Gardons un regard d'espérance l'un envers l'autre...Christian a écrit : Moi itou. Oubliées les lectures au second degré, les projections, les intentions... Promis.
Il ne "révèle" rien d'autre que la simplicité désarmante des enfants de Dieu. Il ne révèle rien d'autre que la simplicité de la Parole de la Genèse par un exemple, je l'admets un peu simplet, ce que la Parole veut nous révéler dans le passage que je vous ai cité plus haut. Vous avez focussé sur mon exemple et avez passé à côté de l'essentiel du message...celui de la Genèse. Prenez le temps de relire avec le passage que je vous cite (et pourquoi pas lire tout le chapitre de la Genèse ?) et méditer sur ce que je raconte bien simplement en vous rappelant à l'esprit sans cesse que Dieu est BON et que Hélène, bien que très imparfaite, n'a pas ce genre de mépris ni pour son interlocuteur ni pour les non croyants.Non, je ne blaguais nullement. J’étais même fort sérieux, car votre exemple est révélateur.Imaginer mon petit de 6 ans à qui je dis [….]
Oui, si nous nous reconnaissons tous enfants d'un même Père...cela me concerne aussi. "Si vous ne devenez comme des petits enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des cieux" nous dit Jésus. C'est grave. C'est à prendre au sérieux cette mise en garde. Oh ! Mais bien sûr, depuis un triste matin de Genèse 3, nous avons décidé d'être "des grands", autonomes, des adultes responsables :-x ...pas besoin du "vieux schnouk" de Bon Dieu pour nous protéger du mal, nous le savons bien par nous même non ? Nous connaissons le bien et le mal maintenant que nous sommes des dieux. Nous sommes des adultes responsables...oui...vous avez vu notre monde Christian depuis que nous avons choisi l'autonomie mensongère ?Vous écrivez «Imaginer mon petit de 6 ans à qui je dis : Tu peux boire de tous les breuvages qui se trouvent dans le frigo et dans le garde-manger mais de l’eau de Javel, tu n’en boiras pas et des produits dangereux tu ne toucheras pas sous peine de mourir et que celui-ci désobéit à cet inter-dit bienveillant.»
Vous avez le devoir urgent d’intervenir pour que votre enfant de 6 ans, ignorant la nocivité de l’hypochlorite de sodium, ne puisse y avoir accès. Mais voilà, pouvons-nous traiter des adultes, des citoyens, comme des gamins de 6 ans ?![]()
Bien sûr, il ne s'agit pas d'une infantilisation de l'homme ni d'une obéissance servile ni d'une liberté aliénée. Mais avant d'avoir la faculté de reconnaître entre le bien et le mal, il faudrait peut-être définir ce qu'est le mal pour vous ? Ce qu'est-le bien pour vous ? Qui d'autre nous le révèle mieux que Jésus ? En même temps qu'Il nous révèle le Bien qu'est Dieu (il n'y a point de mal en Lui...Il ne le connaît pas, contrairement à nous qui le connaissons...càd en faisons douloureusement l'expérience), le mal en nous et autour de nous se révèle par la Lumière qu'Il jette sur nos ténèbres. N'est-ce pas ce même Jésus qui nous envoi par toutes les nations proclamer la Bonne Nouvelle ? Il ne nous envoi pas "fonder une religion", Il nous envoi avec Lui, par Lui et en Lui sauver le monde (j'attends vos foudres sur cette dernière petite phrase mais je m'explique dans le paragraphe suivant).
Tous les ‘vrais croyants’ (ce qui n’implique pas qu’ils croient en un objet vrai) réagissent spontanément comme vous. C’est normal. Catholiques, communistes, scientologues, musulmans, éblouis de leur certitude, ne peuvent pas imaginer que d’autres y résistent en pleine possession de leurs moyens.
Charmant de nous flanquer dans la même catégorie que les communistes et les scientologues... le catholicisme n'est pas une idéologie parmi tant d'autres (sans vouloir vous contredire...je vois là une aune du début d'un certain discours relativiste). Le catholicisme, c'est une Personne à rencontrer : Jésus-Christ, Maître de toutes choses, l'Alpha et l'Oméga, le début et la fin. Il embrasse tous les temps, toutes les générations, Il règne à jamais. Il est le Chemin, la Vérité et la Vie, la Lumière du monde. Maintenant, que les musulmans soient aussi convaincus que je le suis à propos de Jésus, que Mahomet serait le prophète, me retorquerez-vous, soit. Vous aurez raison. Par ailleurs, le cours de l'histoire (on reconnaît un arbre à ses fruits) nous apprend que Tout est accompli en Jésus (incluant toutes les sphères, domaines et champs de la vie humaine : vie sociale, vie politique, vie familiale, vie tout court), tout converge vers Lui. "Lorsque je serai élevé de terre (càd mis en Croix), j'attirerai à moi tout homme, toute chose". Tout homme, un jour ou l'autre, doit se situer devant la Croix. C'est là que se joue sa liberté : la rejeter ou l'accueillir (lorsque je parle de la croix, je parle de la mort et de la souffrance). Paradoxalement, la choisir...conduit à la Vie, parce qu'elle n'est pas le dernier mot. C'est la résurrection qui a le dernier mot. Nous avons la bénédiction d'avoir un Dieu qui a bien voulu revêtir notre humanité et c'est là qu'Il nous rencontre. Dans toutes nos activités humaines, au travail, à l'école, chez notre voisin, sur Internet, dans le concret et le quotidien de nos vies (tout cela soutenu par une vie sacramentelle et par la force de la Parole et de la prière). Nous n'avons pas à faire de compartiments séparés pour notre vie spirituelle, notre vie professionnelle, notre vie politique, notre vie sociale. "Le Verbe s'est fait chair et Il a habité parmi nous et nous avons reconnu sa gloire" (Prologue de saint Jean). Il est de notre responsabilité de faire connaître l'Évangile et la Vérité et non pas de cacher la lampe sous le boisseau.
