Mortification, pénitence corporelle et ascèse
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Forum d'échange entre chrétiens sur la façon de vivre l'Évangile au quotidien, dans chacun des domaines de l'existence
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etienne lorant
- Pater civitatis

- Messages : 13130
- Inscription : mar. 08 avr. 2008, 16:53
Re: Mortification/pénitence corporelle
Je fus très longtemps, malgré ma conversion, un vrai fardeau pour mes proches, car je me plaignais souvent. Sans bien m'en rendre compte, j'en ignorais la source: c'était l'angoisse de voir vieillir mes braves parents - et j'imaginais l'horrible (bien moins horrible en fait) de demeurer seul dans la maison. Maintenant, ça va mieux, mais je me suis mortifié, c'est-à-dire que je me suis tapé sur la main chaque fois que je me plaignais... et je suis débarrassé de cette mauvaise habitude.
«Cela ne vaut pas seulement pour ceux qui croient au Christ mais bien pour les hommes de bonne volonté, dans le cœur desquels, invisiblement, agit la grâce. En effet, puisque le Christ est mort pour tous et que la vocation dernière de l’homme est réellement unique, à savoir divine, nous devons tenir que l’Esprit Saint offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’ëtre associés au mystère pascal ». ( Gaudium et Spes, le Concile Vatican II )
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Jean-Roger
- Barbarus

Re: Mortification/pénitence corporelle
Jean-Roger BONJOUR A TOUS,
Je suis un paysan à la retraite et provient d’une vieille famille Catholique du nord de la France vôtre forum sur le thème de la « mortification » m’interpelle, je prends le train en marche sur vôtre site que je découvre, et souhaiterait donner mon humble avis sur le sujet, j’ai beaucoup apprécié le bon sens de Ad Astra et la capacité de réflexion de Gérardh sur le sujet.
La plupart des commentaires sont intéressants mais je reste profondément convaincu que les Saintes écritures doivent faire jurisprudence afin d’éviter de partir dans tous les sens, étant très attaché à la parole de Dieu je pense que nous devrions suivre l’exemple des habitants de Bérée qui a l’époque de St Paul examinaient soigneusement les Ecritures pour savoir ce qui était vrai, malheureusement cette prudence à beaucoup diminuée voir disparue chez beaucoup de Chrétiens.
Je copie le texte de Actes 17 :11 sur la traduction officielle de l’église, celle de Jérusalem
« Or ceux-ci avaient l'âme plus noble que ceux de Thessalonique. Ils accueillirent la parole avec le plus grand empressement. Chaque jour, ils examinaient les Écritures pour voir si tout était exact. »
Je constate que la Bible recommande d’entourer son corps de soins, elle ne recommande ni n’excuse la mortification dans le culte, témoin de ce que déclare St Paul dans la lettre qu’il envoie aux Ephésiens 5 :28,29, il dit ceci
« De la même façon les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Aimer sa femme c'est s'aimer soi-même. C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. De même aussi, les maris doivent aimer leurs propres femmes comme leurs propres corps; celui qui aime sa propre femme s'aime lui-même. 29. Car nul n'a jamais haï sa propre chair ; on la nourrit au contraire et on en prend bien soin. C'est justement ce que le Christ fait pour l'Église : »
Quel sens l’injonction d’aimer sa femme comme son propre corps aurait-elle si lors du culte un homme se maltraitait ?
A l’évidence, celui qui attache du prix aux principes bibliques doit entourer son corps de soins et, dans une certaine mesure, l’aimer.
Trés amicalement
Je suis un paysan à la retraite et provient d’une vieille famille Catholique du nord de la France vôtre forum sur le thème de la « mortification » m’interpelle, je prends le train en marche sur vôtre site que je découvre, et souhaiterait donner mon humble avis sur le sujet, j’ai beaucoup apprécié le bon sens de Ad Astra et la capacité de réflexion de Gérardh sur le sujet.
La plupart des commentaires sont intéressants mais je reste profondément convaincu que les Saintes écritures doivent faire jurisprudence afin d’éviter de partir dans tous les sens, étant très attaché à la parole de Dieu je pense que nous devrions suivre l’exemple des habitants de Bérée qui a l’époque de St Paul examinaient soigneusement les Ecritures pour savoir ce qui était vrai, malheureusement cette prudence à beaucoup diminuée voir disparue chez beaucoup de Chrétiens.
