Féminisation des servants de messe
mais ce n est en rien choquant de refuser que les filles servent a l autel puisque c est se rapprocher du role du pretre qui est celui d un homme. Ce n est pas non plus ne pas suivre JP II puisque comme je l ai expliqué il dit que c est possible, il ne dit pas que c est souhaitable.
Si on ouvre les ordres mineurs aux femmes cela va debouché sur l ouverture des ordres majeurs dont l ordination et ca je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée...par contre l on peut créer l equivalent pour les femmes, je pense en particulier pour le lectorat.
Les soeurs sont consacrées a Dieu voila pourquoi ce n est pas choquant, mais seulement en cas de nécessité comme le précise le Redemptionis Sacramemtum:
" Il revient au prêtre célébrant de donner la communion, avec, le cas échéant, l’aide des autres prêtres ou des diacres; la Messe elle-même ne doit pas se poursuivre tant que la Communion des fidèles n’est pas achevée. Les ministres extraordinaires peuvent aider le prêtre célébrant, selon les normes du droit, seulement en cas de nécessité"
la nécessité est un peu trop souvent invoquéede nos jours, je trouve....
Cela est possible que ce soit des soeurs consacrés. En effet il faut que les ministres extraordinaires soient formés, ce qui est le cas des soeurs consacrées (je suis désolé je ne retrouve plus le passage ou c est indiqué). Par exemple en Italie les laics qui distribuent la communion recoivent un an de formation avant de pouvoir le faire.
je vous transmet quelques passages qui sont bons de connaitre:
-"Il n’est pas permis aux fidèles de «prendre eux-mêmes la sainte hostie ou le saint calice, encore moins de se les transmettre de main en main»"
-" Il faut maintenir l’usage du plateau pour la Communion des fidèles, afin d’éviter que la sainte hostie, ou quelque fragment, ne tombe à terre"
-" Il n’est pas permis à celui qui reçoit la communion de tremper lui-même l’hostie dans le calice, ni de recevoir dans la main l’hostie, qui a été trempée dans le Sang du Christ."[...]celui qui communie doit recevoir le Sacrement de la part du prêtre uniquement dans la bouche"
Souvent ces conseils essentiels sont oubliés dans nos paroisses, et cela est fort dommage car tout ceci n est pas que details mais permet de comprendre le coté sacré. Pour ceux qui ont un peu de temps n hesitez pas a lire le redemptionis sacremtum (ici) et a le faire connaitre autour de vous...
fraternellement
JB
Si on ouvre les ordres mineurs aux femmes cela va debouché sur l ouverture des ordres majeurs dont l ordination et ca je ne suis pas sur que ce soit une bonne idée...par contre l on peut créer l equivalent pour les femmes, je pense en particulier pour le lectorat.
Les soeurs sont consacrées a Dieu voila pourquoi ce n est pas choquant, mais seulement en cas de nécessité comme le précise le Redemptionis Sacramemtum:
" Il revient au prêtre célébrant de donner la communion, avec, le cas échéant, l’aide des autres prêtres ou des diacres; la Messe elle-même ne doit pas se poursuivre tant que la Communion des fidèles n’est pas achevée. Les ministres extraordinaires peuvent aider le prêtre célébrant, selon les normes du droit, seulement en cas de nécessité"
la nécessité est un peu trop souvent invoquéede nos jours, je trouve....
Cela est possible que ce soit des soeurs consacrés. En effet il faut que les ministres extraordinaires soient formés, ce qui est le cas des soeurs consacrées (je suis désolé je ne retrouve plus le passage ou c est indiqué). Par exemple en Italie les laics qui distribuent la communion recoivent un an de formation avant de pouvoir le faire.
je vous transmet quelques passages qui sont bons de connaitre:
-"Il n’est pas permis aux fidèles de «prendre eux-mêmes la sainte hostie ou le saint calice, encore moins de se les transmettre de main en main»"
-" Il faut maintenir l’usage du plateau pour la Communion des fidèles, afin d’éviter que la sainte hostie, ou quelque fragment, ne tombe à terre"
-" Il n’est pas permis à celui qui reçoit la communion de tremper lui-même l’hostie dans le calice, ni de recevoir dans la main l’hostie, qui a été trempée dans le Sang du Christ."[...]celui qui communie doit recevoir le Sacrement de la part du prêtre uniquement dans la bouche"
Souvent ces conseils essentiels sont oubliés dans nos paroisses, et cela est fort dommage car tout ceci n est pas que details mais permet de comprendre le coté sacré. Pour ceux qui ont un peu de temps n hesitez pas a lire le redemptionis sacremtum (ici) et a le faire connaitre autour de vous...
fraternellement
JB
Bonjour,
Alors si j'en crois ce que dit JB, le Québec serait carrément à côté de la plaque ? Les filles servent la messe, lisent les premières et deuxièmes lectures, donnent la communion, etc. Les gens qui donnent la communion, ici, sont généralement des laïcs, choisis environ 45 minutes avant la messe... Et nous recevons la communion dans nos mains. L'Église du Québec est-elle sale et impure pour autant ?
Et je suis d'accord avec Jean_droit, pour ce qui est des ordres mineurs. (Et que ceux-ci devraient être conférés à des femmes) Un encadrement pourrait très bien être fourni, une formation, aussi ! Il faut quand même savoir de quoi l'on parle et être conscient de ce que l'on fait.
Amicalement,
Azuu
Alors si j'en crois ce que dit JB, le Québec serait carrément à côté de la plaque ? Les filles servent la messe, lisent les premières et deuxièmes lectures, donnent la communion, etc. Les gens qui donnent la communion, ici, sont généralement des laïcs, choisis environ 45 minutes avant la messe... Et nous recevons la communion dans nos mains. L'Église du Québec est-elle sale et impure pour autant ?
Et je suis d'accord avec Jean_droit, pour ce qui est des ordres mineurs. (Et que ceux-ci devraient être conférés à des femmes) Un encadrement pourrait très bien être fourni, une formation, aussi ! Il faut quand même savoir de quoi l'on parle et être conscient de ce que l'on fait.
Amicalement,
Azuu
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jean_droit
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Bonjour mes frères ( j'exclue les soeurs, bien sûr ! ),
Le Québec essaye de répondre aux nécessités du temps.
J'approuve ... quoiqu'il ne faut pas passer au système inverse où seul le personnel féminin aiderait le prêtre.
