Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2010-2011)
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- stephlorant
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L'amour de Dieu nous rend différents
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,43-48.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il nous faut donc tendre à considérer autrui, notre prochain, comme étant pratiquement nous-mêmes. Qu'il soit beau ou laid, jeune ou vieux, gentil ou méchant, malade ou bien portant, ami ou ennemi. Peu importe, puisque l'autre est aussi enfant de Dieu et donc notre frère.
"Mais c'est difficile, c'est quasiment impossible !"
Mais le Seigneur nous donne la raison : vous, vous êtes vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux.
"Ah oui, alors oui , Seigneur, je suis d'accord."
Et voyez comme il est bon, votre Père dans les Cieux ! Il voit que tel homme est juste et tel autre est injuste. Mais dans l'espoir de sauver l'un comme l'autre, le bon et aussi le méchant, il fait se lever le soleil et la pluie sur les deux sans distinction. Voyez vous-mêmes comme votre Père vous fait confiance !
"Oui, Seigneur, c'est admirable la confiance qu'il a en nous, et comme je voudrais la mériter !"
Outre cela, le Père vous donne l'occasion de devenir des personnes extraordinaires, vraiment dignes de son Amour. En effet, dans le monde, les hommes n'accordent leur confiance et leur sympathie qu'à ceux qui leur rendent la pareille. Leur façon d'aimer tient plus du calcul que du cœur. Ne valez-vous pas mieux qu'eux ?"
"Oh, oui, mon Dieu, oui je le veux !"
Dans ce cas, enfants du Père, il sera dit de vous que vous êtes comme votre Père dans les Cieux, vraiment dignes de Lui. Vous serez différents de tous ceux qui vous ont précédés, vous serez saints et l'humanité se souviendra de vous jusqu'à la fin des temps !
"Je Te bénis, Dieu du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que tu les as révélées aux petits et aux simples" !
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Vous avez appris qu'il a été dit : Tu aimeras ton prochain et tu haïras ton ennemi.
Eh bien moi, je vous dis : Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux ; car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes.
Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense aurez-vous ? Les publicains eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Et si vous ne saluez que vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens eux-mêmes n'en font-ils pas autant ?
Vous donc, soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il nous faut donc tendre à considérer autrui, notre prochain, comme étant pratiquement nous-mêmes. Qu'il soit beau ou laid, jeune ou vieux, gentil ou méchant, malade ou bien portant, ami ou ennemi. Peu importe, puisque l'autre est aussi enfant de Dieu et donc notre frère.
"Mais c'est difficile, c'est quasiment impossible !"
Mais le Seigneur nous donne la raison : vous, vous êtes vraiment les fils de votre Père qui est dans les cieux.
"Ah oui, alors oui , Seigneur, je suis d'accord."
Et voyez comme il est bon, votre Père dans les Cieux ! Il voit que tel homme est juste et tel autre est injuste. Mais dans l'espoir de sauver l'un comme l'autre, le bon et aussi le méchant, il fait se lever le soleil et la pluie sur les deux sans distinction. Voyez vous-mêmes comme votre Père vous fait confiance !
"Oui, Seigneur, c'est admirable la confiance qu'il a en nous, et comme je voudrais la mériter !"
Outre cela, le Père vous donne l'occasion de devenir des personnes extraordinaires, vraiment dignes de son Amour. En effet, dans le monde, les hommes n'accordent leur confiance et leur sympathie qu'à ceux qui leur rendent la pareille. Leur façon d'aimer tient plus du calcul que du cœur. Ne valez-vous pas mieux qu'eux ?"
"Oh, oui, mon Dieu, oui je le veux !"
Dans ce cas, enfants du Père, il sera dit de vous que vous êtes comme votre Père dans les Cieux, vraiment dignes de Lui. Vous serez différents de tous ceux qui vous ont précédés, vous serez saints et l'humanité se souviendra de vous jusqu'à la fin des temps !
"Je Te bénis, Dieu du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et de ce que tu les as révélées aux petits et aux simples" !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
La prière du Notre Père
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,7-15.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié.
Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient.
Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Le prêtre qui a célébré l'Eucharistie aujourd'hui, a très bien commenté le Notre Père dans son homélie, en parlant de l'axe vertical de l'amour de Dieu qui croise l'axe horizontal de l'amour du prochain. Et qui dresse une croix.
Mais Jésus lui aussi, dans cet Évangile, commente la prière qu'il vient d'enseigner. Il la commente avant de la donner, et il la commente après. La première chose, c'est que la prière ne doit pas être un rabâchage dont on préjugerait qu'il contraindrait Dieu à satisfaire toutes les demandes. Il est même inutile de faire ainsi, car ce que nous demandons dans cette prière, ce ne doit pas être ce que nous désirons, mais ce dont nous avons besoin - ce qui est tout à fait différent ! Ainsi, quiconque prierait le Père pour obtenir la mort d'un adversaire a vraiment peu de chance d'obtenir satisfaction !
Le Notre Père doit nous permettre d'entrer directement dans la relation de l'âme avec Dieu... ce qui explique toutes les demandes qui suivent.
Enfin, lorsque Jésus, après avoir enseigné sa prière, la commente de nouveau, c'est bien du pardon qu'il parle : les chrétiens, tous et toutes, autant que nous sommes, demeurent des pécheurs. Mais lorsque nous pouvons pardonner un dommage subi, nous ne pouvons le faire qu'en passant par le Père, et le Père, Lui qui est là et qui voit tout dans le secret, nous le revaudra.
Je suis de nouveau dans la Joie ce soir... Seigneur, béni soit Ton nom !
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Lorsque vous priez, ne rabâchez pas comme les païens : ils s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez donc pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant même que vous l'ayez demandé.
Vous donc, priez ainsi : Notre Père, qui es aux cieux, que ton nom soit sanctifié.
Que ton règne vienne ; que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour.
Remets-nous nos dettes, comme nous les avons remises nous-mêmes à ceux qui nous devaient.
Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal.
Car, si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi.
Mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, à vous non plus votre Père ne pardonnera pas vos fautes.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Le prêtre qui a célébré l'Eucharistie aujourd'hui, a très bien commenté le Notre Père dans son homélie, en parlant de l'axe vertical de l'amour de Dieu qui croise l'axe horizontal de l'amour du prochain. Et qui dresse une croix.
Mais Jésus lui aussi, dans cet Évangile, commente la prière qu'il vient d'enseigner. Il la commente avant de la donner, et il la commente après. La première chose, c'est que la prière ne doit pas être un rabâchage dont on préjugerait qu'il contraindrait Dieu à satisfaire toutes les demandes. Il est même inutile de faire ainsi, car ce que nous demandons dans cette prière, ce ne doit pas être ce que nous désirons, mais ce dont nous avons besoin - ce qui est tout à fait différent ! Ainsi, quiconque prierait le Père pour obtenir la mort d'un adversaire a vraiment peu de chance d'obtenir satisfaction !
Le Notre Père doit nous permettre d'entrer directement dans la relation de l'âme avec Dieu... ce qui explique toutes les demandes qui suivent.
Enfin, lorsque Jésus, après avoir enseigné sa prière, la commente de nouveau, c'est bien du pardon qu'il parle : les chrétiens, tous et toutes, autant que nous sommes, demeurent des pécheurs. Mais lorsque nous pouvons pardonner un dommage subi, nous ne pouvons le faire qu'en passant par le Père, et le Père, Lui qui est là et qui voit tout dans le secret, nous le revaudra.
Je suis de nouveau dans la Joie ce soir... Seigneur, béni soit Ton nom !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
L'oeil est la lampe du corps ?
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 6,19-23.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et la rouille les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler.
Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler.
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
La lampe du corps, c'est l'œil. Donc, si ton œil est vraiment clair, ton corps tout entier sera dans la lumière; mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera plongé dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres y aura-t-il !
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il y a deux enseignements dans ce passage. Le premier, celui des trésors, livre une indication pour vérifier très simplement la qualité des élans de nos cœurs: ou bien nous désirons les biens qui demeurent ou bien nous préférons ceux qui passent... au risque de tout perdre.
La lampe du corps, c'est l'œil ! Quel fantastique raccourci de la pensée ! Si l'œil est clair, c'est que le corps est sous la lumière de Dieu, c'est qu'il accueille les inspirations de l'Esprit Saint et agit en conséquence. Mais si l'œil est mauvais, attention, car le corps est tout entier dans les ténèbres ! Et dans un sens comme dans l'autre, le corps qui accueille la Lumière qui vient de Dieu sera transfiguré par elle, tandis que l'œil qui prend goût aux ténèbres ne connaît pas l'abîme vers lequel il court !
