Désolé François de vous avoir mis dans tout cet état, j'ai dû mal m'exprimer, mais vous m'avez mal compris. Lulita a mieux expliqué ma pensée que moi-même. Merci à elle ! Je vous laisse la relire.
@ Brindille
Vous dites qu'être maman c'est le plus beau métier du monde. Jean Paul II dit que ce n'est pas un métier, c'est au-dessus de tous les métiers !
Vous êtes en train de fonder une ville entière, comme dirait le Père Denis Sonnet, et je suis fier de vous et de toutes les mamans du forum (comme je suis fière de ma femme, qui elle non plus ne "travaille pas"
@salésienne
Merci pour votre beau témoignage! On voit transparaître toute votre droiture d'âme et votre coeur XXL.
Permettez-moi quand même un petit partage, car de notre côté, nous sommes aussi "saturés" par nos enfants. Même si ce n'est pas à comparer avec votre situation, on est sur les genoux quand même.
Petite remarque : la pilule est abortive dans certains cas, vous avez raison de l'éviter.
Quant à la méthode Billigs, c'est la moins précise des méthodes naturelles car elle ne tient que compte de la glaire, pas de la température ni du toucher du col. La méthode Billigs est une des premières méthodes naturelles, qui a été complétée par d'autres qui donnent des résultats plus sûrs pour les situations plus compliquées. Elle ne tient pas compte de toutes les subtilités du corps de la femme. Nous avons commencé par la méthode sympto-thermique (glaire et température et/ou col) pour aboutir à une méthode plus fine encore (Creigthon Model, développé par des chercheurs américains et l'Institut du Pape Paul VI). Bien sûr cette méthode prend du temps à découvrir car elle est subtile (la sympto-thermique aussi, mais moins), et nécessite le suivi par un médecin spécialisé par l'institut (si si, il en existe !).
Troisièmement, la ligature des trompes est certes radicale, mais pose pour notre couple de grosses difficultés. D'une part ce serait difficile pour ma femme de l'accepter (elle me parle de dépression si elle devait le faire). De mon côté, me stériliser aussi me bouleverserait en profondeur.
Pour les couples pro-pilule, le fait de se restreindre à quelques jours par cycle d'union pour ne pas avoir d'enfant est très contraignant, la liberté consistant pour eux à suivre le "quand je veux, je le fais". Pour notre couple qui n'a pas connu ce rythme, le fait d'avoir des contraintes augmentent le désir. Si nous devions choisir la ligature, ce rythme naturel s'estomperait. Ma femme serait plus facilement à ma merci, "tout tout de suite". Le fait d'avoir un rythme me permet de désirer, de me maîtriser. C'est si difficile pour un homme d'être chaste dans notre environnement très agressif sur ce point. Pour moi, décréter que c'est tous les jours Nöel avec une grosse dinde et ripaille au menu m'écoeurerait. Un sexologue non chrétien affirme que pour une sexualité épanouie il faut avoir des temps d'abstinence. Si ce n'est pas le corps qui le dicte, qui le fera ? (Je ne veux pas dire que ce sera forcément comme cela pour tous les couples.)
Enfin, pour élargir la question, il existe mille moyens de dire "je t'aime" à son conjoint. Les temps d'abstinence poussent à le faire, par la tendresse, les calins, les cadeaux, être simplement pris dans les bras même si on est crevé. St Louis se faisait parfois reprendre par ses lieutenants qui trouvaient qu'il passait trop de temps à cajoler sa femme. Ils n'avaient rien compris à l'amour. (En vous lisant sur un autre fil, vous le mettez bien en pratique, bravo !)
Donc pour nous, nous avons choisi la méthode scientifique la plus récente (Creighton model, qui n'est pas encore très connue) car nous n'avons pas fermé totalement la porte à un enfant de plus dans la famille, et que nous n'en voulons pas un ces temps-ci.
Voilà voilà. Merci de m'avoir lu. Je comprends un peu vos difficultés, et vous ai partagé notre point de vue pour notre cas. En vous lisant, je sais que la décision que vous prendrez, quelle qu'elle soit, sera une décision en conscience avec une volonté de suivre le Christ. Merci beaucoup encore pour ce que vous êtes.
Cordialement,
Théophile







