La Révolution française de 1789

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mike.adoo
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Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème)

Message non lu par mike.adoo »

Bonjour à tous

En lisant le poème , je suis tombé sur ces noms : Amey et Turreau . j'ai consulté Internet et j'ai découvert qui avaient été ces tristes personnages .
J'en reste sans voix !
Comment se fait-il que ces noms m'étaient inconnus ? Etait-ce fortuit ou délibéré ?
Je comprends que la vérité ne soit pas bonne à dire ... surtout celle là !
Quelle est donc cette maladie qui empêche de voir l'autre comme son frère et conduise à de telles dérives ?
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Amfortas
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Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème)

Message non lu par Amfortas »

mike.adoo a écrit :
J'en reste sans voix !
Comment se fait-il que ces noms m'étaient inconnus ? Etait-ce fortuit ou délibéré ?
Je comprends que la vérité ne soit pas bonne à dire ... surtout celle là !


Vous pouvez remercier l’Education Nationale, de même qu’il est peu probable qu’elle s’attarde sur certaines déclarations républicaines plutôt gênantes :

Georges Clémenceau, éminent franc-maçon et républicain, Président du Conseil, surnommé le " Père la Victoire " écrivait le 29 janvier 1891 à la suite de la représentation de Thermidor, drame de Victorien Sardou," interdit après deux représentations au Théâtre-Français, pour ses tendances antijocobines":


" J'approuve tout de la Révolution: j'approuve les Massacres de Septembre où,
pour s'éclairer, la nuit venue, les travailleurs plantaient des chandelles dans les yeux des morts.

J'approuve les noyades de Nantes, les mariages républicains où les vierges
accouplées à des hommes, par une imagination néronienne, avant même d'être
jetées dans la Loire, avaient à la fois l'angoisse de la mort et la souffrance
de la pudeur outragée.

J'approuve les horreurs de Lyon, où l'on attachait des enfants à la gueule
des canons, et les égorgements de vieillards de quatre-vingt-dix ans
et de jeunes filles à peine nubiles.

Tout cela forme un bloc glorieux et je défends qu'on y touche.

Je défends que, sur un théâtre qui dépend de l'Etat, un dramaturge illustre vienne,
après plus de cent ans révolus, prononcer une parole de pitié qui serait
un outrage aux mânes augustes de Robespierre et de Marat."

Sur des fondations aussi pourries, rien de bon ne pouvait émerger, c’était une pente fatale, une structure de péché qui tournait et continue de tourner à plein régime. Ni baptême de Reims, ni Saints au Panthéon républicain...
Un Tel verra comme feu Celui qu'il n'a pas connu comme lumière (St Grégoire Le Théologien)
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stephlorant
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Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème historique)

Message non lu par stephlorant »

coeurderoy a écrit :Je suis d'accord sur l'emprise partiale et univoque que tiennent, par exemple, les institutions de décervelage et de parti que sont les Ministères de l'Education Nationale et de la Culture
Et ce n'est qu'un début, attendez la rentrée : comme décervelage, on ne fait pas mieux:

viewtopic.php?f=118&t=17758
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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mystike
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Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème)

Message non lu par mystike »

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Je ne fêterai pas l’infâme Cordelier
Faisant assassiner, par sa triste colonne,
En l’église du Luc, près de six cents personnes
Dont cent cinquante enfants réunis pour prier
.

Bonjour
Il s'agit de quelle église du Luc ?
Le Luc en Provence ?
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Sofia
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Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème)

Message non lu par Sofia »

mystike a écrit :Il s'agit de quelle église du Luc ?
Le Luc en Provence ?
Je pense que c'est une allusion aux Lucs-sur-Boulogne : http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_d ... r-Boulogne
Amfortas a écrit :Georges Clémenceau, éminent franc-maçon et républicain, Président du Conseil, surnommé le " Père la Victoire " écrivait le 29 janvier 1891 à la suite de la représentation de Thermidor, drame de Victorien Sardou," interdit après deux représentations au Théâtre-Français, pour ses tendances antijocobines":
[+] Texte masqué
" J'approuve tout de la Révolution: j'approuve les Massacres de Septembre où, pour s'éclairer, la nuit venue, les travailleurs plantaient des chandelles dans les yeux des morts.

J'approuve les noyades de Nantes, les mariages républicains où les vierges accouplées à des hommes, par une imagination néronienne, avant même d'être jetées dans la Loire, avaient à la fois l'angoisse de la mort et la souffrance de la pudeur outragée.

