Prêtrise des femmes

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Christian
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Message non lu par Christian »

Cher Wanderer,
La grandeur du sacrement de l'eucharistie est à redécouvrir chaque jour, c'est ainsi que vous redécouvrirez que la théologie de la sainte messe est non seulement un argument rationnel incontournable, mais surtout une marque indélébile de l'amour du Seigneur pour nous.
Vous avez raison. Mais voulez-vous dire que le sacrement de l’Eucharistie perdrait de sa grandeur s’il était administré par une femme ? et que l’amour du Seigneur pour nous ne se transmettrait pas par l’office d’une femme ?
Je suis peiné que la doctrine catholique sur le saint sacrifice de la messe ne soit pas un argument rationnel fort,
Chaque fois qu’on utilise un qualificatif, il s’agit de savoir à qui ou à quoi il se rapporte. Dans le cas précis, il est parfaitement rationnel pour un catholique de se conformer à la doctrine. C’est la signification même d’être catholique.

Chaque point de doctrine lui-même cependant n’a pas besoin d’être fondé en raison. S’ils s’en écartent trop, les fidèles qui sont eux rationnels, ne s’y retrouveront plus. Mais la tradition est une bonne légitimation de certaines pratiques. La tradition de notre église est que les enfants sont baptisés à la naissance (plutôt que simplement ondoyés) et communient bcp plus tard ; les orthodoxes font tout ensemble à un âge intermédiaire. Une de ces pratiques n’est pas plus rationnelle que l’autre. Les fidèles suivent simplement l'une ou l'autre tradition.

De même, je pense, pour la prêtrise des femmes. La doctrine se fonde sur une tradition. Il appartient à ceux (celles) qui veulent la modifier d’expliquer en quoi cette tradition bimillénaire est erronée ou bien en quoi elle est devenue néfaste. C'est à eux d'apporter la preuve de la nécessité du changement, contre l'argument de la tradition. Je n'ai pas été convaincu personnellement par les arguments avancés en faveur de la modification.

Cordialement

Christian
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monachorum
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Message non lu par monachorum »

Bonjour,
Le charme de la tradition, et souvent aussi la cause des révoltes qu’elle suscite, est d’avoir l’existence pour unique légitimité. On suit la tradition parce que nos pères l’ont suivie. C’est la seule raison. A l’origine, sans doute, la pratique répondait à un besoin – réel ou imaginaire. Mais la perception de ce besoin n’existe plus. C’est justement parce que la tradition n’est pas d’ordre utilitaire qu’elle soude une famille ou une communauté. Ils se reconnaissent comme ceux qui suivent cette inexplicable coutume.
Le charme de la tradition ne suffit pas pour expliquer un concept théologique essentiel de la Religion Catholique. Le Droit Canon se base sur des appréciations théologiques afin d'éviter tout racourcis dans l'exercice du dogme. Ensuite dire que la tradition n'a aucune légitimité sauf celle d'exister de tout temps est permettez moi de vous le dire, bien faible comme argumentaire. Pourquoi la perception de ce besoin n'existerait plus ? Pourquoi 2005 serait-il différent du 15 ème siècle (par exemple) ? Nous continuons à faire référence dans l'exercice de notre foi à la Sainte Bible, aux Saints Ecrits, aux miracle de la Foi, aux Sacrements etc. Est-ce finalement si différent dans l'exercice maintenant ?

Les raisons données par Charles et d’autres sur l’exclusion des femmes de la prêtrise sont intéressantes mais pas essentielles.


Elles le sont pourtant bien essentielles, puisque les explications données sont issues de la doctrine de l'Eglise. Et si cela n'est pas essentielle, je me demande qu'est ce qui pourrait l'être ? Un seul sentiment subjectif, passionné en dehors d'explications sérieuses et théologiques ?