D'une façon plus générale je suis pour une plus grande féminisation de l'Eglise. Raisonnablement.
Je pense qu'il n'est pas besoin de grandes révolutions pour y parvenir car cela peut être fait au niveau des paroisses.
J'insiste aussi pour que les jeunes soient impliqués dans la vie des paroisses.
Bien sûr ils ont leurs propres associations chrétiennes mais elles sont "spécifiques".
Il faut se méfier des ségrégations : Considérer un jeune chrétien comme un chrétien avant de le voir jeune etc ...
Tout les chrétiens doivent s'unir sans distinction .....
Le Québec essaye de répondre aux nécessités du temps.
J'approuve ... quoiqu'il ne faut pas passer au système inverse où seul le personnel féminin aiderait le prêtre.
D'une façon plus générale je suis pour une plus grande féminisation de l'Eglise. Raisonnablement.
Je pense qu'il n'est pas besoin de grandes révolutions pour y parvenir car cela peut être fait au niveau des paroisses.
J'insiste aussi pour que les jeunes soient impliqués dans la vie des paroisses.
Bien sûr ils ont leurs propres associations chrétiennes mais elles sont "spécifiques".
Il faut se méfier des ségrégations : Considérer un jeune chrétien comme un chrétien avant de le voir jeune etc ...
Tout les chrétiens doivent s'unir sans distinction .....
Bonjour,
Excusez moi Azuu, je ne dis pas du tout que l Eglise du Québec est impur, je dis seulement que Rome a fixé des règles, et qu il faut les respecter au mieux apres les possibilités de les appliqués ne sont pas les memes partout. Mais je pense que le Québec dispose d assez d hommes pour servir la messe ou distribuer la communion ( meme si la distribution pas des laics non consacré doit restés exceptionnel, ce n est pas grave si la communion dure 10 mn et non pas 5!). C est fort regretable que les personnes qui distribuent la communion soit choisi 45mn avant et que ce ne soit pas une fonction précise de la paroisse, car d abord le sens sacré de la communion doit être assez occulté et de plus je pense que ces gens ne sont pas toujours bien connus du curé mais ce sont ceux qui sont la qui sont choisis....
Pourquoi croyez vous que le prêtre se purifie les mains avec de l eau bénite pour touchez le Très Saint Sacrement? Voila pourquoi il est préférable de recevoir directement l Eucharistie et que ce soit des prêtres qui distribuent la communion. ( je suis allez dans une paroisse ou les ministres extraordinaires ( NB: des seminaristes, donc des gens formés... avait pour distribuer la communion une sorte d etole comme celle que les pretres utilisent pour porter un Ostensoir renfermant le Saint Sacrement, pour bien montré le caractère sacré de la communion)
Pour ce qui est des lectures, il est bien évident que des femmes puissent les lire, ce que je souhaite seulement c est que l ordre mineur du lectorat ne puisse pas leur etre donné car cela créerait un précédent et que se serait un premier pas vers l ordination sacerdotale.... et c est pour ca qu il faut créer une "fonction" qui puisse etre donné aux femmes. Mais ceci est annexe me semble t il, l essentiel etant que les gens soient formés afin que le sacré ne soit pas occulté.
Fraternellement
JB
Excusez moi Azuu, je ne dis pas du tout que l Eglise du Québec est impur, je dis seulement que Rome a fixé des règles, et qu il faut les respecter au mieux apres les possibilités de les appliqués ne sont pas les memes partout. Mais je pense que le Québec dispose d assez d hommes pour servir la messe ou distribuer la communion ( meme si la distribution pas des laics non consacré doit restés exceptionnel, ce n est pas grave si la communion dure 10 mn et non pas 5!). C est fort regretable que les personnes qui distribuent la communion soit choisi 45mn avant et que ce ne soit pas une fonction précise de la paroisse, car d abord le sens sacré de la communion doit être assez occulté et de plus je pense que ces gens ne sont pas toujours bien connus du curé mais ce sont ceux qui sont la qui sont choisis....
Pourquoi croyez vous que le prêtre se purifie les mains avec de l eau bénite pour touchez le Très Saint Sacrement? Voila pourquoi il est préférable de recevoir directement l Eucharistie et que ce soit des prêtres qui distribuent la communion. ( je suis allez dans une paroisse ou les ministres extraordinaires ( NB: des seminaristes, donc des gens formés... avait pour distribuer la communion une sorte d etole comme celle que les pretres utilisent pour porter un Ostensoir renfermant le Saint Sacrement, pour bien montré le caractère sacré de la communion)
Pour ce qui est des lectures, il est bien évident que des femmes puissent les lire, ce que je souhaite seulement c est que l ordre mineur du lectorat ne puisse pas leur etre donné car cela créerait un précédent et que se serait un premier pas vers l ordination sacerdotale.... et c est pour ca qu il faut créer une "fonction" qui puisse etre donné aux femmes. Mais ceci est annexe me semble t il, l essentiel etant que les gens soient formés afin que le sacré ne soit pas occulté.
Fraternellement
JB
Malheureusement, non. Il est d'ailleurs très difficile de trouver des gens interessés à faire ce genre de chose. La religion prend un grand recul ici, et la moyenne de fidèles a baissé drastiquement. Au point ou le nombre de fidèles n'atteint pas la plupart du temps 30 personnes à la messe dominicale, dans ma paroisse. Et la plupart du temps, quand on demande aux petits garçons s'ils veulent être enfants de coeur, vous savez ce qu'ils disent ? "Ouache, mes amis vont rire de moi une aube blanche c'est laid !" (Je l'ai déjà entendu) Et les femmes viennent souvent à la messe sans leur mari, car ceux-ci n'y trouvent aucun interêt. (Du moins comme je l'ai déja mentionné, dans ma paroisse) Et pour la communion qui dure 10 minutes au lieu de 5, je suis d'accord, mais pas ma paroisse -.- Nous avons un prêtre pour trois églises, et les trois messes se suivent. (Voila un bon exemple de la pénurie de prêtres ici.)Jb a écrit : Mais je pense que le Québec dispose d assez d hommes pour servir la messe ou distribuer la communion ( meme si la distribution pas des laics non consacré doit restés exceptionnel, ce n est pas grave si la communion dure 10 mn et non pas 5!). C est fort regretable que les personnes qui distribuent la communion soit choisi 45mn avant et que ce ne soit pas une fonction précise de la paroisse, car d abord le sens sacré de la communion doit être assez occulté et de plus je pense que ces gens ne sont pas toujours bien connus du curé mais ce sont ceux qui sont la qui sont choisis....
