Liturgie du jour avec Etienne Lorant (2010-2011)

« Mon âme aspire vers toi pendant la nuit, mon esprit te cherche dès le matin. » (Is 26.9)
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Théophile
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Re: Lazare et le mauvais riche

Message non lu par Théophile »

Je déteste cette parabole, car elle est tranchante comme un glaive.

En même temps, en Suisse, l'action de carême porte sur le Congo, que l'on pille pour avoir des voitures non polluantes, ou de l'or, du cuivre pour nos maisons, etc. Des choses qu'on veut bien ne pas entendre.

Le pauvre peut être à nos portes, mais celui qui est à l'autre bout de la planète se fait proche aussi, maintenant avec Internet. Quand je me pose la question : "d'où vient ce que je mange, ce que j'achète, et où cela va-t-il ?", un vertige me prend. Il suffit de quelques clics pour voir qu'on vit parfois dans un disneyland. "Consomme, consomme, et ne te pose pas de questions, sauf sur la couleur de l'objet ou ses caractéristiques techniques".

Cette parabole m'empêche d'être asphyxié par cette poudre de perlinpinpin, et m'aide à poser des actes moraux même dans mon shopping.

Merci Jésus de me déranger pendant qu'il est encore temps !
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stephlorant
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Et les siens ne l'ont pas reconnu...

Message non lu par stephlorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 4,24-30.
Dans la synagogue de Nazareth, Jésus déclarait : " Amen, je vous le dis, aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays.
En toute vérité, je vous le déclare : Au temps du prophète Élie, lorsque la sécheresse et la famine ont sévi pendant trois ans et demi, il y avait beaucoup de veuves en Israël ;
pourtant Élie n'a été envoyé vers aucune d'entre elles, mais bien à une veuve étrangère, de la ville de Sarepta, dans le pays de Sidon.
Au temps du prophète Élisée, il y avait beaucoup de lépreux en Israël ; pourtant aucun d'eux n'a été purifié, mais bien Naaman, un Syrien. »
A ces mots, dans la synagogue, tous devinrent furieux.
Ils se levèrent, poussèrent Jésus hors de la ville, et le menèrent jusqu'à un escarpement de la colline où la ville est construite, pour le précipiter en bas.
Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.

Cy. Aelf, Paris



"La lumière luit dans les ténébres et les ténèbres ne l'ont pas reçue.", dit l'apôtre Jean dans son prologue. En entendant cet Evangile ce matin, avec également le récit de la guérison de Naaman (lequel ne pouvait pas croire qu'on puisse guérir de la lèpre simplement en prenant un bain), je me suis demandé : combien de fois le Seigneur m'a-t-il parlé dans mon coeur sans que je l'écoute ? Combien de fois lui ai-je gardé ma porte fermée ? Et puis, encore, hélas: combien de fois ai-je repoussé ainsi le temps de me convertir et de croire ?

Je fus extrêmement rationnel, un jour, il y a longtemps. Par exemple, je ne comprenais pas, pourquoi Jésus avait été tellement "agressif" à l'égard des croyants de Nazareth, puisqu'il avait vécu longtemps au milieu d'eux. Mais le lendemain du jour où je me suis effectivement converti, oui, j'ai compris ! Car les dix premières personnes auxquelles je me suis adressées (ceux qui m'avaient vu grandir) en cette fin d'août 1985, m'ont toutes regardé comme si j'avais eu un coup de soleil (ou comme si j'avais fumé une de ces substances qui font "planer !)"...

Mais la comparaison s'arrête ici. Mes proches ne sont pas devenus furieux, mais ils m'ont conseillé de me calmer - ce qui était presque pire, dans le fond... A mon sens, ce qu'il faut retenir de la lecture de ce jour, c'est l'imprévu de Dieu. C'est aussi l'extraordinaire 'petitesse' des moyens qu'Il emploie pour se manifester. Comme Simone Weil a raison de conseiller de développer en nous la capacité d'attention ! Car les choses nous paraissent toujours ce qu'elles semblent à première vue. Cependant, si nous avons les yeux de la foi, nous verrions beaucoup d'autres choses sur une même image. Aujourd'hui, un homme m'a dit merci et je lui ai répondu: mais de rien, voyons ! Mais de la manière dont il a reboutonné sa veste, j'ai compris qu'il avait eu froid et qu'il retournait dans le froid, après que je l'ai fait asseoir pour parler de romans de science-fiction. J'ai donc été plus attentif à mon prochain, mais durant quelques secondes à peine.