L’exclusion des femmes de la prêtrise vient sûrement de "l’impureté" que les patriarchies du Moyen Orient attribuent de tout temps aux femmes. Les pertes de sang sont perçues comme une cause de relégation. Pendant la période de ses règles, un homme ne peut toucher une femme ni même lui parler (Lev.15:19-24). Elle n’est réintégrée dans la société qu’après le bain rituel (décrit dans ses détails intimes par Alain Peyrefitte dans son docu-roman Les Juifs). On comprend la honte et la solitude misérable de la femme que guérit notre Sauveur, elle qui souffrait d’un constant épanchement de sang et vivait plus ostracisée qu’une lépreuse.
Quel image avez-vous de Jésus, amour qui visite Marie-madeleine et qui préfère la compagnie des pauvres que celui des puissants ? Jésus aimait tellement les femmes et les hommes qu'il est mort pour nous sauver. Le Mystère de la mort du Christ est pour tous, homme ET femmes.

Discerner l’accessoire de l’essentiel n’est pas aisé.
Jugement de valeur personnel. L'Eglise est à la seule habilité à dire aux Croyants ce qui dans l'exercice est du domaine de l'accessoire ou de l'essentiel. L'exercice du jeûne est-il pour vous également "accessoire" ? Pour moi il revêt non seulement une symbolique très forte mais paraît essentiel à bien des égards. Ce que d'ailleurs rappelle l'Eglise.

Ainsi se maintiennent les traditions
Vous me semblez faire une jolie fixation sur les traditions comme si certaines étaient finalement joliment dépassés pour ne pas dire parfois archaïques. C'est bien triste...


En Christ,

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Message non lu par wanderer »

Je n'ai pas été convaincu personnellement par les arguments avancés en faveur de la modification.
et
Les raisons données par Charles et d’autres sur l’exclusion des femmes de la prêtrise sont intéressantes mais pas essentielles.
:???:

Faut-il comprendre que vous écrivez des pages pour dire que vous n'avez pas d'avis?

Wanderer
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Jonathan
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Les femmes appelées au sacerdoce ?

Message non lu par Jonathan »

Bonjour !

Que pensez de cela, les femmes qui disent ressentir une vocation sacerdotale ?

J'ai ressenti une vocation de cette sorte, une amie m'a dit avoir ressenti la même chose... je n'arrive pas à mettre en doute ses dires !

Pourquoi n'aurait t'elle pas été réellement appelée par le Seigneur comme moi au sacerdoce ?

Dans la Paix et la Joie de Dieu,

Jonathan, séminariste aspirant.
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monachorum
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Re: Les femmes appelées au sacerdoce ?

Message non lu par monachorum »

Jonathan a écrit :Bonjour !

Que pensez de cela, les femmes qui disent ressentir une vocation sacerdotale ?

J'ai ressenti une vocation de cette sorte, une amie m'a dit avoir ressenti la même chose... je n'arrive pas à mettre en doute ses dires !

Pourquoi n'aurait t'elle pas été réellement appelée par le Seigneur comme moi au sacerdoce ?

Dans la Paix et la Joie de Dieu,

Jonathan, séminariste aspirant.
Bonjour,

Je voudrais vous précisez ceci, Jésus appele ceux à le suivre d'une façon parfois "curieuse" mais le Seigneur est le seul à savoir ce qu'il nous propose. La vocation de tout lui donner, de tout lui offrir est reconnue parfaitement par l'Eglise Universelle du Christ sur terre. Elle seule pour appréhender le mystère de la vocation et donner les moyens aux appelés d'y parvenir. Au moment ou l'Eglise commence elle est reliée intrinséquement à Dieu et perdure maintenant. Ce qui fait que si un homme ou une femme se sent appelé à suivre Dieu, le croyant le fait à travers les accords et particularités de l'institution Catholique. Maintenant comment considérez qu'une femme puisse être appelé au sacerdoce alors que l'Eglise ne l'accorde pas aux femmes ? Comment comprendre dogmatiquement et théologiquement parlant cette contradiction entre un appel (et je sens toute la difficulté de percevoir cet appel ainsi que celle du discernement) venant d'une chrétienne et le rejet théologique de la prêtrise des femmes ? N'y voyez-vous pas une grave problèmatique ? Il faudrait considérer que puisque qu'une femme peut ressentir profondément cet appel, l'Eglise à travers son refus puisse se tromper dans le choix qu'elle à faîte. Et s'il y a erreur, l'Eglise ne serait donc par extension plus fidèle totalement aux Saints Mystères et surtout plus grave à la filiation divine et mystérieuse qui unie notre Sainte Eglise à Dieu.