J'approuve les horreurs de Lyon, où l'on attachait des enfants à la gueule des canons, et les égorgements de vieillards de quatre-vingt-dix ans et de jeunes filles à peine nubiles.

Tout cela forme un bloc glorieux et je défends qu'on y touche.

Je défends que, sur un théâtre qui dépend de l'Etat, un dramaturge illustre vienne, après plus de cent ans révolus, prononcer une parole de pitié qui serait un outrage aux mânes augustes de Robespierre et de Marat."
Pourrais-je savoir où il a écrit cela ?
Je connaissais de Clemenceau son « La révolution est un bloc », tiré d'un discours prononcé devant la chambre des députés le 29 janvier 1891 à propos de Thermidor (celui-là), mais je n'y trouve pas les propos que vous citez.
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Monte-Cristo
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Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème)

Message non lu par Monte-Cristo »

Pour ma part, je ne fête pas non plus le 14 juillet. La république est basée sur une série d'assassinats et sur le fanatisme. De plus, la prise de la Bastille, c'est quoi ? Un épiphénomène, une anecdote de l'Histoire, où une populace en furie a abreuvé sa soif de sang...ça peut paraître caricatural et partisan, mais c'est la vérité.

Bref, à bas la gueuse !
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Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème)

Message non lu par Iulita »

Bonjour
Amfortas a écrit :
mike.adoo a écrit :
J'en reste sans voix !
Comment se fait-il que ces noms m'étaient inconnus ? Etait-ce fortuit ou délibéré ?
Je comprends que la vérité ne soit pas bonne à dire ... surtout celle là !


Vous pouvez remercier l’Education Nationale, de même qu’il est peu probable qu’elle s’attarde sur certaines déclarations républicaines plutôt gênantes :

Georges Clémenceau, éminent franc-maçon et républicain, Président du Conseil, surnommé le " Père la Victoire " écrivait le 29 janvier 1891 à la suite de la représentation de Thermidor, drame de Victorien Sardou," interdit après deux représentations au Théâtre-Français, pour ses tendances antijocobines":


" J'approuve tout de la Révolution: j'approuve les Massacres de Septembre où,
pour s'éclairer, la nuit venue, les travailleurs plantaient des chandelles dans les yeux des morts.

J'approuve les noyades de Nantes, les mariages républicains où les vierges
accouplées à des hommes, par une imagination néronienne, avant même d'être
jetées dans la Loire, avaient à la fois l'angoisse de la mort et la souffrance
de la pudeur outragée.

J'approuve les horreurs de Lyon, où l'on attachait des enfants à la gueule
des canons, et les égorgements de vieillards de quatre-vingt-dix ans
et de jeunes filles à peine nubiles.

Tout cela forme un bloc glorieux et je défends qu'on y touche.

Je défends que, sur un théâtre qui dépend de l'Etat, un dramaturge illustre vienne,
après plus de cent ans révolus, prononcer une parole de pitié qui serait
un outrage aux mânes augustes de Robespierre et de Marat."

Sur des fondations aussi pourries, rien de bon ne pouvait émerger, c’était une pente fatale, une structure de péché qui tournait et continue de tourner à plein régime. Ni baptême de Reims, ni Saints au Panthéon républicain...
Je suis un peu surprise de lire ici qu'on n'enseigne pas ces choses à l'école : c'est là que je les ai apprises, à l'école publique, autant en primaire (massacres de septembre, Terreur, mais aussi la manière indigne dont a été mené le procès de Marie-Antoinette, etc...) qu'au collège puis en lycée. Même les phrases de Clemenceau, je m'en souvenais. Ai-je donc eu la chance de ne tomber que sur des profs qui n'avaient pas peur de raconter des faits historiques ? Ou bien notre mémoire est-elle sélective ?
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GuilhemMaurice
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Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème)

Message non lu par GuilhemMaurice »

Iulita a écrit :Bonjour

Je suis un peu surprise de lire ici qu'on n'enseigne pas ces choses à l'école : c'est là que je les ai apprises, à l'école publique, autant en primaire (massacres de septembre, Terreur, mais aussi la manière indigne dont a été mené le procès de Marie-Antoinette, etc...) qu'au collège puis en lycée. Même les phrases de Clemenceau, je m'en souvenais. Ai-je donc eu la chance de ne tomber que sur des profs qui n'avaient pas peur de raconter des faits historiques ? Ou bien notre mémoire est-elle sélective ?
Vous êtes tombée sur un très bon et honnête professeur. Etant au public, on ne m'a jamais appris çà, soit parce qu'on cherchait à le cacher par conviction (ce que je pense de mes prof. qui ne cachaient pas leurs opinions politiques et athées), soit que mes professeurs étaient des ignorants (ce que je doute fortement). J'ai tout juste entendu parler vaguement de la Terreur mais en lui donnant des circonstances atténuantes....
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Monte-Cristo
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Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème)