Je copie le texte de Actes 17 :11 sur la traduction officielle de l’église, celle de Jérusalem
« Or ceux-ci avaient l'âme plus noble que ceux de Thessalonique. Ils accueillirent la parole avec le plus grand empressement. Chaque jour, ils examinaient les Écritures pour voir si tout était exact. »
Je constate que la Bible recommande d’entourer son corps de soins, elle ne recommande ni n’excuse la mortification dans le culte, témoin de ce que déclare St Paul dans la lettre qu’il envoie aux Ephésiens 5 :28,29, il dit ceci
« De la même façon les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Aimer sa femme c'est s'aimer soi-même. C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. De même aussi, les maris doivent aimer leurs propres femmes comme leurs propres corps; celui qui aime sa propre femme s'aime lui-même. 29. Car nul n'a jamais haï sa propre chair ; on la nourrit au contraire et on en prend bien soin. C'est justement ce que le Christ fait pour l'Église : »
Quel sens l’injonction d’aimer sa femme comme son propre corps aurait-elle si lors du culte un homme se maltraitait ?
A l’évidence, celui qui attache du prix aux principes bibliques doit entourer son corps de soins et, dans une certaine mesure, l’aimer.
Trés amicalement
- Pneumatis
- Pater civitatis

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- Inscription : jeu. 19 févr. 2009, 17:22
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Re: Mortification/pénitence corporelle
Bonjour Jean-Roger,
Vos remarques sont très pertinentes, je trouve. Il est important de ne pas mortifier son corps par haine de lui, par haine de la chair, etc... La seule chose que nous devons haïr, c'est le péché.
A ce titre, vous connaissez sans doute le proverbe : qui aime bien châtie bien. Mais il n'est pas, à ma connaissance, de source évangélique, donc revenons-en aux Ecritures comme vous le suggérez fort bien. Vous aurez alors noté, en examinant les évangiles quelques petites choses qui peuvent expliquer comment la mortification peut se faire non pas par haine de son corps, et même par amour pour lui le cas échéant, mais pas rejet du péché.
- Jésus jeûne 40 jours dans le désert : qu'on le veuille ou non, c'est une forme de mortification. D'ailleurs ça m'a toujours amusé ce petit passage qui dit "et au bout de 40 jours, il eut faim"
Moi, au bout de 40 heures je ne tiens plus !
- Jésus dit, non sans un certain sens de la métaphore (je crois qu'il faut en être assuré) :
Le rapport au corps est essentiel dans la foi chrétienne : pour rappel, nous avons un Dieu qui pour accomplir toute sa révélation s'est incarné, nous pratiquons une religion faite d'une vie sacramentelle efficiente, qui nous plonge directement, comme en avant-première, dans la résurrection et le royaume à venir... Si nous allons à la messe le dimanche pour nous nourrir du corps et du sang du Seigneur, c'est bien qu'il faille faire quelque chose d'important pour notre corps. Sans quoi, on serait en droit de se dire que de prier d'une certaine manière suffirait. Les espèces consacrées ne sont pas des placebos.
Et ce peut-être une forme d'amour pour son propre corps que de l'éprouver, de l'entrainer, voire de contribuer à le délivrer de certaines attaches qui nous éloignent de Dieu. Maintenant, si on se mortifie dans ce sens, et qu'on écoute l'enseignement de Saint Paul sur le fait qu'il faut aimer l'autre comme son propre corps, il faut comprendre que l'analogie n'est pas l'identique. Aimer l'autre c'est vouloir son bien, et cela ne peut se faire sans respecter entièrement sa liberté. J'ose espérer que quelqu'un qui pour se libérer son corps des entraves et participer d'une plus grande liberté, n'irait pas violer la liberté de l'autre en mortifiant le corps d'un autre.
De même que ce n'est pas parce qu'on jeûne qu'on doit priver de nourriture les gens qui nous entoure : ce serait bien mal comprendre le sens du jeûne, lui-même une forme de mortification.
Vos remarques sont très pertinentes, je trouve. Il est important de ne pas mortifier son corps par haine de lui, par haine de la chair, etc... La seule chose que nous devons haïr, c'est le péché.
A ce titre, vous connaissez sans doute le proverbe : qui aime bien châtie bien. Mais il n'est pas, à ma connaissance, de source évangélique, donc revenons-en aux Ecritures comme vous le suggérez fort bien. Vous aurez alors noté, en examinant les évangiles quelques petites choses qui peuvent expliquer comment la mortification peut se faire non pas par haine de son corps, et même par amour pour lui le cas échéant, mais pas rejet du péché.