Il y a, encore une fois, trop peu de gens réguliers à la messe. Nous essayons, tant bien que mal, de prendre les réguliers, mais parfois ce sont de simples inconnus. Savent-ils ce qu'ils font ? Avant d'accepter, sont-ils conscient du geste qu'ils vont commettre ? Le curé ne les connait pas toujours très bien, non plus. Si les laïcs choisis étaient réguliers, ça me rassurerait, croyez-moiJb a écrit :C est fort regretable que les personnes qui distribuent la communion soit choisi 45mn avant et que ce ne soit pas une fonction précise de la paroisse, car d abord le sens sacré de la communion doit être assez occulté et de plus je pense que ces gens ne sont pas toujours bien connus du curé mais ce sont ceux qui sont la qui sont choisis....
Bien qu'en aucun cas je n'aimerais que cela mène à l'ordination sacerdotale, je dois vous donner raison sur un point ; Nous avons cette expression qui dit : "On donne un pouce et ils prennent un pied" Les gens en veulent toujours plus... Donc peut-être que si les ordres mineurs du lectorat leur était conféré, celles-ci en voudraient plus...Jb a écrit :Pour ce qui est des lectures, il est bien évident que des femmes puissent les lire, ce que je souhaite seulement c est que l ordre mineur du lectorat ne puisse pas leur etre donné car cela créerait un précédent et que se serait un premier pas vers l ordination sacerdotale...
Bien que votre opinion soit différente de la mienne, il me fait plaisir de partager avec vous, dans le respect. On m'a déjà manqué sérieusement de respect sur un autre forum parce que mon opinion différait... Alors je vous remercie ^^
Amicalement,
Azuu
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Bonsoir
Je suis très surpris par la position de Théophane sur les servantes d’Autel : je m’interroge, pour lui, les filles et les femmes ne seraient-elles que des « Sous Baptisées » ?, l’Ame de la femme est-elle si inférieure à celle de homme aux yeux de Dieu ? ; y aura t-il un paradis pour les hommes et un pour les femmes ?, Dieu séparera t-il au ciel ce qu’il a uni sur terre ?. Sans la femme qui est sa maman, Théophane ne serait pas né, l’a considère t-il inférieure à lui ?.
Le Saint Siège admet les filles au service de l’autel et l’a rappelé à maintes reprises, je suis vraiment étonné que l’on puisse encore polémiquer sur ce sujet. Pourquoi refuser ce que le Saint-Père autorise, ainsi que nier le souhait de Jean-Paul II de voir éclore chez les Servantes d’autel des vocations religieuses ; ou alors, soyons cohérent jusqu’au bout : refusons que les femmes puissent communier puisqu’elles ne doivent pas approcher l’Eucharistie ! que dire, alors, de la communion sous les deux espèces où la femme tient le calice ? Dans notre paroisse nous avons des servants garçons et filles, avec la bénédiction de notre Archevêque.
En 1983, Canoniquement l’article 230 -2 autorise tous les laïcs a exercer les fonctions lecteur, chantre ou encore d’autres fonctions.
En 1992, les interprétations authentiques de ce même canon 230 confirme que cette décision inclut le service de l’autel par les filles et les femmes.
En 1994 , Les présidents des Conférences Episcopales reçoivent une lettre leur précisant le droit de l’Evêque diocésain à admettre les filles et femmes au service de l’autel.
Cette admission est d’ailleurs fort justement rappelée dans le numéro N°47 de l’instruction
« Redemptionis Sacramentum » de 2004.
Devant la pression d’opposants au service de l’autel par les filles, (1992) le Vatican a du préciser dans les Interprétations Authentiques du Code de Droit Canonique cet article 230 admettant les filles et les femmes au service de l’autel, néanmoins soumis au jugement « prudentiel » de l’Evêque diocésain qui peut s’opposer, pour des raisons sérieuses, au service d’Autel par les filles, mais doit en expliquer clairement les raisons.
http://www.vatican.va/roman_curia/ponti ... rp_lt.html
En France certains irréductibles à cette position du Vatican, n’ont pas hésité à ajouter une parenthèse disant que : « si l’Evêque ne dit rien c’est qu’il est contre », combat d’arrière garde, car contraire au Droit le plus élémentaire tant canonique que civil. « Qui ne dit mot consent » , d’autre part il n’est pas inutile de rappeler le devoir d’obéissance d’un prêtre à son Evêque , devoir qu’il a promis et s’est engagé à respecter le jour de son ordination diaconale et sacerdotale .
Le Vatican précise et recommande de favoriser la noble tradition des garçons Servant d’autel, berceau de vocations sacerdotales, sans pour cela remettre en cause l’article 230 et exclure les filles. Il est bon, de rappeler le discours de Sa Sainteté Jean-Paul II le 11 août 2001 aux Servants et Servantes du monde entier sur la place Saint Pierre, :
« "En outre, le Seigneur ne pourrait-il pas appeler l'une ou l'autre d'entre vous, jeunes filles, à embrasser la vie consacrée pour servir l'Eglise et vos frères? Et pour ceux qui voudront se marier aussi, le service de l'autel enseigne qu'une union authentique doit toujours inclure la disponibilité au service réciproque et gratuit." ».
Théophane, ne vous taisez, vous avez parfaitement le droit d’avoir votre opinion, à condition qu’elle soit sérieusement étayée, mais sans doute celle-ci a-t-elle été sciemment orientée, par des personnes qui, volontairement, vous ont laissé dans l’ignorance de cette position du Saint-Siège.
U d P
Je suis très surpris par la position de Théophane sur les servantes d’Autel : je m’interroge, pour lui, les filles et les femmes ne seraient-elles que des « Sous Baptisées » ?, l’Ame de la femme est-elle si inférieure à celle de homme aux yeux de Dieu ? ; y aura t-il un paradis pour les hommes et un pour les femmes ?, Dieu séparera t-il au ciel ce qu’il a uni sur terre ?. Sans la femme qui est sa maman, Théophane ne serait pas né, l’a considère t-il inférieure à lui ?.