Message non lu par Monte-Cristo »

Je me rappelle, en Première, quand j'ai demandé à mon prof d'Histoire, pourquoi la révolution avait donné la loi le Chapelier de 1791 qui supprimait les corporations, et ainsi désavantageait gravement le peuple. La réponse a été : "je ne sais pas"...c'est dire soit l'ignorance des profs, soit leur mauvaise foi.

Jamais, jamais, jamais, je n'ai entendu parlé de tous ces massacres qui ont eu lieu. Tout au plus on apprend que la plupart des gens qui ont été guillotinés étaient des gens du peuple. Et, bien sûr, pas un mot des persécutions contre les catholiques !
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Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème)

Message non lu par stephlorant »

Je connaissais le soulèvement de Lyon. La répression fut particulièrement 'radicale'. Le sang appelle le sang, on en finit par le canon et le mitraille:

"Le 9 octobre, les représentants créent une « Commission militaire », afin de juger les personnes prises les armes à la main, et une « Commission de justice populaire », devant statuer sur les autres « rebelles ». Trois jours plus tard, la Convention décide la formation d'une « Commission extraordinaire » de cinq membres chargée de « punir militairement et sans délai les criminels contre-révolutionnaires de Lyon ».

La « Commission militaire » statue dès le 11 octobre et fait fusiller 106 personnes, dont les lieutenants de Précy. La « Commission de justice populaire », qui fonctionne à partir du 21 octobre, fait guillotiner 79 personnes, dont Bénami, Coindre et le juge de paix Ampère. L'une et l'autre disparaissent le 9 décembre. Quant à la « Commission révolutionnaire extraordinaire », qui siège du 30 novembre 1793 au 6 avril 1794, présidée par le général Parein, elle décide d'emblée de substituer des mitraillades collectives aux fusillades individuelles et à la guillotine. Les 4 et 5 décembre, 60, puis 208 ou 209 condamnés sont tués par trois pièces de canon chargées à mitraille dans la plaine des Brotteaux, près de la grange de Part-Dieu. Cette méthode est abandonnée le 17 décembre.

Je me souviens encore d'exécutions par noyades, les condamnés étant liés et déposés sur des radeaux que l'on faisait chavirer ensuite.... mais impossible de me souvenir... du côté de Bordeaux ?
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mystike
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Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème)

Message non lu par mystike »

Sofia a écrit :
mystike a écrit :Il s'agit de quelle église du Luc ?
Le Luc en Provence ?
Je pense que c'est une allusion aux Lucs-sur-Boulogne : http://fr.wikipedia.org/wiki/Massacre_d ... r-Boulogne
Merci, je connais bien le Luc en Provence pour y être née. D'après un historien local, notre église (notre dame du mont Carmel) a connu semblable persécution mais en 1590 (les villageois s'y était refugié et ont été massacré).
Pour rester dans le vif du sujet, je n'ai pas non plus souvenir d'avoir été informé à l'école de tous ses massacres. Il suffirait d'ailleurs de consulter les livres scolaires (anciens et nouveaux) pour y connaitre les prérogatives de l'enseignement.
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stephlorant
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Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème)

Message non lu par stephlorant »

stephlorant a écrit :J
Je me souviens encore d'exécutions par noyades, les condamnés étant liés et déposés sur des radeaux que l'on faisait chavirer ensuite.... mais impossible de me souvenir... du côté de Bordeaux ?
Il ne s'agissait pas de Bordeaux, mais de Nantes. Là aussi, c'est "l'efficacité" qui a prévalu :

"Les noyades à Nantes sont un épisode de la Terreur qui a eu lieu entre novembre 1793 et février 1794 à Nantes. Pendant cette brève période, des milliers de personnes, suspects aux yeux de la République, notamment des personnes d'Église, ont été noyées dans la Loire sur ordre de Jean-Baptiste Carrier. Des milliers d'hommes, de femmes, d’enfants meurent ainsi dans ce que Carrier appelle la « baignoire nationale »