- Jésus jeûne 40 jours dans le désert : qu'on le veuille ou non, c'est une forme de mortification. D'ailleurs ça m'a toujours amusé ce petit passage qui dit "et au bout de 40 jours, il eut faim"
- Jésus dit, non sans un certain sens de la métaphore (je crois qu'il faut en être assuré) :
La mortification, comme le sport intensif, peut alors être comprise comme une forme d'entrainement à ne pas succomber aux tentations, celles en particulier de la volupté, du confort, mais aussi du narcissisme et de la déification du corps, ou son contraire, de la chosification du corps.Et si ta main t'entraîne au péché, coupe-la. Il vaut mieux entrer manchot dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux mains dans la géhenne, là où le feu ne s'éteint pas. Si ton pied t'entraîne au péché, coupe-le. Il vaut mieux entrer estropié dans la vie éternelle que d'être jeté avec tes deux pieds dans la géhenne. Si ton oeil t'entraîne au péché, arrache-le. Il vaut mieux entrer borgne dans le royaume de Dieu que d'être jeté avec tes deux yeux dans la géhenne, là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas.
Le rapport au corps est essentiel dans la foi chrétienne : pour rappel, nous avons un Dieu qui pour accomplir toute sa révélation s'est incarné, nous pratiquons une religion faite d'une vie sacramentelle efficiente, qui nous plonge directement, comme en avant-première, dans la résurrection et le royaume à venir... Si nous allons à la messe le dimanche pour nous nourrir du corps et du sang du Seigneur, c'est bien qu'il faille faire quelque chose d'important pour notre corps. Sans quoi, on serait en droit de se dire que de prier d'une certaine manière suffirait. Les espèces consacrées ne sont pas des placebos.
Et ce peut-être une forme d'amour pour son propre corps que de l'éprouver, de l'entrainer, voire de contribuer à le délivrer de certaines attaches qui nous éloignent de Dieu. Maintenant, si on se mortifie dans ce sens, et qu'on écoute l'enseignement de Saint Paul sur le fait qu'il faut aimer l'autre comme son propre corps, il faut comprendre que l'analogie n'est pas l'identique. Aimer l'autre c'est vouloir son bien, et cela ne peut se faire sans respecter entièrement sa liberté. J'ose espérer que quelqu'un qui pour se libérer son corps des entraves et participer d'une plus grande liberté, n'irait pas violer la liberté de l'autre en mortifiant le corps d'un autre.
De même que ce n'est pas parce qu'on jeûne qu'on doit priver de nourriture les gens qui nous entoure : ce serait bien mal comprendre le sens du jeûne, lui-même une forme de mortification.
Site : http://www.pneumatis.net/
Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013
Auteur : Notre Père, cet inconnu, éd. Grégoriennes, 2013
- PaxetBonum
- Tribunus plebis

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- Inscription : lun. 21 juin 2010, 19:01
Re: Mortification/pénitence corporelle
Cher Touriste
St Paul a eu l'audace de dire : "Ce qu'il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l'accomplis dans ma propre chair "
Nous devons par ce biais devenir des nouveaux Simon de Cyrène pour aider le Christ à porter sa croix
Aujourd'hui le corps est galvanisé, tout est fait pour lui, on le modifie selon des normes établies…
Il est bon de voir la vie que les saints ont fait subir à leurs corps
Il ne méprisaient pas leur corps
Mais ils en ont fait un instrument au service du divin Maître
St Paul a eu l'audace de dire : "Ce qu'il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l'accomplis dans ma propre chair "
Nous devons par ce biais devenir des nouveaux Simon de Cyrène pour aider le Christ à porter sa croix
Aujourd'hui le corps est galvanisé, tout est fait pour lui, on le modifie selon des normes établies…
Il est bon de voir la vie que les saints ont fait subir à leurs corps
Il ne méprisaient pas leur corps
Mais ils en ont fait un instrument au service du divin Maître
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
- Petit Matthieu
- Pater civitatis

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- Conviction : catholique
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Re: Mortification/pénitence corporelle
C'est là un grand mystère, Dieu réserve cette connaissance aux âmes qu'Il a choisi, je pense.
Il faut aller loin vers le Seigneur pour allier souffrance et amour, par son propre corps.
Mais rien n'est impossible à Dieu et beaucoup de saint ont connu cette expérience.
Il faut aller loin vers le Seigneur pour allier souffrance et amour, par son propre corps.
Mais rien n'est impossible à Dieu et beaucoup de saint ont connu cette expérience.
"Ce n’est que pour ton amour, pour ton amour seul, que les pauvres te pardonneront le pain que tu leur donnes."