Ne dirait-on pas que dans ce passage, saint Matthieu a "copié" sur saint Jean ? De toute façon, saint Jean répond à saint Matthieu et explicite encore ce Jugement de la Lumière :
"Et le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées ;mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu."
Ce que j'ai beaucoup aimé dans la lecture d'aujourd'hui, c'est qu'à l'évidence, Jésus ne condamne pas du tout le corps, tout du contraire, il indique comment vivre tout entier, corps et âme, sous le regard de Dieu.
Qu'il m'en soit donc fait ainsi, Ô mon Père dans les cieux !
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et la rouille les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler.
Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler.
Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur.
La lampe du corps, c'est l'œil. Donc, si ton œil est vraiment clair, ton corps tout entier sera dans la lumière; mais si ton œil est mauvais, ton corps tout entier sera plongé dans les ténèbres. Si donc la lumière qui est en toi est ténèbres, quelles ténèbres y aura-t-il !
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Il y a deux enseignements dans ce passage. Le premier, celui des trésors, livre une indication pour vérifier très simplement la qualité des élans de nos cœurs: ou bien nous désirons les biens qui demeurent ou bien nous préférons ceux qui passent... au risque de tout perdre.
La lampe du corps, c'est l'œil ! Quel fantastique raccourci de la pensée ! Si l'œil est clair, c'est que le corps est sous la lumière de Dieu, c'est qu'il accueille les inspirations de l'Esprit Saint et agit en conséquence. Mais si l'œil est mauvais, attention, car le corps est tout entier dans les ténèbres ! Et dans un sens comme dans l'autre, le corps qui accueille la Lumière qui vient de Dieu sera transfiguré par elle, tandis que l'œil qui prend goût aux ténèbres ne connaît pas l'abîme vers lequel il court !
Ne dirait-on pas que dans ce passage, saint Matthieu a "copié" sur saint Jean ? De toute façon, saint Jean répond à saint Matthieu et explicite encore ce Jugement de la Lumière :
"Et le Jugement, le voici : quand la lumière est venue dans le monde, les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, parce que leurs œuvres étaient mauvaises. En effet, tout homme qui fait le mal déteste la lumière : il ne vient pas à la lumière, de peur que ses œuvres ne lui soient reprochées ;mais celui qui agit selon la vérité vient à la lumière, afin que ses œuvres soient reconnues comme des œuvres de Dieu."
Ce que j'ai beaucoup aimé dans la lecture d'aujourd'hui, c'est qu'à l'évidence, Jésus ne condamne pas du tout le corps, tout du contraire, il indique comment vivre tout entier, corps et âme, sous le regard de Dieu.
Qu'il m'en soit donc fait ainsi, Ô mon Père dans les cieux !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- Anne
- Prætor

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- Inscription : jeu. 21 févr. 2008, 1:05
- Conviction : Catholique romaine
- Localisation : Provincia Quebecensis
Re: La prière du Notre Père
"À tout moment, nous subissons l’épreuve, mais nous ne sommes pas écrasés;
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
nous sommes désorientés, mais non pas désemparés;
nous sommes pourchassés, mais non pas abandonnés;
terrassés, mais non pas anéantis…".
2 Co 4, 8-10
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etienne lorant
- Pater civitatis

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- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Les faux prophètes de notre temps
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 7,15-20.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces.
C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons.
C'est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l'arbre mauvais donne des fruits détestables.
Un arbre bon ne peut pas porter des fruits détestables, ni un arbre mauvais porter de beaux fruits.
Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu.
C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
Cy Aelf, Paris
Les faux prophètes de notre temps sont désormais dans nos écoles, où ils se proposent d'enseigner la théorie du genre à nos enfants. Dans la théorie, du genre, le constructionnisme est l'idée selon laquelle les différences constatées entre hommes et femmes sont pour une grande part construites par un conditionnement social, c'est-à-dire qu'il n'existe pas d'essence féminine ou masculine, mais seulement un sexe biologique n'influant pas, ou très peu, sur la personnalité. Outre cela, il semble désormais tout à fait naturel d'introduire l'enseignement de la sexualités dès l'école maternelle: voir ce lien:
http://ruefrontenac.com/nouvelles-gener ... maternelle
En entrant à la chapelle ce matin, j'avais ces pensées en tête (et d'autres assez sombres), mais le Seigneur m'attendait avec cet Évangile. Mais, Joie !, le prêtre l'a splendidement illustré en évoquant longuement la figure de saint Thomas More. Il me semble que tout catholique doit désormais se préparer à affronter dans la paix de Dieu tous les faux prophètes de notre temps:
Voici ce texte :
Saint Thomas More naquit à Londres, le 7 février 1478. Son père remplissait la fonction de juge, dans la capitale. Thomas passa quelques-unes de ses premières années en qualité de page, au service du cardinal Morton, alors archevêque de Cantorbéry et chancelier d’Angleterre. A l’âge de quatorze ans, il alla étudier à Oxford où il fit de sérieuses études juridiques et suivit les conférences sur la Cité de Dieu, de saint Augustin.
En 1501, Thomas More était reçu avocat et élu membre du Parlement trois ans plus tard. Après quelques années de mariage, il perdit sa femme et demeura seul avec ses quatre enfants : trois filles et un fils. Il ne se remariera que beaucoup plus tard, avec une veuve. En père vigilant, il veillait à ce que Dieu restât le centre de la vie de ses enfants. Le soir, il récitait la prière avec eux ; aux repas, une de ses filles lisait un passage de l’Ecriture Sainte et on discutait ensuite sur le texte en conversant gaiement. Jamais la science, ni la vertu, ne prirent un visage austère dans sa demeure ; sa piété n’en était cependant pas moins profonde. Saint Thomas More entendait la messe tous les jours ; en plus de ses prières du matin et du soir, il récitait les psaumes quotidiennement.
Sa valeur le fit nommer Maître des Requêtes et conseiller privé du roi. En 1529, Thomas More remplaça le défunt cardinal Wolsey dans la charge de Lord chancelier. Celui qui n’avait jamais recherché les honneurs ni désiré une haute situation se trouvait placé au sommet des dignités humaines. Les succès, pas plus que les afflictions, n’eurent de prise sur sa force de caractère.
Lorsque Henri VIII voulut divorcer pour épouser Anne Boleyn, et qu’il prétendit devant l’opposition formelle du pape, se proclamer chef de l’Eglise d’Angleterre, saint Thomas More blâma la conduite de son suzerain. Dès lors, les bonnes grâces du roi se changèrent en hostilité ouverte contre lui. Le roi le renvoya sans aucune ressource, car saint Thomas versait au fur à mesure tous ses revenus dans le sein des pauvres. Le jour où il apprit que ses granges avaient été incendiées, il écrivit à sa femme de rendre grâces à Dieu pour cette épreuve.
Le 12 avril 1554, l’ex-chancelier fut invité à prononcer le serment qui reconnaissait Anne Boleyn comme épouse légitime et rejetait l’autorité du pape. Saint Thomas rejeta noblement toute espèce de compromis avec sa conscience et refusa de donner son appui à l’adultère et au schisme. Après un second refus réitéré le 17 avril, on l’emprisonna à la Tour de Londres. Il vécut dans le recueillement et la prière durant les quatorze mois de son injuste incarcération.
Comme il avait fait de toute sa vie une préparation à l’éternité, la sérénité ne le quittait jamais. Il avoua bonnement : « Il me semble que Dieu fait de moi Son jouet et qu’Il me berce. » L’épreuve de la maladie s’ajouta bientôt à celle de la réclusion. Devenu semblable à un squelette, il ne cessa cependant de travailler en écrivant des traités moraux, un traité sur la Passion, et même de joyeuses satires.
