Bonjour.
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :Le problème n'est pas de savoir si le vivant est simplement plus complexe ou beaucoup, beaucoup plus complexe que l'inanimé, le problème est de savoir s'il existe des règles des lois, des systèmes qui permettent d'arriver spontanément à ce niveau de complexité.
Mais justement, le vivant obéit à des lois que l’inerte ne possède pas. Si vous préférez, avec le vivant, ce sont des lois nouvelles qui apparaissent. C’est bien un ordre nouveau qui s’établit.
Oui, tout comme la chimie obéit à des lois que le monde subatomique ne possède pas, on appelle ça des propriétés émergentes, et il n'y a rien de plus naturel.
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :Lorsque l'on considère une cellule de type procaryote (donc sans noyau, ni mitochondrie, ni centrosome, ni appareil de golgi). Elle ressemble à un simple sac contenant uniquement du matériel génétique libre de se balader où il veut dans le cytoplasme, et des ribosomes tout aussi libres.
Bien sûr, sauf qu’il y a plus : le tout forme un ensemble cohérent qui remplit une fonction définie. Le « simple sac » comme vous l’appelez se voit donc doté de propriétés nouvelles.
Oui, ce sont ces fameuses propriétés émergentes, mais cela reste un simple sac, dont le contenu est assez limité en quantité et n'est pas précisément fixé à une certaine place.
Le résultat est quelque chose d'absolument merveilleux et mystérieux (la vie), mais lorsque l'on se propose de faire des comparaisons sur le plan du fonctionnement et/ou de la complexité, il faut tenir compte de ce fait (simple sac au contenu non précisément fixé à une certaine place).
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :2) "L'heureuse rencontre" pouvait se faire à tout moment, les autres "bonnes molécules" étant toujours présentent dans le milieu à toutes les concentration possibles (cf profondeur des flaques, et évaporation).
Admettons bien que je trouve que vous multipliez les hypothèses. La question essentielle demeure : les réactions propres à la vie sont au-delà des simples réactions chimiques connues. Comment expliquer qu’elles soient apparues spontanément ? En raison de propriétés « cachées » ? Mais alors, pourquoi lorsque nous reproduisons les mêmes conditions, nous n’observons pas les mêmes phénomènes ?
A vous entendre, il n’y a rien de plus simple que de fabriquer du vivant.
Non, je n'ai jamais dit cela, je me contente de préciser que TOUS les ingrédients étaient présents dans le milieu, à toutes les concentrations possibles, donc aussi la bonne, et que tout cela se faisait spontanément (il faut relire mon message d'origine, j'y montrait clairement que les ingrédients devaient FORCÉMENT se retrouver un peu partout (formation en atmosphère et retombée en pluie), et que toutes les concentrations possibles étaient certaines (profondeurs d'eau diverses et évaporation)).
En disant cela, je ne prétends pas que la vie se forme facilement, je montre simplement que la question de savoir si les bons ingrédients sont présents en même temps au même endroit ne se pose même pas, c'est oui.
Il n'y a pas de propriétés cachées, mais des propriétés émergentes, c'est un phénomène connu.
Nous somme capables aujourd'hui de reproduire les conditions de la formation des MOLÉCULES qui composent les premières cellules, et TOUTES les expériences marchent à tous les coups, mais nous ne fabriquons pas d'êtres vivants, et peut-être est-ce impossible, je n'en sais rien, je ne réagis QUE sur le fait de prétendre qu'il y a peu de chance que tous les ingrédients étaient présents, parce que c'est peut-être le seul point pour lequel on est sûr: oui TOUS LES INGRÉDIENTS ÉTAIENT PRÉSENTS.
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :Dans l'hypothèse où la vie serait un processus naturel, Il y a encore tellement d'étapes qui séparent la formation des molécules organiques de la vie, et que nous ignorons, qu'il est bien prématuré d'affirmer qu'il y a un "saut qualitatif" important.
C'est un domaine où curieusement ce sont ceux qui ont le moins étudié le sujet qui sont le plus affirmatifs, dans un sens comme dans l'autre d'ailleurs...
Je vous retourne le compliment. Le saut qualitatif est indéniable puisque les organismes vivants possèdent des propriétés uniques bien distinctifs de l’inerte. Qu’il soit prématuré de dire que ce saut soit au-delà des forces de la nature, je suis d’accord, mais il me semble inepte de nier ce saut en lui-même.
Non, ce n'est pas inepte, ce qui serait stupide ce serait de nier qu'il y a une ÉNORME DIFFÉRENCE entre, d'une part: des acides aminés, des bases d'ARN, et des phospholipides, et d'autre part: une cellule procaryote vivante, mais je ne dis pas cela.
