Griffon a écrit :Qu'on l'aime ou non, Monseigneur Nourrichard est l'évêque du lieu.
On se soumet à lui parce qu'il est placé à cette place par le Christ.
Quelle sens a la soumission au Christ, si lorsqu'on n'en veut pas on cherche des arguments pour se défiler.
C'est incontournable.
Soit dit en passant, avec des raisonnements de ce type, systématiquement poussés à outrance pour se voiler la face, il y a bien longtemps que l'Eglise n'existerait plus...
Comme le dit le Bx. Cardinal Newman:
«Il n’est pas sans signification que, même du point de vue historique, le IVe siècle ait été une époque de grands docteurs tels que les saints Athanase, Hilaire, les deux Grégoire, Basile, Chrysostome, Ambroise, Augustin, lesquels, de plus, étaient, à l’exception d’un seul, également évêques. Cependant, durant cette période précisément, la tradition divine confiée à l’Église infaillible fut proclamée et défendue beaucoup plus par le peuple de Dieu que par l’épiscopat. […] En ce temps de grande confusion théologique, le dogme de la divinité de Notre Seigneur fut proclamé, défendu et préservé avec plus de force par l’ Ecclesia discens que par l’Ecclesia docens; le corps épiscopal ne fut pas à la hauteur de sa mission, tandis que le corps des fidèles resta fidèle à son baptême. […] Ce fut justement le peuple de Dieu qui, grâce à la divine Providence, soutint Athanase, Hilaire, Eusèbe de Vercelli et d’autres grands confesseurs solitaires qui, sans lui, auraient été perdants».
Ce à quoi le Card Georges Cottier ajoute (ici:
http://www.30giorni.it/fr/articolo.asp?id=23131):
Dans l’histoire de l’arianisme, Newman voit «un exemple éclatant de la situation de l’Église dans un moment historique où il fut nécessaire, pour connaître la tradition apostolique, d’avoir recours au peuple de Dieu» et en conclut que «la voix de la tradition peut, en certains cas, se manifester non à travers les Conciles, les Pères et les évêques, mais à travers le communis fidelium sensus».
In Xto,
archi.