Je pense et je suis peut être bien placé pour comprendre les difficultés d'appréhender l'appel du Seigneur puisque je le vis moi même (et toute la part d'incompréhension souvent que cela sous entend), je pense donc que le discernement est extrèmement important à faire. Ce discernement s'accompagne d'un chemin de recherche avec l'aide d'un père spirituel (ne jamais sous estimé ce qu'un père spirituel peut dire.....!) qui va aider à vraiment discerner ce qu'est cet appel. Je vois mal un prêtre dire à une femme se sentant appelé "orientez-vous vers un séminaire" alors que l'Eglise ne l'accorde pas. Et pour conclure je dirais que les décisions de l'Eglise c'est les décisions de dieu.

"Ce que tu auras lié sur terre sera lié au ciel et ce que tu auras délié sur terre sera délié au ciel".


En Christ,

"Monachorum"

ps: pour terminer sur une note positive, l'Eglise accorde une grande place aux femmes, à la vocation féminine, à ses spécificités.... Elle garantie la réalisation de l'appel religieux faite aux femmes, n'en doutez pas....
James
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Message non lu par James »

Bonjour,

j'ai trouvé un témoignage d'une personne vivant en allemagne sur un forum à ce sujet mais il y a d'autres fils dans lesquels j'aurai pu posté ceci...allons pour celui-çi

Voiçi son témoignage:
Mon Père,

je me pose depuis longtemps cette question : je vis en Allemagne depuis 2 ans et demi, et j´ai trouvé une messe très sympa le dimanche soir.
Le prêtre est très gentil, on communie aux deux espèces tous rassemblés autour de l´Autel. La décoration est aussi très propice à la prière, et à l´adoration et ce surtout le soir.
Mais de temps en temps, il se passe qqch de bizarre, au moment de la lecture de l´Évangile, une femme vêtue d´une aube, qui se tient auprès du prêtre s´avance, et lit l´Évangile à la place du prêtre !! Ensuite, au lieu de regagner sa place, elle dit, elle-même, l´Homélie !!!
Le prêtre s´occupe tout de même de l´Eucharistie, mais bon, le prêtre est censé représenter le Christ, et alors combien même Sa Parole !!! Enfin d´après moi !
Pour couronner le tout, cette même femme a fait dimanche pdt la messe dernier tout un speach sur Marguerite Porete, remplaçant ainsi les différentes lectures, dont la lecture de l´Évangile et son homélie !!!
Je ne connais pas la position de l´Église sur Marguerite Porete, et je voulais savoir si Elle avait changé son avis sur elle depuis "son martyr".
Voilà je voulais savoir si tout celà était normal...
Merci pour votre réponse !
Fraternellement,
Jean-Baptiste
Voiçi la réponse du prêtre auquel il s'adressait:
Non tout cela n’est pas « normal », c’est évident ! Nos jeunes partis aux JMJ de Cologne nous avaient rapportés des faits semblables qui les avaient disons : « interloqués ». La proclamation de l’Evangile et l’homélie reviennent à un ministre ordonné, c'est-à-dire au prêtre ou au diacre exclusivement.
Que voulez-vous : on prend beaucoup de liberté de nos jours par rapport aux directives du Magistère, particulièrement dans certaines régions d’Allemagne (il ne faut pas généraliser !) Mais je ne pense pas que ce soit ainsi que nous allions « remplir nos Eglises » - pour autant bien sûr que le nombre ait une importance…
De la dérive, on approche du bouleversement...le vice a toujours avancé lentement et sinueusement...

Paix
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Bonjour à tous,

J'ai une question à poser au sujet de l'opposition de l'Eglise au sacerdoce féminin. Ma question est tout à fait sérieuse en dépit de sa forme : il s'agira en fait d'un raisonnement par l'absurde.