L’intensité de sa prière conservait sa force d’âme : « Donne-moi Ta grâce, Dieu bon, pour que je compte pour rien le monde et fixe mon esprit sur Toi. » Il disait à sa chère fille Marguerite : « Si je sens la frayeur sur le point de me vaincre, je me rappellerai comment un souffle de vent faillit faire faire naufrage à Pierre parce que sa foi avait faibli. Je ferai donc comme lui, j’appellerai le Christ à mon secours. »
On accusa saint Thomas More de haute trahison parce qu’il niait la suprématie spirituelle du roi. Lorsque le simulacre de jugement qui le condamnait à être décapité fut terminé, le courageux confesseur de la foi n’eut que des paroles de réconfort pour tous ceux qui pleuraient sa mort imminente et injuste. A la foule des spectateurs, il demanda de prier pour lui et de porter témoignage qu’il mourait dans la foi et pour la foi de la Sainte Église catholique. Sir Kingston, connu pour son cœur impitoyable, lui fit ses adieux en sanglotant. Il récita pieusement le Miserere au pied de l’échafaud. Il demanda de l’aide pour monter sur l’échafaud : « Pour la descente, ajouta-t-il avec humour, je m’en tirerai bien tout seul. » Il embrassa son bourreau : « Courage, mon brave, n’aie pas peur, mais comme j’ai le cou très court, attention ! il y va de ton honneur. » Il se banda les yeux et se plaça lui-même sur la planche.
Béatifié par Léon XIII le 29 décembre 1886, sa canonisation eut lieu le 19 mai 1935. Le saint évêque John Fisher, fidèle au Pape, fut lui aussi passé par la hache.
Puissent ces exemples nous soutenir face au démon déchaîné en ce monde !
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : " Méfiez-vous des faux prophètes qui viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces.
C'est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez. On ne cueille pas du raisin sur des épines, ni des figues sur des chardons.
C'est ainsi que tout arbre bon donne de beaux fruits, et que l'arbre mauvais donne des fruits détestables.
Un arbre bon ne peut pas porter des fruits détestables, ni un arbre mauvais porter de beaux fruits.
Tout arbre qui ne donne pas de beaux fruits est coupé et jeté au feu.
C'est donc à leurs fruits que vous les reconnaîtrez.
Cy Aelf, Paris
Les faux prophètes de notre temps sont désormais dans nos écoles, où ils se proposent d'enseigner la théorie du genre à nos enfants. Dans la théorie, du genre, le constructionnisme est l'idée selon laquelle les différences constatées entre hommes et femmes sont pour une grande part construites par un conditionnement social, c'est-à-dire qu'il n'existe pas d'essence féminine ou masculine, mais seulement un sexe biologique n'influant pas, ou très peu, sur la personnalité. Outre cela, il semble désormais tout à fait naturel d'introduire l'enseignement de la sexualités dès l'école maternelle: voir ce lien:
http://ruefrontenac.com/nouvelles-gener ... maternelle
En entrant à la chapelle ce matin, j'avais ces pensées en tête (et d'autres assez sombres), mais le Seigneur m'attendait avec cet Évangile. Mais, Joie !, le prêtre l'a splendidement illustré en évoquant longuement la figure de saint Thomas More. Il me semble que tout catholique doit désormais se préparer à affronter dans la paix de Dieu tous les faux prophètes de notre temps:
Voici ce texte :
Saint Thomas More naquit à Londres, le 7 février 1478. Son père remplissait la fonction de juge, dans la capitale. Thomas passa quelques-unes de ses premières années en qualité de page, au service du cardinal Morton, alors archevêque de Cantorbéry et chancelier d’Angleterre. A l’âge de quatorze ans, il alla étudier à Oxford où il fit de sérieuses études juridiques et suivit les conférences sur la Cité de Dieu, de saint Augustin.
En 1501, Thomas More était reçu avocat et élu membre du Parlement trois ans plus tard. Après quelques années de mariage, il perdit sa femme et demeura seul avec ses quatre enfants : trois filles et un fils. Il ne se remariera que beaucoup plus tard, avec une veuve. En père vigilant, il veillait à ce que Dieu restât le centre de la vie de ses enfants. Le soir, il récitait la prière avec eux ; aux repas, une de ses filles lisait un passage de l’Ecriture Sainte et on discutait ensuite sur le texte en conversant gaiement. Jamais la science, ni la vertu, ne prirent un visage austère dans sa demeure ; sa piété n’en était cependant pas moins profonde. Saint Thomas More entendait la messe tous les jours ; en plus de ses prières du matin et du soir, il récitait les psaumes quotidiennement.
Sa valeur le fit nommer Maître des Requêtes et conseiller privé du roi. En 1529, Thomas More remplaça le défunt cardinal Wolsey dans la charge de Lord chancelier. Celui qui n’avait jamais recherché les honneurs ni désiré une haute situation se trouvait placé au sommet des dignités humaines. Les succès, pas plus que les afflictions, n’eurent de prise sur sa force de caractère.
Lorsque Henri VIII voulut divorcer pour épouser Anne Boleyn, et qu’il prétendit devant l’opposition formelle du pape, se proclamer chef de l’Eglise d’Angleterre, saint Thomas More blâma la conduite de son suzerain. Dès lors, les bonnes grâces du roi se changèrent en hostilité ouverte contre lui. Le roi le renvoya sans aucune ressource, car saint Thomas versait au fur à mesure tous ses revenus dans le sein des pauvres. Le jour où il apprit que ses granges avaient été incendiées, il écrivit à sa femme de rendre grâces à Dieu pour cette épreuve.
Le 12 avril 1554, l’ex-chancelier fut invité à prononcer le serment qui reconnaissait Anne Boleyn comme épouse légitime et rejetait l’autorité du pape. Saint Thomas rejeta noblement toute espèce de compromis avec sa conscience et refusa de donner son appui à l’adultère et au schisme. Après un second refus réitéré le 17 avril, on l’emprisonna à la Tour de Londres. Il vécut dans le recueillement et la prière durant les quatorze mois de son injuste incarcération.
Comme il avait fait de toute sa vie une préparation à l’éternité, la sérénité ne le quittait jamais. Il avoua bonnement : « Il me semble que Dieu fait de moi Son jouet et qu’Il me berce. » L’épreuve de la maladie s’ajouta bientôt à celle de la réclusion. Devenu semblable à un squelette, il ne cessa cependant de travailler en écrivant des traités moraux, un traité sur la Passion, et même de joyeuses satires.
L’intensité de sa prière conservait sa force d’âme : « Donne-moi Ta grâce, Dieu bon, pour que je compte pour rien le monde et fixe mon esprit sur Toi. » Il disait à sa chère fille Marguerite : « Si je sens la frayeur sur le point de me vaincre, je me rappellerai comment un souffle de vent faillit faire faire naufrage à Pierre parce que sa foi avait faibli. Je ferai donc comme lui, j’appellerai le Christ à mon secours. »
On accusa saint Thomas More de haute trahison parce qu’il niait la suprématie spirituelle du roi. Lorsque le simulacre de jugement qui le condamnait à être décapité fut terminé, le courageux confesseur de la foi n’eut que des paroles de réconfort pour tous ceux qui pleuraient sa mort imminente et injuste. A la foule des spectateurs, il demanda de prier pour lui et de porter témoignage qu’il mourait dans la foi et pour la foi de la Sainte Église catholique. Sir Kingston, connu pour son cœur impitoyable, lui fit ses adieux en sanglotant. Il récita pieusement le Miserere au pied de l’échafaud. Il demanda de l’aide pour monter sur l’échafaud : « Pour la descente, ajouta-t-il avec humour, je m’en tirerai bien tout seul. » Il embrassa son bourreau : « Courage, mon brave, n’aie pas peur, mais comme j’ai le cou très court, attention ! il y va de ton honneur. » Il se banda les yeux et se plaça lui-même sur la planche.
Béatifié par Léon XIII le 29 décembre 1886, sa canonisation eut lieu le 19 mai 1935. Le saint évêque John Fisher, fidèle au Pape, fut lui aussi passé par la hache.
Puissent ces exemples nous soutenir face au démon déchaîné en ce monde !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
Re: Les faux prophètes de notre temps
La suite directe dans l'Evangile ...Comme les disciples s’étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Il ne suffit pas de me dire : 'Seigneur, Seigneur !', pour entrer dans le Royaume des cieux ; mais il faut faire la volonté de mon Père qui est aux cieux.
Ce jour-là, beaucoup me diront : 'Seigneur, Seigneur, n'est-ce pas en ton nom que nous avons été prophètes, en ton nom que nous avons chassé les démons, en ton nom que nous avons fait beaucoup de miracles ?'
Alors je leur déclarerai : 'Je ne vous ai jamais connus. Écartez-vous de moi, vous qui faites le mal !'
Un bon avertissement pour ceux qui qui se réclament de Dieu et "font le mal " ...
Et pour nous tous .. Ce n'est pas en pratiquant sans charité que le salut est gagné !