Le Saint Siège admet les filles au service de l’autel et l’a rappelé à maintes reprises, je suis vraiment étonné que l’on puisse encore polémiquer sur ce sujet. Pourquoi refuser ce que le Saint-Père autorise, ainsi que nier le souhait de Jean-Paul II de voir éclore chez les Servantes d’autel des vocations religieuses ; ou alors, soyons cohérent jusqu’au bout : refusons que les femmes puissent communier puisqu’elles ne doivent pas approcher l’Eucharistie ! que dire, alors, de la communion sous les deux espèces où la femme tient le calice ? Dans notre paroisse nous avons des servants garçons et filles, avec la bénédiction de notre Archevêque.
En 1983, Canoniquement l’article 230 -2 autorise tous les laïcs a exercer les fonctions lecteur, chantre ou encore d’autres fonctions.
En 1992, les interprétations authentiques de ce même canon 230 confirme que cette décision inclut le service de l’autel par les filles et les femmes.
En 1994 , Les présidents des Conférences Episcopales reçoivent une lettre leur précisant le droit de l’Evêque diocésain à admettre les filles et femmes au service de l’autel.
Cette admission est d’ailleurs fort justement rappelée dans le numéro N°47 de l’instruction
« Redemptionis Sacramentum » de 2004.
Devant la pression d’opposants au service de l’autel par les filles, (1992) le Vatican a du préciser dans les Interprétations Authentiques du Code de Droit Canonique cet article 230 admettant les filles et les femmes au service de l’autel, néanmoins soumis au jugement « prudentiel » de l’Evêque diocésain qui peut s’opposer, pour des raisons sérieuses, au service d’Autel par les filles, mais doit en expliquer clairement les raisons.
http://www.vatican.va/roman_curia/ponti ... rp_lt.html
En France certains irréductibles à cette position du Vatican, n’ont pas hésité à ajouter une parenthèse disant que : « si l’Evêque ne dit rien c’est qu’il est contre », combat d’arrière garde, car contraire au Droit le plus élémentaire tant canonique que civil. « Qui ne dit mot consent » , d’autre part il n’est pas inutile de rappeler le devoir d’obéissance d’un prêtre à son Evêque , devoir qu’il a promis et s’est engagé à respecter le jour de son ordination diaconale et sacerdotale .
Le Vatican précise et recommande de favoriser la noble tradition des garçons Servant d’autel, berceau de vocations sacerdotales, sans pour cela remettre en cause l’article 230 et exclure les filles. Il est bon, de rappeler le discours de Sa Sainteté Jean-Paul II le 11 août 2001 aux Servants et Servantes du monde entier sur la place Saint Pierre, :
« "En outre, le Seigneur ne pourrait-il pas appeler l'une ou l'autre d'entre vous, jeunes filles, à embrasser la vie consacrée pour servir l'Eglise et vos frères? Et pour ceux qui voudront se marier aussi, le service de l'autel enseigne qu'une union authentique doit toujours inclure la disponibilité au service réciproque et gratuit." ».
Théophane, ne vous taisez, vous avez parfaitement le droit d’avoir votre opinion, à condition qu’elle soit sérieusement étayée, mais sans doute celle-ci a-t-elle été sciemment orientée, par des personnes qui, volontairement, vous ont laissé dans l’ignorance de cette position du Saint-Siège.
U d P
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- Inscription : ven. 21 mai 2004, 22:32
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[align=justify]J’aimerais exposer avec plus de netteté mon opinion sur ce sujet si controversé du service des femmes lors de la célébration de la divine liturgie eucharistique.
L’étude de l’architecture sacrée met clairement en évidence la distinction entre deux espaces au sein de l’église : la nef, où se concentrent les fidèles, et le sanctuaire (traduction du latin presbyterium), le lieu du sacrifice, au milieu duquel trône l’autel. Ces deux espaces correspondent à deux types de sacerdoce : le sacerdoce baptismal et royal commun à tous les membres de l’Eglise, et le sacerdoce consacré conféré par la Sacrement de l’ordre, propre aux seuls clercs. Orate Fratres : ut meum ac vestrum sacrificium acceptabile fiat apud Deum Patrem omnipotentem : Priez, mes Frères, pour que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, puisse être agréé par Dieu le Père tout-puissant. C’est là la traduction exacte de cette prière que le prêtre dit au seuil de la prière eucharistique. La traduction francophone officielle dit : Prions ensemble au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Eglise. Les deux sacerdoces, qui ne sont pas opposés, mais complémentaires, et ordonnés l’un à l’autre, disparaissent de la traduction. Pas seulement de la traduction.
De l’espace sacré aussi. Nef et sanctuaire tendent à se confondre. Soit l’autel est déplacé dans la nef, pour être plus proche des fidèles ; soit ce sont les fidèles eux-mêmes qui, quittant la nef, entrent dans le sanctuaire.
La symbolique de l’autel doit être bien mise en lumière, car elle est au coeur du sujet. L’autel, c’est le Christ (CEC § 1383). Le Christ-prêtre qui s’offre ; le Christ-victime qui est offert, immaculatam hostiam ; le Christ sur l’humanité duquel la divinité est en quelque sorte offerte à Dieu le Père Tout-Puissant. L’autel, c’est le Christ.
“Dans la liturgie, l’autel c’est le Christ, non parce que la sainte Eucharistie est conservée aujourd’hui dans le tabernacle, ce qui n’était pas le cas il y a plusieurs siècles, mais parce que l’onction du saint Chrême en a fait le symbole du Christ. (Symbole, au sens primitif des chrétiens, ne signifie pas seulement une simple représentation, mais en même temps une réalité.) Nous le comprenons mieux encore, quand le Vendredi-Saint, tous les prêtres se prosternent de tout leur corps en priant devant l’autel, alors que le tabernacle est vide. Malheureusement, pour nous, chrétiens d’aujourd’hui, le symbolisme exact de l’autel est comme perdu. L’autel est l’endroit le plus vénérable de toute la maison de Dieu, et non pas seulement la partie supérieure de sa structure, qui n’est nullement essentielle, ni même le tabernacle, mais tout son ensemble, comme table de sacrifice : c’est le Christ.” (Pius Parsch, La Sainte Messe expliquée dans son histoire et sa liturgie, pp. 71-72)
Pour cette raison, le prêtre, qui célèbre les Saints Mystères in persona Christi, doit avoir un rapport quasi-fusionnel avec l’autel : ainsi lorsqu’il communie, les avant-bras posés sur l’autel, comme ancrés.