Quand je dis qu'il est bien prématuré d'affirmer qu'il y a un "saut qualitatif" important, ce n'est pas la différence que je nie c'est le terme de "saut", ou plutôt ce qu'il présuppose (une transformation rapide en une seule étape).
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :Ça, c'est de l'ordre du fantasme, la grande force de la vie, c'est justement sa "flexibilité", en contradiction avec nos misérables créations qui ne marchent plus au moindre écart.
Où ai-je dit que la vie n’était pas flexible ? Vous me prêtez des propos qui ne sont pas les miens.
Je dis simplement qu’un organisme vivant est un équilibre délicat et précis. Et au risque de vous choquer, les organismes vivant ont du mal à fonctionner lorsqu’ont lieu certains écarts un peu trop violents...
Mais je n'ai pas dit que la vie supportait les écarts violents, je réagissait à cette affirmation:
il y a une parfaite adéquation entre les éléments chimiques qui fait que le tout, telle une horloge, fonctionne avec une précision inouïe.
et en particulier à cette partie de la phrase:
telle une horloge, fonctionne avec une précision inouïe.
La comparaison avec une horloge et une précision inouïe est mauvaise, non seulement les êtres vivants supportent bien plus "d'écarts" que les horloges précises, mais en plus leur conception même n'est pas d'une semblable précision (c'est peut-être même le plus grand miracle de la vie, c'est cette imprécision qui "marche" quand même).
On voit (trop) souvent, chez les détracteurs de la théorie d'apparition spontanée de la vie, ce genre de comparaison avec des systèmes très complexes et précis, visant à convaincre de l'impossibilité de la chose.
Une des comparaisons la plus courante est avec l'ordinateur, la cellule la plus élémentaire serait semblable à un ordinateur.
Sauf que rien n'est plus faux.
Si l'on prend la cellule la plus simple, on sait que ses constituants se baladent librement dans le cytoplasme et que sa membrane est constituée de phospholipides qui se referment SPONTANÉMENT en forme de vésicule.
Pour que la comparaison soit valide, il faudrait donc un ordinateur dont la carcasse peut se former seule, dont les constituants internes eux aussi se sont formés seuls (sauf le programme), et qui fonctionne simplement en empilant tout les éléments dedans sans s'occuper du placement....
Raistlin a écrit :
Bref, je ne dis pas que les matérialistes sont stupides, je dis que leur explication est de type mythique : il n’y a aucune preuve,
Dans l'autre sens non plus, il n'y a pas de preuve, et je respecte totalement la position de celui qui croit en l'intervention divine directe, je lui demande simplement de ne pas user et abuser d'arguments démontrés faux depuis longtemps, et de comparaisons frauduleuses
Raistlin a écrit : juste une théorie qui défie les probabilités
Si le passage au vivant se fait en une seule étape juste après la formation spontanée des acides aminés, bases d'ARN, etc. oui, sans conteste, cela défie les probabilités, mais rien ne permet d'affirmer que cette hypothèse est la bonne, il y a même quelques indices du contraire....
Raistlin a écrit : et même le bon sens à certains égards.
Je l'ai déjà dit, le bon sens est trompeur, il rejetterait la relativité et la mécanique quantique, et cela reste vrai MÊME SI CES THÉORIES SONT DÉSORMAIS PROUVÉES et acceptées.
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :Les agents réactifs du milieu ont visiblement favorisés la FORMATION de ces molécules plus que leur destruction. Les expériences menées sur la formation de ces molécules à partir de l'atmosphère primitive se sont déroulées sur plusieurs jours sans constater de retour en arrière, de destruction de ce qui s'était formé.
Parce que ce sont des éléments relativement simples qui se sont formés ! De mémoire, mais je peux me tromper, l’expérience de Miller n’a donné que des molécules basiques propres au vivant: protéines les plus simples, bases, etc.
Oui, mais une cellule procaryote ne contient rien d'autre........
Une membrane de phospholipide, des ribosomes qui sont des brins d'ARN lié à des acides aminés, du matériel génétique formé de ces même bases produites dans l'expérience.
Attention je n'en déduis pas que cela suffit pour faire apparaître la vie, et de très très très très loin, mais il est correcte de dire que les ingrédients de bases se forment spontanément et sont présents partout dans le milieu, pas plus mais pas moins non plus.
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :1) On a retrouvé des section d'ADN mitochondrial de Néabnderthaliens.
Ok mais conservé dans quelles conditions ? Et puis, justement, vous en avez retrouvé des sections… Pourquoi pas de l’ADN entier ? Avec des sections d’ADN, vous ne faites pas grand-chose. Ca ne répond donc pas à la question de savoir si l’ADN (ou l’ARN) peut résister longtemps sans protection.