"Qui cherche trouve"
Luc 11,10
Luc 11,10
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etienne lorant
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Jean, "Dieu fait grâce"
Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 1,57-66.80.
Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père.
Mais sa mère déclara : « Non, il s'appellera Jean. »
On lui répondit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l'appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Son nom est Jean. » Et tout le monde en fut étonné.
A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Le nom de Jean signifie "Dieu fait grâce" (selon la traduction que j'ai pu trouver). Il évoque et rappelle que Dieu peut susciter partout la vie là où il n'y en avait pas. Non seulement dans le sein d'Élisabeth, mais aussi dans celui de Sarah, l'épouse d'Abraham. La vie est le privilège absolu de Dieu. Aujourd'hui, c'est à cela que je pense.
Si seulement les hommes pouvaient considérer cela : nous sommes tous et toutes des dons uniques, et donc infiniment précieux, du Dieu créateur ! Chacun de nous a une valeur personnelle qui ne lui vient ni de son milieu, ni de ses parents, mais de Dieu seul.
Cette pensée me cause beaucoup de bien, comme celle du bon Pape Benoit XVI qui prend au pied de la lettre la parole de Jésus: "Quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais !" (Et c'est extraordinaire car, à cette seule lecture, j'ai réalisé que je ne craignais plus ni la vie solitaire, ni même la mort, pourvu que je poursuive mon chemin dans la foi...) Dieu a fait grâce à Élisabeth, et je suis moi aussi une grâce que Dieu fait à l'humanité. Je prie donc le Seigneur de me rendre digne tout en me rendant humble, fidèle, vrai, docile aux douces sollicitations de l'Esprit.
Et en même temps, je songe à tous les dons d'hommes et de femmes que Dieu a voulu faire aux hommes et que l'avortement a empêchés. Je songe à tous ces dons vivants de Dieu que l'homme a déformés et annihilés du fait de son péché (notamment par les guerres). Et finalement, j'en conclus que je désire d'autant plus servir Dieu, de demeurer en Lui tout en me livrant à tous.
Comme Jean, j'ai vécu et je vis toujours dans un désert, j'attends mon heure, qui désormais est très proche.
Seigneur mon Dieu, je Te loue et T'adore comme mon Père, en Jésus-Christ et par le souffle de l'Esprit !
Quand arriva le moment où Élisabeth devait enfanter, elle mit au monde un fils.
Ses voisins et sa famille apprirent que le Seigneur lui avait prodigué sa miséricorde, et ils se réjouissaient avec elle.
Le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant. Ils voulaient le nommer Zacharie comme son père.
Mais sa mère déclara : « Non, il s'appellera Jean. »
On lui répondit : « Personne dans ta famille ne porte ce nom-là ! »
On demandait par signes au père comment il voulait l'appeler.
Il se fit donner une tablette sur laquelle il écrivit : « Son nom est Jean. » Et tout le monde en fut étonné.
A l'instant même, sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia : il parlait et il bénissait Dieu.
La crainte saisit alors les gens du voisinage, et dans toute la montagne de Judée on racontait tous ces événements.
Tous ceux qui les apprenaient en étaient frappés et disaient : « Que sera donc cet enfant ? » En effet, la main du Seigneur était avec lui.
L'enfant grandit et son esprit se fortifiait. Il alla vivre au désert jusqu'au jour où il devait être manifesté à Israël.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Le nom de Jean signifie "Dieu fait grâce" (selon la traduction que j'ai pu trouver). Il évoque et rappelle que Dieu peut susciter partout la vie là où il n'y en avait pas. Non seulement dans le sein d'Élisabeth, mais aussi dans celui de Sarah, l'épouse d'Abraham. La vie est le privilège absolu de Dieu. Aujourd'hui, c'est à cela que je pense.
Si seulement les hommes pouvaient considérer cela : nous sommes tous et toutes des dons uniques, et donc infiniment précieux, du Dieu créateur ! Chacun de nous a une valeur personnelle qui ne lui vient ni de son milieu, ni de ses parents, mais de Dieu seul.
Cette pensée me cause beaucoup de bien, comme celle du bon Pape Benoit XVI qui prend au pied de la lettre la parole de Jésus: "Quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais !" (Et c'est extraordinaire car, à cette seule lecture, j'ai réalisé que je ne craignais plus ni la vie solitaire, ni même la mort, pourvu que je poursuive mon chemin dans la foi...) Dieu a fait grâce à Élisabeth, et je suis moi aussi une grâce que Dieu fait à l'humanité. Je prie donc le Seigneur de me rendre digne tout en me rendant humble, fidèle, vrai, docile aux douces sollicitations de l'Esprit.
Et en même temps, je songe à tous les dons d'hommes et de femmes que Dieu a voulu faire aux hommes et que l'avortement a empêchés. Je songe à tous ces dons vivants de Dieu que l'homme a déformés et annihilés du fait de son péché (notamment par les guerres). Et finalement, j'en conclus que je désire d'autant plus servir Dieu, de demeurer en Lui tout en me livrant à tous.
Comme Jean, j'ai vécu et je vis toujours dans un désert, j'attends mon heure, qui désormais est très proche.
Seigneur mon Dieu, je Te loue et T'adore comme mon Père, en Jésus-Christ et par le souffle de l'Esprit !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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etienne lorant
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La foi du centurion romain et l'ouverture à l'humanité
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,5-17.
Jésus était entré à Capharnaüm ; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres ; je dis à l'un : 'Va', et il va, à un autre : 'Viens', et il vient, et à mon esclave : 'Fais ceci', et il le fait. » A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux, et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et le serviteur fut guéri à cette heure même. Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés ; il chassa les esprits par sa parole et il guérit tous les malades.
Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Dans ce passage de Matthieu, à l'occasion de la grande foi témoignée par le centurion romain, considéré par les Juifs comme un ennemi par excellence, Jésus annonce bel et bien qu'à partir de sa passion et sa résurrection, l'ancienne alliance sera rompue et remplacée par la nouvelle: ceux qui furent les héritiers légitimes du Royaume seront jetés dehors dans ténèbres, tandis que la nouvelle postérité d'Abraham viendra tout aussi bien de l'Orient que de l'Occident pour prendre part avec lui, ainsi qu'avec Isaac et Jacob au festin du Royaume des Cieux.
Ce n'est donc plus par une stricte observance de centaines de préceptes particuliers que les hommes seront sauvés, mais par leur adhésion au Christ. Cependant, jusqu'à ce que tout advienne, jusqu'à ce que son heure soit venue, Jésus continue de manifester que le salut est pour tous, y compris pour Israël, à condition de croire. En Israël, seuls "les petits et les simples" adhèreront à son enseignement, car le langage de Jésus touche directement les cœurs bien disposés.
Par contre, je me souviens encore de cette terrible répartie entre les envoyés du temples et Jésus à l'occasion de la guérison d'un aveugle-né : "Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Des pharisiens qui se trouvaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous des aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : 'Nous voyons !' votre péché demeure".
C'est ainsi, également que s'accomplit ce qui est dit de la Lumière dans le prologue de Jean :
La Lumière est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue.
Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu lesquels sont nés non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.
Bienheureux tous les enfants de la Lumière !
Jésus était entré à Capharnaüm ; un centurion de l'armée romaine vint à lui et le supplia : « Seigneur, mon serviteur est au lit, chez moi, paralysé, et il souffre terriblement. » Jésus lui dit : « Je vais aller le guérir. »
Le centurion reprit : « Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri. Ainsi, moi qui suis soumis à une autorité, j'ai des soldats sous mes ordres ; je dis à l'un : 'Va', et il va, à un autre : 'Viens', et il vient, et à mon esclave : 'Fais ceci', et il le fait. » A ces mots, Jésus fut dans l'admiration et dit à ceux qui le suivaient : « Amen, je vous le déclare, chez personne en Israël, je n'ai trouvé une telle foi. Aussi je vous le dis : Beaucoup viendront de l'orient et de l'occident et prendront place avec Abraham, Isaac et Jacob au festin du Royaume des cieux, et les héritiers du Royaume seront jetés dehors dans les ténèbres ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » Et Jésus dit au centurion : « Rentre chez toi, que tout se passe pour toi selon ta foi. » Et le serviteur fut guéri à cette heure même. Comme Jésus entrait chez Pierre, il vit sa belle-mère couchée avec de la fièvre. Il lui prit la main, et la fièvre la quitta. Elle se leva, et elle le servait. Le soir venu, on lui amena beaucoup de possédés ; il chassa les esprits par sa parole et il guérit tous les malades.