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
Phrase finale de saint Vincent de Paul dans le film "Monsieur Vincent".
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Chris Prols
- Barbarus

Re: Mortification/pénitence corporelle
Vous avez raison, cher PaxetBonum.PaxetBonum a écrit :Cher Touriste
St Paul a eu l'audace de dire : "Ce qu'il reste à souffrir des épreuves du Christ, je l'accomplis dans ma propre chair "
Nous devons par ce biais devenir des nouveaux Simon de Cyrène pour aider le Christ à porter sa croix
Aujourd'hui le corps est galvanisé, tout est fait pour lui, on le modifie selon des normes établies…
Il est bon de voir la vie que les saints ont fait subir à leurs corps
Il ne méprisaient pas leur corps
Mais ils en ont fait un instrument au service du divin Maître
La mortification entendue comme pénitence pour nos péchés et comme réparation envers Jésus est nécessaire:
Qui veut être Mon disciple, qu'il prenne sa croix et Me suive.
Si vous ne faites pas pénitence, vous périrez tous.
La Vérité, qui fut crucifiée, est également crucifiante. Mais c'est cette Croix qui nous a sauvés, et par cette Croix que nous sommes rachetés.
Dulce lignum, dulcis clavos...
Ceci, sans, bien entendu, couper la mortification de la charité, qui sans elle ne serait que vaine et inutile.
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mandonnaud
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Re: Mortification/pénitence corporelle
La lucidité et pertinence de nos pénitence et mortification,c"est que cela va nous donner plus d'amour de Dieu, dans le temps et l'intensité et plus de délicatesse dans l'amour de tout les hommes;compris nos proches.
amitiés paul de LIMOGES
amitiés paul de LIMOGES
Jésus est infiniment misericordieux.
http://www.mandonnaud.net/
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- Anaisunivers
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- Inscription : jeu. 11 nov. 2010, 22:24
Re: Mortification/pénitence corporelle
La mortification doit être un moyen et pas une fin.
Ma vision sur la chose a évoluée : je crois maintenant que c'est un moyen d'aimer notre prochain ; puisqu'on doit penser à son salut. Calmer Sa Colère, par la mortification permet de sauver des âmes, non ?
Ma vision sur la chose a évoluée : je crois maintenant que c'est un moyen d'aimer notre prochain ; puisqu'on doit penser à son salut. Calmer Sa Colère, par la mortification permet de sauver des âmes, non ?
- Antoine Marie
- Rector provinciæ

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- Inscription : lun. 15 févr. 2010, 17:49
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Re: Mortification/pénitence corporelle
Et pourquoi donc ? Parce que vous pensez gagner votre paradis par votre pénitence, comme les ouvriers de la 1e heure qui ont un contrat avec Dieu ? L'Amour de Dieu est gratuit !!Chris Prols a écrit :La mortification entendue comme pénitence pour nos péchés et comme réparation envers Jésus est nécessaire
Si nous nous mortifions, c'est par Amour pour le Christ qui lui-même a souffert pour nous et par là nous a donné la vie. Je répète : "Le seul mobile de nos actions chrétiennes doit être l'Amour." Donc si nous nous mortifions, c'est par Amour, de Dieu et de nos frères.Ct 8, 7 a écrit : Un homme donnerait-il pour l'amour toutes les richesses de sa maison, on ne ferait que le mépriser.
Je ne sais pas où vous allez chercher vos mobiles mais je sens un relent de jansénisme...
Fraternellement
En lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes. Jn 1, 4
- Théophane
- Pater civitatis

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- Inscription : sam. 22 janv. 2005, 14:18
- Conviction : Catholique
- Localisation : France
Re: Mortification/pénitence corporelle
Je n'aime guère les expressions du genre "calmer la colère de Dieu", même si elles ont sans doute leur part de vérité.
Dieu est amour, et la mortification, comme tout le reste de notre vie, doit être une conséquence de notre amour. Je pense qu'on peut lui trouver plusieurs utilités : dominer les sens, s'unir aux souffrances du Christ et de son prochain, expier ses fautes et celles des autres, prière de demande, d'action de grâces, désir d'offrir à Dieu quelque chose qui coûte...
Dieu est amour, et la mortification, comme tout le reste de notre vie, doit être une conséquence de notre amour. Je pense qu'on peut lui trouver plusieurs utilités : dominer les sens, s'unir aux souffrances du Christ et de son prochain, expier ses fautes et celles des autres, prière de demande, d'action de grâces, désir d'offrir à Dieu quelque chose qui coûte...