Si des sections résistent encore après 30.000 ans, on peut supposer qu'un ADN/ARN entier tiendra bien quelque jours........... surtout dans un monde sans biodégradation ni oxygène libre.
Raistlin a écrit : Or précisément, je dis que même dans le cas où de l’ARN entier serait parvenu à se former spontanément (ce qui reste à démontrer et ce que les expériences Miller n’ont jamais pu faire), il serait dégradé au bout d’un certain temps et on se retrouverait avec quelque chose d’inutilisable.
Ben, c'est un peu le contraire, compte tenu du fait que, comme l'ont montré les expériences, tous les ingrédients étaient forcément présents et en quantité suffisante, ce n'est pas le délai d'attente qui pose problème, mais bien la formation d'un message ARN ou ADN cohérent.
Il ne suffit pas, en effet que l'on prouve un jour que l'argile est capable d'être ce catalyseur capable d'assurer la polymérisation des bases d'ARN, il faut que le message ainsi obtenu ait du sens.
Alors soit il y a des étapes inconnues (c'est possible), soit c'est totalement exclu compte tenu du nombre de combinaisons possibles pour un message simple est d'environ 10 exposant 95.000..........
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :2) Tous les ingrédients, toutes les molécules utiles, étant présents en permanence un peu partout à toutes les concentrations possibles (profondeur de flaque, évaporation, tout ça...), les rencontres ne pouvaient donc qu'être régulières.
Là, vous trichez. Vous n’avez pas le droit de multiplier les hypothèses de la sorte pour conclure à des rencontres régulières.
Où y a-t-il des hypothèses la dedans?
Est-ce une hypothèse que de dire que ces molécules devaient forcément se retrouver partout? Je rappelle quand même qu'elles s'étaient formées par des réactions entre LES COMPOSANTS MÊME DE L'ATMOSPHÈRE, aidées de décharges électrique (orage) et d'UV.
Il ne s'agit donc pas d'hypothèse, mais de la CONSTATATION, par l'expérience que ces molécules se forment bien TOUTES, PARTOUT.
Je prends un exemple: notre atmosphère aujourd'hui est composée essentiellement d'azote et d'oxygène, plus un peu d'eau, de gaz carbonique, etc.
Lors d'un orage, dans les éclairs, il y a réaction entre des molécules d'azote et des molécules d'oxygène pour former de l'oxyde d'azote. Une fois formé, cet oxyde d'azote réagit avec l'eau (on est dans un orage) pour former des molécules d'acide nitrique (et peut-être parfois nitreux), ces molécules d'acide nitrique tombent au sol et réagissent avec les éléments métalliques (essentiellement le calcium), pour donner des nitrates.
Ces nitrates sont ensuite métabolisés par les plantes.
C'est un apport d'engrais gratuit, mais hélas faible en quantité.
Ce processus se fait systématiquement et il serait complètement hallucinant que quelqu'un objecte qu'il n'est pas certain que les molécules d'azote rencontrent les molécules d'oxygène (elles cohabitent en permanence), qu'il n'est pas certain que si de l'oxyde d'azote se forme, il rencontre des molécules d'eau (il y en a toujours dans l'atmosphère, surtout pendant un orage!!!!), et qu'il n'est pas certain non plus qu'une molécule d'acide nitrique trouve un élément métallique dans le sol (le calcium, par exemple, est un ingrédient de la plupart des roches).
C'est pareil pour notre sujet, l'enseignement principal des expériences de type Miller, c'est justement que les molécules formant le vivant ne sont pas issues de réactions rares entre des éléments rares, mais de réactions courantes entre les composants MAJORITAIRES de l'atmosphère de l'époque.
Donc je ne multiplie pas les hypothèses, c'est un point dont j'ai déjà parlé et qui n'est pas contestable. Les molécules dont on parle ici, se forment spontanément dans l'atmosphère, donc PARTOUT, et tombent en pluie, donc encore partout.
Puisqu'il en tombe partout, et d'une manière assez uniforme (parce que pluie), il en résulte une certaine quantité assez uniforme, mais PAR MÈTRES CARRÉS.
Mais puisque les plans d'eau dans lesquels ces molécules vont tomber sont de profondeur différente (il va en tomber en mer, dans des lacs, dans des mares, et même dans de simples flaques), il aura dans chaque plan d'eau une CONCENTRATION PAR M³ cette fois très différentes.
Ensuite, il est évident que le phénomène d'évaporation existait déjà à l'époque, et que l'évaporation augmente la concentration dans des proportions qui peuvent être énormes.