Ainsi devait s'accomplir la parole prononcée par le prophète Isaïe : Il a pris nos souffrances, il a porté nos maladies.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Dans ce passage de Matthieu, à l'occasion de la grande foi témoignée par le centurion romain, considéré par les Juifs comme un ennemi par excellence, Jésus annonce bel et bien qu'à partir de sa passion et sa résurrection, l'ancienne alliance sera rompue et remplacée par la nouvelle: ceux qui furent les héritiers légitimes du Royaume seront jetés dehors dans ténèbres, tandis que la nouvelle postérité d'Abraham viendra tout aussi bien de l'Orient que de l'Occident pour prendre part avec lui, ainsi qu'avec Isaac et Jacob au festin du Royaume des Cieux.
Ce n'est donc plus par une stricte observance de centaines de préceptes particuliers que les hommes seront sauvés, mais par leur adhésion au Christ. Cependant, jusqu'à ce que tout advienne, jusqu'à ce que son heure soit venue, Jésus continue de manifester que le salut est pour tous, y compris pour Israël, à condition de croire. En Israël, seuls "les petits et les simples" adhèreront à son enseignement, car le langage de Jésus touche directement les cœurs bien disposés.
Par contre, je me souviens encore de cette terrible répartie entre les envoyés du temples et Jésus à l'occasion de la guérison d'un aveugle-né : "Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. » Des pharisiens qui se trouvaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous des aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : 'Nous voyons !' votre péché demeure".
C'est ainsi, également que s'accomplit ce qui est dit de la Lumière dans le prologue de Jean :
La Lumière est venue chez les siens, et les siens ne l’ont point reçue.
Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu lesquels sont nés non du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l’homme, mais de Dieu.
Bienheureux tous les enfants de la Lumière !
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
- stephlorant
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- Inscription : sam. 12 mars 2011, 21:09
Suivre Jésus - qui nous connaît !
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,18-22.
Jésus, voyant la foule autour de lui, donna l'ordre de partir vers l'autre rive du lac.
Un scribe s'approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. » Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. »
Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. » Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Le scribe promet de suivre partout où Jésus ira. Mais celui-ci, qui lit dans nos cœurs à livres ouverts (et mieux que cela encore), sait que cet homme redoute d'avoir faim ou froid sur la route et de dormir "à la dure". Aussitôt, il met le doigt "où çà fait mal"... n'est-ce pas logique, n'est-il pas le Médecin par excellence ? Ceci dit... l'homme en question, à cet instant, a l'occasion de faire un retour en lui-même, de réfléchir et de se dire: "Oui, c'est vrai, c'est un mode de vie assez rude et c'est cela que je crains, mais est-ce que cela n'en vaut pas la peine ?" Rien ne dit, dans l’Évangile, que le scribe s'en est retourné "tout triste" comme l'homme qui avait de grands biens.
Oh, je crois que ce scribe, je l'aime bien. Est-ce qu'il ne me ressemble pas un peu ? Lorsque j'étais enfant, j'ai fait plusieurs fois ce rêve étrange - et d'autant plus étrange que je m'en souvenais à chaque fois. Je me retrouvais enfermé dans une sorte de grande boîte de couleur blanche, bien éclairée, mais fermée. Il y avait seulement une fente à gauche et une fente à droite. Des personnes, que je ne pouvais voir, m'envoyaient des questions par l'ouverture de gauche. Leurs demandes me préoccupaient beaucoup car souvent, je n'en connaissais pas vraiment la réponse, et il me fallait réfléchir beaucoup. Après un temps assez long parfois, de cogitation, de 'remue-méninges parfois chargé d'enthousiasme mais aussi d'inquiétude, je répondais et envoyais ma réponse par l'ouverture de droite. Ensuite, je me réveillais... parfois assez perturbé, car je me considérais comme un homme d'action: j'aimais l'aviation, je voulais piloter !
J'ai compris plus tard que cela avait un rapport avec l'écriture: j'étais membre d'un club international de correspondance, situé à Turku, en Finlande. J'échangeais du courrier avec Rimouski (Québec) et Spartanburg (Caroline du Sud)... et plus tard, en espagnol, avec l'Uruguay. Ce que je n'avais pas compris, c'est une constante de recherche de vérité qui passait par l'écriture. C'est devenu beaucoup plus clair après ma conversion, car la recherche de la Vérité, chez moi comme chez beaucoup d'autres est passée par la lecture et l'examen profond, l’introspection. Ce rêve était tout a fait prémonitoire ! Aujourd'hui, je suis passé de l'écriture sur papier à internet, je n'ai plus d'inquiétudes comme autrefois, mais le reste n'a pas changé.
Dans la réponse qu'il donne à l'autre disciple, Jésus n'est pas aussi exigeant et radical que ses mots semblent le révéler. 'Laisse les morts enterrer leurs morts, mais toi, suis-moi". Ici, également, Jésus a révélé au disciple l'obstacle qui, jusqu'à leur rencontre, l'a retenu. Je crois que c'est le respect de toutes les règles - comme c'était de rigueur en Israël à cette époque. Ce passage mer rappelle la rencontre d’Élie et d’Élisée dans le Livre des Rois, chapitre 19:
20 Alors Élisée quitta ses bœufs, courut derrière Élie, et lui dit : « Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, puis je te suivrai. » Élie répondit : «Va-t'en, retourne là-bas ! Je n'ai rien fait. »
21 Alors Élisée s'en retourna ; mais il prit la paire de bœufs pour les immoler, les fit cuire avec le bois de l'attelage, et les donna à manger aux gens. Puis il se leva, partit à la suite d'Élie et se mit à son service.
Les mots de Jésus sont davantage un appel à la vie, à la nouveauté de la Bonne Nouvelle qu'une condamnation des pratiques de l'époque. Le Seigneur tend la main : "Ton Père est mort ? Suis-moi, et je te montrerai le Père !"
Quiconque cherche la Vérité trouve le Christ. Jésus veut qu'on lui préfère la Vérité, car Il est la Vérité et l'on ne saurait trop s'éloigner de Lui sans tomber dans ses bras...
Jésus, voyant la foule autour de lui, donna l'ordre de partir vers l'autre rive du lac.
Un scribe s'approcha et lui dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras. » Mais Jésus lui déclara : « Les renards ont des terriers, les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. »
Un autre de ses disciples lui dit : « Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père. » Jésus lui dit : « Suis-moi, et laisse les morts enterrer leurs morts. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Le scribe promet de suivre partout où Jésus ira. Mais celui-ci, qui lit dans nos cœurs à livres ouverts (et mieux que cela encore), sait que cet homme redoute d'avoir faim ou froid sur la route et de dormir "à la dure". Aussitôt, il met le doigt "où çà fait mal"... n'est-ce pas logique, n'est-il pas le Médecin par excellence ? Ceci dit... l'homme en question, à cet instant, a l'occasion de faire un retour en lui-même, de réfléchir et de se dire: "Oui, c'est vrai, c'est un mode de vie assez rude et c'est cela que je crains, mais est-ce que cela n'en vaut pas la peine ?" Rien ne dit, dans l’Évangile, que le scribe s'en est retourné "tout triste" comme l'homme qui avait de grands biens.
Oh, je crois que ce scribe, je l'aime bien. Est-ce qu'il ne me ressemble pas un peu ? Lorsque j'étais enfant, j'ai fait plusieurs fois ce rêve étrange - et d'autant plus étrange que je m'en souvenais à chaque fois. Je me retrouvais enfermé dans une sorte de grande boîte de couleur blanche, bien éclairée, mais fermée. Il y avait seulement une fente à gauche et une fente à droite. Des personnes, que je ne pouvais voir, m'envoyaient des questions par l'ouverture de gauche. Leurs demandes me préoccupaient beaucoup car souvent, je n'en connaissais pas vraiment la réponse, et il me fallait réfléchir beaucoup. Après un temps assez long parfois, de cogitation, de 'remue-méninges parfois chargé d'enthousiasme mais aussi d'inquiétude, je répondais et envoyais ma réponse par l'ouverture de droite. Ensuite, je me réveillais... parfois assez perturbé, car je me considérais comme un homme d'action: j'aimais l'aviation, je voulais piloter !