« Être contemplatifs au milieu du monde, en quoi cela consiste-t-il, pour nous ? La réponse tient en quelques mots : c’est voir Dieu en toute chose, avec la lumière de la foi, sous l’élan de l’amour, et avec la ferme espérance de le contempler face à face au Ciel. »
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
Bienheureux Álvaro del Portillo (1914-1994)
-
Jean-Roger
- Barbarus

Re: Mortification/pénitence corporelle
Bonjour de Jean-Roger,
Tout d’abord félicitations pour vôtre rapidité de réaction à mon message du 17 mars11, voilà qui va bien dans le sens du conseil de Saint-Pierre
« Au contraire, sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Christ, toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous. » 1 Pierre 3 :15
Bien reçu la métaphore de Jésus en Marc 9 :43 (Merci Pneumatis très intéressant)
Jésus déclare que ses disciples devraient ôter de leur vie toute chose susceptible de les faire trébucher, fût-elle aussi précieuse pour eux qu’une main, un pied ou un œil sans penser toutefois martyriser son corps en pratiquant par exemple l’autoflagellation, ou le port de la haire qui sont, osons le dire des vestiges du moyen âge.
Mieux vaut se passer d’une chose à laquelle on tient et entrer dans le Royaume de Dieu que de s’y accrocher et d’être lancé dans la Géhenne, c’est tout simplement le message que le fils de Dieu veut faire passer.
Bien avant l’ère chrétienne, les écritures régissant la vie et le culte des juifs les empêchaient de faire quoi que ce soit qui les blesserait corporellement. Par exemple, la loi donnée par Moïse leur interdisait expressément de se faire des entailles, une pratique apparemment répandue chez les nations non juives de l’antiquité.
« Vous ne vous ferez pas d'incisions dans le corps pour un mort et vous ne vous ferez pas de tatouage. Je suis Yahvé. » Lévitique 19 :28
Moïse écrit vers 1512 av notre ère cette première injonction, et juge bon de la rappeler 39 années plus tard afin de mettre en garde le peuple élu contre la pratique païenne de se taillader.
« Vous êtes des fils pour Yahvé votre Dieu. Vous ne vous ferez pas d'incision ni de tonsure sur le front pour un mort ». Deutéronome 14 :1
Si Dieu ne voulait pas qu’ils se fassent des entailles, il n’aurait pas davantage voulu qu’ils se lacèrent à coups de fouet. La norme biblique est claire : martyriser délibérément sa chair de quelques manières que ce soit est inacceptable pour Dieu.
Les païens avaient de telles pratiques choquantes, nous en trouvons un exemple parmi tant d’autres, notamment chez les adorateurs de Baal opposés au Dieu tout puissant qui fût représenté par le prophète Elie, voilà d’ailleurs ce que nous lisons dans 1Rois18 :28 ou le prophète Jérémie décrits les mortifications vaines des Baalistes
« Ils crièrent plus fort et ils se tailladèrent, selon leur coutume, avec des épées et des lances jusqu'à l'effusion du sang. »
A propos de cette tradition oppressive inventée par l’homme, Saint-Paul a écrit sous inspiration
« Du moment que vous êtes morts avec le Christ aux éléments du monde, pourquoi vous plier à des ordonnances comme si vous viviez encore dans ce monde ? « Ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas » tout cela pour des choses vouées à périr par leur usage même ! Voilà bien les prescriptions et doctrines des hommes ! Ces sortes de règles peuvent faire figure de sagesse par leur affectation de religiosité et d'humilité qui ne ménage pas le corps ; en fait elles n'ont aucune valeur pour l'insolence de la chair. » Colossiens 2 :20-23
Je pense que l’apôtre Paul est clair dans son propos, la mortification n’est vraiment d’« aucune valeur » pour s’approcher de Dieu.
A l’inverse, les exigences du vrai culte s’avèrent douces, légères et revigorantes Matthieu 11 :28-30 l’exprime très clairement
« Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos. 29. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de coeur; et vous trouverez le repos de vos âmes. 30. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger. »
Ne trouvez vous pas cela très réconfortant de la part d’un créateur plein d’amour qui ne veut que notre bien ?
Bon courage à ceux qui auront le courage de me lire, je réalise que j’ai été très bavard !!