Raistlin a écrit : Premièrement, vous n’avez pas montré que les molécules les plus complexes pouvaient se former
C'est-à-dire L'ARN/ADN? Ben non, bien sûr que non, mais je ne parle pas de ça pour l'instant. Je n'en suis qu'aux acides aminés, bases d'ARN, lipides etc.. Certes ce n'est pas grand-chose mais visiblement, même pour si peu, il faut constamment tout réexpliquer et tout réargumenter comme si c'était une révolution incroyable.
Raistlin a écrit : et ensuite vous n’avez pas, selon moi, levé la difficulté de dire que ces molécules puissent toutes se rencontrer en un même lieu.
Quand on réalise des expériences de type Miller (je dis "de type", parce que on les affine avec le temps, et les plus récentes sont un peu différentes des premières) on obtient des acides aminés, des bases d'ARN et d'ADN, des lipides, des sucres etc. qui se forment PARTOUT dans "l'atmosphère" du ballon et retombent PARTOUT dans le fond du ballon.
Tout naturellement, si l'on transpose cela à l'atmosphère primitive de la Terre, on DOIT avoir une pluie de tous les types de molécules formées tombant partout de manière assez uniforme, toutes ces molécules cohabitent donc en tous lieux, et des concentrations forcément très différentes selon la profondeur des plans d'eau qui reçoivent cette "pluie".
Je ne vois vraiment où il y a problème.
Si j'ai une atmosphère qui produit naturellement des gouttes d'acide chlorhydrique et des cristaux de soude caustique, qui tombent ensuite un peu partout, j'en déduirai que les différents plans d'eau reçoivent tous une certaine quantité d'acide ET de base (il n'y a aucune raison pour qu'une main invisible sépare les gouttes d'acide des cristaux de soude), et donc que partout l'HCl réagira avec le NaOH et je ne me poserai pas la question de savoir quelle probabilité il y a que les molécules d'acide rencontrent celle de soude, c'est simplement évident, et les plans d'eau deviendront salés à des concentrations variables selon leur profondeur, ça aussi c'est évident.
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :3) Le milieu n'était pas très destructeur puisque sans biodégradation possible, entre autres.
Là, je ne suis pas d’accord puisque la biodégradation n’est pas la seule possible. Mais sans mieux connaître le milieu en question, il est effectivement dur de se prononcer.
Ben quand de telles molécules sont préservées de biodégradation et d'oxydation, on les retrouve souvent après des milliers d'années en pas trop mauvais état, alors si ce n'est que sur quelque jours ou semaines.........
D'ailleurs, même dans notre monde "biodégradant" et sur oxygéné, les molécules organiques résistent souvent plusieurs mois, même plusieurs années, ce qui permet les tests ADN de la police scientifique.
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :Les expériences de type Miller (entre autres) ont montré la formation spontanée et à tous les coup de tout ce qui est basiquement nécessaire à la formation des formes de vie simples (bases d'ARN, acides aminés, lipides, etc..) dans la même expérience (donc forcément au même endroit) et en quelques jours...
Très bien mais ces mêmes expériences ont aussi démontré par leur absence criante de résultat que les éléments les plus complexes ne se formaient pas spontanément.
Oui, mais si on pouvait déjà s'entendre sur la formation spontanée des molécules organiques DE BASE et ne plus affirmer que ces ingrédients pourtant simples n'avaient que peu de chance d'être présents, ou de se rencontrer, en contradiction totale avec TOUTES les expériences, ce serait déjà une avancée dans le débat.
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :Sauf que tout montre que la stabilité de ces molécules est suffisante (ADN de Néanderthal retrouvé, etc...).
Vous me permettrez d’être plus réservé que vous sur la question. Vos sections d’ADN d’homme de Neandertal ne constituent pas selon moi une preuve suffisante.
Et les tests ADN réalisés par la police scientifique sur des échantillons vieux de quelques années dans un monde où la bio dégradation et l'oxydation se rajoutent aux autres attaquent possibles, ce n'est pas suffisant pour penser que des molécules tombées en pluie PARTOUT donc présentes PARTOUT avait le temps de rencontrer celles qui étaient tombées en même temps qu'elles au même endroit (puisque partout)?
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :2) La formation spontanée, non pas de molécules cette fois, mais de cellules complète est AUJOURD'HUI à la fois:
-quasiment impossible (parce que la place est prise par des bactéries évoluées qui détruiraient immédiatement tout nouvel arrivant forcément moins évolué donc moins bien armé)
-indétèctable (si elle parvenait quand même à se former, la probabilité de la "voir" avant qu'elle se fasse bouffer est infime).
-impossible à identifier(Comment en effet différencier une cellule nouvellement formée, d'une variété NOUVELLEMENT DÉCOUVERTE mais préexistante depuis longtemps.