La phrase énigmatique : 'Mais lui, passant au milieu d'eux, allait son chemin.' je l'interprète de la même manière. Puisque les Juifs de Nazareth étaient incapables de le reconnaître, il n'a donc fait que passer au milieu d'eux: il était déjà en route vers la Galilée, là où sa voix serait reconnue, au plus intime des coeurs des pécheurs...
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stephlorant
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Soixante millions de pièces d'argent !

Message non lu par stephlorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 18,21-35.
Pierre s'approcha de Jésus pour lui demander : « Seigneur, quand mon frère commettra des fautes contre moi, combien de fois dois-je lui pardonner ? Jusqu'à sept fois ? »
Jésus lui répondit : « Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais jusqu'à soixante-dix fois sept fois.
En effet, le Royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs.
Il commençait, quand on lui amena quelqu'un qui lui devait dix mille talents (c'est-à-dire soixante millions de pièces d'argent).
Comme cet homme n'avait pas de quoi rembourser, le maître ordonna de le vendre, avec sa femme, ses enfants et tous ses biens, en remboursement de sa dette.
Alors, tombant à ses pieds, le serviteur demeurait prosterné et disait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai tout. '
Saisi de pitié, le maître de ce serviteur le laissa partir et lui remit sa dette.
Mais, en sortant, le serviteur trouva un de ses compagnons qui lui devait cent pièces d'argent. Il se jeta sur lui pour l'étrangler, en disant : 'Rembourse ta dette ! '
Alors, tombant à ses pieds, son compagnon le suppliait : 'Prends patience envers moi, et je te rembourserai. '
Mais l'autre refusa et le fit jeter en prison jusqu'à ce qu'il ait remboursé.
Ses compagnons, en voyant cela, furent profondément attristés et allèrent tout raconter à leur maître.
Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : 'Serviteur mauvais ! je t'avais remis toute cette dette parce que tu m'avais supplié.
Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j'avais eu pitié de toi ? '
Dans sa colère, son maître le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé.
C'est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère de tout son cœur. »

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Je m'efforce de comprendre pourquoi, dans l'Évangile, les fautes sont très souvent comparées à des dettes contractées qui doivent être remboursées. Ce constat devrait me fournir une indication et je la cherche. Certes, nous avons beaucoup obtenu de la main du Seigneur et, en tout premier lieu : la vie et l'être. Nous avons aussi la grâce qui nous permet de sortir de notre esclavage.

Voici ce que je cherchais - du moins je le conçois ainsi: mon péché est la dette que j'ai contractée en n'ayant pas assez recours à la grâce qui me délivre. Certes, à chaque heure que je vis, la grâce me pousse à vivre de l'Amour dont je suis aimé, et cela dans un échange parfait: je reçois tout de mon Dieu et il m'en reste encore pour que les autres aient en abondance. Mais il y a ces périodes durant lesquelles je me détourne de la grâce, soit par inattention, soit que je ne veux pas l'entendre, car je suis retombé dans l'état précédent - celui où je préfère l'esclavage à la liberté. Ainsi fit le peuple d'Israël dans le désert : il récriminait, tant il est difficile de faire un homme libre d'un esclave.

Dès lors, je prie aujourd'hui: Ô Seigneur, aie pitié, je n'ai pas envie de traîner mes pieds encore quarante années dans ce désert ! Apprends-moi vite à tout attendre de ta Miséricorde, rends-mon âme souple et docile comme au jour de ma conversion, et c'est jusqu'au souvenir de mon ancienne vie que tu effaceras de mon front ! La Joie m'illuminera de nouveau, je verrai clair jusque dans la nuit la plus profonde et les bruits des tempêtes n'auront plus jamais de prise sur ma marche. Qu'il en soit ainsi, Seigneur mon Dieu !
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Antoine Marie
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Re: Soixante millions de pièces d'argent !