Très amicalement
Tout d’abord félicitations pour vôtre rapidité de réaction à mon message du 17 mars11, voilà qui va bien dans le sens du conseil de Saint-Pierre
« Au contraire, sanctifiez dans vos cœurs le Seigneur Christ, toujours prêts à la défense contre quiconque vous demande raison de l'espérance qui est en vous. » 1 Pierre 3 :15
Bien reçu la métaphore de Jésus en Marc 9 :43 (Merci Pneumatis très intéressant)
Jésus déclare que ses disciples devraient ôter de leur vie toute chose susceptible de les faire trébucher, fût-elle aussi précieuse pour eux qu’une main, un pied ou un œil sans penser toutefois martyriser son corps en pratiquant par exemple l’autoflagellation, ou le port de la haire qui sont, osons le dire des vestiges du moyen âge.
Mieux vaut se passer d’une chose à laquelle on tient et entrer dans le Royaume de Dieu que de s’y accrocher et d’être lancé dans la Géhenne, c’est tout simplement le message que le fils de Dieu veut faire passer.
Bien avant l’ère chrétienne, les écritures régissant la vie et le culte des juifs les empêchaient de faire quoi que ce soit qui les blesserait corporellement. Par exemple, la loi donnée par Moïse leur interdisait expressément de se faire des entailles, une pratique apparemment répandue chez les nations non juives de l’antiquité.
« Vous ne vous ferez pas d'incisions dans le corps pour un mort et vous ne vous ferez pas de tatouage. Je suis Yahvé. » Lévitique 19 :28
Moïse écrit vers 1512 av notre ère cette première injonction, et juge bon de la rappeler 39 années plus tard afin de mettre en garde le peuple élu contre la pratique païenne de se taillader.
« Vous êtes des fils pour Yahvé votre Dieu. Vous ne vous ferez pas d'incision ni de tonsure sur le front pour un mort ». Deutéronome 14 :1
Si Dieu ne voulait pas qu’ils se fassent des entailles, il n’aurait pas davantage voulu qu’ils se lacèrent à coups de fouet. La norme biblique est claire : martyriser délibérément sa chair de quelques manières que ce soit est inacceptable pour Dieu.
Les païens avaient de telles pratiques choquantes, nous en trouvons un exemple parmi tant d’autres, notamment chez les adorateurs de Baal opposés au Dieu tout puissant qui fût représenté par le prophète Elie, voilà d’ailleurs ce que nous lisons dans 1Rois18 :28 ou le prophète Jérémie décrits les mortifications vaines des Baalistes
« Ils crièrent plus fort et ils se tailladèrent, selon leur coutume, avec des épées et des lances jusqu'à l'effusion du sang. »
A propos de cette tradition oppressive inventée par l’homme, Saint-Paul a écrit sous inspiration
« Du moment que vous êtes morts avec le Christ aux éléments du monde, pourquoi vous plier à des ordonnances comme si vous viviez encore dans ce monde ? « Ne prends pas, ne goûte pas, ne touche pas » tout cela pour des choses vouées à périr par leur usage même ! Voilà bien les prescriptions et doctrines des hommes ! Ces sortes de règles peuvent faire figure de sagesse par leur affectation de religiosité et d'humilité qui ne ménage pas le corps ; en fait elles n'ont aucune valeur pour l'insolence de la chair. » Colossiens 2 :20-23
Je pense que l’apôtre Paul est clair dans son propos, la mortification n’est vraiment d’« aucune valeur » pour s’approcher de Dieu.
A l’inverse, les exigences du vrai culte s’avèrent douces, légères et revigorantes Matthieu 11 :28-30 l’exprime très clairement
« Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai. Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Venez à moi, vous tous qui vous fatiguez et qui êtes chargés, et moi, je vous donnerai du repos. 29. Chargez-vous de mon joug et mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez soulagement pour vos âmes. Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de coeur; et vous trouverez du repos pour vos âmes. Prenez mon joug sur vous, et apprenez de moi, car je suis débonnaire et humble de coeur; et vous trouverez le repos de vos âmes. 30. Oui, mon joug est aisé et mon fardeau léger. »
Ne trouvez vous pas cela très réconfortant de la part d’un créateur plein d’amour qui ne veut que notre bien ?
Bon courage à ceux qui auront le courage de me lire, je réalise que j’ai été très bavard !!
Très amicalement
-
Jean-Roger
- Barbarus

Mortification
Bonjour de Jean-Roger,
La plupart des commentaires du forum sont intéressants et mérite le respect mais je reste profondément convaincu que les Saintes écritures doivent faire jurisprudence afin d’éviter au chrétien de partir dans tous les sens, étant très attaché à la parole de Dieu je pense que nous devrions suivre l’exemple des habitants de Bérée qui a l’époque de St Paul examinaient soigneusement les Écritures pour savoir ce qui était vrai, malheureusement cette prudence à beaucoup diminué voir disparu chez beaucoup de croyants déboussolés.