Alors là, vous me bluffez : vous maniez les hypothèses comme personne, les assénant comme des vérités indubitables ! C’est bien ce que je dénonce avec les matérialistes qui veulent nous faire prendre leur théorie pour quelque chose de certain.
La vérité, c’est que vous ne savez pas comment se déroulerait l’apparition d’un nouvel organisme unicellulaire et notamment de son interaction avec les autres bactéries. Vous partez du principe qu’el serait détruit, mais vous ne donnez aucune preuve de ce que vous avancez.
1) La destruction d'un organisme le plus simple par des organismes évolués est l'hypothèse la plus probable, parce que l'obtention de moyens de défense est une contrainte supplémentaire qui diminue drastiquement la probabilité d'apparition.
Ou, pour le dire autrement, c'est déjà suffisamment incroyable qu'un organisme tout juste vivant puise se former, s'il faut en plus qu'il soit armé.........
Et si par chance, il n'était pas détruit (j'avais d'ailleurs tenu compte de cette éventualité dans mon message), il faudrait encore qu'il soit TROUVÉ et IDENTIFIÉ COMME NOUVEAU.
Raistlin a écrit : Pour ce qui est de l’identification, nous ne pourrions effectivement pas savoir s’il s’agit d’une bactérie non répertoriée ou d’une nouvelle bactérie. Mais vous oubliez que nous devrions quand même pouvoir distinguer les cellules en cours de formation.
Et pourquoi? Qu'est ce qu'une cellule en cours de formation? À quoi la reconnaît-on?
Comment se forme une cellule? Si la première étape est la formation de la membrane, et que l'on trouve une "cellule" n'ayant encore que sa membrane et un liquide à l'intérieur, on la confondra avec un coacervat, si c'est de l'ARN libre, que l'on trouve, on pensera à un viroïde, le problème c'est que notre monde contient une profusion d'éléments qui pourraient passer pour des étapes intermédiaires, et que nous ne savons pas quelles sont les vraies étapes entre la soupe de molécules organiques et la cellule.
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :Pour ce qui est du hasard:
1)Tout dépend où on place l'intervention du hasard.
-On sait que la formation des acides aminés, lipides, et bases d'ARN dans les conditions originelles est spontanée et automatique , donc ne relève pas du hasard.
-On sait que les phospholipides se réunissent spontanément pour former des vésicules dont la paroi est très semblable à la membrane cytoplasmique (voir protobionte, et coacervats).
-On suppose que la polymérisation bases d'ARN est possible avec l'argile comme catalyseur.
Ce qui fait beaucoup de suppositions, et peu de preuves.
Marrant, j'ai mis on sait blablabla, puis encore on sait blablabla, puis seulement une fois on suppose blablabla et cela fait beaucoup de suppositions, et peu de preuves..............
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :Jusque là, c'est déjà pas si mal...... quoique.....
Si c'est là le maximum qui puisse se former seul, alors il y a, pour la formation spontanée d'une cellule, très très très peu de chances.
Ben oui, je ne dis pas autre chose depuis le début.
Et c’est bien pourquoi je qualifie la théorie matérialiste de fable en l’état. C’est comme si je vous disais qu’à force de taper sur une machine à écrire, pendant disons 1 milliard d’années, un singe a réussi à écrire l’Encyclopedia Universalis.
Le plus petit code génétique connu pour une bactérie est celui de la bactérie carsonella ruddi, et il comporte 160.000 base, soit 53.000 codons, codant 182 protéines différentes, son code génétique est donc à peu près aussi complexe qu'un livre de 20 pages au format A4. Ce n'est pas mal du tout, ET C'EST TOTALEMENT IMPOSSIBLE À OBTENIR PAR HASARD EN UNE SEULE ÉTAPE, mais ce n'est pas l'encyclopédie Universalis non plus.
Remarque: le plus petit code génétique de virus est celui du HDV, et il contient seulement 1.700 bases (moins de 600 codons), formant un seul gène et ne codant, je crois que deux protéines......
Autre remarque: Un viroïde est un simple anneau d'ARN sans enveloppe protectrice comme la capside d'un virus ou la membrane d'une cellule, et ne codant.................. rien du tout!!!
Le monde est étonnant, non?
Raistlin a écrit : C’est impossible non pas parce que la machine fait défaut ou que le singe ne peut pas taper dessus, c’est impossible parce qu’il y a un saut qualitatif qui dépasse les capacités du singe.
Le problème, c'est le saut, la recherche porte sur l'hypothèse d'un escalier...........