L'Eglise ne devrait-elle pas exiger de ses prêtres d'avoir les cheveux longs et la barbe ?

Je m'explique : comme j'ai cru comprendre en me documentant ça et là, l'Eglise refuse la prêtrise aux femmes (ainsi d'ailleurs que le mariage des prêtres) pour la raison suivante : lors de l'Eucharistie, le prêtre devient réellement - sur un plan ontologique - le Christ (de la même manière que vin, pain ou ostie, deviennent réellement -toujours sur un plan ontologique - respectivement son sang et son corps). Le Christ étant un homme (qui plus est, célibataire et sans enfant, d'après l'Eglise), il ne pourrait adéquatement être incarné que par un homme (célibataire et sans enfant).

Or, le Christ avait les cheveux longs et de la barbe (c'est en tout cas ainsi qu'il est quasi-exclusivement représenté). Si on suit cette logique, les prêtres devraient donc, il me semble, garder les cheveux longs et la barbe. CQFD.

Evidemment, ça peut paraître absurde. Je suis le premier à le reconnaître. Mais de mon point de vue d'incroyant anciennement protestant, réserver la prêtrise aux seuls hommes célibataires sans enfant me paraît absurde aussi. Et si on cherche à le justifier en se basant sur l'état civil du Christ et/ou le choix de ses apôtres (il y a de bonnes raisons historico-sociologiques pour expliquer pourquoi il n'a pris que des hommes : c'était, je crois, dans l'état d'esprit juif de l'époque, ça aurait trop choqué de déroger à cette règle), on prête le flanc à ce genre de contre-argument... Alors à moins que l'on me trouve une bonne raison qui justifie que tenir compte du sexe ou de la situation familiale est plus important que de tenir compte de la chevelure, je resterai, pour ma part, dubitatif...

Le Christ n'était-il pas humain, avant d'être un homme ?

Bien cordialement,

Mikaël
« La majorité des philosophes n'a pas de courage ; ils commencent par avaler les principes essentiels du code actuel : monogamie, structure familiale, continence, tabous corporels, restrictions concernant l'acte sexuel et la suite, puis ils chipotent sur les détails… jusqu'à des sottises telles que de savoir si la vue de la poitrine féminine est obscène ou non. » (Robert Heinlein, En terre étrangère)
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Bonjour,
James a écrit :Voiçi la réponse du prêtre auquel il s'adressait:
Non tout cela n’est pas « normal », c’est évident ! Nos jeunes partis aux JMJ de Cologne nous avaient rapportés des faits semblables qui les avaient disons : « interloqués ». La proclamation de l’Evangile et l’homélie reviennent à un ministre ordonné, c'est-à-dire au prêtre ou au diacre exclusivement.
Que voulez-vous : on prend beaucoup de liberté de nos jours par rapport aux directives du Magistère, particulièrement dans certaines régions d’Allemagne (il ne faut pas généraliser !) Mais je ne pense pas que ce soit ainsi que nous allions « remplir nos Eglises » - pour autant bien sûr que le nombre ait une importance…
De la dérive, on approche du bouleversement...le vice a toujours avancé lentement et sinueusement...

Paix
En quoi trouvez-vous cela "vicieux" ? Chez les protestants, des pasteurs femmes sont choses courantes (et donc la lecture des Evangiles, l'Homélie et même la Sainte Cène [nom protestant pour l'Eucharistie] peut être faite par des femmes). Pourtant, il ne semble pas que le message chrétien s'y diffuse plus mal ou avec moins de force. Il me semble même que le nombre de fidèles et de pasteurs est en augmentation ou du moins pas autant en récession que chez les catholiques (j'avais vu une source à ce sujet, mais désolé, je ne la retrouve plus, elle avait été donné par l'auteur de ce blog : http://miettesdetheo.over-blog.com/). Pensez-vous que les protestants sont vicieux ? Quelle est votre définition d'un vice ?