J'ai compris plus tard que cela avait un rapport avec l'écriture: j'étais membre d'un club international de correspondance, situé à Turku, en Finlande. J'échangeais du courrier avec Rimouski (Québec) et Spartanburg (Caroline du Sud)... et plus tard, en espagnol, avec l'Uruguay. Ce que je n'avais pas compris, c'est une constante de recherche de vérité qui passait par l'écriture. C'est devenu beaucoup plus clair après ma conversion, car la recherche de la Vérité, chez moi comme chez beaucoup d'autres est passée par la lecture et l'examen profond, l’introspection. Ce rêve était tout a fait prémonitoire ! Aujourd'hui, je suis passé de l'écriture sur papier à internet, je n'ai plus d'inquiétudes comme autrefois, mais le reste n'a pas changé.
Dans la réponse qu'il donne à l'autre disciple, Jésus n'est pas aussi exigeant et radical que ses mots semblent le révéler. 'Laisse les morts enterrer leurs morts, mais toi, suis-moi". Ici, également, Jésus a révélé au disciple l'obstacle qui, jusqu'à leur rencontre, l'a retenu. Je crois que c'est le respect de toutes les règles - comme c'était de rigueur en Israël à cette époque. Ce passage mer rappelle la rencontre d’Élie et d’Élisée dans le Livre des Rois, chapitre 19:
20 Alors Élisée quitta ses bœufs, courut derrière Élie, et lui dit : « Laisse-moi embrasser mon père et ma mère, puis je te suivrai. » Élie répondit : «Va-t'en, retourne là-bas ! Je n'ai rien fait. »
21 Alors Élisée s'en retourna ; mais il prit la paire de bœufs pour les immoler, les fit cuire avec le bois de l'attelage, et les donna à manger aux gens. Puis il se leva, partit à la suite d'Élie et se mit à son service.
Les mots de Jésus sont davantage un appel à la vie, à la nouveauté de la Bonne Nouvelle qu'une condamnation des pratiques de l'époque. Le Seigneur tend la main : "Ton Père est mort ? Suis-moi, et je te montrerai le Père !"
Quiconque cherche la Vérité trouve le Christ. Jésus veut qu'on lui préfère la Vérité, car Il est la Vérité et l'on ne saurait trop s'éloigner de Lui sans tomber dans ses bras...
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
- stephlorant
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- Inscription : sam. 12 mars 2011, 21:09
Nos tempêtes apaisées
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 8,23-27.
Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent.
Et voilà que la mer s'agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait.
Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. »
Mais il leur dit : « Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? » Alors, debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme.
Les gens furent saisis d'étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Des tempêtes dans nos vies, d'autant que nous avançons en âge, il y en a beaucoup. Au cours de la journée d'hier, j'ai dû annuler une semaine de congé programmée de longue date. J'avais préparé un second séjour en centre de revalidation (cette fois, à proximité d'une plage), mais il se trouve que ma mère qui est tombée deux fois la semaine passée, préfère désormais s'abstenir. Dans le même moment, ma tante, qui perd un peu l'esprit, en est venue à tant me harceler (parfois six coups de téléphone sur une journée et des demandes sur un ton autoritaire), que je laisse désormais sonner sans répondre.
Mon isolement s'accroît donc, tandis que la liste des "choses-à-faire" s'allonge. Il est donc normal que de temps à autre, je me surprenne à appeler Jésus à mon secours - tout en sachant que je me comporte très souvent comme un enfant gâté !
La réponse de Jésus à ces inquiétudes personnelles est la même que celle qu'il adresse à tous ceux qui croient en Lui et qui se laissent saisir par la crainte devant les événements du monde: Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ?"
C'est l'occasion de dire que l'on ne se lance pas dans une vie de foi pour trouver une forme d'assurance contre les épreuves. En fait, les épreuves surviennent et vérifient la qualité de notre foi. Le Seigneur les permet afin de nous rendre petit à petit plus confiant, plus abandonné en l'Amour, plus fidèle également. Et elles sont également des indications précieuses contre certains changements nécessaires. Les rites et les sacrements nous soutiennent, mais il ne faudrait pas finir par les considérer comme des paravents pour nous cacher les réalités du siècle, pour nous voiler la face.
Aujourd'hui, je vais prier sagement mon chapelet à la Miséricorde divine, qui est si simple à dire, et qui s'achève par cette oraison : "Jésus, j'ai confiance en Toi !" Or, cette finale, combien de fois, du moins au début, me suis-je rendu compte que je l'avais omise. Or, elle est essentielle ! Mais si je l'ai longtemps oubliée, c'est qu'avoir la foi, ce n'est pas encore la confiance, l'abandon à la volonté divine. En combien d'occasions, d'ailleurs, nous nous rassurons d'avoir la foi sans pour autant accepter nos difficultés ?
Comme Jésus montait dans la barque, ses disciples le suivirent.
Et voilà que la mer s'agita violemment, au point que la barque était recouverte par les vagues. Mais lui dormait.
Ses compagnons s'approchèrent et le réveillèrent en disant : « Seigneur, sauve-nous ! Nous sommes perdus. »
Mais il leur dit : « Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ? » Alors, debout, Jésus interpella vivement les vents et la mer, et il se fit un grand calme.
Les gens furent saisis d'étonnement et disaient : « Quel est donc celui-ci, pour que même les vents et la mer lui obéissent ? »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Des tempêtes dans nos vies, d'autant que nous avançons en âge, il y en a beaucoup. Au cours de la journée d'hier, j'ai dû annuler une semaine de congé programmée de longue date. J'avais préparé un second séjour en centre de revalidation (cette fois, à proximité d'une plage), mais il se trouve que ma mère qui est tombée deux fois la semaine passée, préfère désormais s'abstenir. Dans le même moment, ma tante, qui perd un peu l'esprit, en est venue à tant me harceler (parfois six coups de téléphone sur une journée et des demandes sur un ton autoritaire), que je laisse désormais sonner sans répondre.
Mon isolement s'accroît donc, tandis que la liste des "choses-à-faire" s'allonge. Il est donc normal que de temps à autre, je me surprenne à appeler Jésus à mon secours - tout en sachant que je me comporte très souvent comme un enfant gâté !
La réponse de Jésus à ces inquiétudes personnelles est la même que celle qu'il adresse à tous ceux qui croient en Lui et qui se laissent saisir par la crainte devant les événements du monde: Pourquoi avoir peur, hommes de peu de foi ?"
C'est l'occasion de dire que l'on ne se lance pas dans une vie de foi pour trouver une forme d'assurance contre les épreuves. En fait, les épreuves surviennent et vérifient la qualité de notre foi. Le Seigneur les permet afin de nous rendre petit à petit plus confiant, plus abandonné en l'Amour, plus fidèle également. Et elles sont également des indications précieuses contre certains changements nécessaires. Les rites et les sacrements nous soutiennent, mais il ne faudrait pas finir par les considérer comme des paravents pour nous cacher les réalités du siècle, pour nous voiler la face.
Aujourd'hui, je vais prier sagement mon chapelet à la Miséricorde divine, qui est si simple à dire, et qui s'achève par cette oraison : "Jésus, j'ai confiance en Toi !" Or, cette finale, combien de fois, du moins au début, me suis-je rendu compte que je l'avais omise. Or, elle est essentielle ! Mais si je l'ai longtemps oubliée, c'est qu'avoir la foi, ce n'est pas encore la confiance, l'abandon à la volonté divine. En combien d'occasions, d'ailleurs, nous nous rassurons d'avoir la foi sans pour autant accepter nos difficultés ?
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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Tendresse de Jésus envers ceux qui reviennent
J'avais commencé par me demander s'il est préférable de parler de ceux qui reviennent ou simplement prendre le cas de Marie-Madeleine. Mais je remarque ces derniers mois que beaucoup de jeunes et de moins jeunes, beaucoup de ceux et celles qui avaient mis la foi de côté reviennent, et je voudrais (re)trouver des textes encourageants... celui-ci date d'avril 2009 !
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,11-18.
Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. » Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus.
Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs. Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »
"Cesse de me tenir", dit Jésus à Marie Madeleine. Le Christ, que ni la Croix, ni la tombe n'ont pu retenir, reste cependant tenu par les larmes de celle à propos de qui il avait dit:
"si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour. » (Luc 7,47) Il est donc tout à fait remarquable de noter que, même après la Résurrection, le bon Pasteur reste extrêmement attentif à ses brebis. A celle-ci en particulier, qu'il appelle par son nom "Marie !"