Raistlin a écrit : Je juge la théorie matérialiste (telle qu’elle est comprise par les athées lambda) comme une fable parce que sa probabilité est nulle. Tous les détails que vous donnez pourraient être justes que la théorie dans son ensemble resterait une fable (sauf élément probant à l’appui, bien entendu).
Donc c'est faux avec une certitude absolue, sauf si quelqu'un apporte un élément probant................
Moi j'appelle ça une incertitude.
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :Le problème est que même si des phospholipides forment une membrane enfermant tout ce qui est nécessaire à une cellule simple (eau, sels minéraux, acides aminés, ARN), et dont on sait que la formation est spontanée, il faut que l'agencement des bases d'ARN forme un message cohérent.
Oui, il y a message. Or qui dit message dit information. Dans l’hypothèse matérialiste, la matière inerte s’est donc donné une information cohérente toute seule. Je reprends mon exemple d’un autre message : ne connaissant rien à l’hébreu biblique, mon cerveau l’a appris tout seul, sans aide… Vous y croyez ? Pourtant, tout est là !
On passe de la recherche d'un système permettant l'obtention d'information sans contrainte forte sur l'ampleur ou la nature de cette information, à la connaissance complète d'une langue précise.... Exagération volontaire?
La question est: un système peut-il obtenir de l'information supplémentaire?
Il y a des systèmes pour lesquels la réponse est clairement oui.
Est-ce la cas ici? Je ne sais pas, mais que ceux qui sont sûr que c'est non, le prouvent ou restent prudent dans leurs affirmations.
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :Mais rien aujourd'hui ne permet de rejeter la possibilité qu'il existe des étapes inconnues et spontanées qui nous rapproche beaucoup plus du vivant et qui réduisent ainsi l'intervention du hasard à assez peu de chose.
Bien entendu mais c’est là une nouvelle hypothèse indémontrable. Vous rendez-vous compte des sommes d’hypothèses qui sont accumulées ? C’est bien pour cette raison (et parce que la vie est bien autre chose que des molécules agissant ensemble) que je rejette la théorie matérialiste actuelle sur l’apparition de la vie comme étant une jolie histoire.
C'est une hypothèse indémontrée, pas forcément indémontrable.
Il n'y a pas de sommes d'hypothèses accumulées, il y a d'abord des CERTITUDES vérifiées par l'expérience (je l'ai montré, même si il y en a qui nient l'évidence en faisant semblant de ne pas comprendre comme ce fût le cas pour la probabilité de rencontre de molécules qui étaient pourtant produites partout en quantité largement suffisante et répandue partout en pluie....... ) Ensuite, seulement ensuite, il y a cette hypothèse non vérifiée, non démontrée actuellement, mais IL N'Y A PAS DE SOMME.
L'apparition spontanée de la vie, n'est pas une théorie MATÉRIALISTE, même s'il est évident que les athées sont forcément favorable à cette vision des choses, il n'y a pas d'obligation de lien entre apparition spontanée de la vie et athéisme.
On peut très bien imaginer un univers CRÉÉ dans ce but, un univers capable de faire émerger la vie PARCE QU'IL A ÉTÉ CONÇU POUR ÇA.
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :2) Le hasard peut facilement participer à l'obtention de quelque chose de précis.
-Robots qui apprennent à marcher seuls par "tatonnement".
-Évolution des membres antérieurs en ailes.
Pour les robots, vous m’excuserez, mais ils ont été programmés pour apprendre. A moins qu’ils n’aient été vierges de tout programme informatique ?
Oui, ils ont un programme, mais ce programme ne leur donne pas l'information recherchée.
Ce programme s'assure simplement que le robot va bien "essayer" des mouvements au hasard, et qu'il va retenir ce qui semble aller dans le bon sens.
On est donc bien dans une situation d'essais aléatoires suivis de sélection, donnant ainsi accès à une information nouvelle qui n'était pas prévue par le programme.
Transposé au monde pré-vivant, les essais aléatoires, sont les différentes tentatives de former un message cohérent (à ce niveau, il y a un gros problème parce que, en l'absence d'étapes encore inconnues réduisant drastiquement le nombre de possibilités, c'est impossible), et la sélection c'est l'obtention d'une première cellule vivante.
Transposé au monde vivant, les essais aléatoires, sont essentiellement les erreurs de retranscriptions du génome, et parfois les mutations, et la sélection c'est la meilleur adaptabilité.
Ce n'est donc pas la cellule qui décide d'essayer plusieurs choses au hasard, ce sont les erreurs de transcriptions qui jouent ce rôle.
Raistlin a écrit : Pour l’évolution du vivant telle que vous la concevez, il n’est pas dit non plus que le hasard soit une bonne explication. Mais c’est un autre sujet.