Message non lu par Antoine Marie »

stephlorant a écrit :c'est jusqu'au souvenir de mon ancienne vie que tu effaceras de mon front
La méthode du Seigneur est plutôt le mémorial : on se souvient, même des moments difficiles, mais on en fait un objet d'action de grâce quand on voit ce que notre Seigneur en a fait. Ainsi le Seigneur demande de rappeler la première Pâque éternellement pour enseigner toutes les générations sur la bonté du Seigneur.
De la même manière, les blessures de Jésus restent mais deviennent lumineuses.

La dette pour moi, c'est un peu le symbole du fait que nous sommes tous débiteurs du Seigneur par les offenses que nous faisons à son Amour. Mais sa Miséricorde couvre nos dettes, dans la mesure où nous-mêmes ne gardons pas celles de nos frères.

Au plaisir de vous lire !
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stephlorant
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Non abolir, mais accomplir

Message non lu par stephlorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 5,17-19.
Comme les disciples s'étaient rassemblés autour de Jésus, sur la montagne, il leur disait : « Ne pensez pas que je suis venu abolir la Loi ou les Prophètes : je ne suis pas venu abolir, mais accomplir.
Amen, je vous le dis : Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas une lettre, pas un seul petit trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise.
Donc, celui qui rejettera un seul de ces plus petits commandements, et qui enseignera aux hommes à faire ainsi, sera déclaré le plus petit dans le Royaume des cieux. Mais celui qui les observera et les enseignera sera déclaré grand dans le Royaume des cieux.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris

Pour lire au mieux et très facilement cet enseignement de Jésus, il suffit de le rapprocher de son illustration vivante lors de la rencontre de Jésus et du jeune homme riche. Moïse avait donné aux hommes, de la part de Dieu les dix commandements et le jeune homme riche déclare: "je les ai observés depuis ma jeunesse". Et l'entendant parler ainsi, il est écrit que "Jésus se mit à l'aimer". Il n'y avait pas d'exagération dans ce que ce jeune homme avait dit, il avait observé les commandements (même si observer tous les petits alinéas que comportaint la Loi au temps de Jésus était pratiquement impossible.) De ce fait, Jésus lui explique comment il peut aller plus loin encore, accomplir la Loi comme un tout, et aller plus loin : il suffit de tout abandonner et de le suivre, ce qui veut dire de vivre dans l'imitation du Christ, laquelle va jusqu'au intégral de soi pour l'amour de Dieu.

Eh bien, je crois que c'est ce que Jésus déclare dans l'Evangile de ce jour : il ne faut pas retirer un seul des commandements de la Loi, puisque leur respect permet d'aboutir à vivre en Dieu en plénitude. Et en définitive, on ne peut détacher l'enseignement de Jésus des dix commandements donnés aux hommes par Dieu à l'aube des temps. Si donc, quelqu'un prétend qu'il est possible de suivre l'enseignement de Jésus en le séparant de tout ce qu'apporte l'Ecriture Sainte dans son ensemble, il sera déclaré petit dans le Royaume; mais quiconque pourra, par exemple, montrer comment le Christ apparaît pleinement dans les versets des Psaumes, sera déclaré grand dans le Royaume des Cieux.

Cet Evangile, de ce jour, n'expose-t-il combien est nécessaire l'enseignement théologique 'légal' de l'Eglise ?
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Antoine Marie
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Re: Non abolir, mais accomplir

Message non lu par Antoine Marie »

Dans une très belle homélie, un prêtre expliquait que le seul moyen d'accomplir la Loi était de la dépasser. Si on veut s'y tenir strictement, on est sûr d'être en deçà. Aller au-delà nous donne de l'accomplir pleinement : "si quelqu'un te demande de faire mille pas, fais-en deux mille avec lui" !! Cela nous évite la démarche contractuelle "je te donne ça et tu me donnes ça" et ça nous lance dans la gratuité, l'abandon et le don de soi. Jésus pour accomplir la Loi est allé bien au-delà : il a donné librement sa vie au monde.
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stephlorant
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L'avantage de se savoir pécheur...

