Je vous sens très triste, et vous comprends bien. Cependant l'Église catholique a ses droits et ses devoirs, et ceux-ci n'échappent pas à la Loi. Si dans la vie civile on trouve quelques fois des compromis, des subterfuges face à différents codes imposés, en religion cela me parait être impossible. Et c'est bien ce domaine de l'Église qui apparait aujourd'hui tellement rébarbatif, d'autres diront rétrograde, parce qu'on voudrait adapter les règles à nos sensibilités propres. En fait, nous souhaiterions une Église qui convienne à chacun de nous. Alors, l'interdiction de remariage religieux après un divorce, ou le célibat des prêtres, et pour vous, en ce qui concerne le sacrement de baptême de votre enfant, l'obligation pour au moins l'un des parrain-marraine, d'être baptisé et d'avoir reçu le sacrement de confirmation, tout cela nous irrite. Or les exigences du sacrement de baptême sont là pour assurer l'avenir spirituel de l'enfant en cas de disparition de ses deux parents avant sa majorité. J'espère bien que cela ne vous arrivera jamais, mais l'Église s'est penchée sur tous les cas de figure.
Il est vrai, actuellement on a tendance à donner la priorité à la dimension "temporelle-horizontale" du christianisme, dans tout ce qu'elle a de bienveillant et de complaisant. Mais le fait d'être "témoin de l'amour" sans être "porteur de la Lumière" comporte le risque de se départir du Christ, et de ne plus le voir que là où Il est profitable, fraternel, consensuel.
Certes, cette dimension ne doit pas être écartée, mais elle doit être complémentaire de la dimension "spirituelle-verticale" celle qui fait repartir du Christ, dans ce qu'elle a toujours de primordial, d'exigeant et de vigilant.
En tant que catholique, nous acceptons d'être témoins de l'amour et porteurs de la Lumière de Christ, avec l'espoir de retourner au Christ.