Le hasard joue un rôle (c'est prouvé, vérifié, testé) mais il n'y a pas certitude pour tous les cas.
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :Mes réponses précédentes sont je crois suffisantes pour largement nuancer cette affirmation purement gratuite.
Vos réponses précédentes ne disent que deux choses :
- Des éléments simples servant au vivant ont pu se former spontanément (mais ça, on le savait déjà)
- Ces éléments être mis en contact les uns avec les autres.
C’est tout. Et c’est peu. Donc oui, je considère comme une fable d’imaginer les bonnes molécules se rencontrant,
Ben non justement la rencontre est INÉVITABLE, sans compter l'extraordinaire contradiction entre cette phrase:
Raistlin a écrit : Vos réponses précédentes ne disent que deux choses : --------
-Ces éléments être mis en contact les uns avec les autres.
et celle-ci:
Raistlin a écrit : Donc oui, je considère comme une fable d’imaginer les bonnes molécules se rencontrant,.
Je répète: elles ne peuvent QUE se rencontrer, parce qu'elles sont formées ENSEMBLES et se répartissent PARTOUT.
Pour moi ce genre d'affirmation récurrente (les bonnes molécules ont peu de chance de se RENCONTRER), alors que c'est vérifié de multiple fois par l'expérience, et que j'ai expliqué et réexpliqué pourquoi c'était une évidence* me laisse pantois.
Je me demande ce qui peut motiver un tel comportement.............
(*) Parce que le mode de formation lui-même, c'est-à-dire dans l'atmosphère à partir des ingrédients même (et principaux!!!!!!) de cette atmosphère avant épandage en pluie de ces molécules IMPOSE qu'il y en ait partout, et donc qu'elles cohabitent et donc qu'elles se rencontrent. De plus les différences de profondeur et d'évaporation des plans d'eau IMPOSENT que toute les concentrations possibles existent.
Aujourd'hui, en ce moment, et vérifié par la sonde Cassini-Huygens, des molécules organiques se forment et tombent continuellement sur le sol et dans les lacs de méthane de Titan comme une chute de neige alors même que les conditions ne sont pas particulièrement hospitalières (-170°, de mémoire), mais cela se passe effectivement et sur toute la planète.
Raistlin a écrit : agissant ensemble, formant des structures complexes obéissant à des lois nouvelles, etc.
Là, on est déjà à un niveau supérieur pour lequel rien n'est sûr, mais la mise en doute de la possibilité de la rencontre des bonnes molécules alors que toutes sont présentes partout tout le temps, je ne comprends pas.
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :La vérité est qu'il est honnêtement impossible de trancher dans l'état actuel de nos connaissances.
Là, vous marquez un point. Mais alors, la seule attitude convenable est de se montrer prudent sur la question. En attendant, la théorie matérialiste, pour autant qu’elle ait l’aspect du scientifique, n’est qu’une histoire difficile à avaler.
Si l'attitude convenable est de rester prudent, quelle sens donner à des affirmations du genre: c'est une fable, ce sont des mythes matérialistes, etc.?
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :Le simple bon sens rejette la relativité, la mécanique quantique et plein d'autres choses désormais totalement prouvées..
Alors là, vous vous trompez. La mécanique quantique s’est imposée car on s’est rendu compte que la mécanique classique ne fonctionnait plus à un certain niveau microscopique. Si vous préférez, c’est le réel qui s’est imposé pour nous faire changer de paradigme.
Si demain on obtient la preuve que la vie peut se former sur base des seules lois de l'univers, il faudra alors dire que le réel s'est imposé? Alors pourquoi être aussi affirmatif aujourd'hui pour nier la possibilité d'apparition spontanée de la vie sur base du "bon sens"? Pourquoi ne pas profiter de la leçon apportée par ces théories (relativité, mécanique quantique), pour se méfier une fois pour toute de ce "bon sens"?
Raistlin a écrit : Dans le cas des matérialistes, c’est exactement l’inverse : ils ont développé une théorie et s’efforcent de faire coller le réel à cette théorie.
Ça aussi c'est faux ou au moins caricatural.
Les athées ne croient pas en Dieu (et je sais pour avoir discuté avec eux que les croyants sont souvent les meilleurs fournisseurs d'arguments pour eux), il leur faut donc tenter d'expliquer ce qu'ils constatent, c'est tout.
D'ailleurs c'est pour cela que leurs théories sur l'apparition de la vie et sur l'évolution sont constamment remaniées selon les découvertes (la version actuelle de la théorie de l'évolution est bien différente de celle de Darwin), c'est la preuve absolue que c'est le réel qui influence leur théories, et non l'inverse.
