Cette partie de l'info ne s'applique manifestement pas à ton cas : déficience intellectuelle, autisme et agressivité !stephlorant a écrit : Tenez, j'ai cité deux médicaments, puis j'ai fait une brève recherche et il m'a fallu moins de deux minutes pour trouver ceci:
Risperdal et Haldol moins efficaces qu'un placebo pour contrer l'agressivité
Selon une récente étude publiée dans le Lancet, deux médicaments antipsychotiques largement prescrits aux enfants et adultes souffrant de troubles du spectre autistique ne sont pas plus efficaces qu'un placebo pour contrer l'agressivité.
Peter Tyrer et et al. ont étudié les effets de la rispéridone (Risperdal), de l'halopéridol (Haldol) et d'un placebo sur l'agressivité de quelque 86 adultes non psychotiques et de faible QI répartis entre dix unités de traitement ambulatoires ou résidentielles en Grande-Bretagne et en Australie. Les chercheurs ont mesuré l'agressivité des participants ainsi que d'autres troubles du comportements à l'issue de 4, 12 et 26 semaines de traitement. Ils ont également étudié les effets secondaires et analysé les réponses du personnel soignant et autres accompagnants sur les effets du traitement.
"L'agressivité a diminué de manière substantielle avec chacun des traitements en l'espace de quatre semaines", notent les chercheurs, "avec toutefois une amélioration supérieure pour le groupe sous placebo". Le placebo avait en effet diminué l'agressivité de près de 80 %, contre 58 % pour la rispéridone et 65 % pour l'halopéridol. Les données n'ont montré aucune différence significative entre les groupes pour tous les autres paramètres pris en compte.
Les chercheurs concluent ainsi : "les médicaments antipsychotiques ne devraient plus être considérés comme un traitement de fond acceptable pour contrer l'agressivité des personnes présentant un handicap intellectuel".
Pour cette partie, il serait intéressant de savoir si les résultats s'appliquent exclusivement à ce groupe spécifique (adultes, TED, handicapés intellectuels, aggressifs) ou si les mêmes effets se manifestent chez les clientèles qui ne présentent pas ces problématiques.La rispéridone, antipsychotique atypique de nouvelle génération, avait été initialement accueillie avec intérêt pour ses risques moindres par rapport à des neuroleptiques de première génération tels que l'halopéridol. On sait pourtant aujourd'hui que la rispéridone s'accompagne de tout un cortège de risques d'effets secondaires graves tels que diabète, élévation du glucose sanguin, prises de poids extrêmes et tumeurs pituitaires.
En passant, Lancet n'est pas à l'abri des erreurs dans la publication des résultats de recherches, notamment en ce qui a trait au lien fait entre l'adminstration de vaccins et l'autisme, qui a fait bien des ravages. On peut cependant présumer qu'ils ont appris de cette erreur.