Causes

Nantes était assiégée par tous les fléaux qu'une guerre civile entraîne. Les menaces épidémiques et les difficultés alimentaires ne sont pas niables. Nourrir plus de dix mille prisonniers représente une charge presque insupportable pour Nantes. Jean-Baptiste Carrier voulait ravitailler d'abord l'armée et ensuite pourvoir la ville.
La crainte de l'épidémie

La crainte de l'épidémie a beaucoup joué dans la décision d'isoler les détenus à la prison de l'Entrepôt des cafés puis sur des navires mouillés dans le port ; elle a incité à vider les prisons du centre-ville. Les pertes enregistrées dans le personnel de surveillance, le corps médical, les infirmiers, les juges même, ont pu semer l'effroi chez les responsables nantais et les inciter à tout faire plutôt que de périr de la maladie répandue par les vaincus quitte à les massacrer.
Les conférences du 4-5 décembre 1793 (14 et 15 frimaire an II)

Le 4 décembre 1793 au soir, Jean-Baptiste Carrier, les membres principaux du Comité révolutionnaire de Nantes, François Louis Phelippes-Tronjolly et ses collègues, Julien Minée pour le département, Renard pour la municipalité, des représentants de Vincent-la-montagne, se réunissent. Ils décident de constituer un jury chargé de dresser une liste de proscrits. Le 5 décembre 1793 plus de trois cents noms seront couchés sur le papier. Il ne reste plus qu'à ordonner l'exécution. Pour cela, Carrier imagine un procédé radical qu’il appelle la déportation verticale : au lieu de les envoyer vers des îles lointaines, il fait embarquer les condamnés sur des barques à fond plat qui sont coulées au milieu de la Loire, au niveau de Chantenay. Les exécutions ont lieu de nuit pour plus de discrétion, mais les corps flottent ensuite en surface pendant des jours. Ce ne sont plus exécutions mais massacres qui laissèrent des traces d'horreur dans la mémoire de tous à l'époque


Identité des noyeurs
Ils se divisent en deux groupes:
La compagnie révolutionnaire Marat
Guillaume Lamberty et ses hommes.


Les noyades

Première noyade
Les premières noyades commises sont celles des prêtres réfractaires, cent soixante environ, condamnés à la déportation. Dans la nuit du 16-17 novembre 1793 (26-27 brumaire an II), Guillaume Lamberty et ses hommes passent à l'exécution, quatre-vingt-dix prêtres sont noyés. En réalité, ce carnage compte trois survivants. Repêchés par les marins d'un navire de guerre, l' Imposant, ils sont remis aux autorités de la ville. Ramenés sur la galiote, ils périssent lors de la seconde noyade de prêtres. Plusieurs cadavres de prêtres viennent s'échouer sur les berges du fleuve.
Un seul prêtre survécut à ce massacre, l'abbé Landeau. Excellent nageur, il réussit à s'enfuir du bateau et nagea entre deux eaux jusqu'à la rive de la Loire.

Seconde noyade
La seconde noyade de prêtres est encore le fait de Guillaume Lamberty. Plusieurs hommes de la compagnie Marat conduits par Foucauld détroussent méthodiquement les 58 prêtres arrivés d'Angers. Les prêtres sont transférés sur une gabare spécialement aménagée et emmenés loin du port, à l'entrée de l'estuaire où il est procédé à leur submersion. Cette fois il n'y a aucun survivant.

Troisième noyade dite du Bouffay
La troisième noyade, dite du Bouffay, est aussi bien connue, sinon mieux, que les deux précédentes. Elle a coûté la vie à cent vingt-neuf détenus, dans la nuit du 14-15 décembre 1793 (24-25 frimaire an II). Menés par Jean-Jacques Goullin et Michel Moreau-Grandmaison, les "Marat" gagnent la prison du Bouffay, la plupart sont ivres. Ils ne sont plus tout à fait en état de consulter leurs listes, et procèdent au hasard, raflant les prisonniers dans leurs cellules, puis les attachant deux par deux à une pierre après les avoir dépouillés de leurs objets personnels et de leur argent. Embarqués sur une sapine, les suppliciés sont dirigés vers l'aval et l'embarcation coulée un peu plus loin que Trentemoult, au bout de l'île Cheviré.

Quatrième noyade (23 décembre 1793)
La noyade du 23 décembre 1793 (3 nivôse an II) est attestée de trois façons, au moins, deux témoignages très sûrs et confirmés. Pierre Robin, Fouquet et d'autres chargèrent environ huit cents individus de tout âge et de tout sexe sur deux bateaux, qui furent conduits vis-à-vis de Chantenay et furent noyés.

