- Il est impossible de déterminer avec précision quelle théorie on réfute car il y a toujours plusieurs théories en jeu dans toute situation expérimentale.
- Il y a, à mon avis, un risque de voir des éléments "irréfutables" se glisser subrepticement dans les théories sans qu'on les détecte (car, en effet, ces éléments ne seront jamais réfutés, donc on risque de les considérer comme provisoirement valides...).
Même si le terme d'axiome n'est pas très heureux en matière de sciences naturelles, je pense que l'on peut admettre que la valeur épistémique de la démarche scientifique présuppose un certain nombre de présomptions de base sur le réel, sans lesquelles on ne peut parler que de valeur pratique, instrumentale, etc.
Un exemple de ces présupposés est : il existe un monde objectif. Un autre est : les lois de l'univers sont valables en tout lieu et en tout temps.
On peut toujours s'amuser à douter de ces postulats de base, voire à les nier expressément, mais cela rend vaine - du point de vue de la connaissance - toute recherche scientifique. En effet, s'il n'y a pas de monde objectif, qu'étudie la science ? Des états mentaux irréductiblement subjectifs ? Si les lois de l'univers ne sont pas valables en tout lieu et en tout temps, cela n'a plus guère de sens de parler de reproductibilité et de prédiction. Etc.
La divergence d'idées vous gênerait-elle ? Personnellement je la recherche, sinon je serais resté son mon forum de sceptique, mon blog de sceptique, entre sceptiques qui se racontent des histoires de sceptiques... et rigolent sur les cathos sans forcément aller à leur rencontre, sur leur propre terrain.Christophe a écrit :Métazet a bien écrit "indémontrable" et, à la lecture des quelques messages dont il nous a déjà gratifié (j'allais écrire infligé)
Cordialement,
Mikaël