Premièrement, je trouve ce discours fort irrespectueux. Ce mots "mécréants" ne fait pas partie de mon vocabulaire et encore une fois, alors que vous faisiez la promesse dès le début de votre message juste un peu plus haut, vous me prêtez des intentions qui n'ont même pas effleurées mon esprit... si elles frôlent le vôtre, je n'y peux rien. Mais alors, prenez garde de ne pas projeter sur votre interlocuteur vos états d'âme et faire des transferts des façons de pensées musulmanes aux catholiques. Si des catholiques ont pu dire que les paiëns sont aliénés, cela est bien dommage (nous sommes tous en chemin), mais ce n'est pas ce que l'Évangile et l'Église nous enseignent.Les marxistes disaient de ceux qui ne l’étaient pas ‘ils sont aliénés’ ; vous-même imaginez instinctivement les mécréants comme des enfants.
Le problème est que ces mécréants pensent la même chose de nous. « Ces catholiques sont victimes d’illusions, victimes de leur éducation, névrosés, relisez Freud, bla-bla-bla ». Si vous leur imposez une ‘correction fraternelle’ pour les remettre sur le droit chemin, comment ne pas admettre que eux voudront alors vous rendre la pareille
Là encore, vous caricaturez. Ce n'est pas une question de croire que c'est moi qui connais le bien pour eux (c'est la Parole de Dieu qui le révèle en Jésus Christ, ce n'est certainement pas Hélène Bourgeois qui le définit !). Il n'est pas question d'imposer de "correction fraternelle" mais d'imposer des lois civiles, basées sur les valeurs évangéliques (càd Jésus, le Roc et la Vérité) pour éviter qu'ils se pètent les dents en tombant. On ne peut pas les empêcher de se casser la figure s'ils désobéissent à la loi malgré celle-ci mais, nous avons tout de même l'exemple à donner à ceux qui voudraient s'aventurer sur des chemins que Dieu n'a pas préparés pour aucun de ses enfants (je vous entends rugir depuis Londres...). Il ne veut pas qu'aucune âme se perde. Ah... mais qu'est-ce qu'une âme perdue !? Les saints ont compris que Dieu est venu souffrir Lui-même à la place de l'homme afin qu'il puisse saisir (ou se laisser saisir) combien son âme a du prix aux yeux de Dieu. Thérèse d'Avila disait qu'elle aurait préféré mourir mille morts que de laisser une seule âme se perdre.
Mon bâton, c'est la Croix, "le bâton qui me guide et me rassure" comme dit le Psalmiste. Sous l'étendard du Christ.On ne va pas s’en sortir. Ou alors, la vérité appartiendra à celui qui aura le plus gros bâton.
Vous souhaitez, me semble-t-il, et c’est là que vous entrez dans la politique (quel que soit le parti qui recueille votre sympathie), qu’un gouvernement ne se contente pas de laisser enseigner, mais interdise (ou rende obligatoire). La conséquence est faire taire le dialogue, et en supprimant l’exemplarité, de priver la communauté catholique de son meilleur outil pédagogique.
Il ne s'agit pas d'éliminer un au détriment de l'autre outil pédagogique. Mais d'intégrer les deux, l'exemple par une vie dans l'Esprit et la pédagogie juste (qui est un geste de charité) pour ceux qui sont dans une voie obscure.
Il a refusé le pouvoir politique parce que cela enferme l'homme dans des idéologies et qu'il est appelé à plus que cela. Mais le Sauveur règne sur tout, en tous. "Tout est à Lui, tout est pour Lui et tout est en Lui", nous dit saint Paul.Si notre Sauveur a spécifiquement refusé le pouvoir politique, il me semble bien téméraire de notre part de croire que nous en saurons faire un meilleur usage (et l’Histoire, hélas, me donne plutôt raison).kull:
La plus grande tentation du Malin, celle qu’on ne cite jamais, est le pouvoir politique. Il y a soumis Jésus Lui-même (et seulement lorsque Jésus a résisté à cette tentation-là, Satan a perdu espoir de Le jamais corrompre). C’est la plus pernicieuse des tentations, car contrairement à toutes les autres qui pourraient au mieux nous apporter une satisfaction personnelle, le pouvoir politique se présente comme le moyen de faire advenir le ‘Bien’. :twisted:
Quand on s'appelle Georges Bush oui ! Par ailleurs, il a oublié que son adversaire, ceux qui se trouvent dans "l'axe du mal", ses ennemis jurés...est son frère et que Dieu l'aime autant qu'il aime son petit Georges.
Ah ! Là c'est Jésus qui peut nous aider !Ne faut-il pas démasquer Satan en priorité là où il est le plus dangereux ?
Cordialement,
Hélène
:flowers:





