Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2010-2011)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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stephlorant
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Re: Bénédiction des simples

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"Mon joug est simple et mon fardeau léger...", ce mot m'a rappelé cette prophétie d’Ézéchiel. En fait, quiconque veut bien recevoir l'Esprit trouve un guide sûr et ne s'empêtre plus les pieds dans les pièges que l'Adversaire lui tend.
Ez.39 : 29 : "Et je ne leur cacherai plus ma face, Car je répandrai mon esprit sur la maison d'Israël, dit le Seigneur, l'Éternel."

Ce que dit Dieu par la bouche d’Ézéchiel, c'est que Dieu se laisse connaître par son Esprit. C'est une rencontre hors de tout raisonnement, de toute pensée, de tout langage. L'Esprit-Saint n'est-Il pas comme le feu, et Jésus n'a-t-il pas désigné l'Esprit comme le feu qu'il est venu jeter sur la terre ? Jésus est venu jeter le feu de l’amour sur la terre. Et cet amour est une force qui pousse en avant, mais aussi un combat, une résistance jusqu’au sang, un courage pour affronter, s’il le faut, les adversaires de la justice et de la liberté. C'est un feu qui est mouvement comme une vague qui soulève et emporte vers l'avant. C'est bien ainsi, en tout cas à ma toute petite échelle, que l'Esprit-Saint me pousse à la connaissance de Dieu. Mais le mot de connaissance est encore trop riche et trop humain. Il faut dire: l'Esprit-Saint m'incite à sonder le mystère de Dieu. Oui, c'est mieux.

Or, ce mystère est insondable. Peu importe: les mystères de Dieu ne nous sont pas donnés pour que nous en trouvions la solution - certes non, l’Éternité n'y suffira pas !, mais pour que nous y plongions avec toutes nos capacités. Ce que je crois, c'est donc que, lorsque Dieu a répandu son Esprit sur le monde, l'Esprit n'a eu de cesse, et cela se poursuit toujours, de nous relever tous, chacun tel que nous sommes, pour que nous puissions participer, dès ce monde, à la contemplation continue des secrets de Dieu. Seigneur, comme je me réjouis de ce don ! Comme j'en étais indigne et comme j'en avais besoin ! Désormais, si je suis fort, c'est parce que je sais que ma force est hors de moi-même: si ma force est hors de moi-même, qui pourra me la prendre ? Et il en ainsi de ma Joie, ma vraie joie, et il en est de mon cœur, car mon cœur n'a de regard que pour la miséricorde divine.
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stephlorant
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Le bon moment pour jeter les filets....

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« Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. »

C'est le moment, dans l'Evangile de Luc, où va se décider la vocation de Pierre. Je constate qu'elle se fonde d'abord sur un constat d'échec: "Nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre". (Et moi je crois entendre: "J'ai peiné tout le temps, j'étais dans les ténèbres et je m'efforçais de mieux comprendre le sens de ma vie, mais sans rien trouver de bon".) Mais il suffit d'avoir croisé le chemin du Seigneur - car en réalité, Jésus nous attend toujours à l'endroit où nous sommes prêts à baisser les bras...

C'est notre orgueil qui nous empêche de Le rencontrer plus tôt; à ce moment-là, du moins, devant l'échec, le sentiment de vacuité nous conduit à plus d'humilité. Jésus ne peut en effet guérir quelqu'un qui ne se croit pas malade, il ne peut relever quelqu'un qui se complaît dans la médiocrité, il ne peut délivrer quelqu'un qui aime ses chaînes, son esclavage, son péché... Personne n'a besoin de se convertir s'il n'a pas d'abord constaté la vanité de ses entreprises, l'étroitesse de son coeur, la futilité de ses ambitions. Il faut en arriver au moment où, à bout de souffle, nous sommes disposés à nous en remettre à Dieu: "Sur ton ordre, je vais jeter les filets"...
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Aldous
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Re: Le bon moment pour jeter les filets....

Message non lu par Aldous »

stephlorant a écrit :C'est notre orgueil qui nous empêche de Le rencontrer plus tôt; à ce moment-là, du moins, devant l'échec, le sentiment de vacuité nous conduit à plus d'humilité. Jésus ne peut en effet guérir quelqu'un qui ne se croit pas malade, ...
Combien vous avez raison,
d'ailleurs il nous le dit tout à fait clairement:
"Je suis venu appeler non pas les justes, mais les pécheurs"

Je sais que vous connaissez ce passage mais je le réécris quand même, ça ne mange pas de pain (si je peux dire.... :fleur: )

bonne soirée,
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Antoine Marie
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Re: Le bon moment pour jeter les filets....

Message non lu par Antoine Marie »

stephlorant a écrit :« Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre ; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets. »

C'est le moment, dans l'Evangile de Luc, où va se décider la vocation de Pierre. Je constate qu'elle se fonde d'abord sur un constat d'échec: "Nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre". (Et moi je crois entendre: "J'ai peiné tout le temps, j'étais dans les ténèbres et je m'efforçais de mieux comprendre le sens de ma vie, mais sans rien trouver de bon".) Mais il suffit d'avoir croisé le chemin du Seigneur - car en réalité, Jésus nous attend toujours à l'endroit où nous sommes prêts à baisser les bras...

C'est notre orgueil qui nous empêche de Le rencontrer plus tôt; à ce moment-là, du moins, devant l'échec, le sentiment de vacuité nous conduit à plus d'humilité. Jésus ne peut en effet guérir quelqu'un qui ne se croit pas malade, il ne peut relever quelqu'un qui se complaît dans la médiocrité, il ne peut délivrer quelqu'un qui aime ses chaînes, son esclavage, son péché... Personne n'a besoin de se convertir s'il n'a pas d'abord constaté la vanité de ses entreprises, l'étroitesse de son coeur, la futilité de ses ambitions. Il faut en arriver au moment où, à bout de souffle, nous sommes disposés à nous en remettre à Dieu: "Sur ton ordre, je vais jeter les filets"...
Je pense avoir vécu cette même expérience quand au fond toute l'intelligence de l'Univers est incapable de nous faire accepter notre misère.
Alors du haut de la Croix, le Seigneur vient remplir notre existence qui s'est vidée du superflu : seul reste l'essentiel, notre soif d'Amour !
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Jn 1, 4
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stephlorant
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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 2,41-51.
Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque.
Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume.
Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent.
Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances.
Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher.
C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions,
et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses.
En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! »
Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. »
Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.
Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son cœur tous ces événements.


La dernière ligne de cet Évangile nous en dit beaucoup sur la façon dont, après la résurrection et l'Ascension, Marie a pu rapporter aux apôtres certains épisodes de la vie de Jésus dont ils ne pouvaient être au courant. Elle avait gardé tous ces événements, moins dans sa mémoire que dans son cœur, car il ne suffisait pas d'un compte rendu détaillé, il fallait encore qu'il fut dans l'esprit des Évangiles.

Dès lors, il n'est guère étonnant que l'événement de Jésus perdu et retrouvé au temple nous invite, comme tous les autres récits évangéliques, à la réflexion et la méditation.

L'entrée dans la treizième année marquait le moment où le jeune Israélite devenait membre de la communauté religieuse de sa localité ; il allait pouvoir faire la lecture des écrits sacrés à la synagogue et devait remplir les devoirs religieux du Juif pieux et fidèle. Or ses parents étaient de ceux-là. Ils se rendaient, non seulement chaque sabbat à la synagogue, mais, lors de la fête de Pâque, ils montaient à Jérusalem pour prendre part aux cérémonies du Temple et de la foule réunie dans la ville sainte.

Les cérémonies du culte ont dû faire aussi impression sur le cœur de Jésus ; mais son âme était déjà habituée à servir Dieu autrement, « en esprit et en vérité » (Jean 4 : 23). Il sera donc attiré, séduit, beaucoup plus encore par la parole, pleine d'expérience, des docteurs et des sages, de ceux dont il connaissait la piété exemplaire et dont il avait peut-être appris à l'école certaines paroles toutes pénétrées de foi et de vigueur morale.
Nous pouvons ainsi nous représenter comment, dans cette foule, Jésus a pu être séparé de ses parents. Ceux-ci le croient avec ses camarades on avec d'autres membres de leur famille. Au bout de la première journée de marche, ne l'ayant pas rencontré, ils rebroussent chemin et rentrent à Jérusalem, inquiets, se demandant comment ils retrouveront, dans la foule, un jeune enfant de douze ans. Ils le découvrirent, après bien des recherches, « dans le temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et leur faisant des questions ; et tous ceux qui l'entendaient étaient ravis de son intelligence et de ses réponses » (2 : 46, 47).

Une dernière leçon se dégage du dialogue engagé entre sa mère et lui : « Ne saviez-vous pas, dit-il, qu'il me faut être occupé des affaires de mon Père » (2 : 49). Son père, c'est-à-dire Dieu, Jésus n'est pas encore le Messie, le Fils de Dieu ; il ignore la destinée qui lui est réservée et la tâche magnifique pour laquelle Dieu le prépare. Mais il sait déjà que la chose la plus précieuse que possède un être humain, c'est son âme et que le bonheur le plus doux est de demeurer en communion avec le Père céleste, de se confier à sa main forte, de se soumettre à sa volonté sage de marcher sous sa garde et son inspiration.

Sans hésitation, ensuite, il suit Joseph et Marie sur le chemin de Nazareth. De retour dans sa patrie, il se recueille et se rapproche toujours plus de son Père céleste ; il se prépare à sa mission lointaine ; mais il continue à être l'enfant respectueux et obéissant à ses parents : « Il leur était soumis. » (Luc 2 : 51.)

Si Jésus était précoce, quoi d'étonnant que l'on retrouve sainte Thérèse de Lisieux s'efforçant d'entrer au Carmel le plus tôt possible ?

La question que je me pose, c'est celle des enfants d'aujourd'hui. Je ne doute pas que le Seigneur continue d'éveiller des âmes à la vie de la grâce dès leur plus jeune âge. Ce qui m'inquiète, c'est la réaction des parents... devant la même précocité spirituelle. Depuis longtemps, nos familles sont 'atomisées'. Et tandis que Jésus a eu non seulement les parents que l'on sait, mais aussi des grands-parents et toute une communauté dans laquelle la relation à Dieu comptait, les enfants d'aujourd'hui font l'objet de beaucoup d'attentions, certes, mais profanes. Les couples chrétiens ont très difficiles de vivre aujourd'hui et je prierai aujourd'hui à leur intention. Afin que l'Esprit Saint les guide dans l'éducation de leurs enfants. Car je songe encore à cette parole terrible du Seigneur: "Mais le Fils de l'homme, lorsqu'Il reviendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ?"

Il est important que nous accordions le meilleur accueil possible aux jeunes qui manifestent un intérêt précoce pour la foi catholique.
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Deux femmes, deux fois douze ans, deux guérisons

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,18-26.
Tandis que Jésus parlait aux disciples de Jean Baptiste, voilà qu'un chef s'approcha; il se prosternait devant lui en disant : " Ma fille est morte à l'instant; mais viens lui imposer la main, et elle vivra. "
Jésus se leva et se mit à le suivre, ainsi que ses disciples.
Et voilà qu'une femme souffrant d'hémorragies depuis douze ans s'approcha par derrière et toucha la frange de son vêtement. Car elle se disait en elle-même : « Si je parviens seulement à toucher son vêtement, je serai sauvée. » Jésus se retourna, la vit et lui dit : « Confiance, ma fille ! Ta foi t'a sauvée. » Et la femme fut sauvée à l'heure même.
Jésus, arrivé à la maison du chef, dit, en voyant les joueurs de flûte et l'agitation de la foule : « Retirez-vous. La jeune fille n'est pas morte : elle dort. » Mais on se moquait de lui. Quand il eut mis la foule dehors, il entra et saisit la main de la jeune fille, qui se leva.
Et la nouvelle se répandit dans tout ce pays.
Cy Aelf, Paris



Dans les récits des trois synoptiques, nous avons affaire à une femme atteinte d’un flux de sang depuis douze ans, d’après la Bible de Jérusalem. Mais l’expression grecque peut aussi bien signifier depuis l’âge de douze ans. Dans ce cas, sa maladie l’empêchait d’être mère à partir de cet âge. Or, c'est justement à cet âge que la fille de Jaïre est mourante.

Il existe de très nombreux commentaires qui ne sont pas de moi, mais qui tentent d'expliquer au lecteur comment les cas de ces deux femmes sont liés. Je me suis donc contenté, pour cette fois, de choisir le commentaire qui m'a intéressé le plus. (J'avais un jour découvert chez Françoise Dolto, une analyse de ce type). Celle qui suit est d'Anselm Grün, sur le site Yeshoua:

C'est sur la demande de Jaïre que Jésus se rend auprès de la fillette âgée de douze ans. En chemin il rencontre une femme affligée depuis douze ans d'un « écoulement de sang ». On pourrait dire qu'à douze ans la fille de Jaïre atteint l'âge adulte. Quant à la femme, dont les règles ne cessent pas depuis douze ans, elle a des problèmes avec sa sexualité et sa condition de femme. Ce nombre douze peut aussi être interprété symboliquement. Il exprime la complétude de l'être humain et sa capacité relationnelle. L'homme n'accède à à sa vérité que s'il est capable de relations ; or ces deux malades en sont incapables. La fillette s'y soustrait en se pétrifiant dans la solitude de la mort.

La femme, elle, voudrait établir des relations, mais elle n'y parvient pas parce qu'elle s'y prend mal : elle ne donne, ne se dépense que pour obtenir qu'on se tourne vers elle. Donner son sang, c'est donner sa force, se vitalité, mais seulement pour être aimée et reconnue des autres, or elle ne fait que perdre des forces ; elle donne beaucoup parce qu'elle a besoin de beaucoup Elle dépense aussi son avoir pour se soigner. La fortune, l'argent, renvoient toujours dans un rêve au> aptitudes et possibilités du sujet. Nous développons tous cette tendance : nous apprenons dans l'effort, mais seulement pour être reconnus par les autres. Ce faisant, nous sentons bien aussi que nous n'y trouvons pas notre compte et que finalement nous nous retrouvons vidés de notre substance.

La situation de cette femme change quand elle cesse de donner et touche simplement le manteau de Jésus : elle prend ainsi quelque chose de lui : sa spiritualité-son rapport avec Dieu. Elle ne donne plus pour recevoir, elle prend seulement ce dont elle a besoin et, prenant l'essentiel, elle reçoit à son tour, elle est guérie. Elle a perçu la force qui émane de Jésus, bien qu'elle n'ait osé l'approcher que par-derrière; maintenant, ce qui était secret doit être abordé en face. Elle doit affronter sa maladie et sa guérison, dire toute la vérité. Elle se sent alors acceptée, non seulement dans son corps mais encore dans tout son être, sa féminité, l'histoire de sa vie. Sentant le rayonnement de Jésus, elle prend confiance et peut lui exprimer ouvertement son tourment.

Sa situation n'était assurément pas facile dans une société masculine devenue impure à cause d'elle; celui qui touchait une femme dans cet état devenait lui-même impur et devait de soumettre aux rites de purification. Mais Jésus la relève : « Fille, ta confiance t'a sauvée. Va en paix, sois délivrée de ton fléau» (5,34). En lui adressant ainsi la parole, il ne la traite pas en étrangère, mais établit avec elle une relation de familiarité et lui confirme qu'elle a fait ce qu'il lui fallait faire. Quand elle ne donnait que pour attirer 'attention, elle n'avait pas la foi; elle voulait tout accomplir par elle-même et ne pouvait qu'aller à sa perte. Désormais elle fait confiance à Jésus et prend de lui ce dont elle a besoin pour vivre ; ainsi elle guérit et retrouve sa dignité.

Je sais que cela paraît un peu 'tiré par les cheveux'... mais il n'empêche qu'il y a entre ces deux guérisons mises en parallèle, beaucoup à retirer.

http://www.ieschoua.com/marc5_21/R%C3%A ... _jaire.htm
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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stephlorant
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"Qui est comme Dieu ?"

Message non lu par stephlorant »

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 17,1-11.

Ainsi parla Jésus. Puis il leva les yeux au ciel et pria ainsi : « Père, l'heure est venue. Glorifie ton Fils, afin que le Fils te glorifie. Ainsi, comme tu lui as donné autorité sur tout être vivant, il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés. Or, la vie éternelle, c'est de te connaître, toi, le seul Dieu, le vrai Dieu, et de connaître celui que tu as envoyé, Jésus Christ.

Le texte de l'Evangile que les trois lignes que j'ai gardées pour les citer. Mais je me suis senti obligé de détacher ce passage, à cause du grand "souffle" spirituel qui s'en dégage. Cette fois, Jésus ne s'est pas retiré dans le secret, à l'écart des foules, durant la nuit, pour prier le Père : sa prière s'élève librement devant les disciples et m'atteint moi aussi à travers les mots de saint Jean.

Il s'en dégage une merveilleuse et constante réciprocité. Si le Fils doit être glorifié, c'est aussi afin que le Père soit glorifié en lui. Le Fils a reçu autorité sur tout être vivant mais cette autorité, Il ne la garde pas pour un usage selon son goût, mais afin de donner la vie éternelle à ceux que le Père lui avait déjà donnés. Et la vie éternelle, c'est - déjà et pour toujours- de jouir de la connaissance du Père et du Fils. C'est très bon, c'est très beau et comme c'est fort !

Pour s'en convaincre, il faut tenter l'expérience de lire et de relire à haute voix ces quelques lignes: s'il n'y a pas de rimes comme dans les poésies, c'est que "la musique" ne se dégage pas de la sonorité des mots, mais plus profondément encore, elle émane de leur signification profonde. Je ressens donc avec puissance cet Amour-qui-circule, que rien ne peut contenir, et qui jaillit à la source même de la vie. Ce qui me pousse à conclure que cette connaissance du Père et de Fils demeurera toujours un mystère et que la contemplation de ce mystère conduit tout droit à la vie éternelle. En effet, les mystères divins peuvent être perpétuellement sondés, mais ils ne sont pas de nature à être pleinement solutionnés: leur renouvellement se reproduit constamment. Ô, Dieu ! Qui est comme Toi ?
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Délivrance d'un muet

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Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,32-38.
On présenta à Jésus un possédé qui était muet.
Lorsque le démon eut été expulsé, le muet se mit à parler. La foule fut dans l'admiration, et elle disait : « Jamais rien de pareil ne s'est vu en Israël ! »
Mais les pharisiens disaient : « C'est par le chef des démons qu'il expulse les démons. »
Jésus parcourait toutes les villes et tous les villages, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute infirmité.
Voyant les foules, il eut pitié d'elles parce qu'elles étaient fatiguées et abattues comme des brebis sans berger.
Il dit alors à ses disciples : « La moisson est abondante, et les ouvriers sont peu nombreux.
Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour sa moisson. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Un démon qui rend muet. De nos jours, plus de démon, mais des muets, oui. Lorsque quelqu'un souffrait d'une infirmité quelconque, c'était soit du fait d'une possession démoniaque, soit une manifestation de la justice divine.

A propos de l'effondrement de la Tour de Siloé (18 victimes), comme des assassinats ordonnés par le Procurateur Ponce Pilate, Jésus avait déclaré à la foule : "Croyez-vous que ces hommes étaient plus coupables que les habitants de Jérusalem ? Non, je vous le dis, mais convertissez-vous de crainte de périr de la même manière !" Et d'une seule phrase, il avait exclu que les catastrophes naturelles, tout comme les violences meurtrières, puissent avoir Dieu pour origines.

Mais à l'inverse, la maladie ou une malformation quelconque peuvent-elles être attribuées au pouvoir des démons ? Je réponds oui. Ici, le texte dit que le démon a été expulsé, c'est donc que démon il y a. Un démon assez ordinaire puisqu'il prend la forme d'un handicap. Et le handicap, tout comme la maladie, en appellent à la charité du prochain, c'est-à-dire à l'esprit de justice qui est dans l'homme et qui vient de Dieu.

Dire ces choses est plus simple pour moi qui visite chaque jour des personnes âgées, dont beaucoup souffrent moins d'un handicap que de l'abandon de leurs enfants et de l'indifférence des soignants. Oui, il y a bien là un démon que l'on chasse avec des sourires et des salutations enjouées. Cela me rappelle également quelques images de "Vol au-dessus de coucou", de Stanley Kubrick dans lequel le géant indien n'a jamais été muet. Mais il faisait le muet seulement afin de se préserver des autres...

La fin du texte de l’Évangile du jour me confirme dans mes pensées. Les foules que Jésus contemplent sont comme 'fatiguées et abattues'. Pour qu'elles se relèvent il suffirait que les "ouvriers de la moisson" - que nous sommes tous, viennent travailler à la moisson. La bonne volonté et la joie de vivre sont ici plus efficaces qu'un exorcisme, ou bien constituent des formes d'exorcisme contre le pouvoir du malheur dans la société.


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Vivre et descendre de...

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Livre de Ben Sirac le Sage (Si 3, 2-6.12-14)
12 Mon fils, soutiens ton père dans sa vieillesse,
ne le chagrine pas pendant sa vie.
13 Même si son esprit l'abandonne, sois indulgent,
ne le méprise pas, toi qui es en pleine force.
14 Car ta miséricorde envers ton père ne sera pas oubliée,
et elle relèvera ta maison si elle est ruinée par le péché.

Cette lecture m'a évidemment beaucoup rejoint dans mes préoccupations directes et j'ai été enchanté d'y trouver que la miséricorde, pratiquée envers ce très vieil homme que fut mon père, me vaudra le relèvement en cas de chute. Pour ce qui est de l'épître de Paul, je considère en la lisant que c'est dans la famille que commence le Royaume. Et si c'était une facilité pour moi de dire cela, ne tenons pas compte de ce que j'ai dit, mais gardons en mémoire que Jésus, avant de se faire baptiser dans le Jourdain par Jean, est resté trente années dans son milieu familial: c'est cette "vie cachée" que beaucoup aimeraient dévoiler, comme si elle avait forcément un contenu des œuvres inédites, qu'on ne pourrait révéler qu'à des initiés... ils seraient déçus, je crois. Mais sur ce point ils ont raison: n'est-ce pas le plus grand "signe" qu'Il nous ait laissé ?

En réalité, cet immense "blanc" dans l'histoire du Christ, c'est tout simplement la place qu'occupe dans le plan divin l'existence de chacun d'entre nous, notre vie dans son quotidien. C'est, ici et maintenant, dans nos relations familiales, dans la pratique de notre profession, la gestion des biens matériels, notre citoyenneté, etc. que nous pouvons rechercher et pratiquer les plus hautes vertus. Le mystère de la vie cachée de Jésus, c'est simplement d'y inscrire la nôtre. Mais pour employer un paradoxe comme Jésus en a tant employé lui-même: le mystère de notre vie cachée, c'est aussi d'y laisser celle de Jésus s'y inscrire !
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Envoi des douze disciples

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Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 1-7)

Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toute maladie et toute infirmité.
Voici les noms des douze Apôtres : le premier, Simon, appelé Pierre ; André son frère ; Jacques, fils de Zébédée, et Jean son frère ; Philippe et Barthélemy ; Thomas et Matthieu le publicain ; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée ; Simon le Zélote et Judas Iscariote, celui-là même qui le livra.
Ces douze, Jésus les envoya en mission avec les instructions suivantes : « N'allez pas chez les païens et n'entrez dans aucune ville des Samaritains.
Allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël. Sur votre route, proclamez que le Royaume des cieux est tout proche. »


Voici donc les douze premiers ouvriers envoyés à la moisson. Ils ont reçu de Jésus le pouvoir d'expulser les esprits mauvais et de guérir toutes les maladies et les infirmité en proclamant que le Royaume des cieux est tout proche. Mais ils ne peuvent pas franchir les frontières ni passer en chez les Samaritains, avec lesquels les Juifs sont en désaccord dur de nombreux points. Jésus ira lui-même à la rencontre des Samaritains et franchira les frontières. En fixant des limites bien déterminées à leur action, Jésus tient compte en même temps de la faiblesse de ses disciples que de leur zèle. Mais le seul fait de les envoyer avec le pouvoir de chasser les démons et de guérir confirme que le Royaume est advenu.

Ce Royaume, il est également pour nous-mêmes et notre maison. Par notre foi dans le Messie, le pouvoir nous a été donné de chasser des esprits mauvais et de remédier à certaines maladies.

Un esprit mauvais à chasser en premier, c'est bien entendu le nôtre: il faut mettre un terme à nos préjugés; il nous faut passer au-dessus de ces 'antipathies naturelles' qui nous empêchent de rencontrer nos frères; il faut faire place nette de tous nos présupposés. Le Royaume des Cieux est tout proche et cela veut dire qu'aujourd'hui encore, je dois m'efforcer de me dépouiller un peu plus de l'homme ancien qui est en moi (qui raisonne avant d'aimer, qui dit toujours non avant de dire oui, dont le regard est toujours prompt à saisir ce qui brille et négliger ce qui est humble, etc.)

Si donc nous parvenons, par une grâce du Seigneur, à nous défaire d'un peu de notre égoïsme, tout notre entourage en profitera. Le remède aux maladies découle de que nous chercherons - ou pas, à manifester notre foi. Bien évidemment, je n'ai pas reçu le don de guérir les cancers, mais je ne fume plus depuis sept ans et mes clients ont pris l'habitude d'écraser leurs cigarettes avant d'entrer; je ne peux rien contre l'alcoolisme qui emporte dans la mort, chaque année, une dizaine d'hommes de ce petit coin de ville. Cependant, il n'y a pas d'alcool dans mon frigo; à la place, il y a un petit tabouret. Qu'on soit passant ou client, le tabouret est toujours disponible - et mes oreilles aussi. Il est un homme au moins, qui se nomme Jean-Paul, que ce tabouret et une écoute patiente, sans jugement aucun, maintient dans l'abstinence depuis cinq ans.

Aujourd'hui, c'est une occasion spéciale. Je veux remercier le Seigneur de m'avoir guéri et de m'avoir assagi. Depuis les premiers temps de ma conversion où je m'étais précipité vers les monastères afin de m'y perdre complètement... et ce temps-ci, où de nouvelles opportunités se présente, je me dois de reconnaître que je n'ai jamais manqué de rien et que je n'ai pas connu les malheurs dont d'autres ont été affligés. Il est bon de savoir que de vivre sa foi, et de la vivre dans un effort d'amour envers le prochain, permet d'être soi-même guéri.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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stephlorant
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Belle découverte !

Message non lu par stephlorant »

saint Luc 11,27-28.
Comme Jésus était en train de parler, une femme éleva la voix au milieu de la foule pour lui dire : « Heureuse la mère qui t'a porté dans ses entrailles, et qui t'a nourri de son lait ! » Alors Jésus lui déclara : « Heureux plutôt ceux qui entendent la parole de Dieu, et qui la gardent ! »


Elle n'a pas tort cette femme qui élève la voix au milieu de la foule et qui ose proclamer dans sa louange tout ce qui lui monte du cœur en cet instant ! J'ai le sentiment qu'en écoutant Jésus, elle a compris quelque chose sur la maternité, et plus encore sur la maternité spirituelle - quelque chose qu'elle ne saurait exprimer autrement.

Mais elle a touché Jésus au plus profond de lui-même et, dans la réponse que Jésus donne aussitôt, je vois le Père dont la Miséricorde s'est penchée sur la multitude et lui dit: "Je vous ai donné ma Parole, mon Verbe, mon Fils unique, ce que j'ai de plus précieux: heureux êtes-vous qui entendez, qui recevez, qui comprenez et qui aimez "
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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Anne
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Re: Belle découverte !

Message non lu par Anne »

:coeur:
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…
".
2 Co 4, 8-10
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Re: Belle découverte !

Message non lu par mike.adoo »

Porter un enfant n'a qu'un temps ; Porter une parole défie le temps .
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Esperanza
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Re: Belle découverte !

Message non lu par Esperanza »

mike.adoo a écrit :Porter un enfant n'a qu'un temps ; Porter une parole défie le temps .

et quand l'Enfant EST la Parole...alors, le temps est Eternel,Ciel et terre ne font qu'UN!

Le Christ Jésus nous a fait entrer dans le temps de Dieu. Quelle Merveille!
Mystère immense de l'Incarnation! Plongeons dans l'Infini de Notre grand Dieu!
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stephlorant
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Le temps des nations s'achève

Message non lu par stephlorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 10,16-23.
Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Amen, je vous le dis : vous n'aurez pas encore passé dans toutes les villes d'Israël quand le Fils de l'homme viendra.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Quand Jésus parle ici de "toutes les villes d'Israël", il s'agit bien évidemment des villes de toutes les nations qui accueilleront le message de la venue du Royaume des Cieux. Il y quelques mois encore, je ne serais d'aucune manière entré dans les thèses des modernes 'messagers du Ciel', qui nous promettent le retour en gloire du Christ... pour l'année dernière. Cependant, force m'est de constater que notre époque, qui est celle de la médiatisation à outrance, rend possible une des plus grandes persécutions de l'Eglise depuis les premiers siècles.

Sans entrer dans le détail, il me semble que c'est d'abord à la famille chrétienne classique, que l'on s'en est pris, au travers de la "libération des sexes". Pauvre libération que celle-là, puisque désormais autant les hommes que les femmes rencontrent de multiples difficultés de vie. Tous doivent travailler, tous doivent être producteurs, consommateurs, mais aussi : objets de consommation ! La proposition intéressante de l'allocation de la personne ou foyer (homme ou femme) n'a pas tenu sous la pression économique. Et les enfants doivent donc être pris en charge par les grands-parents... quand ils ne s'éduquent pas eux-mêmes, tant bien que mal (ou pire) en copiant sur les copains et les copines. A un moment donné, il est devenu clair qu'il faut limiter le nombre des naissances, pour gagner plus et mieux réussir sa vie... d'où la multiplication des moyens de contraception (et du plus radical d'entre eux). Il y a de nos jours de pauvres gens qui vivent une solitude inimaginable au point de désirer la mort.

Il faudrait parler des attaques plus directes contre l'Eglise. Elles se sont d'abord placées sur le plan des "idées nouvelles", mais sans doute les Papes ont-ils trop bien résisté ? Aujourd'hui, c'est à la personne des prêtres que l'on s'en prend (je ne suis pas prêt d'oublier l’entartage, en pleine messe, de Mgr Léonoard), ni la plainte déposée en Justice, visant à citer le Pape à comparaître en"responsabilité civile" dans les affaire de pédophilie. L'ouverture extraordinaire de nombreux pays aux musulmans, qui se déclarent eux-mêmes les ennemis des chrétiens... avec l'approbation tacite des tenants de la laïcité... laisse à penser qu'il y aura bel et bien un jour des persécutions manifestes, contre les chrétiens, en plein Occident.

Mais en tout cas, quelles que soient les formes, il y a toujours un très grand Mensonge sur l'homme, sa nature, ses besoins, son sens de la vie, qui se dresse comme une grande ombre à l'arrière-plan. C'est bien le diable qui pousse à grands fracas les hommes vers le désespoir et vers l'enfer.

Tous ceux qui vivent dans un grand silence, même si c'est dans la douleur, sont mieux protégés.
Faîtes comme moi : essayez de faire une semaine sans télé !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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