Message non lu par stephlorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc 11,14-23.
Jésus expulsait un démon qui rendait un homme muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et la foule fut dans l'admiration.
Mais certains se mirent à dire : « C'est par Béelzéboul, le chef des démons, qu'il expulse les démons. »
D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui réclamaient un signe venant du ciel.
Jésus, connaissant leurs intentions, leur dit : « Tout royaume divisé devient un désert, ses maisons s'écroulent les unes sur les autres.
Si Satan, lui aussi, est divisé, comment son royaume tiendra-t-il ? Vous dites que c'est par Béelzéboul que j'expulse les démons.
Et si c'est par Béelzéboul que moi, je les expulse, vos disciples, par qui les expulsent-ils ? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.
Mais si c'est par le doigt de Dieu que j'expulse les démons, c'est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous.
Quand l'homme fort et bien armé garde son palais, tout ce qui lui appartient est en sécurité.
Mais si un plus fort intervient et triomphe de lui, il lui enlève l'équipement de combat qui lui donnait confiance, et il distribue tout ce qu'il lui a pris.
Celui qui n'est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Jésus, offensé par la tournure d'esprit de ceux qui lui disent: "C'est par le chef des démons que tu expulses les démons !" répond avec sévérité, car le péché contre l'Esprit ne peut être pardonné. Ce type de discours, par lequel les hommes en arrivent à dire que le bien peut avoir le mal pour origine, est lui-même tout droit issu du démon.

Cependant, quelle patience encore dans la réponse de Jésus, qui privilégie l'éducation au jugement pur et simple ! En effet, explique-t-il, si Satan est divisé contre lui-même, si 'l'accusateur de nos frères' s'accuse lui-même, il apparaîtra ausitôt pour ce qu'il vaut et son mensonge se retournera contre lui aux yeux de tous...

Mais il ne faut pas avoir peur. Le Royaume est bien survenu pour nous ! Voici ce que nous pouvons d'ailleurs constater simplement dans nos vies. Car nous demeurons pécheurs, mais nous reconnaissons la grâce qui nous pousse à rejeter le mal, qui nous attire au bien, qui nous fait franchir en nous-mêmes des obstacles qui nous apparaissaient insurmontables.
La grâce, en ce qui me concerne, je l'appelle aussi : l'infinie douceur de la miséricorde divine...
Autrefois, au moment de confesser mes fautes, j'avais un sursaut de dégoût, mais à présent, l'esprit du Seigneur me pousse à dire d'abord tout ce que j'ai obtenu de la grâce divine - et ensuite seulement je manifeste combien je ne m'en étais pas montré digne.

Mon ancien confesseur, décédé il y a trois mois à peine, savait cela. Il savait également qu'au moment de l'absolution, Jésus descend chaque fois pour me serrer contre lui, et que la Joie est si forte qu'elle me serre soudain la gorge et me fait éclater en sanglots... La condition du pécheur, à partir du moment où nous pouvons la reconnaître pour ce qu'elle est, sans nous voiler la face mais sans l'élever en obstacle - comme cette montagne qu'il faut envoyer se jeter dans la mer, nous est un avantage certain. En effet, seul un homme qui se sent malade va de lui-même trouver le médecin pour guérir de sa blessure; mais celui qui refuse de reconnaître son état finit dans le désespoir. C'est exactement ce qui s'est passé pour Michel, qui était atteint d'un cancer, mais qui n'a rien voulu changer dans sa consommation d'alcool et de tabac. Il s'est finalement pendu une nuit de février, et tout le monde, dans son entourage, a applaudi en disant : "C'est bien, tu es parti à l'heure que tu as choisie, et comme tu l'as voulu, car tu étais un homme libre !". Je prie le Seigneur qu'aucun d'entre nous n'en arrive jamais à ce type de conclusion !

Priez pour lui !
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Re: L'avantage de se savoir pécheur...

Message non lu par PaxetBonum »

Désolé d'apprendre le départ de Michel dans ces circonstances
En espérant que son cœur se serra resserrer avant que le nœud ne se resserre,
lui ouvrant les portes du pardon
Car comme vous le dites si bien : seul celui qui se sait pécheur peut demander et recevoir le pardon.


La femme lui dit : ''Seigneur, donne-moi cette eau pour que je n'aie plus soif et que je n'aie plus à venir puiser ici.''
Jésus lui dit : ''Va, appelle ton mari et reviens ici.'

Quand la Samaritaine demande à Jésus l'eau vive, il commence par lui pointer son état de pécheresse, condition sine qua non pour boire de cette eau. Car seul celui qui a soif de vérité et de repentir va à la source.
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"

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stephlorant
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Le scribe, Jésus, Einstein, Jacqueline Lagrée.

Message non lu par stephlorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Marc 12,28-34.
Un scribe, s'avança vers Jésus et lui demanda : " Quel est le premier de tous les commandements?"
Jésus lui fit cette réponse : « Voici le premier : Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur.
Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force.
Voici le second : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là. »
Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui.
L'aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices. »
Jésus, voyant qu'il avait fait une remarque judicieuse, lui dit : « Tu n'es pas loin du royaume de Dieu. » Et personne n'osait plus l'interroger.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Ce scribe vient de faire l'expérience de la grâce. Il a touché du doigt qu'une réalité tout a fait abstraite en apparence peut devenir pour l'homme une manière de vivre. Or, qu'y a-t-il de plus abstrait que l'énoncé d'une loi ? Prenons une loi de la physique: "Tout corps plongé dans un liquide subit une poussée verticale de bas en haut égale au poids du liquide déplacé." C'est clair, mais qui est concerné, sinon celui qui enseigne et celui qui apprend ? Eh bien, tout homme qui navigue, comme Pierre et les autres disciples. Ce ne sont pas eux, familiers du lac de Galilée - dont les eaux peuvent se révéler très susceptibles, qui monteraient dans n'importe quelle barque ! Car le principe d'Archimède s'applique très concrètement dans la construction des bateaux comme des navires, comme je l'ai trouvé exposé ici:

http://www.voile-cotiere.com/comment/in ... ?clef=1000

L'exemple que j'ai donné vaut ce qu'il vaut, mais il ne rend pas compte de la Joie surgie d'un instant à l'autre dans l'esprit de cet homme, qui a vu soudain "toutes choses nouvelle". En citant Jésus, sa bouche s'ouvre et il témoigne que l'enseignement de Jésus est véritable. Il montre que l'amour de Dieu se pratique de manière absolue dans l'amour du prochain: " Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. L'aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices". Et Jésus lui confirme qu'il a bien compris ce qu'il voudrait que tous comprennent dans l'assemblée: le royaume de Dieu est tout proche de ceux qui s'ouvrent à l'Amour.

Comment ne pas rappelé ici l'échange que j'ai eu, dans la soirée d'hier, avec 'Fée Violine', sur le forum Marthe et Marie ? Je m'étais souvenu qu'en 1929, le rabbin Herbert S. Goldstein a demandé à posé une question directe à Einstein : « Croyez-vous en Dieu ? »net ce dernier a répondu: « Je crois au Dieu de Spinoza qui se révèle lui-même dans l’ordre harmonieux de ce qui existe, et non en un Dieu qui se soucie du destin et des actions des êtres humains. » Comme le scribe de l'Evangile d'aujourd'hui, Einstein n'était pas loin de la vérité, car s'il avait bien lu Spinoza, il serait allé plus loin. Prêtez l'oreille, écoutez : car ce qui suit, bien qu'énoncé dans un langage de philosophe, donne des raisons de croire plutôt que des raisons de douter !

http://www.akadem.org/sommaire/themes/p ... ule_62.php.

J'ai éprouvé beaucoup de bonheur à écouter cette philosophe approcher elle.même du Royaume en explicitant la pensée de Spinoza. Puissions-nous toujours éprouver de telles joies !





en cas de corruption du lien :

http://www.akadem.org/

sommaire/themes/philosophie/1/1/module_62.php.
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Re: Le scribe, Jésus, Fée Violine, Einstein, Jacqueline Lagr

Message non lu par mike.adoo »

Bonjour

j'ai écouté avec profit la causerie de Jacqueline Lagrée . Merci pour ce lien .

D'une première écoute ( car je pense réécouter cette philosophe ) , j'ai retenu que la connaissance rapproche de Dieu et qu'on peut la partager sans n'en perdre rien .

j'ai été aussi frappé par le fait que Spinoza , qui vivait au XVII ème siècle , évoquait , sans les connaitre , les cellules miroirs , découvertes dernièrement et qui jouent un grand rôle dans les affects ...
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Le jugement de la Lumière

Message non lu par stephlorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 9,1-41.
Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour une remise en question : pour que ceux qui ne voient pas puissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. »
Des pharisiens qui se trouvaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent : « Serions-nous des aveugles, nous aussi ? » Jésus leur répondit : « Si vous étiez des aveugles, vous n'auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : 'Nous voyons ! ' votre péché demeure.


L'Evangile de ce dimanche est très riche et contient plusieurs paroles qui, à elles seules, mériteraient que l'on s'y attarde longuement pour en faire ressortir toute la saveur. Si c'est sur la déclaration finale de Jésus que j'ai porté mon choix, j'avoue que c'est à cause de l'extraordinaire répartie de Jésus aux pharisiens.

C'est la dernière fois que Jésus est monté à Jérusalem pour la Pâques. Il connaît par avance tout ce qui va s'y dérouler et je me sens proche de lui d'une manière que je ne saurais exprimer que de façon très imparfaite. Ce n'est certes pas de la peur qu'il va manifester à tous, ni de l'agressivité : il sera bien tel que les Psaumes, et ensuite Isaïe et d'autres prophètes l'on décrit et je vous suggère de rechercher ces passages de l'Ancien Testament, car ils conforteront votre foi.

Pour en revenir à cette réponse fulgurante, que je comparerais facilement à un coup imparable en tennis, elle est comme un concentré de l'enseignement de Jésus. Bien sûr, elle renvoie au prologue de l'Evangile de Jean, à propos de la 'lumière qui luit dans les ténèbres et que les ténèbres n'ont pu contenir', mais me viennent en tête d'autres passages dans lesquels Jésus a dévoilé qu'il est bien le fils de Dieu, Celui dont tous espèrent la venue. Celui qui est, qui était et qui vient. Exemple ? En voici un :

Saint Matthieu 13, 10-17
Les disciples s’approchèrent de jésus et lui dirent : " Pourquoi leur parles-tu en paraboles ? " Il leur répondit : " A vous il a été donné de connaître les mystères du Royaume des Cieux, tandis qu’à ces gens-là cela n’a pas été donné. Car celui qui a, on lui donnera et il aura du surplus, mais celui qui n’a pas, même ce qu’il a lui sera enlevé. C’est pour cela que je leur parle en paraboles : parce qu’ils voient sans voir et entendent sans entendre ni comprendre. Ainsi s’accomplit pour eux la prophétie d’Isaïe qui disait : Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas ; vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas. De peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n’entendent, que leur esprit ne comprenne, qu’ils ne se convertissent. Sinon, je les aurais guéris ! Mais vous, heureux vos yeux parce qu’ils voient ; heureuses vos oreilles parce qu’elles entendent. En vérité je vous le dis, beaucoup de prophètes et de justes ont souhaité voir ce que vous voyez et ne l’ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l’ont pas entendu ! »

Ce que dit Jésus aujourd'hui, il l'avait également énoncé dans la béatitude: "Bienheureux les coeurs purs, car ils verront Dieu !"

Un jugement de la Lumière a donc lieu. Il seproduit dans nos vies aussi nettement que lors de la première venue du Messie. Tous, nous le savons bien, mais la lumière n'étant pas conciliante avec nos fautes et nos manquements, nombreux ceux qui s'écartent d'elle, mais heureux ceux qui se voyant démasqués, viennent tout de même à la Lumière, car ils ont reconnu qu'elle est d'abord miséricorde...
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Croire et rentrer chez soi en confiance

Message non lu par stephlorant »


Le lundi de la 4e semaine de Carême

Saint(s) du jour : St Isidore, évêque et docteur de l'Eglise (+ 636)
image Les autres Saints du jour...