Je copie le texte des Actes 17 :11 sur la traduction officielle de l’église, celle de Jérusalem
« Or ceux-ci avaient l'âme plus noble que ceux de Thessalonique. Ils accueillirent la parole avec le plus grand empressement. Chaque jour, ils examinaient les Écritures pour voir si tout était exact. »
Je constate que la Bible recommande d’entourer son corps de soins, elle ne recommande ni n’excuse la mortification dans le culte, témoin ce que déclare St Paul dans la lettre qu’il envoie aux Ephésiens 5 :28,29, il dit ceci
« De la même façon les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Aimer sa femme c'est s'aimer soi-même. C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. De même aussi, les maris doivent aimer leurs propres femmes comme leurs propres corps; celui qui aime sa propre femme s'aime lui-même. Car nul n'a jamais haï sa propre chair ; on la nourrit au contraire et on en prend bien soin. C'est justement ce que le Christ fait pour l'Église : »
Quel sens l’injonction d’aimer sa femme comme son propre corps aurait-elle si lors du culte un homme se maltraitait ?
A l’évidence, celui qui attache du prix aux principes bibliques doit entourer son corps de soins et, dans une certaine mesure, l’aimer.
Amicalement
La plupart des commentaires du forum sont intéressants et mérite le respect mais je reste profondément convaincu que les Saintes écritures doivent faire jurisprudence afin d’éviter au chrétien de partir dans tous les sens, étant très attaché à la parole de Dieu je pense que nous devrions suivre l’exemple des habitants de Bérée qui a l’époque de St Paul examinaient soigneusement les Écritures pour savoir ce qui était vrai, malheureusement cette prudence à beaucoup diminué voir disparu chez beaucoup de croyants déboussolés.
Je copie le texte des Actes 17 :11 sur la traduction officielle de l’église, celle de Jérusalem
« Or ceux-ci avaient l'âme plus noble que ceux de Thessalonique. Ils accueillirent la parole avec le plus grand empressement. Chaque jour, ils examinaient les Écritures pour voir si tout était exact. »
Je constate que la Bible recommande d’entourer son corps de soins, elle ne recommande ni n’excuse la mortification dans le culte, témoin ce que déclare St Paul dans la lettre qu’il envoie aux Ephésiens 5 :28,29, il dit ceci
« De la même façon les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Aimer sa femme c'est s'aimer soi-même. C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. De même aussi, les maris doivent aimer leurs propres femmes comme leurs propres corps; celui qui aime sa propre femme s'aime lui-même. Car nul n'a jamais haï sa propre chair ; on la nourrit au contraire et on en prend bien soin. C'est justement ce que le Christ fait pour l'Église : »
Quel sens l’injonction d’aimer sa femme comme son propre corps aurait-elle si lors du culte un homme se maltraitait ?
A l’évidence, celui qui attache du prix aux principes bibliques doit entourer son corps de soins et, dans une certaine mesure, l’aimer.
Amicalement
- PaxetBonum
- Tribunus plebis

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Re: Mortification
La mortification n'est pas obligatoirement corporelle
Ensuite prendre soin de son corps n'est pas en faire une idole
Mais sur le fond je suis d'accord avec vous
Ensuite prendre soin de son corps n'est pas en faire une idole
Mais sur le fond je suis d'accord avec vous
Pax et Bonum !
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
"Deus meus et Omnia"
"Prêchez l'Évangile en tout temps et utilisez des mots quand cela est nécessaire"
St François d'Assise
Re: Mortification
Bonjour Jeanroger,
Votre message m'étonne, et ce n'est pas peu de le dire ?
Qui vous dit que ceux qui se mortifient n'aime pas leur corps ?
Au contraire, serais-je tenter de dire.
Ne voyez-vous pas qu'au moins dans notre pays, c'est l'inverse : nous mangeons trop, trop lourd, trop riche ; nous nous soignons les cheveux, la tête et les mains avec tant et tant de crèmes... qui ne sont pas loin d'ôter le pain de la bouche de ceux qui ont moins de moyens !
Et cela aussi est en parte vrai : " qui aime bien, châtie bien. "
De plus, dans l'Evangile, Jesus annonce le jeûne de ses disciples à venir.
Pas pour s'en offusquer !
Cordialement,
Griffon.
Votre message m'étonne, et ce n'est pas peu de le dire ?
Qui vous dit que ceux qui se mortifient n'aime pas leur corps ?
