Est-ce qu'une bonne âme sait me dire où trouver la partition de ce chant ? Merci ^^
Cordialement.
[EDIT : Finalement, je l'ai trouvé ! Dans un Paroissien Romain pré-conciliaire que m'avait offert mon grand-père


coeurderoy a écrit :Philémon :
en gros : entièrement d'accord avec ce que vous dites des danses anciennes (y compris à la cour de Versailles, tout le symbolisme des planètes gravitant autour du soleil peut se retrouver dans les danses en cercle manifestant une cohésion sociale autour de Dieu ou du roi... et il y a sans doute bien d'autres éléments que j'ignore, je ne suis pas un spécialiste).
Oui, tout avait sens (formes, couleurs, etc...)
Pour le "hoquet"...je l'ai fait exprès !!!Je sais bien qu'à Rome on a ...tiré la tronche en entendant cet "ars nova" (= moderne) qui imposait de curieuses saccades à la voix des chantres...Mais j'aime bien la Messe de Notre-Dame quic en groigne !!!
Il y a eu régulièrement des "remises de pendules à l'heure" côté liturgie : je crois me souvenir que Bernard de Clairvaux stigmatise quelque part certaines voix trop efféminées à son goût (on est en pleine époque des Troubadours) certaines façons d'interpréter le chant lui semblaient teintées de mollesses profanes...
Les Cisterciens ont épuré, par ex. l'office bénédictin et donné une liturgie plus virile et simplifiée (et du coup plus forte spirituellement à mon goût)...
Sur la danse je suis personnellement rétif à toute manifestation "mondaine", classique ou rap : François de Sales réprouve les "âmes femelles" en matière de spiritualité et cet amollissement de la prière, du goût, de la spiritualité me semble aller de pair avec les habitudes "show bizz" de nos contemporains : consommer du spectacle (et non plus être acteurs et participants d'une liturgie, acte nuptial, sacré).
Ce reproche pourrait très bien s'adresser d'ailleurs aux hommes et femmes des XVIII et XIX ème s : si beaucoup avaient une foi sincère, reconnaissons que l'envahissement de l'opéra et du théâtre dans les compositions destinées à l'Eglise a entrainé une véritable perte du sens liturgique...
Je crois cependant qu'il y aura une relève : Sylvanès, les Fraternités de Jérusalem ont déjà donné, par ex. des compositions profondes et jubilantes ne devant rien à l'incontinence sentimentale de notre époque...
Corcialement !

Déjà que c'est la croix et la bannière pour introduire un kyrie, un gloria ou un credo grégoriens alors si vous imposez une seule messe pour tout le monde, c'est Le grand schisme d'occident II, le retour que vous obtiendrez.Revenons au latin intégral, et tous ces problèmes disparaissent d'eux-mêmes. 1 seule messe pour tout le monde, avec les mêmes chants sacrés (ceux de la tradition), et basta, fini les discussions interminables, les questions, les casse-tête chinois, les divisions, les disputes, les concessions, les négociations, les goûts, les modes, les décisions arbitraires, les styles, les messes à programmes et menus...

Je ne crois pas que l'Emmanuel fasse preuve de modernisme, quand même. Au contraire! Même si je ne suis vraiment pas fan de leur musique, qui a tendance à basculer dans la guimauve insipide, heureusement qu'ils sont là. Sans eux, pas d'adoration eucharistique ou de rosaire dans bien des diocèses. C'est eux qui "gèrent" le sanctuaire du Sacré-Cœur à Paray-le-monial aussi, il me semble. Ils sont aussi, par exemple, bien conscience de l'existence du Malin, dans le sens professé par le catéchisme :Philémon a écrit :Et voilà l'artiste moderniste qui, pour ne pas renoncer à son invention mélodique, se permet de changer le texte sacré. Cela témoigne, finalement, de l'intention spirituelle qui se cache derrière ces chants.
là où les vrais modernistes réduisent le mal à une abstraction, comme le disait un exorciste diocésain, qui se plaignait du fait que la majorité de ses confrères exorcistes ne croyaient pas à l'existence des démons. Imaginez un peu le mal que ça peut provoquer sur les gens qui ont recours à leurs "services"...CEC a écrit :2851 Dans cette demande, le Mal n’est pas une abstraction, mais il désigne une personne, Satan, le Mauvais, l’ange qui s’oppose à Dieu. Le " diable " (dia-bolos) est celui qui " se jette en travers " du Dessein de Dieu et de son " œuvre de salut " accomplie dans le Christ.

J'y ai souvent pensé, mais en fait je ne crois pas qu'il y ait danger. Ils ne prendront pas le risque de jeter les fidèles dans l'indécision. Si par exemple, l'église de France faisait sécession, pour créer une Église Gallicane, avec pour conséquence une église catholique romaine clandestine, comme en Chine, les fidèles seraient placés au pied du mur, contraints de faire un choix. Et je pense que les modernistes redoutent, eux les premiers, de voir les fidèles en train de balancer : Rome ou l'Eglise gallicane ? C'est le genre de situation qui pourrait leur revenir droit dans la figure, aux clercs franchouillards et antipapistes. Parce que les catholiques sont bonne poire, mais faut pas non plus les pousser à bout. Ils ont accepté beaucoup de choses, jusqu'ici, sans broncher. Si donc on les obligeait à choisir entre une église nationale, anti romaine, en dissidence donc..., soutenue par des médias déjà très anti catho, voire par l'Etat, avec des messes barbares à base de chants niais et animées par des mamies, et de l'autre une église romaine, persécutée, indésirable, haïe, calomniée par les médias, clandestine, avec des messes dignes et tournées vers le Seigneur, je pense que la sympathie de beaucoup de fidèles non tradis irait à la seconde et non à la première. Et ce risque, nos clercs nationaux ne voudront pas le prendre. Parce que leur trahison à la Judas serait trop flagrante.Laurent L. a écrit :
Déjà que c'est la croix et la bannière pour introduire un kyrie, un gloria ou un credo grégoriens alors si vous imposez une seule messe pour tout le monde, c'est Le grand schisme d'occident II, le retour que vous obtiendrez.
Justement, ici, le bon traducteur traduira un jeu de mot (genuisti >< Genitorem) et non une tournure poétique (surtout qu'à ce prix-là, on aurait eu Creatorem, Conditorem, ou autre chose du genre: pour les syllabes et l'accent, ça ne pose pas problème: c'est le même "-orem").Laurent L. a écrit :
Tu, quæ genuisti, natura mirante, Tuum sanctum Genitorem
Toi qui a engendré - ô merveille de la nature! - Ton saint Créateur*.
* Littéralement, "géniteur", mais au sens figuré, c'est une tournure poétique signifiant "fondateur" ou "créateur".

Oui, effectivement^^Laurent L. a écrit :vous traduisez le jeu de mot, mais le résultat est une abomination théologique !


D'accord. Je ne sais pas jouer de l'orgue : vous pensez qu'une messe a capela pour un mariage, c'est mieux ?La guitare n'est pas un instrument liturgique…
D'accord. Pourtant le chant est un élément essentiel de la liturgie.elle n'a pas besoin d'embellissement
Qui est capable de savoir si le culte rendu à Dieu est digne ou non ? Ce qui est important c'est la validité de l'Eucharistie et la proclamation de la Parole de Dieu.rendre un culte à Dieu, digne de ce nom

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