Je ne cherche certainement pas à les défendre, et il y a chez eux des comportements, des argumentations qui ne sont même pas honnête parfois, mais dans ce cas précis ci, et singulièrement au niveau des scientifiques (les autres ne m'intéressent pas dans le cadre d'une discussion sur une théorie)l n'y a pas, ou très rarement, chez eux de tendance à manipuler les faits pour coller à la théorie.
Ça, c'est plutôt la spécialité des créationnistes (surtout américains)....
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :C'est souvent exacte, mais ni plus ni moins que les tenants de l'autre camps, tout aussi affirmatifs sans plus de preuves.
Sans plus de preuves, c’est certain mais pas sans arguments. Dire que la vie est de l’information et qu’il est absurde de prétendre que ce qui n’avait pas cette information se l’est donnée spontanément – donc que du moins est sorti le plus – est un argument puissant selon moi.
C'est surtout un argument non démontré, peut-être intuitif, sûrement rassurant pour certains, mais absolument non démontré.
Il y a même des cas précis qui démentent totalement cette affirmation (Ex: apprentissage de la marche par un robot).
Raistlin a écrit :
aroll a écrit :C'est curieux comme il semble tout à fait normal et évident de crier à la caricature et d'exiger que les athées fassent la démarche de se renseigner honnêtement sur notre foi avant d'éventuellement la critiquer, mais que ce même effort n'est pas exigible de ceux qui prétendent juger de théories SUPPOSÉES (seulement supposées d'ailleurs) être en contradiction avec notre foi.
Encore une fois, vous n’avez pas compris mes intentions. Vous vous êtes échinés à nous montrer la scientificité de tel ou tel point. Ok, pourquoi pas. Mais il n’en demeure pas moins que la théorie, prise dans son ensemble, reste selon moins incohérente et non crédible.
Vous avez raison de souligner l’importance de s’informer correctement mais vous vous noyez dans des détails et perdez de vous la cohérence globale de cette théorie or c’est précisément cela que j’attaque. Pour résumer :
1- Accumulation sans fin d’hypothèses. Vous nous l’avez assez démontré dans votre exposé : vous devez faire une nouvelle hypothèse à chaque étape.
Voilà, c'est la méthode habituelle....
Je n'ai fait QU'UNE SEULE HYPOTHÈSE, l'existence d'étapes encore inconnues entre la soupe organique et la cellule vivante, TOUT le reste n'est que certitudes vérifiées par les expériences (formation spontanée d'acides aminés, de bases d'ARN, de lipides, formation spontanée de membrane de phospholipides) mais niées malgré tout pour des raisons que j'ignore.
Si ce comportement est licite, il ne faut pas reprocher aux athées de continuer à accuser l'Église des pires crimes et compromissions, même après démonstration du contraire..
Raistlin a écrit :
2- Le caractère complètement improbable que toutes les conditions soient réunies au même moment, au même endroit (et quand je dis conditions, je veux dire tous les bons éléments, parfaitement adaptés les uns aux autres, etc.). Et là, ce sont les probabilités qui parlent.
Voilà, c'est ce que je disais juste avant.
C'est hallucinant d'oser déformer les propos de quelqu'un à ce point.
Alors, je répète encore, surtout pour ceux qui veulent vraiment une vraie discussion : ils ne peuvent QUE se rencontrer, parce qu'ils sont formées ENSEMBLES et se répartissent PARTOUT.
Pour moi ce genre d'affirmation récurrente (les bonnes molécules ont peu de chance de se RENCONTRER), alors que c'est vérifié de multiple fois par l'expérience, et que j'ai expliqué et réexpliqué pourquoi c'était une évidence* me laisse pantois.
Je me demande ce qui peut motiver un tel comportement.............
(*) Parce que le mode de formation lui-même, c'est-à-dire dans l'atmosphère à partir des ingrédients même (et principaux!!!!!!) de cette atmosphère avant épandage en pluie de ces molécules IMPOSE qu'il y en ait partout, et donc qu'elles cohabitent et donc qu'elles se rencontrent. De plus les différences de profondeur et d'évaporation des plans d'eau IMPOSENT que toutes les concentrations possibles existent.
Raistlin a écrit :
3- Le fait que la vie, c’est de l’information, et qu’il faut expliquer comment ce qui n’avait pas cette information (enchaînement de bases qui codent un message spécifique) se l’est données spontanément.
Désolé mais je ne vois rien qui fasse de cette théorie autre chose qu’une fable.
On ne sait pas (encore) comment cette information est apparue, mais le PRINCIPE MÊME de l'obtention d'une information encore inconnue par le seul jeu d'essais aléatoires suivis de sélection est prouvé par la robotique.
Amicalement, Alain