Cette centralité sacral de l’autel dans l’église rejaillit sur l’espace qu’il l’entoure : le sanctuaire. Avant Vatican II, ledit sanctuaire était clairement séparé du reste de l’église par une grille, elle-même lointaine descendante des cancels médiévaux (barrières séparant le choeur de la nef). L’iconostase orthodoxe marque encore très clairement cette séparation fondamentale ; la femme n'y a pas accès. Même les servants masculins, non membres du clergé, lorsqu'il y en a, n'entrent pas par la porte principale de l'iconostase, mais par une porte latérale. Lors d'un baptême, l'enfant, si c'est un garçon, est présenté dans le sanctuaire par le prêtre, qui fait en le portant le tour de l'autel ; si c'est une fille, le prêtre s'arrête aux portes saintes.
De cette disposition de l’espace sacré, il s’ensuit que le sanctuaire est un espace réservé aux personnes consacrées, prêtres et diacres principalement. Le concile in Trullo (691-692) de Constantinople - qui n’a pas été reçu par Rome, à ce qu’il me semble - dit dans son canon 69 : Que personne de ceux qui sont dans les rangs des laïcs ne s'autorise à pénétrer à l'intérieur du sanctuaire.
Bien entendu, cette stricte séparation n’a jamais été totale. C’est là que nous abordons la question du service d’autel.
C’est sans doute le développement de la messe privée - où seul le prêtre officie - qui entraîna très tôt dans l’Eglise latine l’apparition d’un service d’autel propre aux laïcs, pour aider le prêtre célébrant. Mais ces laïcs ont toujours été des hommes, puisque servant dans le sanctuaire, lieu du clergé, nécessairement masculin.
L'exclusion de droit commun des femmes du service de l'autel, qui appartient à la tradition liturgique immémoriale tant de l'Orient que de l'Occident (et qui a, par conséquent, une dimension oecuménique), provient de la notion de clergé (nécessairement masculin), liée à celle de sanctuaire. (cf. ici)
« C’est un fait, de tradition universelle dans l’Eglise que le ministère de l’autel ait été strictement réservé aux hommes. » (Aimé-Georges Martimort, La question du service des femmes à l'autel, in Notitiae, 162, vol. 16 (1980), n°1, pp. 8-16)
Dès la fin du IVème siècle, une prescription canonique (canon 44 de la collection de Laodicée) interdit aux femmes d’approcher de l’autel : quod non opporteat ingredi mulieres ad altare (Il ne convient pas d'autoriser les femmes de s'approcher de l'autel). Et le pape Gélase écrit en 494 à des évêques d'Italie du sud et de Sicile : "Nous avons appris avec peine le grand mépris avec lequel on traitait les saints mystères. C'est au point qu'on encourage des femmes à servir au saint autel, et à pratiquer tout ce qui est assigné à la seule condition masculine, mais ne convient pas à leur sexe". Non pas parce qu’elles seraient « impures » par nature, mais parce qu’elles représentent en quelque sorte l’antithèse du clergé. Leur présence brouillerait la notion de sacerdoce et effacerait la sacralité particulière du sanctuaire, liée au sacerdoce.
Le point de vue reste le même lorsque l’on aborde la question de la distribution de la communion.
Il est très dommageable que l'on ait dévalué l'action de donner la communion.
Ainsi que le dit saint Jean Chrysostome, c'est le Christ Lui-même qui nous donne la communion. Or le Christ, dans la liturgie, c'est le prêtre qui a consacré l'Eucharistie in persona christi. Or, de même que le Christ, à la dernière Cène, a consacré et distribué le pain et le vin consacrés, de même - idéalement - le prêtre célébrant devrait consacrer et distribuer de ses propres mains les espèces consacrées. Ou du moins d'autres personnes qui, par l'ordination, ont été configuré au Christ-Prêtre.
On sacralise justement la consécration, mais on permet à presque n'importe qui de distribuer la communion, comme si le banquet céleste avait bien moins d'importance que le Sacrifice proprement dit...
Si cela s’avère nécessaire (et cet état de nécessité devrait être rare), il est très logique que ce soit des hommes - parmi les laïcs - qui distribuent la Communion, puisque leur masculinité signifie plus clairement que le Christ est homme, qu'il a confié sa succession uniquement à des hommes et que c'est Lui qui véritablement nous donne le Pain de vie.
Confier la distribution de la communion à des femmes est clairement contraire à toute la Tradition reçue avant Vatican II. Elle a pour résultat que les fidèles, voyant des femmes fréquentant le sanctuaire et manipulant les saintes espèces, s'habituent progressivement à l'idée du sacerdoce féminin...
Oui, il y a une très nette dégradation du sacerdoce, et c’est cela qui est fondamentalement en jeu dans cette question du service des femmes à l’autel. Et non pas la nature de la femme ni même son statut dans l'Eglise.
En espérant avoir été clair, je vous salue en Jésus-Christ,
- VR -[/align]
L’étude de l’architecture sacrée met clairement en évidence la distinction entre deux espaces au sein de l’église : la nef, où se concentrent les fidèles, et le sanctuaire (traduction du latin presbyterium), le lieu du sacrifice, au milieu duquel trône l’autel. Ces deux espaces correspondent à deux types de sacerdoce : le sacerdoce baptismal et royal commun à tous les membres de l’Eglise, et le sacerdoce consacré conféré par la Sacrement de l’ordre, propre aux seuls clercs. Orate Fratres : ut meum ac vestrum sacrificium acceptabile fiat apud Deum Patrem omnipotentem : Priez, mes Frères, pour que mon sacrifice, qui est aussi le vôtre, puisse être agréé par Dieu le Père tout-puissant. C’est là la traduction exacte de cette prière que le prêtre dit au seuil de la prière eucharistique. La traduction francophone officielle dit : Prions ensemble au moment d’offrir le sacrifice de toute l’Eglise. Les deux sacerdoces, qui ne sont pas opposés, mais complémentaires, et ordonnés l’un à l’autre, disparaissent de la traduction. Pas seulement de la traduction.
De l’espace sacré aussi. Nef et sanctuaire tendent à se confondre. Soit l’autel est déplacé dans la nef, pour être plus proche des fidèles ; soit ce sont les fidèles eux-mêmes qui, quittant la nef, entrent dans le sanctuaire.