Cet Évangile est bouleversant de tendresse et d'amour profond. A la première lecture, c'est l'attention constante du Seigneur qui m'a retenu, mais en relisant le passage, je me suis dit encore que les larmes de Marie-Madeleine ont été subtilement transformées, elles ont subi véritable mutation en passant de la détresse à la joie pure. Ceux qui pleurent leurs péchés versent aussi des larmes de joie le jour de leur pardon. Ainsi, la sincérité du repentir est à la fin la source d'une grande joie... "Il y a plus de joie dans les cieux pour un seul qui se repent que pour cent qui n'ont pas besoin de se repentir".
Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 20,11-18.
Marie Madeleine restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se penche vers l'intérieur, tout en larmes, et, à l'endroit où le corps de Jésus avait été déposé, elle aperçoit deux anges vêtus de blanc, assis l'un à la tête et l'autre aux pieds.
Ils lui demandent : « Femme, pourquoi pleures-tu ? » Elle leur répond : « On a enlevé le Seigneur mon Maître, et je ne sais pas où on l'a mis. » Tout en disant cela, elle se retourne et aperçoit Jésus qui était là, mais elle ne savait pas que c'était Jésus.
Jésus lui demande : « Femme, pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » Le prenant pour le gardien, elle lui répond : « Si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et moi, j'irai le reprendre. » Jésus lui dit alors : « Marie ! » Elle se tourne vers lui et lui dit : « Rabbouni ! » ce qui veut dire : « Maître » dans la langue des Juifs. Jésus reprend : « Cesse de me tenir, je ne suis pas encore monté vers le Père. Va plutôt trouver mes frères pour leur dire que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. » Marie Madeleine s'en va donc annoncer aux disciples : « J'ai vu le Seigneur, et voilà ce qu'il m'a dit. »
"Cesse de me tenir", dit Jésus à Marie Madeleine. Le Christ, que ni la Croix, ni la tombe n'ont pu retenir, reste cependant tenu par les larmes de celle à propos de qui il avait dit:
"si ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, c'est à cause de son grand amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d'amour. » (Luc 7,47) Il est donc tout à fait remarquable de noter que, même après la Résurrection, le bon Pasteur reste extrêmement attentif à ses brebis. A celle-ci en particulier, qu'il appelle par son nom "Marie !"
Cet Évangile est bouleversant de tendresse et d'amour profond. A la première lecture, c'est l'attention constante du Seigneur qui m'a retenu, mais en relisant le passage, je me suis dit encore que les larmes de Marie-Madeleine ont été subtilement transformées, elles ont subi véritable mutation en passant de la détresse à la joie pure. Ceux qui pleurent leurs péchés versent aussi des larmes de joie le jour de leur pardon. Ainsi, la sincérité du repentir est à la fin la source d'une grande joie... "Il y a plus de joie dans les cieux pour un seul qui se repent que pour cent qui n'ont pas besoin de se repentir".
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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- stephlorant
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Re: Nos tempêtes apaisées
Il est parfois difficile de faire des choix. Par exemple, je me retrouve à dix années de la retraite. J'ai déjà évoqué l'idée de partir et d'aller d'un monastère à l'autre, d'une communauté à une autre. Entre-temps, j'ai fait part ouvertement de mes doutes quant à l'opportunité d'accepter la succession d'une tante qui s'est montrée excessivement généreuse durant plus de vingt ans... j'ai pris ma décision, je refuserai une part d'héritage... qui m'obligerait éventuellement à travailler cinq ans de plus pour payer le passif !
Autre point de résistance intérieure: l'âge avancé de ma mère et son état de santé. Même si a priori, je me débrouille seul depuis quatre ans en supportant de nombreuses tâches, je sais que son décès sera pour moi comme une catastrophe de grande ampleur.
Je dois donc m'y préparer et pour cela, renforcer encore ma discipline de vie, et les exercices de vie intérieure.
Reste que tout autre chose peut arriver : "Soyez vigilants, dit Jésus car vous ne savez ni le jour ni l'heure" - mais il dit aussi, ce qui n'est pas contradictoire: "Est-ce par le souci qu'un homme peut prolonger sa vie d'une seule journée ?"
Et donc la rigueur que je cherche ne doit pas tomber non plus dans l'excès de discipline.
Tant de choses à Te confier, ô mon Dieu ! Il était parfois plus simple de me décider lorsque j'avais encore mon père qui en connaissait long sur beaucoup de sujets ! Désormais, je dois développer surtout l'attitude de confiance en la Providence et la miséricorde divine.
Comme un vrai directeur spirituel manque !
Autre point de résistance intérieure: l'âge avancé de ma mère et son état de santé. Même si a priori, je me débrouille seul depuis quatre ans en supportant de nombreuses tâches, je sais que son décès sera pour moi comme une catastrophe de grande ampleur.
Je dois donc m'y préparer et pour cela, renforcer encore ma discipline de vie, et les exercices de vie intérieure.
Reste que tout autre chose peut arriver : "Soyez vigilants, dit Jésus car vous ne savez ni le jour ni l'heure" - mais il dit aussi, ce qui n'est pas contradictoire: "Est-ce par le souci qu'un homme peut prolonger sa vie d'une seule journée ?"
Et donc la rigueur que je cherche ne doit pas tomber non plus dans l'excès de discipline.
Tant de choses à Te confier, ô mon Dieu ! Il était parfois plus simple de me décider lorsque j'avais encore mon père qui en connaissait long sur beaucoup de sujets ! Désormais, je dois développer surtout l'attitude de confiance en la Providence et la miséricorde divine.
Comme un vrai directeur spirituel manque !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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- stephlorant
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Guérison d'un paralytique. Le mal et la stérilité du coeur.
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 9,1-8.
Jésus monta en barque, traversa le lac et alla dans sa ville de Capharnaüm.
Et voilà qu'on lui apportait un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés. »
Or, quelques scribes se disaient : « Cet homme blasphème. »
Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Pourquoi avez-vous en vous-mêmes des pensées mauvaises ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi et marche' ?
Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés... » alors, il dit au paralysé : « Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi. »
L'homme se leva et rentra chez lui.
En voyant cela, la foule fut saisie de crainte, et elle rendit gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Dans l'épisode de la guérison du paralytique, Jésus met pratiquement sur un pied d'égalité le pardon des péchés et la guérison de la paralysie. Et pour que je lise le texte sous cet angle, il est riche d'enseignements nouveaux, même si je pensais l'avoir épuisé à force de le rencontrer chaque année.
Pour le Fils de l'homme, remettre les péchés, c'est rendre libre un homme qui ne l'était plus. Et le paralysé sur sa civière en est une image frappante: c'est ainsi que paraissent devant Dieu les hommes soumis au péché. A partir de ce constat, je déduis aisément que le mal pratiqué par les hommes, dont les média se font souvent l'écho et que le public découvre avec des frissons... n'est absolument rien aux yeux de Dieu. Je ne suis pas théologien - et donc je peux m'égarer, mais je me dis que sous le regard de la l'Amour miséricordieux, s'il n'y a pas le Bien (justice, vérité, amour...), en réalité il n'y a qu'un grand vide.
A ce sujet, il me revient en tête l'épisode de l'effondrement de la tour de Siloé qui avait fait dix-huit tués, et que Jésus met en parallèle avec des assassinats ordonnés par Pilate. Dans les deux cas, Jésus en parle pour dire simplement: "Croyez-vous que ces victimes étaient plus coupables que les autres habitants de Jérusalem ? Non, mais craignez, si vous ne vous convertissez pas, de périr de la même manière !"... D'une part, cela veut dire que le malheur et la violence ne peuvent avoir Dieu pour origine, mais aussi que la conversion des hommes est le fondement du problème.
Convertissez-vous, car vous êtes stériles, car vous ne portez pas de fruits de la charité ! Convertissez-vous, insiste Jésus, car il est écrit: " Vois, je mets devant toi la vie et la mort. Choisis donc la vie, afin de vivre ". Faîtes le choix de la vie, cessez de faire des choix de mort ! Le figuier qui est stérile reçois une fois de plus de l'engrais, mais s'il demeure stérile, il faudra se résoudre à le couper ! Et le serviteur qui n'avait qu'un talent à faire fructifier, sera jugé très sévèrement, car on lui retirera même ce qu'il croyait avoir !
Voici donc un paralysé guéri. Aussitôt, Jésus le renvoie, mais il lui fait emporter sa civière et lui dit de rentrez chez lui. Il y a dans cet ordre comme un avertissement: ta vie recommence, mais souviens-toi comme tu étais incapable de rien faire, alors désormais, vis et montre que tu as choisi la vie !
Jésus monta en barque, traversa le lac et alla dans sa ville de Capharnaüm.