Bien cordialement,

Mikaël
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Bonjour,

Pour plus de clarté, j'ai transféré notre sujet sur un nouveau fil : http://www.cite-catholique.org/viewtopi ... 8253#18253

Amicalement,

Mikaël
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Métazét a écrit :il y a de bonnes raisons historico-sociologiques pour expliquer pourquoi il n'a pris que des hommes : c'était, je crois, dans l'état d'esprit juif de l'époque, ça aurait trop choqué de déroger à cette règle
Si vous pensez sérieusement que Jésus avait peur de choquer et de déroger à certaines règles, je vous invite à relire attentivement les évangiles. S'il avait voulu prendre un groupe de femmes commes apôtres il l'aurait fait. Il a fait bien "pire" en disant à ses contemporrains: "mon corps est une vraie nourriture et mon sang une vraie boisson" . Quasiment tout le monde l'a abandonné à partir de ce moment là, y compris la majorité de ceux qui le suivaient...les apôtres ont dû aussi hésiter !
Honnêtement, il n'était pas vraiment " politiquement correct".
Métazét a écrit :Le Christ n'était-il pas humain, avant d'être un homme ?
Euh...non justement, il était le Verbe avant de se faire Chair ! :lol:

Cordialement :)
" Or c'est ici la vie éternelle, qu'ils te connaissent , Toi, le seul vrai Dieu et celui que Tu as envoyé, Jésus Christ" Jean 17,3
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zefdebruz a écrit :
Métazét a écrit :il y a de bonnes raisons historico-sociologiques pour expliquer pourquoi il n'a pris que des hommes : c'était, je crois, dans l'état d'esprit juif de l'époque, ça aurait trop choqué de déroger à cette règle
Si vous pensez sérieusement que Jésus avait peur de choquer et de déroger à certaines règles, je vous invite à relire attentivement les évangiles. S'il avait voulu prendre un groupe de femmes commes apôtres il l'aurait fait. Il a fait bien "pire" en disant à ses contemporrains: "mon corps est une vraie nourriture et mon sang une vraie boisson" . Quasiment tout le monde l'a abandonné à partir de ce moment là, y compris la majorité de ceux qui le suivaient...les apôtres ont dû aussi hésiter !
Honnêtement, il n'était pas vraiment " politiquement correct".
Je préfère croire à mon interprétation plutôt que d'en faire un machiste (car comment dès lors expliquer ce choix sinon parce qu'il aurait estimé que les femmes ne sont pas capables de devenir ses apôtres ? m'enfin si vous avez une autre interprétation, je vous écoute...), mais si vous avez raison, alors cela me fait un argument supplémentaire pour ne pas devenir catholique.
zefdebruz a écrit :
Métazét a écrit :Le Christ n'était-il pas humain, avant d'être un homme ?
Euh...non justement, il était le Verbe avant de se faire Chair ! :lol:
Vous ne m'avez pas compris : d'après l'Eglise Catholique Romaine, Jésus-Christ est 100% Dieu et 100% homme. Dans la question que je posais, je m'intéressais bien évidemment à l'aspect "100% homme". Faut-il le comprendre avec un grand H ou un petit h ?

Cordialement également :)

Mikaël
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Métazét a écrit :
zefdebruz a écrit : Si vous pensez sérieusement que Jésus avait peur de choquer et de déroger à certaines règles, je vous invite à relire attentivement les évangiles. S'il avait voulu prendre un groupe de femmes commes apôtres il l'aurait fait. Il a fait bien "pire" en disant à ses contemporrains: "mon corps est une vraie nourriture et mon sang une vraie boisson" . Quasiment tout le monde l'a abandonné à partir de ce moment là, y compris la majorité de ceux qui le suivaient...les apôtres ont dû aussi hésiter !
Honnêtement, il n'était pas vraiment " politiquement correct".
Je préfère croire à mon interprétation plutôt que d'en faire un machiste (car comment dès lors expliquer ce choix sinon parce qu'il aurait estimé que les femmes ne sont pas capables de devenir ses apôtres ? m'enfin si vous avez une autre interprétation, je vous écoute...), mais si vous avez raison, alors cela me fait un argument supplémentaire pour ne pas devenir catholique.