Noyades des galiotes
Du 29 décembre 1793 (9 nivôse an II) au 18 janvier 1794 (29 nivôse an II) ce furent les "noyades des galiotes", des navires hollandais restés à Nantes par suite du blocus et qu'on déplaça pour la circonstance vers la prison de l'Entrepôt des cafés. Impossible de dire s'il y eut deux ou trois expéditions. À chaque fois, deux cents à trois cents victimes, hommes, femmes et enfants mêlés. Il semble que l'ultime noyade organisée sous la direction de Carrier, destinée à vider la prison de l'Entrepôt des cafés, ait été perpétrée dans la nuit du 29 au 30 janvier 1794 (10-11 nivôse an II) et ait concerné quatre cents détenus environ.
Dernière noyade
L'ultime noyade eut lieu le 9 ventôse de l'an II (27 février 1794). Selon des pièces officielles lues à la Convention, le 21 vendémiaire de l'an III (12 octobre 1794), cette dernière noyade fut ordonnée par l'Adjudant-Général Lefebvre et aurait provoqué la mort de 41 personnes: 2 hommes, dont un vieillard aveugle de 78 ans, 12 femmes, 12 filles et 15 enfants, dont 10 de 6 à 10 ans et 5 enfants à la mamelle. L'opération eut lieu dans la baie de Bourgneuf.

Estimations du nombre des victimes

Le nombre des victimes n'est pas connu avec précision, selon Roger Dupuy, il y a entre 7 et 11 noyades, avec 300 à 400 victimes à chaque fois. Selon Jacques Hussenet, 1 800 à 4 800 personnes sont noyées sur ordre de Carrier, 2 000 autres personnes peut-être, furent noyées sur ordre d'autres révolutionnaires nantais. Au moins 4 000 personnes périssent dans les noyades selon Jean-Clément Martin4. Alfred Lallié évalua à 4 860 le nombre des noyés5 nombre repris par Hippolyte Taine6. Selon Reynald Secher, il y a 4 800 victimes, rien que pour l'automne 17937 Pour Gaston Martin environ 1 800, pour Fouquet 9 000, pour Mellinet 3 500.
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Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème)

Message non lu par Sofia »

Bon, puisque tout le monde raconte sa vie... :D
Au collège et/ou au lycée, pendant mes cours d'histoire, j'ai entendu parler de la Terreur, des agissements pas toujours glorieux de Robespierre et de Danton, de la malheureuse princesse de Lamballe, du procès « pas clean » de Marie-Antoinette, des Vendéens (un de mes profs avait même écrit un livre dessus), de la prise de la Bastille (et pas la version « le peuple contre l'arbitraire royal ») etc. Et ce, dans le public comme dans le privé (j'ai fait les deux), et avec différents professeurs (dont un « gauchiste »).
Pour le primaire, je ne me souviens plus, si ce n'est qu'on nous a vaguement parlé des sans-culottes et des trois ordres de l'Ancien Régime.

Bref, je ne sais pas si je suis une exception, mais on ne m'a jamais présenté cette période comme une ère splendide où tout était pour le mieux dans le meilleur des mondes.
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Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème)

Message non lu par Nanimo »

La Révolution ne m'a jamais été présentée comme une période glorieuse; le peuple était avide de vengeance; c'est ce qu'on en a retenu.
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Re: Je ne fêterai pas votre révolution (poème)

Message non lu par Cinci »

Oui, oui ...Promis ! Je vais glisser ce poème dans un scrapbook, à côté de textes de Drieu Larochelle et quelques lignes de Céline. Vous prévoyez quoi pour l'an prochain à ce sujet ? Moi j'ai pensé un souper aux chandelles avec des ortolans au menu, une déclamation de vers d'Alfred de Vigny au déssert. Que pensez-vous de ça ?



Alfred, dès son plus jeune âge, suit une éducation exemplaire, dirigée par sa mère, suivant à la lettre les préceptes de L'Émile : bains glacés, régime sec, exercices physiques, notamment escrime et tir, enseignement des mathématiques, de la musique, de la peinture. Il est l'âme du foyer, objet d'une affection tyrannique. Les murs de l'appartement sont recouverts de portraits de l'enfant. Son père lui fait embrasser la croix de Saint-Louis chaque soir avant de se coucher. [...] - Wiki

http://fr.wikipedia.org/wiki/Alfred_de_Vigny
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