Et voilà qu'on lui apportait un paralysé, couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés. »
Or, quelques scribes se disaient : « Cet homme blasphème. »
Mais Jésus, connaissant leurs pensées, leur dit : « Pourquoi avez-vous en vous-mêmes des pensées mauvaises ?
Qu'est-ce qui est le plus facile ? de dire : 'Tes péchés sont pardonnés', ou bien de dire : 'Lève-toi et marche' ?
Eh bien ! pour que vous sachiez que le Fils de l'homme a le pouvoir, sur la terre, de pardonner les péchés... » alors, il dit au paralysé : « Lève-toi, prends ta civière, et rentre chez toi. »
L'homme se leva et rentra chez lui.
En voyant cela, la foule fut saisie de crainte, et elle rendit gloire à Dieu qui a donné un tel pouvoir aux hommes.
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
Dans l'épisode de la guérison du paralytique, Jésus met pratiquement sur un pied d'égalité le pardon des péchés et la guérison de la paralysie. Et pour que je lise le texte sous cet angle, il est riche d'enseignements nouveaux, même si je pensais l'avoir épuisé à force de le rencontrer chaque année.
Pour le Fils de l'homme, remettre les péchés, c'est rendre libre un homme qui ne l'était plus. Et le paralysé sur sa civière en est une image frappante: c'est ainsi que paraissent devant Dieu les hommes soumis au péché. A partir de ce constat, je déduis aisément que le mal pratiqué par les hommes, dont les média se font souvent l'écho et que le public découvre avec des frissons... n'est absolument rien aux yeux de Dieu. Je ne suis pas théologien - et donc je peux m'égarer, mais je me dis que sous le regard de la l'Amour miséricordieux, s'il n'y a pas le Bien (justice, vérité, amour...), en réalité il n'y a qu'un grand vide.
A ce sujet, il me revient en tête l'épisode de l'effondrement de la tour de Siloé qui avait fait dix-huit tués, et que Jésus met en parallèle avec des assassinats ordonnés par Pilate. Dans les deux cas, Jésus en parle pour dire simplement: "Croyez-vous que ces victimes étaient plus coupables que les autres habitants de Jérusalem ? Non, mais craignez, si vous ne vous convertissez pas, de périr de la même manière !"... D'une part, cela veut dire que le malheur et la violence ne peuvent avoir Dieu pour origine, mais aussi que la conversion des hommes est le fondement du problème.
Convertissez-vous, car vous êtes stériles, car vous ne portez pas de fruits de la charité ! Convertissez-vous, insiste Jésus, car il est écrit: " Vois, je mets devant toi la vie et la mort. Choisis donc la vie, afin de vivre ". Faîtes le choix de la vie, cessez de faire des choix de mort ! Le figuier qui est stérile reçois une fois de plus de l'engrais, mais s'il demeure stérile, il faudra se résoudre à le couper ! Et le serviteur qui n'avait qu'un talent à faire fructifier, sera jugé très sévèrement, car on lui retirera même ce qu'il croyait avoir !
Voici donc un paralysé guéri. Aussitôt, Jésus le renvoie, mais il lui fait emporter sa civière et lui dit de rentrez chez lui. Il y a dans cet ordre comme un avertissement: ta vie recommence, mais souviens-toi comme tu étais incapable de rien faire, alors désormais, vis et montre que tu as choisi la vie !
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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- stephlorant
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Re: Guérison d'un parlytique. Le mal et la stérilité du coeu
C'est du fait de la foi des autres que Jésus lui a remis ses péchés. C'est prodigieux et cela passe quasi inaperçu... Prodigieux que nos intercessions confiantes puissent inciter le Christ à remettre les péchés d'autrui. Et puis, il y a cet autre mot: "Confiance". Sur la même phrase, voici les mots "foi" et "confiance" mis en exergue. La foi est ce que nous avons de plus précieux, mais la confiance, c'est la foi qui atteint son but.stephlorant a écrit : Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé : « Confiance, mon fils, tes péchés sont pardonnés. »
Vraiment, Seigneur, ce fut une belle journée ! Je vous remercie pour les grâces reçues ce jour et je vous prie encore, Ô Jésus, fils de David, de m'inciter de plus en plus à la foi de confiance absolue ! Amen
In manus tuas, Domine, commendo spiritum meum
http://www.youtube.com/watch?v=WDV94Iti5ic&feature=related (Philippe Herreweghe)
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- stephlorant
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- Inscription : sam. 12 mars 2011, 21:09
Bénédiction des simples
Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 11,25-30.
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
La bonté de Dieu se manifeste d'abord aux tout-petits, aux cœurs simples qui accueillent la Parole comme ils accueillent Jésus. Ce n'est pas qu'ils manquent d'intelligence, mais ils n'ont pas glorifié leur intelligence. Ils ont reconnu l'existence pour ce qu'elle est et s'efforcent de la vivre le plus honnêtement possible. C'est pourquoi l'annonce de l’Évangile les a touchés directement sans qu'ils éprouvent le besoin de poser des questions ou de soulever des objections.
Ils apparaissent ici et là dans l’Évangile, comme la veuve qui a mis dans l'urne aux offrandes, dans le temple, la dernière pièce qui lui restait. C'est la Samaritaine, que le propos de Jésus, qui la rabaisse au rang des 'petits chiens', ne choque pas du tout. Sa réponse est toute franche et belle: "Oui, mais même les petits chiens se nourrissent des miettes qui tombent de la table de leur maître". C'est l'apôtre jean, lors de la dernière cène qui se demande si c'est lui qui va trahir le maître, car la seule pensée de la trahison l'émeut. Et il y en a beaucoup d'autres.
Pas besoin de rhétorique non plus pour le larron crucifié en même temps que Jésus et qui reconnaît que "pour nous, c'est juste !", mais Jésus est innocent. Pour le centurion romain, pas besoin que le Seigneur se déplace jusque chez lui, car il a immédiatement saisi l'autorité du Messie sur toutes choses.
Seigneur, que le repos de mon cœur, parfois si tourmenté, soit en Toi seul. Que mon ouvrage soit simple et vrai, que mon attitude soit "Oui, oui" ou "Non, non", mais sans mélange. Que je mette en Toi toute ma confiance, comme Toi tu as remis ton esprit entre les mains du Père !
En ce temps-là, Jésus prit la parole : « Père, Seigneur du ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l'as révélé aux tout-petits.
Oui, Père, tu l'as voulu ainsi dans ta bonté.
Tout m'a été confié par mon Père ; personne ne connaît le Fils, sinon le Père, et personne ne connaît le Père, sinon le Fils, et celui à qui le Fils veut le révéler.
« Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.
Prenez sur vous mon joug, devenez mes disciples, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos.
Oui, mon joug est facile à porter, et mon fardeau, léger. »
Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris
La bonté de Dieu se manifeste d'abord aux tout-petits, aux cœurs simples qui accueillent la Parole comme ils accueillent Jésus. Ce n'est pas qu'ils manquent d'intelligence, mais ils n'ont pas glorifié leur intelligence. Ils ont reconnu l'existence pour ce qu'elle est et s'efforcent de la vivre le plus honnêtement possible. C'est pourquoi l'annonce de l’Évangile les a touchés directement sans qu'ils éprouvent le besoin de poser des questions ou de soulever des objections.
Ils apparaissent ici et là dans l’Évangile, comme la veuve qui a mis dans l'urne aux offrandes, dans le temple, la dernière pièce qui lui restait. C'est la Samaritaine, que le propos de Jésus, qui la rabaisse au rang des 'petits chiens', ne choque pas du tout. Sa réponse est toute franche et belle: "Oui, mais même les petits chiens se nourrissent des miettes qui tombent de la table de leur maître". C'est l'apôtre jean, lors de la dernière cène qui se demande si c'est lui qui va trahir le maître, car la seule pensée de la trahison l'émeut. Et il y en a beaucoup d'autres.
Pas besoin de rhétorique non plus pour le larron crucifié en même temps que Jésus et qui reconnaît que "pour nous, c'est juste !", mais Jésus est innocent. Pour le centurion romain, pas besoin que le Seigneur se déplace jusque chez lui, car il a immédiatement saisi l'autorité du Messie sur toutes choses.
Seigneur, que le repos de mon cœur, parfois si tourmenté, soit en Toi seul. Que mon ouvrage soit simple et vrai, que mon attitude soit "Oui, oui" ou "Non, non", mais sans mélange. Que je mette en Toi toute ma confiance, comme Toi tu as remis ton esprit entre les mains du Père !
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