'Alphée. Nous voyons dans l'Ecriture d'autres personnes qui portent deux noms. Ainsi le beau-père de Moïse porte tantôt le nom de Jéthro (Ex 3), tantôt celui de Raguel (Ex 2). — Bède. Lévi désigne la même personne que Matthieu ; mais saint Luc et saint Marc, par respect et par égard pour l'Evangéliste, n'ont pas voulu le désigner par le nom qu'il portait habituellement. Saint Matthieu, fidèle à cette maxime (Pr 13) : " Le juste est son propre accusateur, " se désigne sous le nom de Matthieu et déclare qu'il est publicain, afin d'apprendre à ceux qui liront son Evangile qu'aucun pécheur converti ne doit désespérer de son salut, puisque de publicain il a été tout à coup changé en Apôtre. Il dit qu'il était assis au bureau des impôts, c'est-à-dire qu'il s'occupait du recouvrement des deniers publics, car τέλος en grec, et vectigal en latin veulent dire impôts.—Théophyl. Il était assis selon l'usage au bureau des impôts, pressant les uns, vendant ses paroles aux autres, ou se livrant à quelque occupation semblable, comme font les receveurs des impôts dans leurs bureaux. C'est de cet état qu'il s'éleva jusqu'à tout abandonner pour suivre Jésus-Christ, lorsqu'il eut entendu cette parole : " Suivez-moi, " etc. — Bède. Or, suivre Jésus-Christ, c'est l'imiter. C'est pour cela qu'afin de pouvoir suivre Jésus-Christ pauvre, non-seulement extérieurement, mais encore par l'affection du cœur il abandonne son propre bien, lui qui volait celui des autres. Non-seulement il renonce au bénéfice de sa charge, mais il méprise le danger auquel il s'exposait de la part du prince, en laissant des comptes irréguliers et en désordre. Car le Seigneur, qui par sa parole l'avait invité à le suivre, l'avait embrasé intérieurement du désir de répondre sans tarder à son appel.
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jean_droit
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Pour la Saint Matthieu
Hymne : Façonnés par la parole du Seigneur
Façonnés par la parole du Seigneur,
Passés au crible de sa Passion,
Et désormais revenus de toute peur,
Apôtres de Jésus, pour son Église
Vous êtes pierres de fondation
Dont rien n'ébranle l'assise.
Mais de vous il fait encor ses ouvriers,
Il se remet lui-même en vos mains :
Lui, l'architecte, le maître du chantier,
Devient la pierre d'angle qui vous porte,
Pierre vivante et pain quotidien
Pour qui l'annonce et l'apporte.
Quelle ivresse, pure et sobre, vous surprend ?
Quelle folie d'amour et de feu ?
Quelle sagesse plus folle que le vent ?
L'Esprit souffle sur vous, hommes du large :
Jetez en nous le désir de Dieu
Et relancez notre marche !
Dans ta miséricorde inépuisable, Seigneur, tu as choisi le publicain Matthieu pour en faire un Apôtre ;
donne-nous, par sa prière et à son exemple, de suivre le Christ et de nous attacher à lui fermement.
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