La symbolique de l’autel doit être bien mise en lumière, car elle est au coeur du sujet. L’autel, c’est le Christ (CEC § 1383). Le Christ-prêtre qui s’offre ; le Christ-victime qui est offert, immaculatam hostiam ; le Christ sur l’humanité duquel la divinité est en quelque sorte offerte à Dieu le Père Tout-Puissant. L’autel, c’est le Christ.
“Dans la liturgie, l’autel c’est le Christ, non parce que la sainte Eucharistie est conservée aujourd’hui dans le tabernacle, ce qui n’était pas le cas il y a plusieurs siècles, mais parce que l’onction du saint Chrême en a fait le symbole du Christ. (Symbole, au sens primitif des chrétiens, ne signifie pas seulement une simple représentation, mais en même temps une réalité.) Nous le comprenons mieux encore, quand le Vendredi-Saint, tous les prêtres se prosternent de tout leur corps en priant devant l’autel, alors que le tabernacle est vide. Malheureusement, pour nous, chrétiens d’aujourd’hui, le symbolisme exact de l’autel est comme perdu. L’autel est l’endroit le plus vénérable de toute la maison de Dieu, et non pas seulement la partie supérieure de sa structure, qui n’est nullement essentielle, ni même le tabernacle, mais tout son ensemble, comme table de sacrifice : c’est le Christ.” (Pius Parsch, La Sainte Messe expliquée dans son histoire et sa liturgie, pp. 71-72)
Pour cette raison, le prêtre, qui célèbre les Saints Mystères in persona Christi, doit avoir un rapport quasi-fusionnel avec l’autel : ainsi lorsqu’il communie, les avant-bras posés sur l’autel, comme ancrés.
Cette centralité sacral de l’autel dans l’église rejaillit sur l’espace qu’il l’entoure : le sanctuaire. Avant Vatican II, ledit sanctuaire était clairement séparé du reste de l’église par une grille, elle-même lointaine descendante des cancels médiévaux (barrières séparant le choeur de la nef). L’iconostase orthodoxe marque encore très clairement cette séparation fondamentale ; la femme n'y a pas accès. Même les servants masculins, non membres du clergé, lorsqu'il y en a, n'entrent pas par la porte principale de l'iconostase, mais par une porte latérale. Lors d'un baptême, l'enfant, si c'est un garçon, est présenté dans le sanctuaire par le prêtre, qui fait en le portant le tour de l'autel ; si c'est une fille, le prêtre s'arrête aux portes saintes.
De cette disposition de l’espace sacré, il s’ensuit que le sanctuaire est un espace réservé aux personnes consacrées, prêtres et diacres principalement. Le concile in Trullo (691-692) de Constantinople - qui n’a pas été reçu par Rome, à ce qu’il me semble - dit dans son canon 69 : Que personne de ceux qui sont dans les rangs des laïcs ne s'autorise à pénétrer à l'intérieur du sanctuaire.
Bien entendu, cette stricte séparation n’a jamais été totale. C’est là que nous abordons la question du service d’autel.
C’est sans doute le développement de la messe privée - où seul le prêtre officie - qui entraîna très tôt dans l’Eglise latine l’apparition d’un service d’autel propre aux laïcs, pour aider le prêtre célébrant. Mais ces laïcs ont toujours été des hommes, puisque servant dans le sanctuaire, lieu du clergé, nécessairement masculin.
L'exclusion de droit commun des femmes du service de l'autel, qui appartient à la tradition liturgique immémoriale tant de l'Orient que de l'Occident (et qui a, par conséquent, une dimension oecuménique), provient de la notion de clergé (nécessairement masculin), liée à celle de sanctuaire. (cf. ici)
« C’est un fait, de tradition universelle dans l’Eglise que le ministère de l’autel ait été strictement réservé aux hommes. » (Aimé-Georges Martimort, La question du service des femmes à l'autel, in Notitiae, 162, vol. 16 (1980), n°1, pp. 8-16)
Dès la fin du IVème siècle, une prescription canonique (canon 44 de la collection de Laodicée) interdit aux femmes d’approcher de l’autel : quod non opporteat ingredi mulieres ad altare (Il ne convient pas d'autoriser les femmes de s'approcher de l'autel). Et le pape Gélase écrit en 494 à des évêques d'Italie du sud et de Sicile : "Nous avons appris avec peine le grand mépris avec lequel on traitait les saints mystères. C'est au point qu'on encourage des femmes à servir au saint autel, et à pratiquer tout ce qui est assigné à la seule condition masculine, mais ne convient pas à leur sexe". Non pas parce qu’elles seraient « impures » par nature, mais parce qu’elles représentent en quelque sorte l’antithèse du clergé. Leur présence brouillerait la notion de sacerdoce et effacerait la sacralité particulière du sanctuaire, liée au sacerdoce.
Le point de vue reste le même lorsque l’on aborde la question de la distribution de la communion.
Il est très dommageable que l'on ait dévalué l'action de donner la communion.
Ainsi que le dit saint Jean Chrysostome, c'est le Christ Lui-même qui nous donne la communion. Or le Christ, dans la liturgie, c'est le prêtre qui a consacré l'Eucharistie in persona christi. Or, de même que le Christ, à la dernière Cène, a consacré et distribué le pain et le vin consacrés, de même - idéalement - le prêtre célébrant devrait consacrer et distribuer de ses propres mains les espèces consacrées. Ou du moins d'autres personnes qui, par l'ordination, ont été configuré au Christ-Prêtre.
On sacralise justement la consécration, mais on permet à presque n'importe qui de distribuer la communion, comme si le banquet céleste avait bien moins d'importance que le Sacrifice proprement dit...
Si cela s’avère nécessaire (et cet état de nécessité devrait être rare), il est très logique que ce soit des hommes - parmi les laïcs - qui distribuent la Communion, puisque leur masculinité signifie plus clairement que le Christ est homme, qu'il a confié sa succession uniquement à des hommes et que c'est Lui qui véritablement nous donne le Pain de vie.
Confier la distribution de la communion à des femmes est clairement contraire à toute la Tradition reçue avant Vatican II. Elle a pour résultat que les fidèles, voyant des femmes fréquentant le sanctuaire et manipulant les saintes espèces, s'habituent progressivement à l'idée du sacerdoce féminin...