Vous allez donc faire le procès de Dieu parce qu'il a préféré s'incarner en homme qu'en femme ?
zefdebruz a écrit : Euh...non justement, il était le Verbe avant de se faire Chair ! :lol:
Vous ne m'avez pas compris : d'après l'Eglise Catholique Romaine, Jésus-Christ est 100% Dieu et 100% homme. Dans la question que je posais, je m'intéressais bien évidemment à l'aspect "100% homme". Faut-il le comprendre avec un grand H ou un petit h ?

:blink: Comme Jésus était un grand homme vous pouvez mettre une majuscule sans problème. "Ecce Homo" !Les prêtres aussi sont humains avant d'être des mâles...

Cordialement également :)

Mikaël
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Message non lu par zefdebruz »

Je me demande si Dieu a la même conception de la parité que l'homme occidental "éclairé" du XXIe siècle. Il aurait pu éviter tout problème en s'incarnant à la fois en homme et femme, l'idéal étant que Marie eusse des jumeaux car il n' y a pas 2 mères comme elle ! :lol:
Mais les faits sont têtus comme disait le camarade Lénine...
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Message non lu par James »

Bonjour,

comme d'habitude, lorsque l'on parle de relations "homme-femme", il faut toujours que l'on emploi des termes chocs...Par contre, on a quand-même monté d'un cran cette fois: j'avais entendu dire que Saint Paul était macho pour ses diverses recommandations, mais là on en vient à Jésus lui-même :-x c'est triste...et grave!

A la question "Dieu est il machiste?" Je réponds un grand NON, bien entendu! Pourquoi?
Pour les mêmes paroles que le Christ et que l'Esprit Saint a donné au travers des Apôtres!

L'homme et la femme au sein du couple doivent être en COMMUNION car les deux ne doivent former qu'un, l'un devant palier aux manques de l'autre que ce soit au niveau de la sensibilité, de la force physique comme de l'intelligence: le couple peut alors être qualifié d' "être parfait", philosophiquement parlant. En aucune manière, il est dit dans la Bible que la femme est dénuée d'intelligence ni de sagesse...Et sur ce point, il est même dit que devant Dieu, nous sommes égaux d'une part, et que d'autre part, dans l'au-delà, nous vivrons de manière semblables aux anges : dés lors plus de statut d'homme ni de femme voilà pourquoi le mariage n'a plus raison d'être et se retrouve rompu à la mort du conjoint. Par conséquent, spirituellement il n'y a aucun écart entre l'homme et la femme.

Maintenant, ce qu'il faut regarder aussi c'est que le Christ n'est pas venu pour les bien-portants mais pour les pécheurs! A ce titre là, il me semble qu'il a guéri et remis des péchés à des femmes comme à des hommes ;dans ce qui est conté dans les Evangiles, il y a eu plus d'hommes aidés par le Christ que de femmes ce qui montre que les femmes de l'époque semblaient bien mieux portantes que les hommes...mais cette dernière remarque est à prendre avec des pincettes parce que "Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses; si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde même pourrait contenir les livres qu'on écrirait" (Jn 21, 25). Quoiqu'il en soit, on voit bien que là encore, il n'y a pas de discrimination à en tirer!

Enfin, pourquoi Jésus, la plupart des Prophètes et les Apôtres sont des hommes?
Il ne faut pas oublier de replacer les choses dans leur contexte: tous ces événements se passent dans un monde dirigé par les hommes! Ce sont eux qu'on écoute, qui dirigent les assemblées, qui règnent, qui sont "porte-paroles" d'une famille, etc... Aussi, l'impact d'une parole d'homme a plus de poids que celui de'une femme (à l'époque, encore une fois) et si Dieu a choisi la plupart du temps de délivrer ses Messages par le biais des hommes, c'est peut-être pour que l'on ne croit pas à "des racontards de vieilles femmes" comme dit Saint Paul (1Tm4, 7). Cependant, comme je l'ai laissé sous-entendre, Dieu a aussi choisi des femmes parmis ses Prophètes (Myriam-soeur de Aaron-; Débora-Juge d'Israel-;...) et parmis ses Justes (évidemment, à l'exemple de Ruth, Judith, Esther, Marie-Madeleine,etc...et bien évidemment La Vierge Marie!).D'ailleurs à ce sujet, je tenais à rappeler que le seul humain à avoir acquis le statut d'être le plus proche de Dieu est une femme: La Vierge Marie ( il n'y a qu'à voir ses différents titres: "mère de Dieu", "reine du Ciel",etc...)! C'est un élément non-négligeable! Par conséquent, toujours pas de discriminations homme-femme devant Dieu!