Au contraire, serais-je tenter de dire.
Ne voyez-vous pas qu'au moins dans notre pays, c'est l'inverse : nous mangeons trop, trop lourd, trop riche ; nous nous soignons les cheveux, la tête et les mains avec tant et tant de crèmes... qui ne sont pas loin d'ôter le pain de la bouche de ceux qui ont moins de moyens !
Et cela aussi est en parte vrai : " qui aime bien, châtie bien. "
De plus, dans l'Evangile, Jesus annonce le jeûne de ses disciples à venir.
Pas pour s'en offusquer !
Cordialement,
Griffon.
Jésus, j'ai confiance en Toi,
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Jésus, je m'abandonne à Toi.
Mon bonheur est de vivre,
O Jésus, pour Te suivre.
O Jésus, pour Te suivre.
Re: Mortification
Et le foisonnement des sectes protestantes pas fichues de se mettre d’accord entre elles démontre amplement comment la « jurisprudence » des Écritures est efficace sans autorité compétente pour les interpréter et les comprendre…touriste a écrit :La plupart des commentaires du forum sont intéressants et mérite le respect mais je reste profondément convaincu que les Saintes écritures doivent faire jurisprudence afin d’éviter au chrétien de partir dans tous les sens, étant très attaché à la parole de Dieu je pense que nous devrions suivre l’exemple des habitants de Bérée qui a l’époque de St Paul examinaient soigneusement les Écritures pour savoir ce qui était vrai, malheureusement cette prudence à beaucoup diminuée voir disparue chez beaucoup de croyants déboussolés.
Et pourtant, la Bible recommande le jeûne qui est une forme de mortification puisque vous refusez à votre corps la nourriture dont il a besoin. Biologiquement parlant, c’est autant de la violence infligée à votre corps qu’un coup de fouet. Si donc on suivait votre raisonnement, il faudrait interdire le jeûne...touriste a écrit :Je constate que la Bible recommande d’entourer son corps de soins, elle ne recommande ni n’excuse la mortification dans le culte, témoin de ce que déclare St Paul dans la lettre qu’il envoie aux Ephésiens 5 :28,29, il dit ceci
« De la même façon les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Aimer sa femme c'est s'aimer soi-même. C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. De même aussi, les maris doivent aimer leurs propres femmes comme leurs propres corps; celui qui aime sa propre femme s'aime lui-même. Car nul n'a jamais haï sa propre chair ; on la nourrit au contraire et on en prend bien soin. C'est justement ce que le Christ fait pour l'Église : »
Quel sens l’injonction d’aimer sa femme comme son propre corps aurait-elle si lors du culte un homme se maltraitait ?
A l’évidence, celui qui attache du prix aux principes bibliques doit entourer son corps de soins et, dans une certaine mesure, l’aimer.
Tous les chrétiens sont appelés à aimer leur corps puisqu’il est appelé à ressuscité. Nous ne sommes pas de purs esprits. En revanche, tout chrétien est aussi appelé à combattre la chair, ce qui ne désigne pas le corps en lui-même mais les tendances peccamineuses liées à l’esprit du monde et qui passent bien souvent par le corps : gloutonnerie, luxure, désirs impurs, etc. Et il peut être nécessaire alors de discipliner son corps.
Ensuite, certains ont voulu participer aux souffrances du Seigneur dans leur chair selon les paroles de saint Paul : « je complète en ma chair ce qui manque aux souffrances du Christ ». Il s’agit là d’un appel particulier.
Enfin, il reste le cas de la pénitence. En effet, certains s’infligent des mortifications corporelles en signe de pénitence. Bon, là, j’ai envie de dire, c’est selon la sensibilité de chacun. Il ne s’agit pas de s’amputer d’un membre ou de se scarifier mais de ressentir physiquement la douleur du péché. Pourquoi ? Parce que nous sommes des êtres de chair et que la douleur physique nous parle particulièrement. Ensuite parce que trop souvent, nos péchés ne nous contristent que peu. Bien entendu, là encore, c’est selon la sensibilité de chacun.
Bien entendu, il faut être prudent et en pas tomber dans le dolorisme : la souffrance n’est jamais à chercher pour elle-même. Et se rappeler que l’Église n’a JAMAIS fait des mortifications corporelles une règle. Elle n’empêche pas ceux qui veulent s’y livrer de le faire, tant que ça reste pour de bonnes raisons et dans de justes limites.
« Dieu fournit le vent. A l'homme de hisser la voile. » (Saint Augustin)
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