Les lectures du jour

Commentaire du jour : Baudouin de Ford
« L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 4,43-54.
Jésus, après avoir passé deux jours chez les Samaritains, partit pour la Galilée.
(Lui-même avait attesté qu'un prophète n'est pas honoré dans son propre pays.)
Il arriva donc en Galilée ; les Galiléens lui firent bon accueil, car ils avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête de la Pâque, puisqu'ils étaient allés eux aussi à cette fête.
Ainsi donc Jésus revint à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin. Or, il y avait un fonctionnaire royal, dont le fils était malade à Capharnaüm.
Ayant appris que Jésus arrivait de Judée en Galilée, il alla le trouver ; il lui demandait de descendre à Capharnaüm pour guérir son fils qui était mourant.
Jésus lui dit : « Vous ne pourrez donc pas croire à moins d'avoir vu des signes et des prodiges ? »
Le fonctionnaire royal lui dit : « Seigneur, descends, avant que mon enfant ne meure ! »
Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant. » L'homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et il partit.
Pendant qu'il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant était vivant.
Il voulut savoir à quelle heure il s'était trouvé mieux. Ils lui dirent : « C'est hier, au début de l'après-midi, que la fièvre l'a quitté. »
Le père se rendit compte que c'était justement l'heure où Jésus lui avait dit : « Ton fils est vivant. » Alors il crut, avec tous les gens de sa maison.
Tel est le second signe que Jésus accomplit lorsqu'il revint de Judée en Galilée.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Jésus reproche vivement aux Galiléens de ne pas croire à moins d'avoir vu des signes. Il me semble, même si je fais un prêtre théologien, qu'il préfèrerait de loin que les hommes se mettent à croire dans son message et que, du fait de leur foi, les signes apparaissent d'eux-mêmes. Et c'est justement ce qui va se passer ici. Ce fonctionnaire royal n'est pas plus croyant que tous les autres, mais entendant Jésus lui dire ces simples mots qui font penser à un défi : "Va, ton fils est vivant !", eh bien, il y va. La route qui le ramène chez lui est assez longue, puisque c'est seulement le lendemain qu'il croise de ses serviteurs venus lui apporter l'heureuse nouvelle.

Je vis de ce temps-ci des épreuves qui associent une incompréhension du monde de plus en plus exacerbée, des disputes entre proches et des travaux qui absorbent beaucoup de mon temps (un magasin à faire tourner, une maison à entretenir, des difficultés qui n'en ont pas l'air mais qui nécessitent beaucoup d'attention, etc.) Par ailleurs, mon diocèse est - officiellement, à présent (sur Cathobel.be) "infesté" par des membres de 'l'Armée de Marie' qui font du racolage auprès des groupes de prière. J'ai trois rendez-vous cette semaine qui m'obligeront à interrompre d'autres tâches, qu'il faudra reporter à plus tard, mais pas trop tard, etc.

Devant tout cela, plutôt que de m'énerver ou de baisser les bras, à cause de l'Évangile de ce jour, je vais dire : "Jésus, j'ai confiance en Toi, que tout advienne donc selon ta volonté". Que peut faire un croyant au-delà de présenter sa vie, sa vie même au Seigneur en lui disant: qu'il m'en advienne selon la volonté de Dieu ?" Ma conclusion, certes inattendue, à propos de cette lecture est donc de "monter en confiance" comme d'autres, dans le monde, dans le siècle, "monte en puissance"....

Soyons amis du Seigneur, ayons confiance en ses promesses ! Il ne nous abandonnera jamais.

En union de prières !
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stephlorant
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Le malade de la piscine de Betsada

Message non lu par stephlorant »


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 5,1-16.

A l'occasion d'une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu'on appelle en hébreu Bézatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades : aveugles, boiteux et paralysés.
Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans.
Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »
Le malade lui répondit : « Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l'eau bouillonne ; et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi. »

Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat.
Les Juifs dirent à cet homme que Jésus avait guéri : « C'est le sabbat ! Tu n'as pas le droit de porter ton brancard. »
Il leur répliqua : « Celui qui m'a rendu la santé, c'est lui qui m'a dit : 'Prends ton brancard, et marche ! ' »
Ils l'interrogèrent : « Quel est l'homme qui t'a dit : 'Prends-le, et marche' ? »
Mais celui qui avait été guéri ne le savait pas ; en effet, Jésus s'était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.
Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit : « Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore. »
L'homme partit annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui lui avait rendu la santé.
Et les Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Cet homme était donc malade depuis trente-huit ans. L'Évangile ne dit pas depuis combien d'années il attendait que quelqu'un l'aide à se plonger dans la piscine miraculeuse. Ce matin, c'est cet état de fait, cette condition malheureuse de l'homme malade qui m'a d'abord marqué. De qui ce malade sera-t-il donc le prochain ? De Jésus lui-même, puisque tous les autres hommes ont fait défaut. Il le guérit et, seulement ensuite, il le prévient de ne plus pécher. La Miséricorde est passée, elle est venue sur cet homme sans condition, sans préalable, sans rite et sans sacrifice.