Oui, il y a une très nette dégradation du sacerdoce, et c’est cela qui est fondamentalement en jeu dans cette question du service des femmes à l’autel. Et non pas la nature de la femme ni même son statut dans l'Eglise.
En espérant avoir été clair, je vous salue en Jésus-Christ,
- VR -[/align]
Dernière modification par VexillumRegis le ven. 30 juin 2006, 4:47, modifié 2 fois.
- VexillumRegis
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[align=justify]L'actualité confirme en quelque sorte mon propos :
Mgr Malcom Ranjith Patabendige Don, Secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin auprès du Cardinal Arinze, estime qu'il est devenu urgent de rétablir certains aspects de la liturgie d'avant Vatican II et qui touchent à la solennité du culte divin et au rôle joué par les laïcs - qui n'est pas celui du prêtre -.
Mgr Malcom Ranjith Patabendige Don rappelle qu'àprès le Concile Vatican II, "certains changements peu réfléchis qui ont été faits dans la rapidité et l'enthousiasme", ont débouché sur "une situation opposée à celle que l'on souhaitait". Et Mgr Malcom Ranjith Patabendige Don, de rappeler qu'il est nécessaire de lutter contre les abus liturgiques comme par exemple "l'abandon du sacré, la confusion des rôles entre les laïcs et les prêtres, ou encore certains changements qui ont vidé les églises en les protestantisant. [Car] ces changements de mentalité ont affaibli le rôle de la liturgie plutôt que de le renforcer" et ont favorisé le sécularisme. Pour le Secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin, l'Eglise doit se montrer attentive "à ces urgences que les gens sentent et retrouver ainsi certains aspects de la liturgie du passé". Le Saint-Siège demande à tous les Evêques de "renforcer les acquis du passé" tout en conservant les gains du concile.
Les gains du Concile? C'est la liturgie actuelle, sobre, célébrée sans ajouts, sans omissions, sans modifications. Les acquis du passé? C'est la solennité et la dignité (sans les lourdeurs héritées du XIXème siècle), le latin et le chant grégorien, la célébration au maître-autel quand on voit que c'est préférable à la célébration sur un "autel-caisse".
Voilà plusieurs années qu'à PRO LITURGIA nous marchons dans cette direction. Nous invitons donc tous les fidèles - prêtres et laïcs - soucieux de retrouver l'authentique liturgie de l'Eglise dans nos paroisses, à rejoindre notre Association afin de renforcer encore son action.
Pro Liturgia.
Article du Figaro.
Le Salon Beige.[/align]
Mgr Malcom Ranjith Patabendige Don, Secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin auprès du Cardinal Arinze, estime qu'il est devenu urgent de rétablir certains aspects de la liturgie d'avant Vatican II et qui touchent à la solennité du culte divin et au rôle joué par les laïcs - qui n'est pas celui du prêtre -.
Mgr Malcom Ranjith Patabendige Don rappelle qu'àprès le Concile Vatican II, "certains changements peu réfléchis qui ont été faits dans la rapidité et l'enthousiasme", ont débouché sur "une situation opposée à celle que l'on souhaitait". Et Mgr Malcom Ranjith Patabendige Don, de rappeler qu'il est nécessaire de lutter contre les abus liturgiques comme par exemple "l'abandon du sacré, la confusion des rôles entre les laïcs et les prêtres, ou encore certains changements qui ont vidé les églises en les protestantisant. [Car] ces changements de mentalité ont affaibli le rôle de la liturgie plutôt que de le renforcer" et ont favorisé le sécularisme. Pour le Secrétaire de la Congrégation pour le Culte divin, l'Eglise doit se montrer attentive "à ces urgences que les gens sentent et retrouver ainsi certains aspects de la liturgie du passé". Le Saint-Siège demande à tous les Evêques de "renforcer les acquis du passé" tout en conservant les gains du concile.
Les gains du Concile? C'est la liturgie actuelle, sobre, célébrée sans ajouts, sans omissions, sans modifications. Les acquis du passé? C'est la solennité et la dignité (sans les lourdeurs héritées du XIXème siècle), le latin et le chant grégorien, la célébration au maître-autel quand on voit que c'est préférable à la célébration sur un "autel-caisse".
Voilà plusieurs années qu'à PRO LITURGIA nous marchons dans cette direction. Nous invitons donc tous les fidèles - prêtres et laïcs - soucieux de retrouver l'authentique liturgie de l'Eglise dans nos paroisses, à rejoindre notre Association afin de renforcer encore son action.
Pro Liturgia.
Article du Figaro.
Le Salon Beige.[/align]
Dernière modification par VexillumRegis le ven. 23 juin 2006, 13:06, modifié 2 fois.
-
jean_droit
- Tribunus plebis

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Bonjour à tous,
Vous dites :
"Les gains du Concile? C'est la liturgie actuelle, sobre, célébrée sans ajouts, sans omissions, sans modifications."
Vous parlez sans doute de la liturgie théorique ... car dans bien des églises ce n'est pas le cas.
L'action à mener par nous fidèles catholiques est justement de pousser prêtres et commissions liturgiques à suivre la liturgie de l'Eglise.
Pour le reste je suis tout à fait d'accord avec Monseigneur Macolm Don.
En vérité il n'y a pas de grandes modifications à effectuer pour redonner à la messe la plénitude qu'elle n'aurait jamais dû abandonner.
Il me semble qu'il s'agit d'abord d'une attitude envers le sacré, et, d'abord, l'eucharistie.
Il faut faire comprendre à certains qu'il y a une très, très grande différence entre "aller à la messe" et "aller faire une bouffe".
Vous dites :
"Les gains du Concile? C'est la liturgie actuelle, sobre, célébrée sans ajouts, sans omissions, sans modifications."
Vous parlez sans doute de la liturgie théorique ... car dans bien des églises ce n'est pas le cas.
L'action à mener par nous fidèles catholiques est justement de pousser prêtres et commissions liturgiques à suivre la liturgie de l'Eglise.
Pour le reste je suis tout à fait d'accord avec Monseigneur Macolm Don.
En vérité il n'y a pas de grandes modifications à effectuer pour redonner à la messe la plénitude qu'elle n'aurait jamais dû abandonner.
Il me semble qu'il s'agit d'abord d'une attitude envers le sacré, et, d'abord, l'eucharistie.
Il faut faire comprendre à certains qu'il y a une très, très grande différence entre "aller à la messe" et "aller faire une bouffe".