Les seuls domaines où les femmes et les hommes ne jouissent pas du même statut, ce sont entre eux dans les Assemblées et dans le foyer familial! Aussi dans le foyer, la subordination recommandée par Saint Paul est une question d'organisation démontrant l'unité de la famille: unité en parole comme en action résultant de la décision (avec concertation) ferme que seul un caractère d'homme peut généralement prendre. Sans cette unité, le foyer part en éclat à cause de disputes au sein du couple et du constat d'injustice et d'instabilité que les enfants remarqueront tôt ou tard(choses qui aura immanquablement des répercutions sur leur caractère et leur "philosophie" de la vie). Au sein des Assemblées, le schéma doit, par conséquent, être le même d'une part car l'Eglise forme l'Epouse pour Dieu et la femme l'épouse pour l'homme, et d'autre part, pour ne pas embrouiller les esprits.

A la lumière de tout ceci, il parait évident que la femme ne peut diriger une Assemblée mais ce n'est pas à cause de son incapacité, c'est juste le fruit de son statut, qui est différent de celui de l'homme en société: quoiqu'on en dise, les gens ont besoin de structure pour se construire et avancer dans la vie.

Paix
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sacré et profane ?

Message non lu par Grichka »

Charles a écrit :il semble que le dialogue ne soit pas le but de ces gens mais plutôt "ouvrir des brèches et désacraliser" c'est-à-dire profaner, laïciser et séculariser : détruire l'Eglise catholique. L'élan donné par Jean-Paul II avec la Nouvelle évangélisation et l'Année eucharistique vont en sens contraire.
Je vous remercie de témoigner de la vocation primordiale d'être chrétien catholique, celle de rendre compte du caractère sacré.

Où est le sacré dans l'esprit dont témoigne les évangiles ?
La séparation du sacré et du profane dans la religion templière (du temps des évangélistes) est une forme de négation de l'essence du sacré : tout être humain vivant parmi NOUS. Les évangélistes témoigneront en contradiction avec la structure templière d'alors, du sens profond du sacré !

Les évangiles témoignent d'un laïc Jésus de Nazaret, fils d'une famille laïque, qui n'est pas mandaté par une autorité religieuse sacralisé pour témoigner avec autorité de questions religieuses, mais qui finalement sera reconnu comme parlant et témoignant avec autorité.

Cet homme là rend compte du caractère sacré de toute personne humain, et que l'expression plénière du sacré est la vie fraternelle en un dieu Père.

Le témoignage des évangiles n'est pas le témoignage d'une fidélité à une structure religieuse sacralisée mais tout au contraire que vivre en vérité impliquera d'être accusé, torturé, mis à mort par cette structure religieuse sacralisée.


Le catholicisme tel que vous semblez le définir ne serait donc pas fidèle à l'esprit dont témoigne les évangiles ?
S'agit il donc d'une autre religion ? Son dieu serait différent de celui dont témoigne les évangélistes ?

Il est évident que si une femme est considérée comme profane, en aucun cas, elle ne peut prétendre à exprimer la sacralité en recevant le sacrement de l'Ordre.

Trollage - Charles

Jean-Paul II et Benoit XVI ont à plusieurs reprises exprimer leur pleine accord avec l'esprit et les articles de la déclaration universel des droits de l'homme.
Ainsi donc l'article concernant l'égalité de dignité et de droits des hommes et des femmes ne pourrait pas s'appliquer à l'Eglise Catholique et Apostolique Romaine, mon église ?

En espérant ne pas vous avoir importuné,
cordialement
Christian
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