Je songe aussi aux pèlerins de Lourdes: il y a là aussi une piscine que plusieurs ont traversé et s'en sont bien trouvés. Le paragraphe 694 du catéchisme précise :"Le symbolisme de l’eau est significatif de l’action de l’Esprit Saint dans le Baptême, puisque, après l’invocation de l’Esprit Saint, elle devient le signe sacramentel efficace de la nouvelle naissance : de même que la gestation de notre première naissance s’est opérée dans l’eau, de même l’eau baptismale signifie réellement que notre naissance à la vie divine nous est donnée dans l’Esprit Saint".

Je suis confirmé dans l'idée que, lorsque le Seigneur guérit un malade, Il ne restaure pas seulement un corps mais procède à une création nouvelle. Sa créature est relevée, corps et âme. La mémoire du passé est conservée, mais l'histoire n'est plus la même: au fond de l'impasse, une porte s'est ouverte qui conduit à la vie éternelle. Je le pense ainsi, c'est parce que j'ai moi aussi été relevé au bout de mon impasse.

(Il est remarquable de constater que ce matin, perturbé par l'hospitalisation d'urgence de ma tante Bernadette, n'ayant que peu de temps pour le partage de ce jour, j'ai recherché un peu d'inspiration sur le net. Or, je suis tombé sur ce commentaire, que j'avais moi-même écrit en 2009 ! Le fait de se retrouver soi-même sur Google m'indique que je suis bien veillé en toutes circonstances !)

http://www.google.be/#hl=fr&xhr=t&q=a+l ... dc88785984
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Petit jeu pour tous !

Message non lu par stephlorant »

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean 5,1-16.

A l'occasion d'une fête des Juifs, Jésus monta à Jérusalem.
Or, à Jérusalem, près de la Porte des Brebis, il existe une piscine qu'on appelle en hébreu Bézatha. Elle a cinq colonnades, sous lesquelles étaient couchés une foule de malades : aveugles, boiteux et paralysés.
Il y en avait un qui était malade depuis trente-huit ans.
Jésus, le voyant couché là, et apprenant qu'il était dans cet état depuis longtemps, lui dit : « Est-ce que tu veux retrouver la santé ? »
Le malade lui répondit : « Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l'eau bouillonne ; et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi. »

Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton brancard, et marche. »
Et aussitôt l'homme retrouva la santé. Il prit son brancard : il marchait ! Or, ce jour-là était un jour de sabbat.
Les Juifs dirent à cet homme que Jésus avait guéri : « C'est le sabbat ! Tu n'as pas le droit de porter ton brancard. »
Il leur répliqua : « Celui qui m'a rendu la santé, c'est lui qui m'a dit : 'Prends ton brancard, et marche ! ' »
Ils l'interrogèrent : « Quel est l'homme qui t'a dit : 'Prends-le, et marche' ? »
Mais celui qui avait été guéri ne le savait pas ; en effet, Jésus s'était éloigné, car il y avait foule à cet endroit.
Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit : « Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore. »
L'homme partit annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui lui avait rendu la santé.
Et les Juifs se mirent à poursuivre Jésus parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.

Extrait de la Traduction Liturgique de la Bible - © AELF, Paris


Dans la lecture de cet Evangile, beaucoup de commentateurs se sont laissés attraper et se sont retrouvés coincés par cette courte phrase:

"Plus tard, Jésus le retrouva dans le Temple et lui dit : « Te voilà en bonne santé. Ne pèche plus, il pourrait t'arriver pire encore. "

Or il y a une explication évidente à la raison pour laquelle Jésus est revenu pour mettre en garde cet homme qu'il a guéri complètement. Alors je vous propose de donner votre interprétation (et toutes seront bonnes), mais quelle est l'explication la plus simple, la plus évidente ?


Merci d'avance pour votre participation !
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Antoine Marie
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Re: Petit jeu pour tous !

Message non lu par Antoine Marie »

Le mal physique ne nous coupe pas de Dieu, le péché si. Notre destinée est d'être avec Dieu et nous sommes tous pécheurs.

J'ai bon ?
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Jn 1, 4
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