J'ai un peu de mal à comprendre cette aversion (un peu machiste tout de même), à ce que les filles puissent avoir des fonctions dans l'Eglise. Dans ma paroisse la majorité des servants de messe sont des filles et cela ne choque personne... De même qu'au moment de donner l'eucharistie je la reçois la plupart du temps par des femmes... Et cela ne choque personne, je l'ai d'ailleurs déjà donnée (j'entends d'ici les cris scandalisés :lol: )
Croyez-vous que Dieu parte du principe que si vous êtes un homme alors vous êtes digne de servir l'Eglise ? Ca me parait assez improbable ! Qu'importe qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, pourvu que le coeur y soit... Dieu ne fait aucune distinction entre ses disiciples...
Croyez-vous que Dieu parte du principe que si vous êtes un homme alors vous êtes digne de servir l'Eglise ? Ca me parait assez improbable ! Qu'importe qu'il s'agisse d'un homme ou d'une femme, pourvu que le coeur y soit... Dieu ne fait aucune distinction entre ses disiciples...
N'attendez pas le jugement dernier. Il a lieu tous les jours. (Albert Camus)
Il ne fait aucun doute, pour moi, que des femmes, un jour, seront ordonnées prêtres, consacrées évêques, et l’une d’elle élue au trône de St Pierre.
Un jour.
Car le précédent du choix de Jésus est un accident historique. Il eut été irrecevable pour la communauté à laquelle le Maître destinait Ses disciples qu’ils fussent femmes. D’accord. Mais aujourd’hui, notre perception du féminin a changé. Les règles ne nous apparaissent plus comme ‘impures’. La femme n’est plus constamment enceinte. Elle assure d’autres positions d’autorité qui rendent acceptable aux yeux de l’opinion qu’elle en exerce aussi dans l’Eglise.
Demeure la Tradition. Il faut tuer les traditions pour permettre des naissances nouvelles, mais il faut les tuer avec respect, avec tendresse, en souvenir du rôle qu’elles ont joué, avec l’immense humilité de l’ignorance des conséquences de nos actions.
Et, oui, assurément, la féminisation des servants de messe et du lectorat est un grand pas dans cette direction. L'oeil s'habitue à voir des femmes autour de l'autel.
La pression pour leur ordination montera doucement. L’exemple de communautés anglicanes, si proche des catholiques, mais plus téméraires, sera déterminant. Finalement, personne ne décidera, ce sera l’Histoire, c'est-à-dire l’action de l’Esprit dans le monde.
Christian
Un jour.
Car le précédent du choix de Jésus est un accident historique. Il eut été irrecevable pour la communauté à laquelle le Maître destinait Ses disciples qu’ils fussent femmes. D’accord. Mais aujourd’hui, notre perception du féminin a changé. Les règles ne nous apparaissent plus comme ‘impures’. La femme n’est plus constamment enceinte. Elle assure d’autres positions d’autorité qui rendent acceptable aux yeux de l’opinion qu’elle en exerce aussi dans l’Eglise.
Demeure la Tradition. Il faut tuer les traditions pour permettre des naissances nouvelles, mais il faut les tuer avec respect, avec tendresse, en souvenir du rôle qu’elles ont joué, avec l’immense humilité de l’ignorance des conséquences de nos actions.
Et, oui, assurément, la féminisation des servants de messe et du lectorat est un grand pas dans cette direction. L'oeil s'habitue à voir des femmes autour de l'autel.
La pression pour leur ordination montera doucement. L’exemple de communautés anglicanes, si proche des catholiques, mais plus téméraires, sera déterminant. Finalement, personne ne décidera, ce sera l’Histoire, c'est-à-dire l’action de l’Esprit dans le monde.
Christian
Bonsoir,Christian a écrit : Car le précédent du choix de Jésus est un accident historique. Il eut été irrecevable pour la communauté à laquelle le Maître destinait Ses disciples qu’ils fussent femmes.
vous avez raison Jésus était conformiste et politiquement correct, il aurait trop choqué la communauté pour imposer le sacerdoce des femmes.
D'ailleurs,quand il a déclaré " qui mange ma chair et boit mon sang..." presque tout le monde est parti, il n'aurait pas voulu recommencer. Bref, les juifs d'il y a 2000 ans n'étaient pas mûrs pour ça , heureusement qu'il y a eu entre temps les Lumières et la philosophie libérale ! :lol:
Cordialement,
Zef
" Or c'est ici la vie éternelle, qu'ils te connaissent , Toi, le seul vrai Dieu et celui que Tu as envoyé, Jésus Christ" Jean 17,3
- VexillumRegis
- Senator

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- Localisation : Provence
[align=justify]Bonsoir,
Un rappel semble-t-il encore nécessaire :
C'est pourquoi, afin qu'il ne subsiste aucun doute sur une question de grande importance qui concerne la constitution divine elle-même de l'Église, je déclare, en vertu de ma mission de confirmer mes frères (cf. Lc 22,32), que l'Église n'a en aucune manière le pouvoir de conférer l'ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l'Église.
Source : Sa Sainteté Jean-Paul II, Ordinatio sacerdotalis, § 4 (22 mai 1994).
Pierre a parlé, et très clairement. Il serait temps d'en prendre bonne note.
En Christ,
- VR -[/align]
Un rappel semble-t-il encore nécessaire :
C'est pourquoi, afin qu'il ne subsiste aucun doute sur une question de grande importance qui concerne la constitution divine elle-même de l'Église, je déclare, en vertu de ma mission de confirmer mes frères (cf. Lc 22,32), que l'Église n'a en aucune manière le pouvoir de conférer l'ordination sacerdotale à des femmes et que cette position doit être définitivement tenue par tous les fidèles de l'Église.
Source : Sa Sainteté Jean-Paul II, Ordinatio sacerdotalis, § 4 (22 mai 1994).
Pierre a parlé, et très clairement. Il serait temps d'en prendre bonne note.
En Christ,
- VR -[/align]
C'est parce que vous êtes québécoise que le Québec ne serait pas à côté de la plaque ?Azuu a écrit :Alors si j'en crois ce que dit JB, le Québec serait carrément à côté de la plaque ?
Votre argument ne tient pas, vous dites : voilà ce que nous faisons et le Québec ne peut pas se tromper, donc ce que nous faisons est juste et bon...
:roll:
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